La chance tourne.
disclaimer: je ne possède pas l'univers de penny dreadful.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe après la fin de la série.
Chapitre 11 : en attente .
Un jour radieux quoique frais se leva le lendemain : c'était le jour J pour se rendre à la propriété à la mer. Les trois voyageurs prirent place dans la voiture de location qu'ils s'étaient procurée pour faire le voyage qui durait 2h. Deux longues heures de cahots et de bosses sur les routes de campagne. John n'avait jamais fait ce genre de voyage (il avait plutôt voyagé par bateau) et avait mal au cœur. Les paysages traversés de la campagne anglaise ressemblaient à des cartes postales. Enfin ils arrivèrent dans une petite bourgade côtière avec des maisons cossues ou les gens riches allaient passer quelques vacances. Marie monta à l'avant de la voiture pour aiguiller le conducteur vers leur propriété.
Ils arrivèrent dans la cour avant d'une belle maison en pierres de style rustique avec des bancs le long de la façade et des bacs de fleurs débordantes garnissaient les fenêtres du rez de chaussée.
J: « qui entretient cette maison quand vous n'êtes pas là ? »
M: « oh un jeune couple du bourg, il s'agit de la fille de celle qui entretenait au début que ma mère à eu cette propriété et de son mari : elle entretient un peu l'intérieur et lui l'extérieur contre une somme hebdomadaire »
Lizzie : « une coquette somme pour ne travailler qu'un jour par semaine... si j'étais payée comme ça... »
M: « je sais Lizzie, au moins maintenant cette dépense ne sera plus à notre charge »
ils descendirent de la voiture et John se chargea de décharger les deux malles de voyage et le sac de voyage de la bonne.
Après avoir donné comme instruction au chauffeur de venir les rechercher le lundi à midi, ils entrèrent dans la vaste maison. Ça sentait un peu le renfermé, les deux femmes retrouvèrent de suite leurs habitudes : elles ouvrirent toutes les fenêtres et découvrirent les meubles couverts de draps pour les protéger de la poussière. John était un peu perturbé car, ne connaissant pas les lieux, il ne savait quoi faire. Sa future femme l'amena à l'étage : il dormirait dans la chambre ''parentale'' tandis qu'elle dormirait dans la grande chambre qui hébergeait 4 lits et qui en avait autrefois 5 pour accueillir les filles. Elle proposa à Lizzie de dormir dans la grande chambre et un bon lit pour une fois. La bonne accepta avec plaisir de connaître un peu comment se sentaient les riches dans un lit de plumes. Maintenant que l'immortel savait où porter les bagages il les monta à l'étage avec une déconcertante facilité. Sa future femme s'enferma quelques minutes et réapparu... en vêtements de bonne qu'elle avait emporté avec elle du manoir : « je ne vais pas salir une de mes belles toilettes » dit elle avec un sourire mutin qui faisait fondre le cœur de son aimé.
Toute la journée, les femmes frottèrent, astiquèrent et rangèrent la spacieuse bâtisse pendant que John était sorti explorer les environs. Il se promenait sur la plage goûtant le vent chargé d'embruns et le sable crissant sous ses chaussures. Tout ça lui était terriblement familier même s'il n'avait que peu de souvenirs de sa vie ''d'avant''. Il passait en revue tout ce dont il se souvenait à ce propos ainsi que ceux, plus récents mais pas plus agréables, de sa deuxième vie. Il se rendait compte à quel point il aimait la mer qui rugissait des mots millénaires à son oreille.
Lorsque le soleil commença à baisser il retourna à la maison. « j'y pense... qu'allons nous manger ? » dit il en comprenant que les deux ménagères devaient avoir bien faim après tous leurs efforts. « il y a un super petit restaurant pas loin, nous y prendrons nos repas chauds. Bien sûr tu viens avec nous Lizzie » dit Marie. Elles remontèrent à l'étage pour se changer et mettre des vêtements au moins propres et secs. Quand elles reparurent, John complimenta sa femme qui portait l'une de ses nouvelles toilettes d'un bordeaux profond qui lui allait à ravir. Il lui proposa son bras pour marcher les 10 petites minutes nécessaires pour arriver dans le petit établissement chaleureux d'où montaient de délicieuses odeurs de cuisine.
Lizzie était heureuse de pouvoir elle aussi un peu profiter mais elle se sentait un peu déplacée dans le restaurant ou les dames portaient de belles toilettes à la dernière mode et les hommes de chics costumes. Elle comprenait bien que ses ''maîtres'' étaient différents des autres : John ayant vécu pauvrement toute sa vie d'avant et Marie profondément marquée par 5 années de ''servitude''. Elle décida d'ignorer les regards scandalisés et de se contenter de profiter... qui sait, peut être allait-elle perdre son emploi prochainement. Ils soupèrent de l'excellente cuisine familiale servie dans les lieux avant d'entamer le chemin du retour. On voyait bien que c'était une station huppée : les routes étaient bien pavées et les réverbères régulièrement espacés dispensaient suffisamment de lumière pour que le beau monde puisse aisément se déplacer même une fois la nuit tombée. Ils rentrèrent à la maison, prirent tous un bon bain avant d'aller se coucher.
Le lendemain dimanche, ils se levèrent un peu plus tard que ces derniers jours de labeur intense. Lizzie alla à la boulangerie chercher le déjeuner tandis que Marie montait la table. Encore une fois la bonne fut invitée à manger à table avec ses employeurs. En attendant l'arrivée des acheteurs potentiels, le petit couple alla faire une promenade sur la plage. La jeune femme raconta à son futur époux une partie des souvenirs que cet endroit recelait : les courses poursuites dans les dunes, les pique-niques sur le sable puis son travail de bonne quand ils venaient en vacances ici. À midi ils retournèrent à la maison et déjeunèrent d'un sandwich sur la terrasse du jardin exposé plein sud. Une fois la cuisine rendue impeccable ils s'installèrent au salon ou les femmes papotèrent tandis que John lisait la poésie qu'il avait apportée avec lui.
À peine 13h et déjà la première voiture s'arrêta dans l'allée : un couple d'âge mur, très distingué, descendit de la voiture privée. Marie alla à leur rencontre et leur fit faire le tour du propriétaire.
Dame : « mais dites moi... depuis quand la décoration n'a t-elle pas été refaite ? »
M: « j'ai toujours connu la maison dans cet état et j'ai 20 ans »
D: « grand dieu... on ne peut pas s'installer dans un environnement aussi vieillot ! »
La jeune femme pensa en elle même que c'était étonnant qu'un couple de cet âge apporte tant d'importance à une décoration moderne.
Toute l'après midi, les acheteurs défilèrent... pas réellement intéressés pour la plupart car ils trouvaient la propriété trop ''rustique'', pas à la mode, trop vieillot... seuls deux acheteurs firent une offre mais en deçà du prix demandé de plusieurs centaines de livres que Marie refusa : il fallait absolument qu'elle parte à 1000 livres et pas en dessous.
Une fois tous les intéressés retournés, ils allèrent dîner comme la veille avec une boule de déception au ventre. La soirée se déroula tristement alors que John lisait son livre de poésie, Marie son livre de médecine et Lizzie s'acharnant à frotter l'argenterie. Le lendemain matin, après une franche grasse matinée, il n'eurent que le temps de remettre la maison en stand by avant que la voiture arrive pour les ramener en ville. Enfin ils arrivèrent au manoir.
K: « alors, comment ça c'est passé ? » demanda la mère de famille fébrile.
M: « mal, rien de concret... par contre ce furent trois jours très agréables »
K: « ma pauvre je me rends bien compte que je te laisse tous les soucis sur le dos »
M: « ne t'en fais pas maman... on va s'en sortir »
John s'occupa des baguages et les trois ''vacanciers'' retrouvèrent leur place dans la maisonnée. Marie apura les premières grosses dettes avec le peu d'argent qui restait sur le compte et fit patienter les autres. Deux semaines s'écoulèrent encore comme ça avant que John aille aux nouvelles chez le notaire : seul deux nouveaux intéressés s'étaient présentés. Il fit preuve d'initiative en proposant quand même une visite dominicale. Rentré au manoir il expliqua ce qu'il avait convenu et Marie approuva avec plaisir. En réalité, il leur tardait à tous les deux de retourner dans l'agréable propriété.
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