Thème : Humour

(édité : drabble HP universe supprimé, sera inclus dans un chapitre crossover)

Régime

Alana pouvait être une sacrée garce. Hannibal en avait déjà fait les frais lorsqu'elle lui avait supprimé les toilettes après son coup de fil au dragon rouge, mais ce qu'elle avait fait dernièrement était totalement différent. Elle avait franchi les limites, et peu importe le temps que ça lui prendrait, il honorerait sa promesse de la tuer. Elle, sa femme et son fils. Lentement. Le mettre au régime, lui, il ne parvenait pas à y croire, surtout que ce n'était pas n'importe quelle diète. Il aurait supporté de manger en moindre quantité, sans sel, sans sucre, sans gluten. Mais un régime exclusivement végétarien, elle allait le payer très cher.

Entendement

Il y avait des choses qui dépassaient sa compréhension. Will avait pourtant un raisonnement des plus logiques, et une capacité d'empathie hors du commun qui lui permettait de comprendre ce que le commun des mortels ne pouvait accepter. Il vivait avec un cannibale après tout. Mais lorsque le médecin lui avait expliqué en quoi consistait l'étrange lubie de l'un de ses patients, il avait éclaté de rire. La tyromancie était l'art de lire l'avenir dans le fromage, et Will espérait sincèrement que ledit patient, Franklyn, serait fort impoli. Cela faisait des années qu'il n'avait plus mangé de raclette.

Baeckeoffe

- Baeckeoffe.

- A tes souhaits.

- C'est un plat traditionnel alsacien. Tu ne veux pas y goûter ?

- Est-ce que tu as utilisé les ingrédients traditionnels ?

- J'ai utilisé des produits locaux.

- L'alsacien n'est pas un produit local.

- Tout dépend du point de vue.

Hannibal leva sa fourchette et Will ouvrit docilement la bouche, ne voulant pas se quereller avec lui. Et aussi parce qu'il savait que ce serait délicieux.

Eplucher

Vexer Hannibal Lecter pouvait être lourd de conséquences, Will le savait bien. Pourtant, lorsque son amant avait insisté pour installer au salon ce vase proprement immonde d'un artiste russe apparemment reconnu, il n'avait pas hésité à lui dire qu'il avait des goûts douteux. Le vase avait été placé dans un couloir où il était moins visible, et Will n'avait pas fini en brochettes, mais le cannibale avait pris ses distances pour marquer son mécontentement. Will avait fini par s'excuser pour sa formulation un peu rude, et avait proposé à Hannibal de faire absolument tout ce qu'il voudrait pour se faire pardonner. En faisant cette proposition, il s'était attendu à quelque chose de sexuel ou de sanglant, pas à être de corvée de patates pour une semaine entière.

Veston

Le docteur Lecter portait rarement autre chose qu'un costume trois-pièces. Bien entendu, c'était élégant et ça ajoutait à son charme, mais lorsqu'il faisait aussi chaud, Will trouvait ça ridicule, et ça n'avait rien à voir avec son désir de le voir torse nu. Une chemise aurait largement suffit pour couvrir le torse du psychiatre, mais non, il avait fallu qu'il y ajoute un veston qu'il refusait d'enlever. Will se demanda si trébucher tout à fait accidentellement et renverser son verre de vin sur ledit veston lui vaudrait des représailles. Probablement, mais il se sentait d'humeur audacieuse.

Chaussure

Hannibal méprisait vraiment Mason Verger. Il était impoli, sans aucune manière, vicieux, juste bon à être transformé en un plat qui serait bien plus raffiné que sa personne actuelle. Mais Hannibal devait avouer qu'il avait le sens du style. Bien sûr, c'était souvent tape à l'œil, il abusait du blanc dans le choix de ses vêtements, ainsi que de la fourrure, mais ça restait relativement élégant. Il portait des gants, comme lui, et ses chaussures étaient toujours impeccablement cirées. Il ne savait pas pourquoi, mais ce petit détail l'agaçait. Non, finalement, Mason n'était même pas digne d'être mangé. En tout cas, pas par lui. Les porcs par contre, ne feraient pas les difficiles. Ils le mangeraient tout entier, lui et ses chaussures vernies.

Maître

Will était le maître bienheureux de nombreux chiens, la plupart récupérés errants dans les rues. Il aimait tous les chiens, du caniche au berger allemand, du chiot au très vieux toutou, de l'animal courageux au trouillard fini qui se cachait en gémissant au moindre coup frappé à sa porte. Il se fichait qu'un chien soit laid, qu'il bave, qu'il soit aveugle ou qu'il lui manque des dents. Mais celui-là, c'était hors de question qu'il l'accueille chez lui.

- Mais Will, c'est un bon chasseur, il obéit aux ordres et il est propre !

- Hannibal, pour la dernière fois, je n'adopterai pas Randall Tier.

Gourmandise

Will n'était pas le genre d'homme à avoir peur. Néanmoins, en ce moment, il avait l'estomac noué, et fixait l'objet de ses désirs avec envie, sans oser s'en approcher. Il tendit l'oreille, et entendit nettement son amant s'affairer dans son bureau. Le chemin vers la cuisine était libre, et il le parcouru le plus silencieusement possible. Une fois dans la pièce, il regarda tout autour de lui, puis se détendit. Il huma le parfum délicieux des pâtisseries encore chaudes confectionnées par Hannibal, et en attrapa une. Lorsqu'il la porta à sa bouche, il entendit nettement le bruit d'un couteau de cuisine être retiré de son support en bois.

- Hannibal, ce n'est pas ce que tu crois !

Papillon

- Pourquoi moi ?

- Parce que Peter vous aime bien, Will.

Will fit la moue mais alla rendre visite à Peter, lui annonçant que les animaux étaient interdits en cellule.

- Qu'y-a-t-il dans votre manche ?

- Kévin...

L'empathe récupéra Kévin le rat, puis vit quelque chose bouger au niveau de la cheville du détenu.

- Peter... ?

- C'est Aglaé la souris.

- Je suis désolé, je dois récupérer Aglaé également.

Will découvrit également Edward le pigeon, puis Arthur le lézard. Alors qu'il pensait avoir récupéré tout ce qui était vivant sur Peter Bernardone, quelque chose s'agita dans ses cheveux. Will ouvrit de grands yeux en y découvrant un lépidoptère avec un motif de tête de mort sur le thorax.

- C'est Hannibal le Sphinx.

- Hannibal... ?

- C'est un papillon vraiment très élégant.

Une semaine plus tard, Will en riait encore, et ne cessait de penser « Hannibal le papillon cannibale » à chaque fois qu'il croisait son psychiatre.

Chocolat

Will grimaça quand Hannibal tenta de lui faire goûter un dessert à base de sang et de chocolat, le tout servi dans une orange évidée. Il n'était pas à une étrangeté près dans sa vie avec le tueur en série, mais ça, ça ne lui disait rien. Il goûta néanmoins quand il apprit de quel cochon arrogant provenait le sang, et trouva ça plutôt bon. Mais ce qu'il préféra, ce fut l'expression choquée du psychiatre quand il lui étala une goutte du mélange sur le bout du nez.