Thème : Peur
Panique
Coincé. Il était blessé et poursuivi, et la police ne tarderait pas à l'appréhender, s'ils ne lui tiraient pas dessus à vue. Il n'avait pas peur cependant. Pas avant de voir que Will était là, et qu'il n'était pas du côté de ceux qui voulaient le voir mort, ou en prison pour le reste de ses jours. Le profiler venait d'abattre un policier, et risquait sa vie en tentant d'éliminer le second. La panique aurait pu gagner le fuyard, mais il avait une maîtrise parfaite de lui-même. Surtout quand la vie de l'homme qu'il aimait était en jeu. Il fit un signe qui distrait le policier , permettant à Will de l'éliminer, puis ensemble, les amants tueurs prirent la fuite.
Trembler
Frederick était ivre de terreur, solidement attaché à sa chaise par son ravisseur inconnu. Il essaya d'obtenir sa clémence, de le convaincre qu'il pouvait encore le relâcher, mais quand l'homme lui cita les extraits du journal, il comprit qu'il était fini. Il trembla de peur quand le Dragon Rouge lui montra les clichés de ses meurtres. Il trembla lorsqu'il mis en place son dentier aux dents déformées, abominables. Il trembla quand ses mâchoires se refermèrent à quelques millimètres de ses lèvres. Quelque-chose l'avait distrait...La mort était en suspens, mais pour combien de temps ?
Temps
Le temps était à l'orage, et entre deux éclairs, Will entendait de curieux aboiements. Il ne se rendait pas compte qu'il avait de la fièvre, ni que son rendez-vous avec Hannibal était passé depuis plus d'une heure. En réalité, il pensait qu'il avait rendez-vous le lendemain, et était concentré sur les sons intrigants en provenance de l'extérieur. Il sortit en pantoufles dans le froid hivernal et s'éloigna de plus en plus de sa maison, le cerveau vrillé par la douleur à chaque nouvel aboiement sinistre. Il s'effondra dans la neige quelques mètres plus loin, et se réveilla dans son lit, au chaud, sans se rendre compte que plus de dix heures s'étaient écoulées depuis son évanouissement. Inquiété par son absence, Hannibal était venu voir si tout allait bien, et l'avait trouvé inconscient et gelé. Il était arrivé juste à temps.
Cyclone
Les événements allaient trop vite pour lui. Hannibal, l'homme qu'il prenait pour son ami, était le tueur en série qu'il cherchait depuis des années. Sa femme venait de mourir. Will était de plus en plus instable, et il avait sa part de responsabilité dans cet état de faits. Les hommes de Verger avaient manqué de le tuer. C'était trop, beaucoup trop pour Jack Crawford, mais lorsqu'il y eut un semblant d'accalmie avec l'arrestation d'Hannibal, il ne l'apprécia pas. Il savait qu'il était dans l'œil du cyclone.
Bête
Will éteignit la lumière et attendit que la bête se précipite à l'intérieur de son logis. Il tenait fermement son arme, et tira lorsque la silhouette massive de Randall passa à travers sa fenêtre, faisant pleuvoir du verre à l'intérieur. Il n'avait pas tellement peur. Il était plutôt grisé par l'adrénaline. Un premier coup parti, et puis il abandonna l'arme à feu pour en venir aux mains avec son ennemi au sol. Ce dernier se débattit alors qu'il le frappait, et Will vit la peur dans ses yeux avant qu'il ne lui brise la nuque. Le combat l'avait fatigué, et les jointures de ses mains saignaient, mais il se sentait bien. Il était le vainqueur, et il se sentait de taille à affronter un autre monstre.
Brouillard
Will était un chasseur expérimenté qui connaissait la forêt par cœur, pourtant, il ne se sentait pas à l'aise dans cette maudite purée de pois. Le brouillard était tombé pendant qu'il prenait le chemin du retour, et il devait s'être trompé quelque part, parce qu'il aurait déjà dû être rentré. Cela faisait presque une heure qu'il tournait en rond, et il pensait à faire une pause quand il vit une silhouette sombre entre les arbres. C'était une silhouette humaine, avec de grands bois de cerf, et elle se rapprochait. Il la héla sans obtenir de réponse, et la panique l'envahit quand il pu distinguer ses yeux blancs et son corps si maigre que la créature n'aurait pas dû être capable de marcher. Il couru à toute vitesse et au hasard, entendant toujours derrière lui la chose qui le suivait, faisant bruisser les feuilles mortes. La terreur le fit tenir longtemps, mais il finit par s'effondrer, épuisé, et attendit la mort venir. Il se réveilla chez son médecin, Hannibal Lecter, qui l'avait trouvé inconscient à l'orée de la forêt, et qui peina à le calmer, écoutant son histoire d'un air dubitatif. Les Wendigos, cela n'existait pas.
Masque
Ils savaient à présent que Lecter avait longuement porté le masque de l'amitié mais qu'il était un tueur, et un cannibale. Par contre, Brian et Jimmy étaient loin de se douter que Will, qui était leur collègue et ami, en portait un lui aussi. Quand ils avaient trouvé la preuve formelle de la culpabilité de Lecter, ils s'étaient empressé de l'appeler. Will était venu, les avait félicité, puis s'était longuement entretenu avec Jack. Le jour même, la preuve avait disparu, sans que personne n'ait vu quoi que ce soit. Ils savaient, mais ils ne pouvaient plus rien prouver, et quelques semaines plus tard, ils disparurent eux aussi. La dernière chose qu'ils virent avant de mourir fut le sourire satisfait du psychiatre, et l'expression navrée mais résolue de son amant.
Acculé
Elle avait sans doute trouvé une preuve de la culpabilité du psychiatre, mais il avait fallu qu'elle renverse cette bouteille. Le vin avait coulé entre les lattes du plancher, en direction du sous-sol, et la curiosité avait été la plus forte. Lecter ne devait pas rentrer tout de suite, et elle trouverait peut-être autre chose que la viande probablement humaine qu'elle avait dérobée dans son frigo. A sa grande surprise, elle n'eut pas besoin de forcer la porte de la cave : celle-ci n'était pas fermée à clé. Elle descendit les marches et frissonna. Le lieu était glacial, mais plutôt vide. Elle allait l'examiner plus en détail quand elle sentit une présence dans son dos, et elle sentit la peur envahir tout son être. Elle ne pourrait pas sortir de la cave sans l'affronter. Elle parvint à tirer mais manqua sa cible, et son cou fut enserré dans l'étau des bras de l'Eventreur.
Mirage
Le profiler courait sur la plage, perdu. C'était pourtant une plage pleine de touristes normalement, à qui il aurait pu demander son chemin, mais là, il n'y avait plus personne. Il ne voyait ni Molly, ni Walter, seulement une grande forme sombre au loin. Il avait chaud et il était épuisé, mais il ne s'arrêta pas. La ligne d'horizon ondulait à cause de la chaleur, et lorsqu'il arriva devant ce qu'il pensait être une grotte, il constata qu'il s'était trompé. L'entrée de cette...chose, était garnie de dents et il recula prudemment, mais un œil reptilien s'ouvrit dans le sable, et quelques écailles rouges devinrent visibles. Il y avait un dragon enfouit dans le sable, et il l'avait vu. Will sentit un frisson glacé lui parcourir l'échine, avant que la gueule noire du monstre ne se referme sur lui, puis il s'éveilla en criant, attirant l'attention de leurs voisins de plage. Molly l'entoura aussitôt de ses bras, devinant vaguement ce dont il avait rêvé. Le Dragon Rouge, sous une forme ou une autre, hantait ses songes depuis qu'il avait failli les tuer tous les deux.
Canard
Mason léchait ce qui autrefois étaient ses lèvres, très intéressé par l'idée de Cordell. Ils avaient déjà prévu de nombreux place à base de viande d'Hannibal Lecter, mais le principal serait définitivement le canard laqué. Enfin, le Hannibal laqué...Cordell avait déjà tous les produits nécessaires afin de le maintenir le plus longtemps possible éveillé lorsqu'il le torturerait, et la plupart d'entre eux n'altéreraient même pas le goût de la viande. Et il avait aussi tout prévu pour l'opération. Si en plus d'avoir l'opportunité de pouvait dévorer ce cher docteur, il pourrait le faire avec le visage de Graham greffé sur le sien, le repas serait vraiment parfait.
