Idées Avortées
Rose & Scorpius
In Love (Part One)
Parfois, être amoureux c'est enivrant.
Et parfois, ça fait mal. Terriblement mal.
Elle espère jour après jour qu'il la remarque, qu'il lui adresse un sourire mais c'est à peine s'il la voit. Pourquoi se donnerait-il la peine de lui accorder un regard de toute façon ? Elle n'est ni particulièrement jolie, ni particulièrement intéressante. Elle est même un peu ennuyeuse à vrai dire. C'est ce que Henri Doppleborn, son dernier petit ami, lui a dit en rompant avec elle. Elle n'a pas vraiment eu d'autre choix que de le croire, parce que ce n'est pas la première fois que quelqu'un lui fait la réflexion.
Pourtant, elle ne peut pas s'en empêcher, elle tombe amoureuse de lui un jour, alors qu'il l'aide à ramasser ses livres après l'avoir malencontreusement bousculée dans un couloir. Elle sait qu'elle ne devrait pas. Il est trop parfait. Il est intouchable. Elle ne devrait même pas poser ses yeux sur lui. C'est interdit aux filles comme elle.
Mais elle le fait quand même. Parce que son sourire, lorsqu'il s'adresse à la troupe de fans qui le suit partout dans les couloirs, la rend accro. Parce que sa voix grave, quand il prend la tête de la réunion des Préfets, la fait chavirer. Parce que son parfum, lorsqu'il la frôle dans un couloir sans la remarquer, lui fait tourner la tête.
Alors chaque fois elle tombe un peu plus, et elle déteste ça. Mais pas autant qu'elle l'aime.
Elle a mal au cœur quand elle le voit embrasser sa petite amie, l'adorable Préfète-en-chef de Serdaigle, et elle détourne le regard en espérant que la douleur va cesser.
Mais elle ne cesse jamais. Parce qu'elle est amoureuse. Et quand on aime, c'est dur d'être ignoré.
Elle essaye de tourner la page, mais ça devient impossible quand le professeur de Métamorphose décide qu'ils seront partenaires tout le semestre. Il grimace lorsqu'il est obligé de changer de place et quitter sa petite amie pour venir s'asseoir près d'elle. Elle fait de son mieux pour faire comme si de rien était, mais échoue lamentablement lorsqu'il pose ses yeux sur elle et lui demande si ça ne la dérange pas qu'ils se répartissent les tâches et travaillent chacun de leur coté. Elle accepte, parce que vraiment, qu'est-ce qu'elle peut faire d'autre ?
Elle ne réalise pas qu'elle est aussi transparente que du cristal. Que ses sentiments sont clairs comme de l'eau de roche, et que tout le monde sait. Heureusement, il ne dit rien. Au début.
Et un jour, il lui demande d'arrêter de le regarder comme ça. Il lui dit que c'est gênant. Elle rougit. De honte. Elle a envie de pleurer, parce que ça fait mal. Et c'est ce qu'elle fait dès qu'elle sort de la salle de classe. Elle pleure dans les toilettes et manque le banquet d'Halloween.
Elle est amoureuse, et ça fait mal, parce qu'il ne l'est pas.
Il ne le sera jamais.
N/A : Restez avec moi, cette Drabble a une suite.
