Salut, ce n'est pas ma première publication, maisil faut souligner que ça fait des années que je ne l'ai pas fait. Donc, je publie cette histoire espérant qu'elle vous plaise. les personnage appartiennent à J.K Rowling.

- Rogue et sirius ne sont pas mort

Il y a vingt-six ans

La jeune femme s'arrêta brusquement et s'adossa à l'arbre… leur arbre. Il le fallait… elle le devait. Il avait pour habitude de se rejoindre ici, beau temps ou mauvais… tant qu'ils se voyaient… se touchaient. Aujourd'hui, comme si la nature avait saisi ses intentions et afin de rajouter un soupçon de délire à la scène, il se dessinait un soleil éclatant. Comment allait-elle pouvoir cacher ses éventuelles larmes maintenant.

Le jeune homme la rejoignit et comme à l'habitude, plaqua ses deux mains de chaque côté de son visage afin de l'emmurer. Elle rougit furieusement. Elle lui en voulait tant de provoquer chez elle, tous ces sentiments ardents qui la faisaient brûler de désir.

-Arrête… tu sais… qu'on ne peut… pas, haletât-elle. Il était beaucoup trop près d'elle.

-Je le sens… je sens que tu en as autant envie que moi, murmura-t-il à son oreille, le souffle chaud caressant sa peau. Elle frissonna à ce simple contact et dieu qu'elle en avait envie. Mais…

-Non… Ab… Ces mots aurait probablement dû arrêter les ébats du jeune homme en question, mais le simple fait que ELLE prononce son nom le fit frissonner, comme à cette douce habitude. Il dû fermer les yeux afin de ne pas la prendre sur place.

-Alors empêche-moi, susurra-t-il en se rapprochant doucement de ces lèvres tant désirées. Il lui laissait du temps afin qu'elle puisse se dérober,… mais à la dernière minute… à la dernière seconde, elle réussit à réunir l'énergie restant et elle s'éloigna.

Les mains sur le visage, dissimulant ses larmes naissantes. Elle ne pouvait plus se le cacher. Au tout début de leur rencontre, ce n'était que de l'attraction… un besoin presque insatiable… non bestial, d'être avec lui, de toucher sa peau brûlante contre la sienne, de l'embrasser à en perdre haleine, de ne faire qu'un avec leur corps, de ne faire qu'un avec LUI. Mais, maintenant, elle était amoureuse… éperdument amoureuse.

Plus elle s'éloignait, plus son cœur cognait contre sa poitrine. Plus la jeune femme s'éloignait, plus son buste se compressait et c'est soudain qu'elle comprit. Elle s'arrêta brusquement et se retourna vivement.

Le jeune homme était encore adossé à l'arbre et la dévisageait avec son éternel petit sourire en coin. Il le savait… il savait très bien que sa douce, malgré le fait qu'elle se mariait dans une semaine avec le fils du richissime héritier, ne résisterait pas à cette attraction qu'il y avait entre eux.

Elle marcha vers lui d'un pas lent afin de tenter de se raisonner, mais elle savait bien que rien n'y ferait. À chaque pas une pression s'enlevait et la jeune femme put enfin respirer pleinement dès que les bras de son amant se soient refermés sur elle.

Retour à aujourd'hui

Ce n'est quand s'éloignant qu'Hermione réalisa qu'elle avait fait le bon choix, l'hôpital où Ginny travaillait était morbide ces temps-ci. Depuis que la guerre refaisait rage, l'hospice était rempli de blessés et de défunts.

Après la mort de voldemort… un an après pour être exact, le fils de Bellatrix et Rodolphus Lestrange avait pris la relève. Il s'était immiscer tel un vile serpent et avait tout détruit d'un coup. Il avait assassiné le nouveau ministre de la magie et tous les hauts placés, devant le monde sorcier. Ainsi, vint ses alliés. Tous étant d'anciens mangemorts conquis par la puissance que ce dernier détenait.

Évidemment, le fils Lestrange avait été l'enfant prodige et futur héritier de Lord Voldemort lui-même. Élevé et entrainé sous son aile, il s'était avéré beaucoup plus puissant que ce que le seigneur des ténèbres n'aurait jamais pu imaginer. Caché par le Lord durant toutes ces années, personne n'avait eu vent de ce phénomène.

L'armée de l'Ordre du Phoenix, ne voulant pas se laisser piétiner de la sorte avait frappé le soir même ou le ministre avait péri, aux ordres de Harry Potter lui-même. Plus de cent hommes et femmes trépassèrent dans d'atroces souffrances ce soir-là. Le camp adverse tuait comme des affamés. Aucun morts ni blessés du côté du fils Lestrange. À croire qu'il s'était tous transformés en mutation. Il fallait avouer que cette guerre avait débutée depuis cinq ans déjà, alors en y repensant, Hermione savait très bien que leur puissance n'avait qu'évoluer aujourd'hui.

Le soir où cette guerre avait débutée, Hermione avait vue Gabrielle mourrir en direct. Âgé d'à peine 17 ans, la petite soeur de fleur, qui avait tout juste franchit les porte de l'ordre, avait péri. Ce n'était nullement le pire… c'était plutôt la personne qui avait causé se meurtre… bon, aujourd'hui Hermione s'était plutôt endurcie à cette idée. Il faut dire que la plupart des meurtres crapuleux était le produit de ses mains… à lui. Il n'avait aucune pitié. Bien sûr, il n'agissait pas seul, le fils adoptif du seigneur des ténèbres n'avait pris aucune chance sur ce point, il devait avoir plus de quelques milliers de serviteurs aujourd'hui. Tous plus puissant les uns que les autres. Ils avaient pris possession des ville entourant le ministère et s'y était installé. Aujourd'hui, l'ordre surnommait cet endroit, le centre.

C'est pourquoi, l'ordre se terrait à Godric's hollow depuis ces cinq dernières années. Ils avaient réussit à recruter une quantité astronomique de gens, tous plus talentueux les uns que les autres. Harry Potter, avait donc décidé d'insérer de multiples sortilèges de protection sur le village et, ainsi, les membres de l'ordres et leur famille purent s'y installer en toute sécurité.

-Salut mon amour, s'éclaira la voix de Tom, ce qui la fit sursauter et par la même occasion, jaillir de ses pensées. Elle laissa tomber son canif et sa pomme de terre semi épluché pour faire face à son conjoint. Il l'embrassa amoureusement avant de déposer son front sur le sien. Tu sais que je t'aime toi, lui souffla-t-il. Pour seule réponse, Hermione sourit tendrement. Elle avait énormément changé sur plusieurs points… mais pas tous… elle n'avait jamais réussi à laisser ces trois petit mots, mais tout de même lourd de sens, à effleurer ses lèvres. Alors, comment ça se passe à l'hôpital? Lui demanda Tom

-Toujours aussi macabre… je ne sais toujours pas pourquoi j'ai accepté ce foutu job.

-Pour aider, tu as toujours eu ça en toi…

Ou pour me déculpabiliser, pensa-t-elle.

-Peut-être, mais avec tout ce qui arrive ces temps-ci, ce n'est pas aider… c'est accompagner les gens dans une mort certaine et remplie de souffrances, soupira-t-elle en coupant des légumes pour le dîner.

-Tu sais, on pourrait toujours faire de grandes choses toi et moi, chuchota-t-il charnellement à son oreille, ses choses pourraient effectivement te changer les idées.

-Ah oui, et à quoi penses-tu? Demanda-t-elle un sourire en coin.

-Je ne sais pas, avec tout ce qui se passe autour de nous… nous pourrions peut-être envisager de se marier et avoir un enfant, qu'en penses-tu? Demanda-t-il en ouvrant une petite boite de bois que l'intérieur honorait d'une bague.

Hermione en resta tétanisé. Bien sûr elle tenait à lui, mais jamais elle n'avait renoncé à sa promesse qu'elle s'était fait durant la seconde guerre, pour autant… enfin, si on peut dire... Jamais en deux années Tom avait réussi à la persuader. Après maintes et maintes reprises de demande en mariage refusés, Hermione avait cru avoir la sainte paix, mais apparemment… son conjoint ne le voyait pas du même œil.

-Tom… soupira-t-elle en se retournant pour lui faire face, jamais et je le répète au grand jamais je n'aurai d'enfant ou que je me marierai. Celui-ci baissa les yeux, mais Hermione ne lui donna pas le choix et releva son menton afin qu'il comprenne bien cette fois.

-À croire, chérie, que tu ne tiens pas à moi… à notre couple, dit-il doucement pour ne pas la brusquer. Il prit son visage en coupe pour la forcer à le regarder à son tour. Tu vois, tout le monde profite de notre protection d'ici. Ginny et Harry ont deux enfants, ma sœur en a quatre et mon frère en a deux aussi. Il y a tous pleins d'enfants qui gambadent dans tout Godric, personne ne leur fera de mal…

-J'ai dit non, s'écria-t-elle en se dégageant de sa prise plus radicalement qu'elle ne le voulait.

Tom voulu reprendre, mais heureusement pour Hermione, quelqu'un frappa à la porte d'entrée. Quand elle alla répondre, elle fut surprise de tomber nez à nez avec son ancien mentor, cela datait de quatre ans, Sirius Black.

-Chérie, la salua-t-il en la bousculant afin de se frayer un chemin à l'intérieur de la maison. Leur relation avait prit un grand tournant. Il lui avait tout appris durant la première année de guerre. Mais, Sirius avait un côté très déplaisant du point de vu d'Hermione… il ne passait jamais par quatre chemins pour dire les choses et il ne prenait pas de gant blanc pour la remettre à sa place.

-Sirius, mais qu'est-ce que vous faite ici…

-Ta douce voix, c'est elle qui m'a guidée jusqu'ici, on peut l'entendre à des kilomètres à la ronde chérie. Tom ricana un petit instant avant de glisser un verre remplie d'alcool à Sirius. Depuis que la guerre avait recommencé, Sirius avait décidé de s'enivrer pour oublier… enfin, essayer.

-Qu'est-ce que vous faite ici, répéta-t-elle en roulant les yeux et en prenant place devant ce dernier.

-Pourquoi je ne pourrais pas revenir chez moi dis-moi?

-Techniquement, chez-vous c'est de l'autre côté de la rue mon cher et puisque vous paraissez amnésique, je vais vous rafraîchir le mémoire, s'exclama Hermione un peu sur le bord des nerfs. Quand Sirius ou Rogue se pointaient à Godric's Hollow, cela n'augurait jamais rien de bon.

-Vous êtes, depuis un an, déménagé sur le chemin de traverse, vous vous rappelez, afin d'épier nos ennemis, fit-elle sarcastiquement. Alors oui j'ai de bonne raison de vous demander ce que vous faite ici. Un moment de silence s'ensuivit et Hermione cru voir une infime hésitation passer dans les yeux de son interlocuteur.

-Très bien, je n'irai pas par quatre chemins… nous avons besoin de toi au centre pour une mission d'infiltration en particulier.

-D'accord, répondit-elle immédiatement.

-Quoi, s'étonna Tom, vous êtes complètement malades. Tu as déjà oubliée ce qui s'est passé la dernière fois…

-Franchement Tom, c'est il y a deux ans…

-Et alors, tu as été hospitalisée durant plusieurs mois et personne n'était autorisé à te rendre visite, même pas moi et…

-Ok, ça suffit, s'exclama Sirius apparemment à bout de patience. Hermione, c'est aujourd'hui que nous avons besoin de toi… alors tu viens et je t'explique ton rôle en chemin ou tu restes comme une bonne petite femme au foyer qui s'occupe bien de son petit mari adoré.

-Je vous l'ai dit, je viens, s'exclama-t-elle d'un air dégoûté.

Tom leva les yeux au ciel avec une grimace au visage. Sirius savait bien comment la manipuler.

Hermione grimpa à l'étage, se fit un sac rapidement et réapparue devant un Sirius tout épaté de la vitesse à laquelle elle avait obéit. Pour une fois, pensa-t-il.

Elle embrassa vite fait son copain, en lui disant de faire attention à lui et qu'elle lui donnerait des nouvelles tous les jours s'il le fallait. Mais, son visage resta triste. Elle n'aimait pas le voir ainsi, il était accablé, elle lui avait encore une fois brisé le cœur et par la même occasion elle partait loin de lui. Hermione baissa les yeux et aperçu la boite encore ouverte dans les mains de son amant. Sans y penser une seule seconde, elle prit la bague et la glissa tout doucement sur son annulaire gauche.

-En revenant, je t'épouserai, susurra-t-elle à son oreille en n'y pensant pas une seule seconde, de toute façon elle savait que jamais elle ne pourrait... Elle disparut par l'ouverture de la porte que Sirius tenait. Un sourire triste gravissant son visage, Tom savait qu'elle ne le faisait pas par amour seulement pour noyer sa culpabilité.

Il eut tout juste le temps de lui souffler un je t'aime qu'elle n'entendit pas, trop préoccupée par ce qui allait se dérouler par la suite.

Tom adorait sa copine, non pour dire vrai, il l'admirait, l'aimait, il mourrait d'envie pour elle et serait prêt à tout pour cette femme… jusqu'à donner sa propre vie. Mais, une chose était certaine, c'est qu'il savait parfaitement qu'il ne pourrait jamais l'empêcher d'aider les gens autour d'elle. Elle était faite pour ça, il le savait et ça le tuait à petit feu…

O0o0o

Une fois à bord d'un train, Hermione eu la surprise de découvrir Harry qui les accompagnerait. Elle ne l'avait plus revu depuis des mois. Il était plutôt occupé avec tous ses soldats qui mourraient les uns après les autres.

Alors, Hermione le prit dans ses bras et le serra contre elle et Harry fit de même il parlèrent de chose et d'autres.

-Hermione, commença Harry, est-ce que la pression, dont tu m'avais parlé il y a deux ans, sur la poitrine tu te souviens? Celle-ci répondit positivement. Est-ce qu'elle est encore présente?

-Harry, j'ai cette pression depuis presque deux ans… arrête de t'inquiéter avec ça, s'exclama Hermione. Pourquoi s'inquiétait-il à ce point sur tous ces petits bobos, après tout ce qu'elle avait surmonté, il était normal qu'il y ait quelques répercussions… non.

-D'accord, alors quand tu as des douleurs insoutenable, même quand tu dors, tu crois aussi que c'est normal, ironisa son frère de coeur. Et prends tu toujours ta potion jeune fille, tu sais… ceux qui t'empêche de cauchemarder…

-Ah… j'en ai assez Harry, souffla Hermione, ça fait plus d'un an qu'on ne s'est pas vu et toi tu me parle de mes cauchemars, c'est ridicule, soupira-t-elle en se dirigeant d'un pas éreinté vers sa chambre temporaire à bord du train. Train qu'ils devaient prendre, afin d'éviter qu'on les repère en transplanant ou en prenant un protoloin. Toutes les façon magiques de déplacement étaient sous surveillance constante par les mangemorts.

En repensant à toute sa journée, Hermione finit par s'assoupir.

O0o0o

Le brouillard… ce même brouillard dont on croyait presque imperceptible… juste assez pour empêcher de l'apercevoir. Hermione pu percevoir seulement… une ombre ou… une âme. Elle savait… C'est noir, tout est noir et le corps tombe dans un bruit sourd. Il n'y a rien… plus rien, seulement que des spasmes virulents d'une personne. Quelqu'un s'empêchant d'hurler son supplice. Il se crispe et soudain, n'y tenant plus… il hurle, hurle à en casser les oreilles. Sa souffrance se propage, elle la sentait… au point d'en régurgiter le contenu de son estomac, la douleur avait comme un gout de fer…

Hermione se réveilla en sursaut, elle avait hurlé et sa gorge était en feu. Elle explora son corps à toute vitesse afin de découvrir le résultat de ses souffrances, mais rien. Juste une contracture résultant d'une nuit horrible emplis de tortures imaginaires… une fois de plus.

Après avoir poussé un soupir pour se détendre, un craquement sonore dans le coin de sa chambre l'a fit sursauter.

-Tu sais ma belle, tu devras calmer tous ces cauchemars une fois au centre commença l'intrus tapissé dans la noirceur, car si par mégarde tu laissais échapper quelque chose qui pourrait te faire repérer…

-Ça n'arrivera pas, le coupa-t-elle une main sur le coeur afin de calmer ses palpitations de peur, je t'assure. Il soupira bruyamment et prit place sur son lit.

-Hermione, souffla Harry, les entraînements que tu devras suivre… sont beaucoup plus ardu que ceux que tu as déjà vécu et…

-Crois-moi Harry, j'y arriverai… je suis déterminée.

-Tu sais que ce n'est pas de toi que je doute Mione, mais plutôt de tes rêves.

-Mais puisque je te dis que ça n'arrivera pas, soupira-t-elle.

O0o0o0o

Hermione percuta, une fois de plus le sol, elle savait une chose, c'est qu'elle n'y arriverait jamais… un goût de métal s'infiltrat dans sa bouche.

-Ça doit faire au moins une centaine de fois que tu embrasses le sol Granger… te sentirais-tu si seule…

-Va te faire voir Maclagan s'écria-t-elle en se relevant pour la énième fois. Son corps était tout courbaturé de ses entrainements intenses qu'elle devait suivre avant de se jeter tête première dans la vraie bataille.

Une énorme arène remplis d'obstacles, avait été mise à disposition depuis la construction du nouveau QG de l'ordre, qui se situait près du centre, mais bien caché et sécurisé.

Hermione recommença à courir en direction de la tour remplies d'obstacle dont elle devait grimper et atteindre le sommet avant toutes les autres canailles qui courraient et grimpaient sur la tour. Cormac Maclagan, étant maintenant son entraîneur, n'était pas tellement optimiste à l'idée de l'aider… malheureusement cela changeait la donne. Il passait son temps à lui rabâcher qu'elle ne survivrait jamais plus de deux minutes contre l'ennemi et qu'elle terminerait de la même manière que la dernière fois, couché sur son lit de mort.

Apparemment il lui en voulait. Mais, Hermione prit cet aspect et ne se concentra plus sur le fait qu'elle voulait à tout prix le drapeau tout en haut de cette tourelle d'enfer, mais plutôt sur le fait que son « partenaire » ne le voulait pas.

Tout en grimpant Hermione reçu une multitude de barreaux derrière la tête et des coups douloureux dans l'estomac. Ensuite, quelques doloris bien envoyé la fit rencontrer le tapis une fois de plus. Plus ils montaient en altitude dans cette tour, plus les sévices étaient douloureux. Pourquoi était-elle venue se faire défigurer ici, pourquoi avait-elle accepté. Une nappe de sang d'un individu quelconque, fit glisser sa main d'un des barreaux, mais juste à temps elle se rattrapa. Un gars, pas plus âgé qu'elle la dépassa et lui piétina les doigts avec ses chaussures et il se faufila sur l'autre mur d'escalade. Plus déterminée que jamais, Hermione cria toute sa haine et sa douleur comme un dernier souffle de puissance et devança le jeune homme en question. Malheureusement pour elle, il ne lui laisserait pas si facilement la place, puisqu'il agrippa son chandail et la tira de toutes ses forces vers l'arrière, ce qui la fit lâcher prise. Elle se fracassa le crâne sur l'une des barres pivotantes. Elle se rattrapa du mieux qu'elle pu.

Sa vue devenue brouille par le choc, elle regarda vers le haut difficilement. Même son propre corps lui faisait obstacle, lui brûlant les yeux avec ses gouttelettes de sueur mêlé à un liquide rougeâtre. Ce n'était certainement pas ce crétin de première qui lui enlèverait son drapeau. Encore une fois quelqu'un la devancerait et passerait à l'étape suivante qui, soit dit en passant, la dernière, non merci. Il était sur le point de l'atteindre, le gars passait la dernière barrière et il pouvait arracher le drapeau.

Soudain, elle se rappela… elle se rappela pourquoi elle était présentement en train de se faire assaillir et compris pourquoi elle se laissait souffrir de la sorte. Éviter qu'une mort comme la celle de Gabrielle se retrouve en première page d'une revue macabre quelconque du monde magique ou encore voir d'autres personnes telles que James, le fils de Ginny et Harry, se faire massacrer en direct.

Comme si elle ne contrôlait plus ses faits et gestes, Hermione agrippa les barreaux et les gravis en un rien de temps. Elle prit ensuite possession du mur d'escalade en fracassant tout sur son passage, c'est-à-dire tous ses adversaires. Elle empoigna le bat de pantalon du jeune homme en question, mais faillit le lâcher au moment ou un doloris la percutait. Elle le tira et celui-ci sentit le drapeau lui glisser des mains. Il perdit l'équilibre vers l'arrière et, en aillant plus de chance qu'Hermione, s'aplatit sur le matelas de protection double épaisseur.

Elle le sentit enfin. Cette douce victoire la gagnait, elle lui touchait enfin, ce tissu tant convoité. Depuis plus de deux semaines entières qu'elle réitérait le niveau 9 afin d'accéder au dernier degré. Le dernier avant de pouvoir infiltrer le centre, car telle était sa mission. Plusieurs personnes avant elle, avaient bien essayé, mais tous s'étaient fait mutiler avant d'entrer dans la ville tant désiré. Bien sûr quelques missionnaires avaient réussi à y pénétrer, mais personne n'avaient plus jamais entendu parler d'eux… sauf Neville et Luna bien sûr, les seuls qui avaient eut une chance de s'infiltrer et de donner des informations importantes… Hermione aussi, à une certaine époque, mais cela s'était vraiment mal terminé. C'est pour cette raison que les entraînements étaient autant laborieux. Elle avait réussi.

Hermione s'empêcha de gambader jusqu'au centre de contrôle afin d'aller montrer son badge qui lui permettait de passer niveau 10. Plus d'un mois… plus d'un mois jour pour jour qu'Hermione se gavais du menu spécial de l'armée de l'ordre, qu'elle faisait leur entrainement à la con et qu'elle répondait aux satanées questions de Rogue et d'Harry qui voulaient en savoir plus sur ses cauchemars. Elle se sentait mutilé et démunie, son corps lui hurlait d'arrêter… mais, elle le devait, elle devait continuer d'avancer… pour le petit James et pour tous ceux qui comptaient sur elle.

Depuis qu'elle été arrivé à mettre les pieds dans la salle de l'objectif niveau 9, Hermione rampait pratiquement tous les soirs jusqu'à l'infirmerie du camp principal afin de guérir ses blessures… parfois après quelques heures de souffrance intense, elle perdait conscience. Les soldats ne pouvant en aucun cas, durant leur entrainement, recevoir de potion anti-douleur. Rogue la soignait parfois lui-même, insinuant qu'elle ne voulait en aucun cas voir ce qu'il se passait à l'infirmerie. Mais, avec tous les hurlements qu'on y entendait… on pouvait se douter de ce qui s'y déroulait. Surtout avec les cargaisons de soldats qui revenaient du centre. Il ne les tuait pas, non cela aurait été trop humain… il préférait jouer avec ses victimes et ensuite les renvoyer à l'ordre.

-Félicitation Mlle Granger, vous passez maintenant à l'étape suprême, signala la secrétaire l'ordre qui lui remit une carte en remplacement de son badge.

Hermione partie sereine croyant que le calme durerait au moins jusqu'au lendemain, mais malheureusement… elle avait tout faux…

Dormant inconfortablement, Hermione se réveilla encore une fois trempé de sueur et tremblante d'angoisse par la même occasion. Encore se foutu rêve incongru et incompréhensible… pourquoi cet homme souffrait-il autant dans son cauchemar… et qui était-il. Plus la date de la dernière prise de potion s'éloignait, plus Hermione voyait certaine chose. Mais, par la même occasion, elle souffrait éperdument. Elle savait que tant qu'elle ne saurait pas… rien ne s'arrêterait.

Cependant, elle avait cru… entre-voir des traits… des traits fins et délicats… qu'elle aurait voulus touchée, ne serait-ce que pour découvrir l'homme de ses hallucinations.

-Alors, tu n'as toujours pas réussi à découvrir le fruit de ton imagination chérie, s'exclama Sirius de sa douce voix qui réveilla Hermione.

-Non, gronda-t-elle.

-Il faudra que tu trouve Hermione… il le faudra, souffla-t-il en s'extirpant par sa porte de chambre.

-Sirius, cria-t-elle, quand est-ce que je pourrai franchir la dernière épreuve…

-Tout dépend de toi chérie.

Et il avait raison apparemment, car Hermione attendit durant une semaine complète que quelqu'un lui annonce enfin la date à laquelle elle passerait son épreuve, mais…rien. Plus personne ne lui parlait de ses exploits ou de sa prochaine épreuve. Tout ça la mettait hors d'elle. Elle n'en dormait pratiquement plus des nuits… malgré cela, ses cauchemars ne l'oubliaient pas eux. La souffrance de ces nuits mouvementées était de pire en pire. Et ça la crevait, mais qu'attendaient-ils pour lui donner sa dernière épreuve bande de… et Sirius qui la réveillait à chaque matin afin d'avoir un rapport complet de ses… attendez… elle avait enfin comprit.

Alors le lendemain, quand Sirius vint la réveiller, Hermione lui inventa une panoplie de mensonges sur ses cauchemars et lui «avoua » tout ce qu'elle avait enfin saisit à propos de la nature de ceux-ci. Vraisemblablement, c'est ce que Sirius et les autres attendaient d'elle et cela étant sa dernière épreuve, elle était enfin prête…

-Bon écoute moi bien Hermione, commença Harry avec véhémence toute en marchant dans les couloirs d'un gris refroidissant. Aujourd'hui tu rencontreras ton escouade de l'ordre et ton supérieur par la même occasion. Ensuite, tu changeras d'identité, à partir d'aujourd'hui ton nom est… Annabelle Hawl et tu habiteras avec Jena et lloyd alias Luna et Neville, une fois au centre… tu sera une partisane du Lord, dit-il sérieusement.

-Luna et Neville… ils vont bien alors, demanda Hermione tout en continuant sa route dans les couloirs illuminés de néons froids.

-Évidemment Hermione, Commença Sirius qui s'était introduit dans la discussion tout en sortant d'elle ne savait où. Nous allons aussi t'offrir un nouveau look.

-Un nouveau look… pourquoi ne pas prendre du polynectar tout simplement, demanda-t-elle surprise

-Tout simplement, parce que tu y restera un temps indéterminé et que nous ne pourrons pas te fournir en polynectar, souligna Harry.

-Bien évidemment, souffla Hermione vexé de ne pas y avoir réfléchit avant de poser la question. Elle avait terminé major de sa promotion, elle devait maintenir sa réputation.

-Oh… vous partez demain matin… Hermione, souffla Sirius en la maintenant par le bras. Si tu ne veux pas mettre en danger Luna et Neville, n'oublie pas, ils ont une famille, alors prend bien soin…

-Je sais Sirius, le coupa-t-elle furieuse. Elle se départie de sa poigne et suivit Harry. Se faufilant, derrière lui, à travers une porte entrouverte, elle aperçut sa nouvelle escouade.

-Ooooh, qu'elle joie de t'avoir dans notre équipe, souligna l'un des membres de son attroupement une fois qu'Hermione eu mit pied dans l'enceinte d'une pièce bondé de soldat de son escouade. Une voix qu'elle reconnaissait parfaitement bien pour l'avoir subi durant des mois. Il fallait dire qu'elle ne l'avait pas lésiné pendant sa sixième année et depuis ce temps, ils se détestaient. Elle pour l'avoir harcelé une année durant, lui car elle avait refusé ses avances. Pour seule réponse, Hermione leva les yeux au ciel et soupira.

-Bienvenu dans notre équipe soldate Granger, nous somme l'escouade qui te fera intégrer le centre sans incident, je me présente Sergent aurore en chef Devguard, dit-il en lui tendant la main qu'elle serra. Il ressemblait drôlement à son père, ce qui émouvait Hermione en y repensant. Depuis qu'elle avait effacé la mémoire de ses parents, elle ne les avait plus revu, puisque le temps lui avait manqué avant de les retrouver. Voici soldat Cambell, Frederickson, Joeffrey et Samuels, dit-il en lui présentant un petit homme trapu et trois autres à la carrure étonnante. Ainsi que soldate Jamson, Karsier et pour finir… soldat et second sergent aurore Maclagan.

0oo00o

Le nouveau look d'Hermione fut un changement incontestablement drastique. Cheveux blond coupés aux épaules, verres de contact d'un bleu clair, ce qui la changeait du tout au tout. Ils partirent durant la nuit afin d'obtenir de meilleures chances de se rendre invisible.

Hermione prit place près du hublot d'un petit avion et inspira profondément. Elle se rappela les dernières paroles de son ancien mentor qui voulait à tout prix qu'elle obéisse et pour combler le tout, il lui avait fait savoir que c'était grâce à lui qu'elle avait obtenu une seconde chance. Alors, elle savait pertinemment qu'elle lui devait bien d'obéir. Hermione se rappelait encore sa première « chance », cela faisait deux ans… deux ans et elle sentait déjà la tension irrespirable se former dans l'air.

Cette fois, sa mission lui serait transmise une fois au centre, au cas où les choses se gâteraient pour eux. D'ailleurs, elle était certaine que ce serait le cas… elle le sentait… il était là, elle le savait. Hermione ferma les yeux et pris une énième et profonde inspiration… ils allaient se faire massacrer…

L'appareil se posa finalement à la lisière d'une colline parsemée d'énormes conifères, une forêt gigantesque. Hermione se fraya un chemin afin de prendre place dans le rang, mit sa capuche et une écharpe devant son visage, tout en attendant le signal de départ de son supérieur pour franchir la sortie. Mais, celui-ci l'a traina loin des autres.

-Hermione, tout ce que je te ordonnerai, solliciterai, demanderai ou exigerai de toi… tu devras m'obéir sans broncher. Après un moment d'hésitation, celle-ci acquiesça. Alors, si je te donne l'ordre de t'enfuir, tu le fais… Hermione tu es notre dernier espoir afin d'infiltrer le camps ennemi et de les faire imploser, alors ne joue pas à l'héroïne et pense au gens qui ont réellement besoin de toi.

En émergeant à l'extérieur, tout était froid, sauf elle bien sûr… Hermione crevait de chaud et par malheur s'en était déjà souffrant. Elle sentait dès lors le feu se propager dans son corps, ça allait là tuer avant même qu'IL puisse l'atteindre. Celle-ci serra les dents afin d'atténuer le brasier qui la tenaillait. Tout était silencieux… beaucoup trop selon son avis.

Elle suivit ses homologues à travers les bois tout en suivant les indications discrètes de Devguard. Hermione prépara tout de même sa baguette et la para devant elle. Ses compatriotes se faufilaient à la manière des félins afin d'éviter tous bruits.

S'ils savaient, pensa-t-elle…

Ils continuèrent à pas de loup, leur route. Quelques bruissements par-ci et par-là, mais aucun intrus à l'horizon… d'après le sergent aurore. Tout était calculé, c'est un calculateur hors norme.

Les intrus en question, les faisaient languir. Le feu en Hermione, s'accentua. Preuve qu'il n'était pas loin. Ces intrus… Comme des traqueurs humant leur proie en se délectant de son effroi en soi. Elle savait que c'était lui, elle le devinait.

Pourquoi… pourquoi fallait-il que cette nuit ce soit sa ronde à lui. Sa respiration s'accéléra, il n'y avait que cet homme pour faire connaitre une telle tourmente à ses victimes et de toute façon, elle le sentait… son cœur cogna de plus en plus fort dans sa cage thoracique… celui-ci menaçait de l'abandonner, comme s'il ne voulait surtout pas souffrir comme il avait déjà souffert.

Les membres de son escouade allaient tous y passer et elle ne pouvait rien pour eux. Il fallait qu'elle trouve un plan le plus rapidement possible, mais son cerveau l'avait abandonné… sans doute trop occupé à atténuer l'incendie en elle. Des frissons l'a submergèrent.

-Tout va bien Ana, murmura Cambell. Hermione prit un certain temps avant d'assimiler son nouveau nom.

L'Ana en question le regarda les dents serrées et les yeux remplies de détresse. Elle savait pertinemment qu'elle ne devait pas paniquer, c'était la pire erreur à faire. On dit que le prédateur sent la peur… quelle ironie…

Un bruissement par derrière les fit sursauter et tout le monde s'arrêta. Les respirations devinrent saccadées et le sergent Devguard se dirigea vers l'endroit en question. Soldate Samson recula en frissonnant et se pris le pied dans une racine, ce qui l'a fit trébucher. Voilà le moment qu'un vicieux et expérimenté prédateur attend avec patience… le moindre faux pas. Ni tenant plus, la soldate Karsier braqua sa baguette vers un nouveau bruit et Hermione su pertinemment que ce serait son dernier geste. Sachant indubitablement qu'elle ne pourrait rien pour leur vie, elle fit la seule chose qui pouvait encore en sauver… elle cria.

-Fuyez

Quelqu'un l'empoigna par derrière et planta sa main sur sa bouche pour la faire taire.

-Mais, tu es malade ou quoi ferme-là Gran… » Commença se crétin de Maclagan, mais il était trop tard.

Des hommes encagoulés sortirent de derrière des arbres, tandis que d'autres bondissaient à leurs pieds, aillant pris logement à travers les branches. Personne ne bougea, tous sachant pertinemment que celui qui ferait le premier pas serait la proie. Mais, Hermione savait très bien qui serait cette victime.

-Cour, s'écria soudainement Devguard à l'intention d'Hermione en l'empoignant, mais c'était beaucoup trop tard.

L'escouade adverse attaqua immédiatement et tous furent maîtrisés. À l'aide de leur baguette, ceux-ci immobilisèrent leur victime, mais la détermination se lut sur leur visage. Hermione vit la joie sur le visage de Maclagan, croyant qu'il pourrait passer pour un héros en les sortant de se pétrin. Mais, elle savait très bien que les gestes du camp adverse étaient parfaitement calculés… autrement dit, qu'il n'avait aucune chance.

-Alors, siffla Drago avec un sourire moqueur, qu'elle est l'objet de votre visite, ironisa-t-il.