Auteur : Suzan

Note : Tous les personnages canoniques appartiennent à JKR, je ne fais que m'amuser avec.

Résumé : Hermione Granger est une jeune femme de vingt-et-un ans parfaitement saine de corps et d'esprit… Il y a juste un léger détail, trois fois rien, une broutille, une paille comme dirait sa mère. Hermione a quelques soucis avec ses pulsions.

Crédits : Photographie E.W. pour The Bling Ring (Pathé Distribution) et Abaca. Montage par Suzan.

Avertissement : Cette histoire met en évidence des relations entre adultes consentants - c'est même un peu le thème central de la fiction comme l'indique son titre - considérez-vous comme prévenus.

NDA : Bonjour à tous ! Et non vous en rêvez pas, voici venir le chapitre 8 d'Hermione Granger Nymphomane. Il aura fallu huit chapitres pour que notre chère protagoniste devienne la propre victime de ses besoins... En vous souhaitant une bonne lecture, on se retrouve en bas !


VICTIME N° 8 : HERMIONE GRANGER
BUREAU DE MISS GRANGER, EDITIONS OBSCURUS BOOK

Hermione passa les jours qui suivirent dans une espèce de transe. Son cerveau tournait à une vitesse affolante pour trouver le début d'une solution à son problème de… pulsion. Elle avait établi un protocole auquel elle ne devait jamais déroger : elle se levait, se préparait, jouissait sous la douche et partait au travail. Elle entrait dans son bureau à l'heure dite, fermait la porte, recevait les écrivains qu'elle avait besoin de voir et le reste du temps, elle compilait consciencieusement les différents manuscrits qui étaient envoyés à Obscurus Book. Le tout, avec une concentration qui confinait à la méditation. Elle n'avait de contacts qu'avec des femmes et pour le moment tout allait bien. Elle répondait rapidement à toutes demandes de la part d'un être masculin de peur de le voir débarquer dans son bureau.

La pause du midi était nécessaire pour satisfaire ses envies. Elle sortait légèrement en retard par rapport à ses collègues pour rejoindre en transplanant son appartement. Elle avait le temps de manger un morceau et de satisfaire une pulsion avait de retourner travailler. Enfin elle n'avait plus que l'après-midi à tenir avant de rentrer chez elle pour le dîner. Un vélo d'appartement – tout récemment acquis - l'aidait à se maintenir en forme tout en déchargeant une grande partie de sa frustration. La soirée passait en voluptueuses sensations. Hermione avait découvert avec intérêt une ligne de romans érotiques édités par une branche d'Obscurus Book.

Ces livres avaient pour particularité d'être très imagés : de véritables romans photographiques avec des images mises en mouvement. Le tout était incroyablement réaliste et Hermione ne pouvait plus passer une soirée sans l'un de ces livres. Ils étaient le support de ces fantasmes et empêchaient son esprit de repenser aux semaines de sexualité débridée qu'elle venait de vivre.

Cette vie bien réglée satisfaisait une partie de ses besoins. Hermione se considérait comme une bête dangereuse, capable de déraper à la moindre incartade. Elle s'imposait donc un cadre strict. Elle n'avait plus aucune correspondance avec Blaise, de peur de l'inviter et de retomber dans ce qu'elle considérait désormais comme une addiction. Elle avait éperdument honte de son comportement et ne voyait pas comment une telle situation pourrait se résoudre.

Elle prit quand même le temps d'entretenir sa correspondance avec Harry et les Weasley afin qu'ils ne s'inquiètent pas, prétextant un arrivage massif de manuscrits et de longues heures de travail pour échapper à toutes les réunions de famille qui malheureusement pour elle, devenaient très tentatrices.

Le soir, en allant se coucher, Hermione ressassait les causes de son mal être. Peut être ses pulsions étaient-elles une séquelle de ce qu'elle avait vécu pendant la guerre ? Ou peut être était-elle nymphomane de naissance ? Elle avait un problème certes, mais était-ce une maladie ou un état ? Maintenant qu'elle était en vie et en pleine santé, elle avait cette espèce d'instinct qui lui dictait de se reproduire, de profiter ? Peut être Ron ne la satisfaisait pas réellement ? Avait-elle trouvé la bonne sexualité pour la combler ? Avait-elle eu les bons partenaires ? Pourquoi elle ? Pourquoi pas une autre sorcière ?

A ces questions, Hermione ne pouvait apporter que des réponses partielles. Elle avait éprouvé un certain réconfort en apprenant que la SAS (Société des Addictions Sexuelles) existait. D'autres étaient dans la même détresse. Néanmoins, elle ne pouvait se rendre à leurs réunions. La Société était une entité moldue uniquement.

Comment leur expliquer qu'un stress causé par une guerre comprenant des sorciers et un grand vilain mage noir l'avait suffisamment impactée pour créer cette monstrueuse envie de vivre qui s'exprimait par un désir incontrôlable ? Et si ce n'était pas son côté sorcier qui avait un problème ?

De toute évidence, elle ne pourrait partager entièrement ce qu'elle avait vécue avec des gens sans pouvoirs magiques. Mentir ne lui apparaissait pas comme une solution. Elle avait bien vu ses propres parents s'empêtrer dans leurs mensonges pour couvrir sa scolarité dans une école de sorcellerie. Mentir sans se faire prendre n'était pas si simple, elle aurait à répondre de beaucoup.

En somme, Hermione était dans une impasse. Une double impasse même, car en dehors de toutes ses questions, une raisonnait fort dans sa tête : qu'allait-elle faire lorsqu'elle rejoindrait Severus Rogue pour le thé ?


Un gloussement interrompit la concentration d'Hermione. La jeune femme leva la tête. Les voix de Parvati et Padma Patil filtraient par la porte de son bureau mal fermée.

- Il paraît que c'est… très bien.

Hermione essaya de se reconcentrer, notant distraitement que Lavande Brown étaient avec les deux jeunes femmes. Elle ne pouvait rien dire : la pause du midi avait sonné cinq minutes auparavant. Soufflant, la jeune sorcière tenta de reprendre sa lecture.

- Est-ce… satisfaisant ? Vraiment ? C'est vendu par qui ?

- Les jumeaux Weasley. Ils ont mis au point une gamme pour… s'amuser au lit. Il y a un large choix de sortilèges, de potions et… d'objets. On a testé avec Seamus.

- Alors ?

- Il faut que vous testiez ça les files, c'est g-é-n-i-a-l. On va manger ?

Des « oui, oui » rêveurs lui répondirent et Hermione entendit les jeunes femmes sortir de la réception pour se rendre sur le chemin de Traverse. Un lent sourire se dessina sur ses lèvres. Elle avait la solution.


Acheter tout objet destiné au plaisir était complexe dans le monde sorcier. Si la société en général était très rétrograde par rapport au monde moldu – disons simplement qu'Hermione avait l'impression que les sorciers s'étaient arrêtés sur un modèle féodal et n'avaient pas fait de mises à jour depuis – c'était pire quand il s'agissait de sexualité. A l'école par exemple, le sexe était largement découvert par tous les adolescents et personne ne s'était jamais soucié de leur apprendre les potions contraceptives, ni de faire un cours sur les éventuels MST transmissibles dans le monde magique.

Alors imaginez acheter un sex-toy ? D'après les dires de ses amies, seules des boutiques mal fréquentées sur l'allée des Embrumes vendaient ce genre de choses. Les Weasley comme toujours était très novateurs – et allaient se faire une vraie petite fortune avec la gamme de sorts, potions et sex-toys colorés et magiquement modifiés qu'elle pouvait apercevoir dans leur catalogue pour adultes.

La jeune femme avait vraiment envie de les tester mais cela signifiait se rendre dans leur boutique et en l'état actuel des choses, c'était une très mauvaise idée. La commande par hibou ? Certes mais que choisir ? Hermione opta finalement pour la seule autre solution : le monde moldu.

Entrer dans un sex-shop était toute une expérience. Déviant de sa trajectoire bureau-maison, Hermione était passée par le Chaudron baveur pour se rendre dans l'une des boutiques haut de gamme de la ville. Hors de question qu'elle mette un pied dans une espèce de boui-boui où les objets n'étaient ni sous plastique, ni stérilisés. Elle avait trouvé cette adresse dans l'annuaire et le Palais de la Femme tenait largement ses promesses. Propre, lumineux, les rayonnages d'objets en tout genre s'étalaient sous ses yeux. Une vendeuse l'aborda avec un sourire aux lèvres.

- Puis-je vous aider ?

Hermione perdit sa voix. S'admonestant face à cette couardise caractérisée, elle répondit sur le ton du murmure :

- Je voudrais tester plusieurs choses. Des objets pour être seule.

- Très bien, je vais vous montrer nos plus gros succès.

Il s'avérait que cette boutique marchait bien car leur nombre de « gros succès » étaient réellement impressionnant. La vendeuse très professionnelle vantait les qualités de ses produits, explicitant leur utilisation, leur méthode de nettoyage et une partie des sensations recherchées.

- Et celui-ci a une petite housse de rangement.

Cramoisie, luttant contre sa gêne, Hermione lui sourit.

- Je vais prendre ces trois objets.


Hermione retourna au bureau le lendemain matin, avec l'air du chat qui vient de manger un canari. Après un début de soirée à potasser les différentes notices et à mettre en place des piles – ce que les réflexes se perdaient vite lorsqu'on ne vit plus dans le monde moldu – le reste du temps avait été occupé par une délicieuse rencontre avec son nouvel ami – Rupert. Oui elle avait donné un prénom à un sex-toy. De nombreuses femmes le faisaient comme le lui avait appris la vendeuse la veille et elle ne se remettait toujours pas de son audace.

Ce matin, en prévision d'une longue journée, la jeune femme avait décidé de tester un autre accessoire. Deux petites balles caoutchouteuses reliées par une cordelette et équipées d'une fonction vibrante à déclenchement aléatoire ou télécommandée. D'après Hermione, une petite merveille.

La journée commença sous les meilleurs auspices. Sa secrétaire et camarade de promotion lui avait apporté un thé chaud, ses dossiers en cours étaient quasiment tous traités et en dehors de la préparation d'une réunion en présence de tous les éditeurs le lendemain, sa journée serait consacrée à la lecture d'un nouveau roman. Soupirant de contentement, elle se glissa avec délectation dans une histoire d'amour sur fond historique.

- Granger ?

Une alarme retentit dans la tête d'Hermione. C'était la voix de Malefoy. Elle releva la tête et vit les yeux de Malefoy, son rictus et son corps. Son esprit finit par associer ce qu'elle voyait et ce qu'elle entendait. Drago Malefoy était devant son bureau. Alerte rouge. Que faire ?

- Oui ?

Le son qu'elle émit fut plus proche du borborygme que d'une prise de parole assurée.

- Peut-on se voir avant la réunion des éditeurs ? Je voudrais te soumettre une idée.

Oh Merlin. Non. Elle seule à seul avec Drago Malefoy. Inspirant, elle tenta de juguler sa panique. Ok, elle pouvait le faire. Montrant le fauteuil face à elle d'un geste de la main, elle répondit avec un sourire crispé.

- D'accord, assieds-toi.

Le rictus moqueur de Malefoy envoya une décharge électrique dans son corps. Où était-ce la fonction vibrante aléatoire qui s'enclenchait ? Oh non, pas ça. La porte de son bureau se ferma sur un signe négligent de la part du sorcier blond. Hermione sentit le piège se refermer sur elle. Elle inspira et tacha de se concentrer.

- Je pense que nous devons diversifier nos lignes éditoriales, attaqua Drago d'une voix on ne peut plus sérieuse. Obscurus Book a besoin de toucher un public plus jeune. D'après les dernières statistiques, nous n'intéressons pas les moins de vingt-cinq ans.

La décharge précédente n'était rien comparée à celle qui suivit. Les deux boules commencèrent à vibrer par intermittence stimulant habilement les parois de la jeune femme. Elle pinça les lèvres et se réinstalla sur sa chaise. Malheur ! C'était encore meilleur ainsi.

-… Donc je pense que nous pouvons faire largement mieux. J'ai regardé ce que les moldus avaient à proposer et il y a une grande diversité de types en fonction des âges. Et ça se vend terriblement bien ! A croire que les parents n'ont que faire du prix, tant que ça contribue à l'éducation de leurs enfants.

Hermione acquiesça en essayant de prendre un air concerné. Malefoy lui jetait des regards de temps en temps, entre deux présentations de chiffres. Inspirant, la jeune femme croisa les jambes et dut se retenir de gémir à haute voix. Les vibrations aléatoires stimulaient un point particulièrement sensible de son anatomie dans cette position. Elle prit une grande inspiration, essayant de se dissocier de la vague de plaisir qui montait en elle.

-… Des adaptations des contes sorciers illustrés et pour les différents âges, des dessins animés par magie qui raconteraient une histoire sur une vingtaine de pages comme les « rubans dessinés » moldus, on a bien sûr le roman pour adolescente en mal d'amour, mais on pourrait également faire une collection de cahier de vacances de la première à la septième année…

La sensation montait en Hermione et elle cherchait irrésistiblement à la contenir. Elle sentait ses parois se contracter et en essayant de raccrocher au discours de Malefoy, elle sut qu'elle ne mettrait pas longtemps à décoller. Essayant de ne pas perdre pied, elle s'accrocha au bord de son bureau tout en tentant de maintenir une expression sereine.

- … Des trucs comme « Comment mieux réussir mes potions ? ». Avec Severus en tant que professeur à Poudlard, ce genre de choses peut faire un tabac…

Ok, la mention de leur ancien professeur était de trop. Elle projeta Hermione directement à ce fameux soir où elle l'avait embrassé. Elle revit en quelques secondes leur baiser, ses longues mains… Son orgasme la prit par surprise, ravageant ses sens. Elle ne put que fermer les yeux et se mordre les lèvres. Elle eut le réflexe de baisser la tête, dans une position que Malefoy du prendre pour de la réflexion.

La boule de feu prit naissance dans son sexe et se propagea dans tout son corps alors qu'une sensation merveilleuse de détente apparut quasi-immédiatement. Le soulagement courra dans les veines de la jeune femme : elle était apaisée. Jetant un œil à son vis-à-vis elle se rendit compte qu'il l'observait de biais en continuant à parler. Elle se recomposa une attitude, raccrochant in extremis à ces dernières paroles :

- … Ainsi nous pourrions intéressés toutes les classes d'âge. Qu'en penses-tu Granger ?

Hermione se repositionna sur son siège, cherchant une contenance. Un petit éclair de plaisir lorsque le sex-toy bougea en elle l'incita à se figer pour donner une réponse rapide.

- Je dois dire que je suis impressionnée, émit-elle d'un ton grave. C'est un projet ambitieux et une excellente idée. Si tu m'en parles c'est que tu souhaites mon appui…

- Tout à fait, sourit Drago en dévoilant ses dents. Je veux que tu me fasses le dossier complet et on pourrait partager le mérite de toute cela… Disons 60/40. Majoritaire pour moi, bien sûr.

- Bien sûr… Répéta Hermione sur un ton légèrement incrédule. Ta proposition m'intéresse, avoua-t-elle franchement. J'aimerai que tu me laisses une après-midi de réflexion, voir ce que je pourrais faire pour t'aider au mieux.

Incrédule, elle vit Malefoy incliner la tête comme s'il n'en attendait pas moins d'elle. Hermione pensait qu'il allait dire quelque chose comme « c'est à prendre ou à laisser ».

- Nous négocierons notre participation à ce projet demain matin alors, je voudrais présenter tout cela demain.

Hermione acquiesça, Malefoy se leva et s'en fut après avoir pris rendez vous avec elle le lendemain à neuf heures. La jeune femme s'effondra quasiment sur son fauteuil une fois la porte refermée. Elle releva ses cheveux dans un geste de détente tandis que son esprit s'éclaircissait. A ce moment-là, la panique l'envahit. Qu'est-ce que Malefoy avait dit, déjà ?


RAR

stnijoma : Salut à toi et bienvenue ! Merci pour ton commentaire sur les chapitres précédents. Il est sûr que Severus va énormément l'aider mais pour le moment elle essaie de se contrôler seule... Y arrivera-t-elle lors de leur prochain thé dans le chapitre suivant ? Rien n'est moins sûr. J'espère que tu as apprécié cette "huitième victime"... A très bientôt pour la suite !


Bavardage et autres questions

(Pour ceux qui me suivent sur d'autres histoires, je rappelle que je viens de perdre mon pauvre petit Nate, ordinateur chéri. Il est à présent chez le réparateur qui normalement a de bonnes nouvelles pour moi. Néanmoins les pièces commandées pour lui sauver/rallonger la vie risquent de mettre du temps à venir, ce qui impactent certaines parutions - pas pour cette semaine mais plus pour les suivantes. Normalement sur HGN vous ne devriez pas le ressentir, le délai de publication étant de trois semaines mais je préférais vous avertir qu'un retard est possible pour le prochain chapitre.)

Bien, bien, bien... Je rappelle à toutes fins utiles que faire monter le niveau de frustration des lecteurs est un stratagème d'auteur -certes sadique- largement répandu et qui a fait ses preuves dans le temps... Conan Doyle a tué Sherlock pendant dix ans, par exemple... Bon il a faillit se faire planter un couteau dans le corps par un fan... Vous ne feriez pas ça... Si ? Tout cela pour vous dire que si nous n'avons pas assisté au Severus/Hermione dans ce chapitre c'est purement pour mieux l'apprécier dans le chapitre suivant... Par ailleurs j'attends vos suggestions. Hermione et Severus : où, quand, comment ?

J'espère que ce chapitre et la petite interlude avec Drago vous aura plue... J'attends vos réactions avec impatience ! Que pensez-vous de notre Hermione libérée mais sous contrôle (pour combien de temps ?) ?