Auteur : Suzan

Note : Tous les personnages canoniques appartiennent à JKR, je ne fais que m'amuser avec.

Résumé : Hermione Granger est une jeune femme de vingt-et-un ans parfaitement saine de corps et d'esprit… Il y a juste un léger détail, trois fois rien, une broutille, une paille comme dirait sa mère. Hermione a quelques soucis avec ses pulsions.

Crédits : Photographie E.W. pour The Bling Ring (Pathé Distribution) et Abaca. Montage par Suzan.

Avertissement : Cette histoire met en évidence des relations entre adultes consentants - c'est même un peu le thème central de la fiction comme l'indique son titre - considérez-vous comme prévenus.

NDA : Bonjour à tous ! Et voici le douzième chapitre d'Hermione Granger Nymphomane ! En retard et j'en suis désolée, c'est totalement indépendant de ma volonté : FFnet était en plein bug jusque là et je n'ai pas pu poster au moment où je le souhaitais. J'ai laissé notre chère héroïne dans une situation fort peu sympathique la semaine dernière, j'espère que ce chapitre rattrapera mon sadisme d'auteure.

Je voulais aussi préciser que les informations que j'ai utilisé pour écrire mon précédent chapitre sont toutes vraies - le syndrome d'Hermione est bel et bien réel et touche les femmes. A ce jour aucun remède efficace n'est au point et on ignore globalement ce qui provoque le symptôme. Si la question vous intéresse, je peux vous remettre les références que j'ai utilisé. Cependant, comme je le disais en introduction de cette fiction, j'ai vraiment essayé de me renseigner sur les causes et les effets de ce genre de syndrome mais ce que je décris est fictionnel destiné à être un divertissement et ne représente en aucun cas une réalité vécue.

Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente lecture ! On se retrouve plus bas =)


SOLUTION N° 3 : GÉRER AU JOUR LE JOUR

Hermione reprit conscience dans un décor qui commençait à devenir extrêmement familier : les quartiers de l'actuel professeur de DCFM de Poudlard. Elle tenta de se rappeler comment elle était parvenue à s'étendre sur le canapé mais elle ne se souvint de rien en dehors de la consultation avec le Guérisseur Smethwyck. La conversation qu'ils avaient eu ensemble suite à l'annonce du diagnostic restait encore floue.

Le bruit d'une plume grattant sur du parchemin l'intrigua. Elle se releva précautionneusement. Le soleil qui perçait à travers les fenêtres à meneau indiquait qu'il était midi passé dans ce petit coin d'Écosse. Elle avait du rester allongée un certain temps. Severus Rogue se trouvait assis devant un bureau qui faisait face à l'une des fenêtres. Il relisait des copies, corrigeant d'un trait rageur les imperfections de ces devoirs. Si Hermione se souvenait bien de l'agencement du château – et sous réserve que les pièces n'aient pas changé de place entre temps – les fenêtres devaient donner sur une partie du terrain de Quidditch et sur le lac.

Elle se leva et alla vérifier sa supposition. Le grattement de la plume s'interrompit et elle entendit clairement le professeur reboucher son pot d'encre. Distraitement, elle s'aperçut qu'elle avait raison : le lac Noir miroitait sous le soleil pâle depuis la fenêtre du salon. Il la rejoignit en quelques pas et elle se tourna vers lui, les larmes aux yeux.

A cet instant, Hermione se sentait faible et perdue. Idiote également. Elle ne savait plus par quel bout prendre le problème et la seule chose qu'elle était apparemment capable de faire était de pleurer. En colère contre elle-même, elle chassa ses larmes, cherchant à ravaler ses sanglots.

- Vous voulez en parler ? Demanda doucement Severus, en regardant alternativement son visage et le reste de la pièce comme pour masquer son malaise.

Un rire sans joie s'échappa de la gorge d'Hermione.

- Parce que cela vous intéresse ? Vraiment ? Attaqua-t-elle d'un ton mordant en cherchant son regard. Cela vous intéresse ce que je ressens ? Quand j'apprends que je vais rester… comme ça ? Que ma vie sentimentale est fichue ? Que je n'aurais jamais une existence normale ? Je n'imagine pas un seul instant que cela puisse vous intéresser, asséna-t-elle en pleine détresse.

Severus se redressa et elle put capter son regard. Ses yeux marquaient la colère qu'il ressentait à l'entente de ses accusations puis rapidement son expression se fit pensive et il émit précautionneusement :

- Je n'essaie pas de remuer des choses déplaisantes, Hermione. Vous m'avez demandé de vous aider et c'est ce que j'essaie de faire.

Il continua de parler de sa voix grave et râpeuse et elle l'écouta presque hypnotisée.

- Contrairement à ce que pense la majorité de la population magique, je suis un être humain, et dois-je le dire, un être humain familier avec la tristesse, la douleur, la colère et … le désespoir.

Cette remarque percuta Hermione au-delà de tout ce qu'elle ressentait. Elle la sortit pendant une seconde de son cocon de douleur et elle mit un baume sur sa colère. La compréhension dont Severus faisait preuve la sidéra – elle n'aurait jamais considéré que pleurer devant son ancien maître des potions apporterait une telle réponse.

Il s'éclaircit la voix, visiblement peu à l'aise dans l'énonciation de ce qu'il considérait sans doute comme une faiblesse. Il inspira calmement et poursuivit :

- Hermione, je vais vous transmettre un leçon qu'Albus a mis plusieurs décennies à me faire intégrer : rien n'est perdu d'avance, aucune situation n'est irrécupérable pour peu que vous y mettiez le temps et les efforts nécessaires.

Quelque chose dans ces paroles toucha Hermione et les larmes se remirent à couler le long de son visage. Après plusieurs secondes, elle sentit sous son visage le toucher rugueux de la robe sorcière du professeur. Ses bras l'entouraient maladroitement, son corps était crispé mais il acceptait de la laisser déverser sa tristesse, ses peurs et sa frustration contre lui dans une tentative d'être réconfortant. Ce constat lui permit de se calmer légèrement. La chaleur de son corps s'insuffla en elle et pour une fois, cette sensation n'avait rien de sexuelle mais était simplement rassurante.

Lorsque son corps arrêta de trembler et que ses derniers sanglots furent épuisés, elle se détacha doucement de lui, reconnaissante. S'essuyant les yeux, elle émit un « merci » quasi-inaudible. Severus hocha la tête et la guida vers le canapé. Il la fit asseoir et lui tendit une tasse de thé chaud.

- Avez-vous pu écouter ce que Smethwyck a dit ? S'enquit-il d'une voix qu'il essayait de rendre douce.

Hermione hocha la tête négativement.

- Voulez-vous l'entendre ?

- Oui.

Ainsi pendant plusieurs minutes, Severus lui fit le récit de la fin de l'entrevue. Il lui montra un carnet, la carte et les fioles de potion. Il estimait qu'une gorgée et demie serait plus appropriée mais cela restait à expérimenter. Pendant qu'il la renseignait, tout ce quelle pouvait percevoir était une simple phrase, une rengaine qui revenait sans cesse. « Vous n'êtes pas seule ». Forte de ce constat, elle se concentra sur ce qu'il avait à dire.


La reprise du travail fut plus facile que ce qu'Hermione avait prévu. Après son jour de congé, elle avait retrouvé son bureau, ses livres et ses auteurs à la différence près que le gallion était toujours au fond de sa poche ainsi qu'un carnet de notes et une fiole de Filtre de Paix. Severus lui avait laissé deux semaines pour s'acclimater avant le premier rendez-vous avec le psychomage.

Il avait légèrement redéfini leur stratégie d'action en fonction de ce qu'il savait du syndrome d'Hermione. Il lui proposa d'organiser ses journées différemment : au lieu de se réfugier chez elle dès qu'elle le pouvait, elle viendrait chez lui pour discuter, parler, aller en visite dans le Londres Moldu.

Chaque jour, entre midi et deux, elle le rejoignait dans ses quartiers pour déjeuner avec lui. Il lui demandait comment se passait sa journée, si elle avait des difficultés. Ce qui étonnait le plus Hermione c'était l'intérêt véritable qu'il portait à ses réponses. Lorsqu'il n'était pas disponible pour le repas, elle allait dans le Londres Moldu et visitait les librairies. Cela faisait des années qu'elle ne s'y était pas rendue et elle était simplement ravie de retrouver la fillette Je-Sais-Tout qu'elle avait été en cherchant dans les différentes sections.

Le matin et l'après-midi, Hermione se concentrait sur son travail. Elle avait ce nouveau projet avec Malefoy qui lui demandait des recherches avancées sur les lignes éditoriales des maisons moldues. Ses visites solitaires du midi l'aidaient à ajuster les concepts qu'il souhaitait mettre en œuvre. Elle corrigeait ses notes, aidée par les remarques que formulaient Severus lorsqu'il était disponible.

Le soir, elle rentrait chez elle et préparait à manger. Souvent, elle dînait chichement avant de repartir pour Poudlard. Severus l'attendait après avoir supervisé le repas du soir dans la Grande Salle. Avec lui, elle évoquait ses difficultés, ce qu'elle ressentait. Elle profitait également de la veillée pour remplir son carnet à destination du médicomage Smethwyck.

C'est en discutant de ses sensations un soir que Severus lui avait donné sa première leçon d'Occlumencie en prévision d'une réunion avec Malefoy.

- Il faut que vous cloisonniez votre esprit Hermione, expliqua-t-il sérieusement. Il est possible de vous dissocier de votre corps de façon à ne pas éprouver de douleurs – ou en l'occurrence de plaisir.

Hermione avait acquiescé et entamé les premiers exercices de méditation nécessaires. Le jour suivant, la réunion s'était déroulée sans accroc. Elle put échanger calmement avec Malefiy à propos de la liste des premiers auteurs publiés dans une des lignes éditoriales. Elle rentra chez elle avec la sensation du devoir accompli.

Ce qu'elle n'avait pas prévu c'est qu'un tel exercice serait si périlleux pour une novice. Alors qu'elle sortait de la cheminée du Directeur de Serpentard pour le saluer, le retour de tout ce qu'elle avait refoulé la percuta. La sensation fut si forte qu'elle dut s'asseoir, laissant échapper un gémissement de douleur.

Severus traversa la pièce en de grandes enjambées, appelant son prénom d'une voix inquiète. Conscient de son état, il s'assit sur le divan face à elle, restant à distance respectable. Seulement, le respect était peut être la dernière chose qu'Hermione avait en tête. La sensation de manque était si puissante qu'elle ne pourrait s'apaiser sans un soulagement physique. Elle entendit la voix de Severus mais fut complètement incapable de comprendre le sens de ses paroles.

Elle se leva et s'approcha de lui lentement, cherchant dans ses yeux la permission de lui faire subir les derniers outrages. En effet, lors de leurs discussions pour gérer la situation d'Hermione cette possibilité précise avait été évoquée à mots couverts. Severus, en parfait gentleman, l'avait autorisé à user de son corps comme bon lui semblait pour sa délivrance préférant lui qu'un autre avec des intentions moins honorables.

Le professeur hocha la tête calmement et elle posa un genou sur le canapé avant de s'asseoir à califourchon sur l'homme. Baissant la tête, elle l'embrassa doucement sur la bouche tandis que ses mains étaient occupées à le débarrasser de la chemise noire qu'il portait. Severus répondit à son baiser calmement. Tout son corps était tendu comme s'il se retenait ou s'empêchait de ressentir quoique se soit. Cet état de fait augmenta la frustration d'Hermione et elle se plaqua contre l'homme. Elle sentit ses seins, son ventre et ses cuisses compressés par le corps chaud tandis qu'elle léchait avec la dernière des envies la bouche du Serpentard.

Elle s'assit le plus délicatement possible sur le sexe encore recouvert de son ancien professeur. Au fur et à mesure de leurs baisers et de ses va-et-vient elle le sentit durcir, ce qui aiguilla son propre désir. Elle poursuivit ses mouvements, son plaisir augmentant de minute en minute alors qu'une tâche humide se dessinait sur les pantalons de l'ancien maître des potions. Elle posa quelques instants la tête sur son épaule, son plaisir s'accumulant dans son bas ventre mais sans réussir à lui faire atteindre un orgasme libérateur. Maudit syndrome. Un gémissement de pure frustration lui échappa.

- Que se passe-t-il ? Lui demanda Severus, la voix rendue rauque par leurs activités licencieuses.

- Je n'en peux plus, confia-t-elle à deux doigts de rugir, je n'arrive pas à jouir.

- Frottez-vous à moi, Hermione, commanda le sorcier en la prenant par les hanches pour la guider.

La sensation de ses mains sur ses hanches, le rythme régulier qu'il imposa et l'appui qu'il fournit suffirent presque à la faire partir et un cri lui échappa.

- Prenez tout, Hermione, tout ce dont vous avez besoin.

Cette simple phrase alliée à un léger coup de bassin lui permit d'atteindre la délivrance. Elle eut l'impression de décoller comme jamais. Les contrecoups de son orgasme furent si puissants que son corps frissonna de longues minutes. Dans l'intervalle, elle se rendit compte que Severus n'avait pas joui et qu'il la tenait tranquillement entre ses bras attendant qu'elle se remette.

- Vous vous sentez mieux ? S'enquit-il en remettant une mèche de cheveux à sa place.

- Oui, soupira-t-elle en tentant de l'embrasser.

Il lui répondit doucement, presque poliment. Hermione essaya d'insister pour qu'il puisse également atteindre son propre orgasme mais il se contenta de baisers tandis que son érection diminuait. Ils restèrent quelques instants dans cette position jusqu'à qu'Hermione ressente à nouveau la fameuse sensation de manque.

- Encore, Severus, quémanda-t-elle en se redressant. Recommençons.


Hermione était perdue. À vrai dire ce n'était pas la première fois que quelque chose lui échappait mais d'ordinaire une recherche efficace dans n'importe quel grimoire poussiéreux pouvait lui apporter un début de réponse. Dans la situation actuelle, cela ne lui serait d'aucune aide Cela faisait plusieurs semaines qu'elle avait demandé de l'aide à son ancien professeur de potions afin de gérer ses pulsions. Fort heureusement pour elle, Severus avait accepté et l'avait soutenue prenant rendez-vous pour elle avec les médicomages, lui apprenant les rudiments d'Occlumencie et allant même jusqu'à la laisser jouer avec son corps lorsqu'aucun autre remède ne s'avérait efficace.

Ce qu'elle ne comprenait pas c'est que Severus ne retirait rien d'un tel arrangement. Il ne voulait pas coucher avec elle. Il la laissait faire ce dont elle avait besoin pour se soulager, il l'embrassait, la touchait, la caressait au besoin, mais il avait toujours refusé de la faire sienne peu importe sur quel ton elle le lui suggérait. Cela semblait être une limite indépassable pour lui et cela, plus que tout le reste, frustrait Hermione au plus haut point.

Elle avait essayé de s'en ouvrir à son psychomage durant les séances mais toutes les hypothèses qu'il avait pu avancer ne convenait pas à Hermione. Il était vraiment peu probable que Severus soit amoureux d'elle par exemple mais elle sentait que quelque chose lui échappait, quelque chose de sous-entendu et d'implicite. Son comportement était celui d'un Serpentard et pour avoir l'explication ou à tout le moins un angle de réflexion, elle devrait demander à un autre membre de sa Maison. Or Hermione savait précisément à qui demander.

Forte de sa réflexion, la jeune éditrice donna rendez-vous à Blaise le jour même dans un restaurant du chemin de Traverse. L'établissement était simple mais très fréquenté ce qui empêcherait assurément tout rapprochement. Elle voulait simplement discuter avec lui et certainement pas repartir dans la relation qu'ils avaient entretenu quelques temps auparavant.

Hermione avait juste oublié un tout petit détail : les vacances avaient commencé en début de semaine. Ce fait la frappa lorsqu'elle entra dans le fameux restaurant pour le trouver quasiment vide. L'endroit qui servait de cantine pour la plupart des employés du Ministère ne recevait plus grand monde en période de vacances scolaires lorsque tous les enfants résidents à Poudlard retrouvaient leur foyer. La sorcière s'insulta pour son manque de prévoyance.

Alors qu'elle se dirigeait vers le comptoir pour prendre une table, une élégante main se leva dans le fond de la salle. Blaise l'attendait déjà, un sourire éblouissant accroché au visage, assis sur une banquette en cuir usé. Un fourmillement au niveau de son sexe débuta mais Hermione reprit rapidement le contrôle par une série de respirations. La méditation et l'Occlumencie l'aidaient généralement à traverser le pire en attendant de rentrer chez elle – ou mieux à Poudlard.

- Bonjour, Blaise, le salua-t-elle en s'asseyant face à lui et en plaçant ses jambes de manière à ce qu'il ne puisse avoir accès à son corps sous la table - et encore moins à son intimité.

- Hermione, lui sourit-il en lui tendant la carte du restaurant. Tu es superbe. Comment vas-tu ?

Cette simple phrase fit remonter un bon nombre de souvenirs érotiques dans le cerveau de la jeune femme. Inspirant une nouvelle fois, elle tenta de se dissocier de cet afflux. Elle était présente pour trouver des réponses, non pour coucher avec Blaise.

- Parfaitement bien, réussit-elle à répondre en esquissant un sourire.

Le reste du repas se passa de la façon la plus cordiale qui soit et Hermione se détendit légèrement. Blaise lui raconta les nouveautés de son travail et elle se permit plusieurs jeux de mot sur la façon dont Drago prévoyait de conquérir les Editions Obscurus Book. Au moment où le serveur apporta le dessert, Blaise lui offrit une ouverture :

- Pourquoi avoir demandé à me voir Hermione ? Ce n'est pas que je déteste nos déjeuners - loin delà - mais il me semblait que tu avais une question précise à me poser.

Hermione sourit. Blaise était intelligent et c'était toujours un plaisir de discuter avec quelqu'un réussissant à aligner deux neurones ensemble.

- Je rencontre une situation inattendue avec l'une de tes camarades Maison, entama-t-elle précautionneusement. Je souhaitais un éclairage de ta part car il y a une chose que je ne comprends pas.

- Quoi de plus logique, commenta Blaise en souriant. Seulement tu sais fort bien que tout renseignement à un prix.

L'éditrice s'y était attendue. Elle n'avait pas côtoyé Blaise pendant plusieurs semaines sans rien apprendre, elle mima donc une expression de surprise et fronça les sourcils.

- Et quel serait-il ? S'enquit-elle en portant son verre à la bouche.

Le regard de Blaise se perdit pendant quelques secondes dans le geste de la jeune femme.

- Rien de répréhensible je t'assure et aussi étonnant que cela soit, rien de sexuel, explicita-t-il en reprenant ses esprits. Si tu chasses un Serpentard, c'est que tu as d'autres… envies. Offre-moi à déjeuner et glisse un mot en ma faveur à la jeune Miss Lovegood.

Hermione lui adressa un regard déconcerté.

- Très bien, accepta-t-elle, mais Luna est fiancée à Neville, crut-elle bon de le prévenir, d'un ton dubitatif.

- Hermione, tu sais aussi bien que moi ce qu'il en est, répondit le Serpentard en accompagnant ses dires d'un regard éloquent. Très bien, raconte-moi tout et je verrai si j'ai la réponse.

La sorcière se retint de rougir au sous-entendu de Blaise et commença à lui conter par le menu l'histoire de sa rencontre avec Severus – en omettant sciemment de l'appeler ainsi. Elle évoqua également à mots couverts ses petits problèmes de pulsions et au sourire que lui accorda Blaise, elle sut qu'il avait largement compris plus qu'il n'aurait dû pendant leur courte relation. Lorsqu'elle termina son monologue, Blaise éclata de rire.

- Tu n'as pas de chance Hermione, rit-il avant de boire une gorgée de vin. Tu as dû tomber sur le seul Serpentard en ce monde qui applique les règles de bienséance à la lettre.

- Comment cela ? Questionna la jeune femme.

- Il est de coutume chez les Sang-Purs et particulièrement chez les Serpentards d'élever les jeunes gens avec des principes stricts en ce qui concerne le sexe et le mariage. Généralement, il n'y aucune pénétration avec la cérémonie et ce, pour des raisons évidentes, expliqua Blaise avec un sourire aux lèvres. L'homme – dont tu cherches si désespérément à me cacher le nom mais sache que je finirai bien par le trouver – semble avoir un sacré contrôle sur ses désirs. Il ne te fera rien tant qu'il ne l'aura pas décidé ou que vous ne serez pas mariés. En tout cas, si tu veux obtenir quelque chose de lui, il va falloir percer à jour sa cuirasse de gentleman.

Il fallut quelques secondes au cerveau d'Hermione pour intégrer cette nouvelle donnée puis la jeune femme sourit à Blaise et commanda un café. La discussion se fit plus légère jusqu'à ce que la sorcière règle l'addition sous le regard noir du Serpentard.

- Merci beaucoup Blaise, lui dit elle en se levant de sa chaise.

Elle alla jusqu'à prendre le risque de l'embrasser sur la joue pour lui prouver sa reconnaissance. Alors qu'elle se redressait son invité lui lança, goguenard :

- Et ton remerciement peut-il se monnayer sous une autre forme ?

Hermione lui fit un sourire éclatant.

- C'aurait été avec joie Blaise mais comme tu l'as si bien dit, j'ai un gentleman à percer à jour.


Papotage futile et gourmandises

J'avoue que je suis impatiente d'avoir votre sentiment sur le tournant que prends cette histoire. Que pensez-vous de la décision d'Hermione ? Du résultat de son déjeuner avec Blaise ? De la raison pour laquelle ce cher Severus refuse de céder ?

Je vous dis à très bientôt pour la suite ! Bon weekend à tous =)