Chapitre 6 : Super crise identitaire
Bardock se sentait très calme et pour une fois, il n'était hanté que par peu de visions. Il était réveillé depuis quelques minutes mais n'ouvrait pas les yeux, profitant de l'atmosphère paisible. Tout à coup, un bruit métallique assourdi par la distance le fit grimacer, le sortant de sa somnolence bénéfique. À regret, il commença à prendre conscience de tous les bruits qu'il y avait autour de lui, à savoir un cliquetis et la répétition d'un petit bip aigu. Il ouvrit doucement les yeux sur un plafond bleu clair et soupira, se rendant compte qu'il n'était plus là où étaient ses derniers souvenirs, c'est à dire dans une prairie à essayer de s'éloigner de ces deux familles de bâtards suspects.
« Où je suis encore ? » demanda-t-il dans un profond soupir sans détourner les yeux du plafond, en entendant un bruit de pas au fond de la salle.
« Je ne suis pas un chien ! Alors Commençons par des salutations : Bonjour. Je m'appelle Bulma. Comment te sens-tu ? » Lui répondit une voix de femme ironique et calme sans répondre à sa question.
« J'ai demandé... où j'étais, t'es sourde ? » Bardock tentait de faire preuve de patience le plus longtemps possible malgré un agacement dû à un élancement croissant dans sa tête.
« Ooh... C'est que c'est grognon et mal poli à l'état sauvage, j'avais oublié. »
Il ne releva pas la remarque, concentré sur son mal de crâne. Lorsque la femme fut presque au-dessus de lui qui était toujours couché, il tourna la tête vers elle et ne put s'empêcher de l'identifier à voix haute en soupirant. « La mère de la bâtarde putride de Végéta. »
« En effet, on se ressemble très fort, elle a hérité de ma beauté il est normal que ce soit la première chose que tu remarques » ironisa-t-elle. « Et ma fille, c'est Bra, tu l'appelles encore 'la bâtarde putride de Végéta' et tu passeras un sale quart d'heure ! C'est ma bâtarde aussi, après tout… » Le saiyen l'examina du coin de l'œil en grimaçant légèrement, il en était encore à regretter sa somnolence, sidéré de l'insignifiance de ces paroles. Soudain, la scientifique alluma une lampe blanche forte au-dessus de leur tête ce qui éblouit d'autant plus le saiyen migraineux. Ça l'avait fait totalement fait sortir de son agréable léthargie… Il se mit à s'agiter dans tous les sens pour se relever, déterminé à tenter encore de fuir cette nouvelle situation imposée. Il n'y parvint cependant pas car il était attaché à la table. Il força encore plus, les sangles en cuir ne cédaient pas.
« Laisse tomber… Même Végéta ne savait pas s'en libérer… Je suis un génie, je sais faire des choses absolument incassables même pour des brutes dans ton genre… »
Le saiyen fulminait en se recouchant lourdement. Maintenant, il croyait tout ce qu'on lui disait sur cette planète, il avait arrêté de s'étonner de tout. Mais ça ne voulait pas dire qu'il se soumettait.
« Alors je dois faire quoi ? Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que vous voulez tous ? »
Bulma plaisanta. « Je ne veux rien, juste te regarder impuissant ainsi me satisfait. » Même si sa petite conversation avec Végéta lui avait fait plaisir – il y avait eu peu de dégâts matériel et son compagnon s'était livré à elle comme ça arrive rarement - elle savait que son « mari » avait été ébranlé de cette rencontre, elle voulait donc faire mariner le saiyen afin de se venger d'une certaine manière... Mais elle était également ravie que Pan ait débarqué pour qu'elle soigne Bardock. Elle voulait le rencontrer mais n'avait pas le culot d'exiger une rencontre officielle comme l'avait fait Végéta.
La porte s'ouvrit à ce moment sur Gohan qui resta intrigué sur le pas de la porte en entendant le rire étrange de Bulma. Cette dernière cessa lorsqu'elle vit le demi-saiyen et l'invita à entrer d'un sourire et d'un geste.
« Désolé du retard. L'hôpital. » Dit-il en entrant. Il ferma la porte puis dit vers Bardock. « Ah, tu es enfin réveillé ! On s'inquiétait ! Mais… » Il revint à nouveau vers la scientifique. « Que fait-il attaché et à moitié nu ? »
« Il fallait que je l'attache pour l'examiner, au cas où. Tu crois que c'est parce que c'est ton grand-père qu'il est aussi docile que Goku ? »
« Tu aurais dû essayer de l'assommer avec une pierre, ça aurait peut-être aidé. » plaisanta Gohan.
« Il tombe tout seul celui-là. Pas besoin de pierre. Mais il vaut mieux être prudent… »
Gohan retourna une chaise et s'y assit à califourchon afin d'être confortablement installé pour parler à son grand-père qui détourna le regard du sien. « Tu as repris des couleurs, comme si tu étais plus reposé. »
« Que voulez-vous ?... » demanda le saiyen à voix basse.
« Nous ne savons pas encore exactement. Nous te retournons donc la question. À part partir, que veux-tu ? »
« Partir. »
« Bon, alors je vais être plus clair. » le changement de ton de son petit-fils attira le regard du saiyen. « Nous savons que tu es le père de Kakarotto et Raditz et que tu as envoyé mon père sur cette planète afin qu'il en supprime toute la population. Seulement voilà, mon père est devenu amnésique, a oublié sa mission et a construit sa vie, ici. Est-ce que ta présence ici a un rapport avec ça ? »
« Et Raditz ? »
« C'est un don chez toi de répondre à une question par une question. Il a été tué par son frère. Il voulait qu'on rejoigne son équipe de sanguinaires sans nous donner droit au chapitre. Il était trop brutal et agressif. »
« Ça c'est le moins qu'on puisse dire. » commenta Bulma avant de s'allumer une cigarette.
« Est-ce que ce n'est pas normal ? » La question surprit Son Gohan. « Kakarotto devait reprendre contact avec son peuple une fois le travail entamé. N'ayant pas de nouvelles, Raditz est venu le chercher pour le ramener chez eux coûte que coûte. C'est ce que tu aurais fait, non ? Si tu n'avais plus de nouvelle de ta petite fille chérie, par exemple. »
L'ainé de Goku jeta un regard à Bulma, qui vint à son secours. « L'art et la manière, voyons ! Il lui a été dit clairement et rapidement à ton enfant prodige que Goku ne voulait pas le suivre. Il n'a rien écouté, il a donc payé. Ça aussi tu peux comprendre, non ? »
Le saiyen étendu se rembrunit encore.
« De toutes façons, ils n'avaient plus de planète à rejoindre… » Gohan prit sa respiration et continua lorsqu'il trouva ses mots. « C'est la Terre, la planète de mon père, depuis toujours et ça ne changera jamais… Malheureusement, Raditz n'a pas su écouter. »
« J'ai compris. » il commençait à être agacé. « Et je suppose que vous me réservez le même sort ? »
« Tu veux nous rallier à ta cause sans nous écouter ? »
« Non… » le saiyen était plus terne que jamais. « Je n'ai plus de cause à rallier… »
« Alors nous n'avons aucune raison de te neutraliser pour le moment, tu n'es objectivement pas un danger pour nous. » le demi-sang ne semblait pas avoir décelé de fragilité dans la dernière déclaration de son grand-père.
Bardock roula des yeux. « Merci de me rappeler ma condition de minable, monsieur le super saiyen… »
« Comment tu sais ça ? »
« Gamine bavarde. »
« Vraiment ? C'est Pan aussi qui t'a appris pour la mort du saiyen Nappa ? »
Le questionné ne répondit plus rien, il avait remarqué le ton ironique de la terrienne qui venait d'intervenir.
« Bon ! Passons aux choses sérieuses. » Gohan tendit la main vers Bulma qui lui donna le dossier qu'elle portait. Il l'ouvrit, chercha un instant ses mots et commença. « Cher Bardock… Tu sais m'explique ça ? » il lui présenta un compte-rendu d'encéphalogramme.
« Quoi ? Ce sont des lignes… » répondit le saiyen, non sans ironie.
« Ah ah… Ne fais pas le rigolo… Ceci est ton activité cérébrale depuis que tu es ici ! C'est à dire quarante-huit heures ! » dit Bulma.
« Et alors ? »
« Et alors ? Ton activité n'est pas nette, voyons ! Tu dois très mal dormir, ton cerveau n'est jamais à l'arrêt ! »
Un silence suivit. Bardock quitta le regard de Bulma pour se tourner vers Gohan. Qui ne lui vint d'aucune aide. « Je comprends rien à ce qu'elle raconte... La vieille radote. »
« Tu peux nous le dire. » dit simplement Gohan au bout de quelques secondes. « Ce que tu ressens ou vois… »
Gohan soupira ou mutisme interminable de son grand-père. « On veut comprendre… Juste comprendre. »
Le saiyen ne voulait rien dire. Il ne savait pas exactement pourquoi. Sans doute parce qu'il avait du mal à comprendre en quoi, à part le rendre encore plus vulnérable, allait servir la révélation de ses visions. En même temps, il se demandait comment ils allaient se servir de ça pour lui nuire…
« J'ai mal au crâne depuis que je suis réveillé. Chez vous c'est signe de mort imminente ? »
Troisième silence. Cette fois, ce fut Gohan qui essaya de le convaincre.
« Ecoute… ça n'a rien à voir avec un banal mal de crâne. Ça fait plusieurs fois que tu t'évanouis comme ça… Et tu as parfois des absences non contrôlées… J'ai remarqué que tu savais en prévoir certaines... On ne te veut vraiment pas de tort, au contraire ! Tu es peut-être l'instrument d'une attaque contre nous, c'est déjà arrivé. Peut-être que tu as subi une manipulation cérébrale et que ça ne se passe pas comme prévu ? »
« Huh ! Rien à voir ! »
« Bon, alors, tu sais pourquoi ton cerveau est si actif ! On a besoin de savoir ! »
« Je ne vois vraiment pas pourquoi ! Je n'ai aucune bonne raison de vous parler de ça ! » cracha-t-il vers Bulma qui avait porté ses mains au visage pour soupirer de lassitude.
« Pourquoi vous vous méfiez du monde entier, vous, les saiyens ? Pourquoi ne pouvez-vous concevoir qu'on puisse simplement avoir envie de rendre service sans rien attendre en retour ? »
« Parce qu'on s'est déjà fait baiser deux fois ! La générosité ce n'est jamais gratuit ! »
La femme de l'ancien prince des saiyens perdit patience. « Si on se méfiait de toi, espèce de crétin, on t'aurait troué la peau depuis longtemps ! Tu peux comprendre aussi ça ? »
Gohan s'interposa entre la femme de Végéta et son grand-père qui avait une nouvelle fois essayé de se débarrasser de ses liens. « Du calme ! On arrivera à rien comme ça… Mais il faut avouer qu'elle a raison Bardock… »
« Super ! Alors détachez-moi. Et laissez-moi partir vu que nous n'avons pas l'intention de me tuer. Je ne veux pas d'aide. Ni la vôtre, ni celle de personne. Je veux m'en aller. » après un ultime échange de regards déterminés, Gohan s'exécuta. Bulma voulut s'interposer mais il l'arrêta d'un geste. Après une courte hésitation, le saiyen se redressa assis sur la table sur laquelle il était couché l'instant d'avant, dos aux deux autres. « Je ne sais pas ce que je fous ici et je ne veux plus savoir pourquoi… Je veux juste m'en aller ! »
« Fuir, tu veux dire. » grinça la terrienne. Il se tourna vers Bulma et lui demanda sèchement en ignorant sa remarque.
« Elle est où mon armure ? »
« Troisième couloire, deuxième porte à gauche. »
Il se dirigeait vers la sortie du laboratoire quand Gohan l'interrompit encore « ça ne veut pas dire que tu peux vraiment partir, Bardock ! » Il s'arrêta, intrigué par le ton sévère qu'avait pris son petit-fils. « Si tu ne veux pas être aidé, tant pis ! Tu ne veux pas savoir pourquoi tu as été ressuscité, très bien ! Mais nous bien ! Nous devons savoir, pour notre sécurité. Tu as beau savoir pourquoi tu as des troubles mentaux ça n'exclut pas le fait que tu puisses être un maillon d'une force extérieure désirant nous nuire, à ton insu ou non. »
Bulma était étonnée du discours du fils de son ami mais sourit lorsqu'elle vit Bardock réfléchir encore un peu. L'espoir fut de courte durée car le guerrier têtu continua sa route. Elle retint le demi-saiyen qui avait fait un pas pour l'arrêter.
« Bien essayé Gohan. Mais ne t'inquiète pas. La Capsule Corporation est grande, il n'est pas encore parti. »
« Il est complètement borné ! Je n'ai plus aucun argument pour qu'il soit coopératif ! Je n'ai pas envie d'utiliser la force… »
« Nous n'en sommes pas encore là. » assura Bulma d'un air confiant.
« Il est complètement renfermé. Je pense que son principal problème est qu'il n'accepte pas la disparition de sa planète. Il a tout perdu. Comment venir en aide à quelqu'un qui n'a plus rien ? »
« Tu aurais été psy, t'aurais peut-être pu comprendre et le convaincre tout de suite. » plaisanta Bulma. « Tu sais bien que Végéta n'a pas été conquis en un jour... Et je peux t'assurer qu'il avait l'air aussi abattu que celui-ci. Laisse le temps au temps. Il faut juste trouver ce qui peut le rattacher à nous. On va voir ce qu'il fait, là maintenant ? ça sera peut-être intéressant. »
Gohan sourit, rassuré par la vieille amie de son père qui avait toujours plus d'un tour dans son sac pour arriver à ses fins. Ils sortirent de la salle à leur tour pour rejoindre celle où se dirigeait leur « patient ».
Bardock ouvrit la porte de la salle indiquée par Bulma. Il tomba sur une salle large et profonde : des vitrines remplies de statues et d'objets mis en valeur longeaient les murs. Les statues étaient en réalité des mannequins habillés de différents types d'armures de saiyens ainsi que d'autres modèles de tenues de combat plus loin. La largueur du fond de la salle était occupé par une grande machine. Il y avait également beaucoup de photos et de documents affichés.
« Qu'est-ce que c'est que tout ça… » murmura Bardock en traversant la salle en détaillant ce qu'il était en train de regarder. Il était émerveillé et dégoûté à la fois en mettant les yeux sur une des armures qui était un modèle commandé par l'armée de Freezer. Il revint sur ses pas et tomba nez à nez avec Bulma et Gohan. Il sursauta et soupira.
« Ah, tu ne sais visiblement pas encore sentir les énergies. » remarqua Gohan. Bardock lui lança un regard affligeant en ouvrant la bouche, prêt à lui répondre de manière insultante mais Bulma l'interrompit.
« Alors, que penses-tu de cette salle ? Je viens d'y ajouter ton armure. C'est une copie bien sûr, l'originale est avec Pan, tu la récupéreras après, c'était un piège. Oui, c'est scandaleux. Oui, je suis géniale. »
« Pourquoi ? Comment ça se fait que vous avez autant de choses qui viennent des saiyens ? Pourquoi tout est ici ? Et le caisson ? »
« Je vis avec un saiyen, il est logique que je reçoive plein d'informations et vu mon génie, c'était un jeu d'enfant pour moi de les étudier puis de les reproduire ! »
« Mais pourquoi ? »
« Je l'ai dit ! Je vis avec saiyen et si je l'ai choisi lui c'est parce que je m'y intéresse donc tout ce qu'il sait est entreposé ici ! C'est notre boîte à souvenirs ! »
« Il ne sait rien ! » cracha Bardock.. « Les souvenirs ? Le peuple saiyen n'est pas mort et il ne le sera jamais ! »
Gohan intervint, il venait de comprendre pourquoi Bulma l'avait emmené ici. « Nous gardons tout ceci et nous les reproduisons parce que nous sommes les descendants de tout ça ! La planète Végéta est détruite ainsi que la quasi-totalité de son peuple mais pas leur mémoire ni leur importance, tu as raison. L'avenir des saiyens est ici, sur Terre. Tout est ici pour le patrimoine ! Pour que la culture saiyenne reste vivante encore longtemps ! »
« Cette planète ne devrait pas avoir tout ça, nous ne nous mélangeons pas ! Cette planète devrait être vendue ou totalement détruite ! » s'emballa le saiyen présent.
« Sur l'ordre de qui ? de Freezer ? » coupa Bulma, elle avait haussé la voix pour être écoutée mais restait toujours calme. Cette fois, Bardock mit une minute avant de répondre. « Je n'en sais rien… Freezer s'y intéressait pour son équilibre et nous parce qu'elle était facile à éliminer grâce à la lune… Mais nous envoyions déjà des enfants faibles afin de pré-coloniser des planètes avant que Freezer ne nous approche. Donc cette planète devrait donc être vidée, point. »
« Et bien ce n'est pas le cas ! Par contre, ce qui est arrivé et impossible à changer, c'est que la planète Végéta a explosé et qu'il n'en reste plus rien, les derniers survivants sont Végéta et Goku qui, heureusement pour vous quoi que tu penses, a préservé la Terre. Tout ce qui reste de votre planète est ici ! Sur Terre ! Terre encore debout grâce à eux ! C'est la Terre tout ce qui reste des saiyens ! La Terre qui est la planète des saiyens ! Rends-toi à l'évidence ! Ils ont été nombreux à vouloir détruire cette planète, aucun n'a jamais réussi ! Grâce aux saiyens. Accepte-le ou dépéris à petit feu ! »
Un long silence suivit, Gohan n'ajouta rien, ému par les paroles de Bulma. Il scrutait son grand-père qui était en proie à de profondes hésitations.
Le saiyen regardait de nouveau les armures et réfléchissait, comme hypnotisé tout en essayant d'ignorer les images qui lui revenaient, ne sachant pas si elles étaient dues à la nostalgie ou à sa « malédiction ». Il s'approcha d'une vitrine qui présentait des reliques de l'époque où Goku était jeune homme, il y avait notamment une photo de tous les participants du 21e tournoi. Le saiyen avait les yeux fixés sur Goku dans son équipement orange. Il se souvint d'hallucinations qu'il avait vu avec son fils dans cette tenue, il se souvint de l'herbe, du soleil, des décors terriens en somme…
« J'ai des visions prémonitoires… Quoi qu'aujourd'hui je suis plutôt hanté par des images du passé… J'ai vu des images de l'avenir à l'époque… Des images de saiyens, de mon peuple… Sur Terre, effectivement. » un fin sourire s'étira sur les lèvres de Gohan. Il était content que son grand-père considère seulement sa planète mais le ton déconfit et résigné de Bardock ne lui avait pas non plus échappé.
Après de longues minutes, le saiyen finit par soupirer et desserrer les poings. Il redressa la tête et se tourna vers la terrienne et son petit-fils. « De toutes façons, j'ai pas le choix. Les faits sont là. Tout a foutu le camp. »
« Je te propose un marché. Tu nous aides à découvrir la raison de ta résurrection sur cette planète tout en nous en apprenant plus sur ton peuple. À ce moment, tu pourras partir si tu le souhaites toujours. » Nouveau silence. Bulma détestait ça, elle enchaîna donc. « Bon… Je prends ça pour un oui. Alors, commençons : l'armure qui est exposée derrière toi, tu peux me dire quelque chose dessus ? Qu'on avance, hein… Ça commence à me lasser ce mutisme… »
Bardock, s'empêchant de réfléchir au bienfondé de ce marché, obéit. Il se tourna et détaille l'armure indiquée.
« Elle est à épaulettes, claire et épaisse avec un sous-vêtement intégral noir… C'est une commande de Freezer pour ses autres guerriers plus fragiles que nous. » répondit-il.
« Oh ! Je vois ! C'est vrai que c'est assez logique, elle est totalement opposée à la tienne bien que basée sur le même modèle… » fit Bulma, en pleine illumination, contournant le saiyen pour aller encoder ses nouvelles informations sur le petit ordinateur près du mannequin.
Bardock s'éloigna d'elle, les bras croisés, il fit quelques pas en regardant le sol, pensif. Gohan l'observait, essayant d'en apprendre plus dans sa démarche de réflexion pour mieux comprendre son comportement. La femme de Végéta se tourna vivement, craignant que Bardock ne se soit sauvé. Elle retourna vers lui et le tira par le bras vers une autre vitrine. Gohan grimaça, compatissant envers son grand-père, ça ne devait vraiment pas être agréable de capituler ainsi, d'accepter de changer de façon de voir les choses aussi brusquement… Il avait fallu tant de temps à Végéta, il était logique que Bardock ne comprenne pas aussi vite, même si leur contexte respectif était totalement différent… Le prince des saiyens était d'une certaine manière en position de force, alors que le grand-père de Gohan ne l'était pas du tout… Et il le savait très bien, ce qui devait être encore plus difficile. « Qu'as-tu à me dire sur celle-là ? » Curieux, le fils de Goku avança de deux pas pour voir l'armure qui était le sujet de la question de Bulma pour Bardock. Ça le fit sourire, Bulma montrait le modèle qu'elle avait elle-même conçu sur Terre sur base des conseils de Végéta.
Bardock inspecta calmement l'armure blanche simple sur son sous-vêtement bleu.
« On ne dirait pas une matière qui existait sur Végéta et je n'ai pas souvenir que ce soit un modèle de Freezer. » commenta-t-il.
Bulma sourit d'un air satisfait à Gohan. « Tout à fait… Et qu'en penses-tu ? »
Le saiyen haussa les épaules. « C'est pas le genre d'armure que je mettrais vu que je déteste avoir les bras couverts mais ça m'a l'air objectivement solide et pratique car elle n'a ni épaulettes ou autres protections souvent inutiles pour notre morphologie… »
La femme de Végéta était évidemment très fière en entendant cette réponse.
« Oui, c'est moi qui l'ai conçue. J'ai enlevé des défauts et amélioré la maniabilité de la matière et du modèle… » ne pu-t-elle s'empêcher de dire finalement, laissant transparaître dans sa voix une fierté totale, avec un petit air modeste qui sonnait faux. « Je pourrais améliorer la tienne, si tu veux ! »
Bardock avait décidé de ne plus rien faire comme commentaire ou comme appréciation espérant qu'ainsi on le laisserait tranquille, il voulait s'en aller.
« Bul… » commença Gohan.
« Et celle-là, dis-moi tout ce que tu sais dessus… » continua Bulma sans écouter le fils de Goku en emmenant Bardock d'un autre côté.
« Bulma, stop ! » coupa Gohan. Il sentit son grand-père soupirer intérieurement de soulagement. « Je crois que c'est assez pour aujourd'hui… »
« Comment ça, mais… » elle regarda Gohan qui essayait d'être convainquant puis regarda Bardock et remarqua enfin son air las et ses yeux qui lui donnaient un air désagréable. « T'en as si marre que ça ? » Toujours aucune réponse, mais son regard en disait long.
« Je te le ramènerais prochainement, c'est juré. » promis le fils de Goku.
Quoi qu'un peu agacé que son agenda se définisse sans son avis, Bardock s'éloigna des vitrines tubulaires d'exposition, de peur que l'un ou l'autre change soudainement d'avis.
« Où est mon armure ? C'est vraiment Pan qui l'a ? » demanda-t-il à Gohan. Le père de la citée répondit oui de la tête.
« Ton armure à toi est au deuxième étage, quatrième porte à gauche ! » précisa Bulma. Ensuite la terrienne pris rapidement congé des deux guerriers.
Bardock allait quitter la pièce à son tour mais il fut encore une fois frappé par une vision violente qui le coupa de la réalité quelques secondes. Il eut besoin de s'accrocher au mur pour ne pas perdre l'équilibre. Gohan s'approcha de son grand-père qui avait les yeux pressés, sa main libre était appuyée sur son front pour faire partir plus vite ses visions. Une fois les images passées, il rouvrit les yeux sur ceux de son petits fils qui étaient à présent plantés dans les siens.
« Quoi ? » fit Bardock, mal à l'aise par la promiscuité avec son petit-fils.
« J'ai quelque chose pour tes images dans la tête… » il fit une pause afin d'étudier la réaction du saiyen. Celui-ci resta impassible. « Mais je ne te soulagerai que si tu me jures qu'elles ne nous apprendront rien sur ta présence ici. »
« C'est arrivé avant que je ne meure ! J'ai été distrait et blessé en mission sans le vouloir par un… »
« Non, ça ira, je m'en fiche d'avoir les détails, ça ne me regarde pas ! Je devais juste savoir si ça datait d'avant ta résurrection ou non. » coupa Gohan, en s'éloignant de lui en lui frappant amicalement sur l'épaule. « J'avais donc bien deviné ! Je suis vraiment content ! J'ai travaillé pendant que tu dormais. » Bardock était très interloqué. Cependant, il ne s'attendait pas du tout à cette réaction. « Tiens, dans ce cas ! ça pourra sûrement te faire du bien ! » il lui envoya un petit flacon remplit de pilules. « Prends en un par jour, deux si t'as encore des grosses visions violentes… ça ne va pas les faire disparaître totalement, ce n'est pas possible ça… Mais ça t'aidera à les contrôler, à les atténuer, voir à les anticiper. Je ne saurais pas prédire avec exactitude les effets de ce calmant neurologique sur un saiyen. »
Bardock continuait de regarder le demi-sang, étonné de son plaisir à lui donner ces cachets pour l'aider à avoir moins de visions… Il ne comprenait décidément pas du tout les réactions de ces gens. Il reprit ses esprits, referma son poing avec le flacon et se dirigea vers la sortie, pour chercher son armure.
« Au fait… » dit-il quand même, sans se retourner, au milieu de l'encadrement de la porte. Il attendit deux secondes que son petit-fils soit bien attentif à sa question. « Un mioche en jaune qui hurle, pleure ou je ne sais quoi à en faire exploser un détecteur… C'était bien toi ? » il parlait d'une de ses visions et Gohan comprit rapidement qu'il faisait référence à son enlèvement par Raditz.
« Heu… Oui. » Sa réponse était hésitante car il sentait que ça n'allait pas plaire à son grand-père, au ton qu'il avait employé pour poser la question.
« C'est une qui me donne le plus mal à la tête… Connard… »
« Ah… Eh bien, heu… Rappelle-toi que c'est bientôt fini grâce aux pilules que tu tiens ! » dit Gohan pour se faire pardonner en élevant à peine la voix en se passant une main gênée dans les cheveux et la nuque.
Dans la chambre de Bra, les conversations allaient bon train entre les deux jeunes filles. Elles n'avaient plus évoqué l'incident entre Bardock et Bra. Cette dernière faisait comme si il ne s'était rien passé.
« J'ai vraiment pas envie d'être demain… » disait Pan, couché sur le lit qu'elle occupait chaque fois qu'elle venait chez Bra. Celle-ci était assise dans le sien, lisant un bouquin.
« Pourquoi ? » répondit-elle en baissant son roman. « Tu adores entraîner tes mômes pourtant… »
« Y'aura Dan qui s'entraînera à côté donc forcément je devrais le voir… Je n'irai que si il n'est pas là. Après tout, je manque rarement l'entrainement, c'est bon pour une fois. »
« Pfff… Je sais toujours pas pourquoi c'est fini avec celui-là… Parce qu'il est moins fort que toi ? »
« Non, ça je m'en fiche ! » son amie émit un bruit qui témoignait de sa perplexité.
« T'aurais dû commander ça à Shenron ! De t'amener un mec plus fort que toi… »
Pan ne répondit pas tout de suite. « Ben figure-toi que j'ai hésité... »
« Quoi ? » s'étonna Bra. « T'as vraiment hésité à demander de rencontrer un mari ? »
« Mais non ! J'ai… Je voulais juste quelqu'un de plus fort que moi pour me motiver à le surpasser ! Enfin tu vois quoi... »
« Non, justement, je ne vois pas. » Pan avait entendu tout le mépris de la fille de Végéta pour ses considérations de force.
« Et puis finalement j'ai pas demandé ça, parce que je sais que c'est ridicule de souhaiter ça ! » Une fois sa surprise passée, la fille de Végéta éclata d'un grand rire moqueur. Ce qui vexa Pan. « Sympa… Je te fais une confidence et puis… »
« Ahlala… Pan, tu me fais vraiment rire… Tu te prends vraiment trop la tête… ! Un homme plus fort, c'est un risque d'être dominée. » En se redressant, Bra aperçut l'équipement du saiyen ressuscité à côté du lit de Pan. Ça lui rappela l'épisode douloureux survenu quelques jours précédemment. « Tu as le don d'avoir des rêves totalement irréalisables et de t'intéresser à des choses totalement futiles… Devenir super saiyen alors que c'est génétiquement impossible, vouloir te marier avec un garçon plus fort que toi, tolérer et suivre partout un vieux saiyen venu de nulle part tout puant et vulgaire, avec certainement plein de poux dans sa queue de singe infâme… Et qui en plus m'humilie ! »
Ça y est, on y était… Bra devait vider son sac. La fille de Gohan était totalement ulcérée du subit discours de son amie. « De un, je me suis fait à l'idée que je ne serais jamais super saiyen et c'est cruel de ta part de me dire ça vu que toi tu peux l'être exactement quand tu veux ! De deux, il n'est peut-être pas impossible qu'un terrien soit plus fort que moi parce que justement les gênes sont imprévisibles et de trois… Fous la paix à Bardock ! Il n'a rien à voir là-dedans ! Il est pas dégueu du tout et faut le comprendre un peu ! Il est loin de chez lui et il a des problèmes de santé ! Pour terminer, je te rappelle que tu avais toi-même une queue de singe à ta naissance ainsi que ton père ! »
« Huh ! » fit Bra en haussant les épaules. « Dieu merci, maintenant, je n'en ai plus et mon père non plus, ça ne sert plus à rien quand on est super saiyen… Parce que nous, nous pouvons le devenir et sans aucune manipulation génétique. » Pan ne savait plus quoi dire. Bra avait délibérément rappelé les capacités qu'elle avait juste pour blesser la fille de Son Gohan. Celle-ci excusa directement la cruauté de son amie qu'elle justifia par le probable désintérêt de Bra pour ses origines extraterrestres. Elle serait également très déçue si elle apprenait que Bra savait se transformer en super saiyen sans jamais combattre ou presque, ça la blesserait vraiment beaucoup.
Dans le silence, elle réfléchit au fait qu'elles n'avaient encore jamais eu cette conversation à propos du potentiel. Bra ne se battait pas, c'était tout. Elle n'avait jamais envisagé que la fille de Végéta pouvait être plus forte qu'elle... naturellement, génétiquement, sans effort. Les yeux de Pan s'emplirent de larmes lorsqu'elle pensa qu'elle pourrait sans doute faire tous les efforts du monde elle n'arriverait jamais à la cheville de son amie.
Elles sursautèrent de concert quand la porte s'ouvrit à la volée. Bardock fit trois pas dans la pièce en ignorant Bra et en se tournant vers Pan, qui avait les joues en feu en voyant son arrière grand père torse nu. Ce qui eut pour effet d'assécher ses yeux prêts à couler. Elle avait immédiatement oublié ses interrogations précédentes.
« Gamine, je veux mon armure ! »
« Dégage de là, macaque ! » fit la fille de Végéta, une fois sa propre surprise passée.
« Du calme. Je ne demande que ça, Connasse putride ! »
Bra fulminait mais se retenait d'exploser, comme toujours.
« Bardock ! » Pan avait repris ses esprits et dit son nom avec plein de bonheur dans la voix. « Je suis contente que tu ailles mieux ! ça fait plaisir de te voir debout ! Tu as repris des couleurs. Je… »
« Ouais, ouais… Super ! Je recommence : donne-moi mon armure ! » Pan s'exécuta. Bra était outrée de sa facilité à obtempérer à tout ce qu'il demandait.
« Enfin, t'arrêteras peut-être de baver comme ça… » dit Bra tout bas d'un air moqueur à l'attention de la fille de Gohan qui la fusilla du regard en se levant du lit pendant que le saiyen enfilait son équipement.
Bardock quitta directement la pièce sans un regard de plus pour personne. Pan dit au revoir immédiatement à son tour et suivit son aïeul. Ce qui énerva encore plus la fille de Bulma.
Une fois qu'ils furent sortis de la maison, ils se mirent en route sans prendre soin de vérifier que personne ne les voyait. Pan n'avait rien dit cette fois, pour ne pas énerver Bardock encore une fois.
Après quelques minutes de vol, ce fut le saiyen qui rompit le silence.
« Super, t'as perdu ta langue sur deux jours. »
Pan sourit un peu à sa remarque, contente qu'il lui adresse la parole malgré tout ce qui s'était passé. « Non, c'est juste que je ne veux plus te fâcher comme la dernière fois. Et puis, je réfléchissais… » C'était vrai. Depuis son départ de Capsule Corp., elle ne cessait de penser à sa relation avec Bra qui se détériorait de plus en plus… Elle regarda son arrière grand père qui avait un petit sourire moqueur et anticipa sa réponse. « Oui, je sais réfléchir ! ça m'arrive ! »
« T'as raison de ne plus vouloir m'énerver… Cette journée fut vraiment très gonflante… Et tes commentaires je m'en passe toujours bien… »
« Je te trouve changé. » ajouta Pan après un silence. « Je saurais pas dire en quoi, mais… »
Bardock soupira, se disant qu'il avait peut-être raté une occasion de se taire. Il aurait vraiment voulu que Pan ne dise plus rien.
« Pardon ! » fit-elle en entendant son soupir. « Je change de sujet… Mon père m'a dit de te dire qu'il avait prévenu ma grand-mère que tu revenais peut-être, il y aura à manger pour toi à la maison. Si ça t'intéresse, tu es le bienvenu. Il m'a aussi dit que tu étais libre de circuler dans les environs de la maison, dans les bois ou ailleurs en attendant le prochain rendez-vous avec Bulma… »
« Je vais revenir chez vous. » coupa Bardock.
Pan ne répondit rien mais était contente de la réponse. Elle continuait à penser que Bardock avait changé, on aurait dit qu'il s'était fait à l'idée de vivre sur Terre, pensait-elle. Elle était également au courant qu'il était son arrière-grand-père. Étrangement, ça ne la choquait pas. Après tout, elle savait que tout était possible dans sa famille et son entourage.
Ils entrèrent dans la maison familiale qui était vide du côté de chez Gohan et Videl. Cette dernière était au travail et Miiky à l'école, il n'était que midi. L'odeur des plats mijotés par Chichi flottaient dans l'air par le couloir qui reliait les deux maisons. Pan s'apprêta à le traverser après avoir déposé sa veste et son sac sur un meuble de la salle à manger.
« Attends un peu. » lui dit Bardock. Elle se tourna vers lui, attentive, étonnée de son interpellation. Il lui tendit le petit flacon donné par Gohan.
« C'est un médicament… Tu ne vas pas bien ? » demanda-t-elle, un peu inquiète.
« Non… Enfin… J'ai des visions… Je vois des trucs… D'où mes espèces de crises… ça m'est arrivé, depuis qu'un petit lâche, en mission, m'a frappé à la nuque par surprise. »
« Pourquoi tu me racontes tout ça ? »
Bardock s'irrita un peu qu'elle lui en demande encore après tout ce qu'il faisait pour s'efforcer d'être complet sans se fâcher. « Parce que je me suis dit que, collante comme t'es, à me suivre partout sans arrêt, t'aurais voulu savoir ! Et comme t'as l'air de vouloir sincèrement que je te cause, donc que je vive, je voulais que tu me dises ce que tu penses de ce médoc ! » Pan était émerveillée par ses paroles… Alors ainsi, il lui faisait confiance ? Enfin, il l'estimait incapable de lui mentir ? Il croyait en ce qu'elle disait ? « Alors ? »
« Ah ! Heu… Ben… Heu… » réfléchissait-elle en lisant la notice sur le petit tube. « C'est mon père qui t'a donné ça, je reconnais son écriture. Donc, c'est que ça doit être approprié, il ne te ferait jamais de mal. En fait, je crois qu'à part Bra et Végéta, personne ne te déteste. Et mon père est un grand chercheur en plus d'être un bon médecin, il sait ce qu'il prescrit et son but est de guérir ses patients coûte que coûte ! »
Elle lui rendit le flacon avec un sourire. Bardock la fixait intensément, il ne comprenait vraiment pas tous ces gens, pourquoi lui faisaient-ils confiance alors qu'ils ne savaient rien, ou presque, de lui…
« Pourquoi t'as ce sourire débile comme ton père ? »
« C'est héréditaire ! Je suis sûr que toi aussi tu dois l'avoir et que tu l'as transmis à mon grand-père ! » Elle vit les yeux de Bardock s'assombrir à cette remarque. « Je plaisantais !... » rit-elle nerveusement, en passant une main dans sa nuque.
« Non. Tu ne plaisantais pas. » répondit-il en avalant un des cachets du petit tube. « C'est dégueulasse. » grimaça-t-il en mâchant la pilule.
Pan se retenu de pouffer de rire en allant chercher un verre d'eau à la cuisine. Elle lui tendit « tiens, gros malin, ça s'avale tout rond avec de l'eau normalement. »
« Mouais… » marmonna le saiyen après avoir avalé le contenu du verre d'une traite.
« à table ! » cria Chichi par le couloir. Bardock rangea son flacon dans son armure et se dirigea vers la nourriture, suivi de près par son arrière-petite-fille dont la journée avait mieux fini que commencé.
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