Vos commentaires qui me procurent un plaisir fou. La suite tant attendue pour vous, bonne lecture, je vous embrasse. Un merci à tous les lecteurs et en particulier à Fantomette34, Zeugma412, LinetteD, DGBA, hpemilia, Silverbutterfly209, KikaInLove1, Babhii203, Mrs Elisabeth Darcy31 et Cicidy… Rien n'est à moi…

Chapitre 9

La seconde d'après, leurs yeux se rencontraient…

Hermione cilla. Les iris noirs posés sur elle brillaient comme deux onyx polis. Elle crut y lire du désir… Mais elle devait se tromper… Probablement n'était-ce que de l'agacement qu'elle soit encore là…

Ne voulant en aucun cas l'irriter pas sa présence, craignant d'être envahissante, elle se hâta de finir son verre. Mal lui en prit ! La jeune femme avala de travers et la brûlure de l'alcool la fit tousser. Elle tentait de reprendre son souffle lorsqu'elle sentit un mouvement près d'elle et une grande main lui taper doucement dans le dos.

—Que vous pouvez être sotte parfois Granger ! Il n'y a pas le feu ! Pourquoi une telle précipitation ? À moins que ma présence vous soit insupportable ?

Le visage rouge, la respiration haletante, Hermione tourna la tête vers celui qui s'était assis à ses côtés. Severus Snape, dont la main restait posée sur son dos…

Petit à petit, les longs doigts remontèrent jusqu'à la nuque de la jeune femme et entourèrent le cou gracile laissé à découvert par le chignon. Comme dans un rêve, Hermione vit le visage de son ancien professeur se rapprocher et bientôt les lèvres fines effleurèrent les siennes. Ce n'était qu'un souffle, un léger frôlement, mais qui fit exploser la retenue de l'infirmière. Elle avait envie de ce baiser depuis tellement longtemps !

Elle agrippa les larges épaules et écrasa sa bouche contre celle du maître des potions. Celui-ci prit alors le contrôle du baiser, enivrant Hermione plus sûrement que le plus fort des alcools. Lorsque leurs langues se rencontrèrent, le balai qu'elles entamèrent les conduisirent au bord du précipice. Les danses qu'ils avaient partagées avaient émoussées leur self-contrôle. Surtout celui d'Hermione. Les doigts agiles du laborantin défirent les épingles qui retenaient la chevelure de la lionne, rampèrent dans les mèches soyeuses.

Elle se cramponnait à l'homme, glissait les doigts dans ses cheveux, gémissait et finit par se hisser sur les genoux masculins, à cheval sur les cuisses fermes. Le baiser de Severus l'étourdissait. Elle prit soudain conscience de la protubérance contre laquelle elle frottait son entrejambe et se tétanisa. Le potionniste bandait de belle façon, ce qui ne manqua pas d'interpeller son subconscient. Comment pouvait-il être ainsi en érection à son contact alors qu'il était … ?

Doucement, elle s'écarta, ses yeux interrogateurs fixés sur ceux de Severus. Celui-ci abordait un rictus narquois et une lueur amusée filtrait à travers ses paupières à demi baissées. Il prit la main de la sorcière et la plaqua contre sa virilité emprisonnée. Son autre main posée sur sa hanche la ramenant vers lui, de sa voix rauque et basse il susurra à son oreille :

—Pensez-vous sincèrement que vous me feriez cet effet si j'étais gay ?

À ces mots, la pression retomba en Hermione et elle éclata de rire.

—Oh bon sang Severus ! Pourquoi m'avoir fait croire ça ? hoqueta-t-elle quand elle put parler.

—Vous y avez cru toute seule ! ricana-t-il. Jamais je ne vous ai dit que je n'aimais pas les femmes.

Il la vit songeuse alors qu'elle se remémorait leurs conversations. Effectivement, il n'avait jamais parlé d'une préférence pour les hommes. Elle se souvenait même qu'il lui avait assené que ce n'était pas de cette façon que le vide de sa vie se comblerait…

Elle se traita mentalement d'idiote tout en étant soulagée. Mais pourquoi ce sentiment d'allègement ? Pourquoi cette euphorie qui montait lentement en elle ? Quand cette sensation éclata dans sa poitrine, elle fondit sur les lèvres du laborantin avec un soupir satisfait. Lui-même l'enlaça avec un grognement et fit monter la fièvre entre eux en empaumant un sein généreux. Bientôt, la main se faufila par le décolleté pour titiller un mamelon du bout du pouce. Hermione s'arracha aux lèvres pour gémir. Ce son décupla l'ardeur de Severus qui glissa l'autre main sous la robe de la jeune femme et parcourut la cuisse douce. Lentement les doigts rampèrent jusqu'au bord de la culotte de dentelle. Ils effleurèrent l'élastique qu'ils écartèrent pour s'insinuer entre les lèvres trempées. Un grondement sortit de sa gorge lorsqu'il constata qu'elle était plus qu'excitée. Son majeur trouva l'entrée de la grotte chaude et s'y engouffra, aussitôt suivi de son index, provoquant la plainte de plaisir d'Hermione.

Ce fut à son tour de gémir quand il sentit les parois intimes de l'infirmière se contracter et emprisonner ses doigts. Elle se mit à onduler lentement, laissant les divines phalanges la caresser.

—Oh, Severus ! exhala-t-elle alors que l'orgasme allait l'envahir.

—Oui, sorcière, laisse-toi aller, jouis pour moi… ronronna-t-il.

Le son de sa voix ajouté à l'activation de ses doigts et de sa paume qui appuyait sur son clitoris, la fit exploser. Un tremblement la secoua alors qu'un cri sortait de ses lèvres.

Severus laissa la jeune femme se remettre lentement de sa jouissance. Il retira doucement ses doigts et la pressa contre son érection pour tenter d'apaiser la brûlure du désir inassouvi. Il ne voulait pas l'obliger à lui rendre la pareille. Ce serait à elle de le faire d'elle-même, si elle en avait envie. Et il semblait bien que ce soit le cas. Avec un petit murmure de satisfaction, elle se colla à lui, prit l'initiative d'un baiser profond tout en bougeant légèrement son bassin sur son entre-jambe.

Hermione était étonnée de sentir le désir remonter en elle. Sans doute, les proportions qui se devinaient coincées dans le pantalon de Severus n'étaient-elles pas étrangères à ce phénomène. Le sombre sorcier paraissait avoir été plus que gâté par la nature et elle avait hâte de bénéficier de cette prometteuse virilité. Elle se frotta de plus en plus franchement à la verge emprisonnée, jusqu'à ce que Severus la bloque en posant les mains sur ses hanches. Ne la quittant pas du regard, il la fit basculer sur le côté pour l'asseoir près de lui.

— Stop ! Maintenant, deux options s'offrent à vous… Soit nous nous arrêtons là et reprenons le fil de la conversation, soit nous passons à plus sérieux et pour cela nous changeons de pièce… exposa-t-il d'une voix rauque.

Hermione réalisa qu'il lui laissait le choix. Mais elle n'avait pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin ! Son corps réclamait l'assouvissement que seul cet homme pouvait lui procurer. Non ! Hors de question qu'elle renonce à cela ! Si elle partait maintenant, elle savait qu'elle aurait des regrets pendant longtemps… Et certainement plus l'occasion de goûter au délicieux sorcier.

Les jambes tremblantes, elle se leva et tira sur la main qui tenait encore la sienne. Alors l'homme se leva, se pencha et, sans effort apparent, la souleva dans ses bras pour lui faire franchir une porte. Hermione ne s'attarda pas sur le décor de la pièce. Tout juste aperçu-t-elle un grand lit recouvert d'une épaisse couette vert foncé. Elle se retrouva allongée sur ce lit et oublia tout ce qui n'était pas le sombre sorcier qui s'allongeait sur elle en lui dévorant la bouche.

Faisant fi de plus de préliminaires, Severus les déshabilla d'un geste. Aussitôt elle sentit le sexe frémissant et dur caresser l'entrée de son antre trempé. Dans un gémissement, elle bascula le bassin pour se rapprocher encore de lui. Enfin, il se glissa en elle d'un mouvement fluide, ne s'arrêtant qu'au plus profond d'elle. Un cri s'échappa d'Hermione, jamais elle n'avait été aussi pleinement envahie. La respiration presque coupée par la volupté, elle laissa le maître des potions prendre les rênes de son plaisir. Ce qu'il fit de manière magistrale…

La sorcière eut l'impression d'imploser lorsqu'il se mit à la prendre vigoureusement et profondément. Le plaisir montait en elle, inexorablement, aussi impossible à contenir qu'empêcher la marée de prendre possession de la plage. Encore un mouvement et elle arqua le dos pour se coller encore plus à Severus qui accéléra un peu plus le rythme. Un grondement sourd s'échappa de la gorge masculine alors qu'il se laissait aller au plaisir en sentant la jeune femme palpiter et vibrer autour de lui, ses ongles s'enfonçant dans ses épaules tandis qu'elle criait son plaisir.

Les minutes ou les heures qui suivirent, Hermione n'aurait su dire, furent précieuses comme un retour au calme après la tempête. Les respirations haletantes s'apaisèrent progressivement, les frissons s'atténuèrent petit à petit, mais les vibrations magiques restèrent aussi fortes et intenses que lors de leur accouplement. Ils reposaient encore soudés, le sorcier affalé sur Hermione qui serrait son torse, refusant de le laisser s'écarter…

Ce qu'il fit tout même au bout d'un moment, rompant le contact entre leurs bassins mais s'accolant à son flanc en gardant un bras possessif autour d'elle. La jeune femme se tourna à demi pour se blottir contre lui et s'endormit…

Severus quant à lui ne parvint pas à trouver le sommeil. Les choses étaient arrivées très vite, sans doute trop vite. À peine plus de quelques semaines après avoir retrouvé une Hermione Granger surgie de son passé, elle était déjà dans son lit… Mais il n'avait pas de regrets ! Quel plaisir cela avait été ! Il ne se souvenait pas avoir à ce point désiré une femme, ni pris un tel plaisir. Les sensations éprouvées avaient largement dépassé tout ce qu'il avait pu ressentir jusqu'à ce jour. À quoi cela tenait-il ?

Il aurait pu mettre cela sur le compte de quelques mois de diète sexuelle. Ou encore la curiosité de connaître mieux et intimement la « Miss-Je-Sais-Tout » de naguère… Mais il se serait menti. La vérité était qu'il considérait son ancienne élève comme sa propriété, un peu comme un homme qui protégeait son bien. Les années difficiles qu'ils avaient traversé, presque côte à côte, avaient créé un lien entre eux. Cette jeune femme avait depuis longtemps interpellé son inconscient. L'intelligence de la personne lui plaisait et il avait toujours admiré son courage et son physique que d'aucun aurait trouvé banal. Il reconnaissait à présent qu'Hermione Granger lui convenait en tous points et semblait fort bien représenter ce qui se rapprochait le plus de son alter-égo. Il y avait aussi cette formidable alchimie sexuelle qui les réunissait. Il était persuadé que chaque petite chose de la vie saurait les réunir pour les combler.

Severus tressaillit. Depuis quand était-il conscient qu'une femme pouvait parfaitement devenir la compagne de sa vie ? depuis quand pensait-il qu'une femme, peu importe laquelle, pourrait le rendre heureux ? depuis quand avait-il envie d'une femme dans sa vie ? Depuis qu'il avait retrouvé l'horripilante gamine de ses dernières années de professorat. Il semblait prêt pour la vie maritale…

L'idée le fit sourire. Inconsciemment, il sera Hermione plus fort contre lui et se laissa enfin glisser dans le sommeil. Le bruit de la pluie sur le toit le réveilla. Dirigeant son regard vers la fenêtre, il constata qu'il faisait encore nuit. Seule la lampe de chevet qu'ils avaient laissé allumée dispensait une lueur douce. Il baissa les yeux sur l'endormie qui n'avait pas bougé de son étreinte.

Le mouvement qu'il fit pour regarder l'heure à son réveil sortit Hermione de son assoupissement. La jeune femme le fixa, semblant essayer de se souvenir de ce qu'elle faisait là, avec lui. Petit à petit, un sourire s'épanouit sur ses lèvres alors qu'elle se remémorait les intenses moments de plaisir qu'elle avait vécu dans les bras du maître des potions. Les iris noirs se posèrent sur elle et elle ne sut comment réagir. Il lui semblait que son regard sombre lui transmettait un message. Celui de déguerpir au plus vite.

Sans le connaître vraiment, elle supposait que le maître en potions n'aimait pas s'embarrasser d'une femme après avoir assouvi un besoin sexuel. Car franchement ! Que pouvait-elle bien représenter d'autre pour son ancien professeur qu'une occasion lui ayant permis de combler ses sens ? Elle ne pensait en aucun cas qu'il souhaiterait renouveler l'expérience, aussi fantastique eut-elle été. Pour elle, faire l'amour avec Severus Snape avait été un moment extraordinaire. Sa science ne se limitait pas aux potions visiblement. Mais pour lui ? Il avait eu du plaisir, elle l'avait senti, sauf qu'un homme aussi solitaire, aussi difficile dans ses interactions avec ses semblables n'aurait certainement pas envie d'entamer une liaison avec quiconque. Et encore moins avec elle, la Miss-Je-Sais-Tout, celle qui devait lui rappeler des souvenirs d'une époque compliquée et cruelle. Il ne la supportait pas pendant ses années d'études, alors pourquoi la supporterait-il aujourd'hui ?

Et elle ? Qu'attendait-elle de lui ? En dehors de moments sensuels intenses, avait-elle envie de les endurer, lui et son caractère impossible, intransigeant, dur ? Saurait-il adoucir sa personnalité exigeante et rude pour elle ? Il lui serait impossible de vivre avec l'homme tel qu'elle se le rappelait.

Severus lisait toutes les interrogations de la jeune femme dans son regard. Il eut l'impression qu'elle allait prendre la poudre d'escampette. Il n'en était pas question ! Il avait l'intention de la garder dans son lit, au moins pour quelques heures supplémentaires et profiter encore et encore de la délicieuse infirmière. Et pourquoi pas pour plus longtemps ? Rien que de la sentir respirer contre lui provoquait une réaction ardente d'une certaine partie de son corps.

— Quelle heure est-il ? murmura-t'elle.

— Deux heures trente. Où crois-tu aller ? lui demanda Severus alors qu'elle faisait mine de se lever.

— Et bien… Je ne voudrais pas m'imposer… Si tu le souhaites, je peux rentrer chez moi…

— Sûrement pas Granger, je n'en ai pas fini avec toi, susurra-t-il en la repoussant sur le lit et se penchant vers elle.

Les yeux d'onyx flamboyèrent alors que les grandes mains entreprirent un parcours des joues aux épaules féminines. Elles cheminèrent lentement sur les seins doux, laissèrent la place à une bouche chaude et gourmande qui se délecta des deux bourgeons durcis par le désir. Alors que les longs doigts se faufilaient entre les replis soyeux du sexe d'Hermione, une langue suivit le même chemin. Elle se mit à haleter, se cambra alors que Severus frottait son long nez sur son clitoris, ses doigts enfouis en elle et sa langue lapant son exaltation.

Elle ressentit le besoin brûlant de s'approprier le grand corps de l'homme qui lui prodiguait ce plaisir. Elle fit naviguer ses mains le long du dos de Severus, flatta ses flancs et les glissa sur son abdomen pour, lentement, s'approcher de la partie la plus sensible du maître en potions. Le pénis dur et puissant tressaillit alors qu'elle le saisissait et se mettait à le caresser sur toute la longueur. Du pouce, elle titilla le sommet du gland où brillait la preuve de son excitation.

La jeune femme sentait monter le plaisir. Dans un gémissement elle agrippa les épaules de Severus pour le faire remonter jusqu'à elle. Il se glissa sur elle et l'embrassa. Hermione s'arqua pour emprisonner la verge palpitante entre eux deux. Elle ondula lentement du bassin pour exciter encore plus son amant, lequel laissa échapper un son rauque. Il s'agenouilla entre les cuisses élancées, saisit les chevilles fines, les posa sur ses épaules et se redressa. Appuyé sur ses paumes, les bras tendus, il avança les hanches, positionna son sexe devant la grotte chaude de l'infirmière et, dans un mouvement conquérant, l'investit totalement. Il resta quelques secondes immobile alors qu'Hermione tremblait autour de lui.

Severus entama des mouvements rotatifs, puis de va-et-vient. Très lentement, il alternait les roulements de hanche et la pénétration entière et profonde. Par moment, il changeait d'angle, touchant cet endroit bien particulier qui faisait vibrer et balbutier sa partenaire.

Bientôt, les deux amants ne purent se retenir et Severus accéléra et intensifia sa prise. Des gouttes de sueur ornaient son front, Hermione ne pouvait s'arrêter de gémir. Les corps demandaient l'assouvissement, la volupté les envahissait. Ils dansaient au bord du précipice dans lequel la jouissance allait les propulser.

Les spasmes intenses qui secouèrent Hermione hâtèrent l'orgasme du professeur et ils crièrent leur délivrance ensemble. Les bras de Severus lâchèrent et il s'effondra sur la jeune femme, l'emprisonnant dans une étreinte sauvage…