La suite pour vous, pour passer le week-end… Encore quelques moments chauds, juste pour le plaisir car je sais que vous aimez ça ;) Merci pour vos lectures et vos reviews, Fantomette34 (bonnes vacances), LinetteD, Mrs Elisabeth Darcy31, Zeugma412, Silverbutterfly209, DGBA, hpemilia, Fanfan229, Petite-Licorne-Arc-en-Ciel, KikaInLove1… Bises à toutes et à tous

Chapitre 10

Un bruit d'hélicoptère réveilla Hermione. S'étirant, elle chercha des yeux son réveil mais ne reconnu pas sa chambre. Le mémoire lui revint subitement lorsqu'elle s'assit et sentit des tiraillements dans une partie sensible de son corps. Elle était seule dans le lit. Elle retomba sur les oreillers, un sourire aux lèvres. Il était à peine sept heures…

Waouh ! Quelle nuit ! Vers quatre heures trente, c'était elle qui avait réveillé le maître en potions. Elle l'avait d'abord embrassé dans le cou, sur le torse, avant de descendre s'occuper de la partie intime de l'homme, lequel n'était pas resté longtemps endormi. Elle l'avait ensuite poussé sur le dos pour le chevaucher et avait mené la danse jusqu'à ce qu'elle s'écroule sur lui, terrassée par le plaisir, suivie de près par son partenaire.

Elle prit conscience du silence de la maison. Pas un bruit ne parvenait jusqu'à elle. Le quartier était vraiment très calme, on ne se serait pas cru à Londres. Se redressant, elle vit une porte sur le côté du lit et, se levant, découvrit une grande salle de bain et des toilettes. Après avoir soulagé sa vessie, elle entra dans l'immense douche à l'italienne et se détendit sous un jet d'eau très chaude. Elle mouilla ses cheveux, tâtonna pour trouver du shampoing et entreprit de se les laver.

Un bruit de porte la fit se retourner. À travers la buée, elle discerna Severus qui la contemplait, une épaule appuyée contre le chambranle de la porte, les bras croisés sur le torse, habillé d'un pantalon noir et d'une chemise blanche.

Les lèvres relevées sur un côté en un semblant de sourire, il avança lentement jusqu'à la douche et commença à se dévêtir. Hermione sentit son cœur se mettre à battre plus vite tandis qu'une chaleur intense se logeait entre ses cuisses.

Il vint se placer derrière elle, attrapa le savon qu'il fit mousser entre ses mains et commença par les épaules féminines. Il descendit lentement sur son dos, répandant la mousse parfumée le long de sa colonne vertébrale, glissa sur ses flancs, revint sur ses fesses, passa les doigts entre elles en effleurant son anneau secret. Elle frémit sous le geste osé puis gémit lorsque les phalanges s'insinuèrent entre les replis de son sexe et s'insérèrent en elle.

Severus colla sa virilité déployée contre les fesses d'Hermione et engagea un mouvement mimant la possession. Le désir montait en eux. Sa deuxième main fit glisser le savon sur les seins lourds et poursuivit son chemin en sillonnant l'abdomen de la jeune femme. Il lâcha la savonnette pour rejoindre ses autres doigts. Hermione écarta les jambes un peu plus pour lui faciliter le passage. Il en profita pour caresser sa vulve de tous ses doigts, s'enfouissant, se retirant, effleurant, empoignant, tant et si bien que la sorcière ne put résister et jouit dans un cri. Aussitôt, il la fit ployer en avant et, se guidant d'une main, s'introduisit au plus chaud de son corps. Il agrippa ses hanches et se mit à la pilonner très vite et très fort. L'infirmière, pas encore redescendue de son nuage, se sentit repartir et un second orgasme ne tarda pas à la foudroyer.

Le grondement rauque de l'homme derrière elle lui indiqua que lui aussi était envahi par le plaisir. Quelques instants plus tard, Severus la redressa et, la retournant, la prit dans ses bras pour l'embrasser voluptueusement. Les corps et les cœurs s'apaisèrent progressivement. Le laborantin ramassa le savon et lava Hermione, tendrement, méticuleusement. Elle lui rendit la pareille, s'amusant à le chatouiller pour le plaisir de le voir se tortiller afin de lui échapper.

Après s'être séchés et avoir revêtu d'épais peignoirs en éponge, Severus entraina Hermione à la cuisine. Sur la table du thé, des toasts, du bacon grillé à point, des saucisses, des haricots à la tomate, des œufs brouillés, attendaient sous un sort de « garde au chaud ». Les deux amants s'installèrent face à face et firent honneur au petit déjeuner.

Aucun ne parlait mais le silence n'était pas pesant. Les regards qu'ils échangeaient leur suffisaient. Alors qu'il sirotait sa deuxième tasse de thé, Severus se pencha vers Hermione.

— Je suis désolé, j'ai été négligent. As-tu besoin d'une potion contraceptive ?

Hermione le regarda, une lueur de surprise au fond des yeux.

— Oh bon sang ! Je n'y ai pas pensé non plus !

Elle eut un petit rire.

— Il faut dire que je ne m'attendais pas à ça en allant passer la soirée au Rétro Bar…

Un rictus amusé joua sur les lèvres fines de l'homme.

— Mais tu l'espérais.

— De tout mon cœur et de tout mon corps, souffla-t-elle.

— Depuis quand ?

La jeune femme réfléchit.

— Je crois depuis que je t'ai retrouvé… Je me souviens aussi que je t'admirais lorsque tu étais notre professeur. Je n'avais pas de sentiments obscurs pour toi mais j'admirais ta stature, ta silhouette, ta voix. Je te trouvais intensément charismatique.

Il l'écoutait, appuyé en arrière sur sa chaise, les bras croisés sur son torse, son attitude habituelle. Un sourcil était levé alors qu'elle lui déclarait son admiration.

— Et cette potion contraceptive ?

— Merci, je n'en ai pas besoin, je prends la pilule moldue.

— Est-ce sûr ?

— Comme tout moyen de contraception, il arrive qu'il y ait des grossesses quand même mais c'est un pourcentage infime.

— Si tu juges que c'est suffisant, n'en parlons plus. Que souhaites-tu faire aujourd'hui ?

Hermione le fixa avec étonnement. Comment voyait-il donc leur relation ? Severus lisait l'interrogation dans le regard noisette de sa compagne. Elle n'avait visiblement pas prévu qu'il chercherait à passer du temps avec elle en dehors de sa chambre.

— Que fais-tu le dimanche habituellement ? demanda-t-elle.

— Je travaille sur des expérimentations en potions dans mon laboratoire le matin, l'après-midi je lis ou je vais en forêt, chercher des ingrédients. Cela dépend de la saison. En ce moment il est intéressant de ramasser des fougères, avant les premières gelées.

— Tu veux qu'on aille en chercher ?

— Pourquoi pas ? Nous devrions peut-être passer par chez toi… Parce que ta belle robe n'est pas vraiment indiquée pour déambuler en forêt.

Hermione hocha la tête.

— Je vais m'habiller et on transplanera à mon cottage.

— Je monte avec toi.

Hermione enfila sa robe, sans ses dessous qu'elle logea dans son petit sac à main. Elle chaussa ses escarpins et se troubla en voyant le regard de Severus. Ses yeux noirs étaient posés sur elle, brillants d'une lueur qu'elle commençait à bien connaitre. Celle qui lui disait de se déshabiller et de s'allonger pour le recevoir.

— Tu veux que j'aie une crise cardiaque ? gronda-t-il. Il est hors de question que tu te promènes dans les rues de Londres les fesses à l'air !

Hermione eut un petit sourire coquin. — Mais tu es le seul à le savoir. Et puis le point de transplanage n'est qu'à quelques mètres.

Les iris flamboyants parcoururent son corps, lentement, comme s'ils cherchaient à enflammer la robe pour qu'elle tombe en lambeaux aux pieds de sa propriétaire. Le maitre en potions s'approcha devant elle d'une démarche féline, posa les mains sur son postérieur rebondi et remonta doucement le tissu rouge, dévoilant les fesses fermes d'Hermione.

Celle-ci prit une profonde inspiration pour tenter de juguler cette envie qui montait en elle. Pas encore ! Pas après la nuit brûlante qu'ils venaient de passer !

Le sombre homme se rapprocha encore jusqu'à se coller à elle et elle sentit clairement son désir. Un soupir lui échappa provoquant un sourire sur les lèvres fines. Il s'écarta soudainement en grommelant.

— Tu me rends fou ! Attends-moi dans le salon pendant que je m'habille sinon nous ne sortirons jamais de cette chambre.

Quelques minutes plus tard, en bas des marches, Severus, galant, aida Hermione à revêtir son manteau. Il se recouvrit d'une épaisse cape, chaussa de confortables bottes de cuir noir et ils sortirent. Arrivés au point de transplanage, une minuscule ruelle au bout de la rue, Hermione cramponna le bras de son amant et ils disparurent.

Prenant pieds dans le jardinet de la jeune femme, le couple se sépara pour entrer dans le cottage. Alors qu'Hermione montait dans sa chambre pour se changer, Severus déambula au rez-de-chaussée. La pièce à vivre occupait tout l'espace. Basse de plafond, elle comportait trois zones. La cuisine était démarquée de l'endroit consacré au repas par un bar, le salon avec son canapé et ses fauteuils profonds entourant une cheminée complétait la pièce. Des poutres peintes en gris clair séparaient les différentes parties, les murs gris-bleus s'accordaient à merveille avec le mobilier blanc. D'épais rideaux de brocard bleu nuit encadraient les quatre fenêtres de la façade. Des livres trainaient sur la table de salon, des bûches dans l'âtre attendaient l'allumette pour s'enflammer. La pièce, sans être trop féminine, invitait à la détente et au partage avec une personne chère.

Severus leva la tête vers les marches en entendant Hermione redescendre. Elle portait un pantalon en jean noir, un gros pull ivoire sur un sous-pull de même teinte. Des grosses chaussettes de laine habillaient ses pieds qu'elle glissa dans de chaudes bottines de cuir. Elle prit un anorak noir dans un placard près de la porte et enfila un bonnet sur son épaisse chevelure.

— Je suis prête ! lança-t-elle à Severus qui patientait, les mains derrière le dos.

— Et bien… Ce n'est pas trop tôt… fit-il en levant les yeux au ciel. Hermione le regarda en penchant la tête.

— Tu plaisantes ? Ça m'a pris cinq minutes !

Elle se tut en voyant la lueur espiègle au fond des yeux noirs. Depuis quand Severus Snape était-il espiègle ? Hermione discernait d'autres facettes du maître des potions. Elle en était plus ou moins restée avec l'image du froid professeur sarcastique. Elle savait déjà qu'il était expert en potions, l'un des plus grands sinon le plus grand potionniste au monde. Elle avait découvert un homme passionné, capable de la plus douce des tendresses comme du plus fougueux des élans amoureux. Un homme intentionné capable de lui préparer un succulent petit-déjeuner. Un homme attentif à son bien-être et à sa sécurité, comme à la sécurité de ceux qu'il côtoyait, à l'image de sa prise de défense de Paul face à son ex.

Par moment, il dévoilait un humour corrosif, pince-sans-rire. Elle se souvenait qu'il adorait se moquer des autres, tourner certains comportements en ridicule lors de ses cours. Même ses collègues faisaient parfois les frais de ses railleries. Sa personnalité formait un cocktail qui affolait les hormones et le cœur d'Hermione. Il se révélait être un homme tout à fait comme en rêvait la jeune femme. Fort, droit, intelligent, cultivé, drôle, en un mot passionnant. Mais avait-elle les atouts pour le retenir, pour l'intéresser ? La choisirait-il comme compagne pour une vie entière ou juste pour quelques semaines ou mois, le temps que la passion s'éteigne ?

Il lui prit le bras, la sortant de ses conjectures. Avec un sourire, elle le suivit dehors, lança un charme pour fermer sa porte et ils cheminèrent à travers le village pour gagner la forêt qui le bordait. Severus ne la connaissait pas, aussi se montra-t-il intéressé de la découvrir.

Ils marchèrent pendant plus de trois heures, récoltant par endroit des végétaux et quelques champignons utiles pour le laboratoire. Par moment, leurs mains s'effleuraient, leurs yeux se cherchaient. Alors qu'ils déambulaient parmi les fougères, les ronces et les herbes hautes, Severus la retint plusieurs fois pour lui éviter des chutes. Il secouait à chaque fois la tête, affichant un air narquois. Hermione éclatait alors de rire et elle pouvait voir alors dans les iris charbon, une lueur tendre et amusée qui la faisait fondre.

Severus, quant à lui, se surprenait à passer une agréable matinée. Hermione Granger était une jeune femme simple, saine, avec un heureux caractère. Même si elle pouvait parfois laisser éclater sa colère quand on la traitait mal, comme quelques semaines auparavant, lorsque le docteur Jillianson s'était montré discourtois, elle était d'une gentillesse et d'une empathie incroyable.

De plus la jeune infirmière s'avérait passionnée. Sa sensualité plaisait au maître des potions et la nuit torride qu'ils venaient de passer augurait d'autres instants tout aussi délicieux. D'ailleurs, rien que d'y penser, il sentait monter en lui une chaleur qu'il n'avait pas éprouvé depuis longtemps. En fait, cette chaleur avait tendance à l'envahir souvent depuis qu'il côtoyait la Miss-Je-Sais-tout de son passé. Il la chercha du regard et vit qu'elle cueillait quelques baies de houx.

Son sixième sens fit lever les yeux de l'infirmière et elle vit que Severus s'était arrêté et la contemplait. Ce qu'elle lut dans les prunelles noires fit monter sa température. Sans un mot, lentement, elle s'approcha de lui. Il la laissa faire lorsqu'elle se hissa sur la pointe des pieds pour poser ses lèvres sur les siennes. Il la laissa faire lorsqu'elle entoura son cou d'un bras et approfondit le baiser. Il la laissa faire lorsqu'elle posa une main sur son torse et entreprit de le caresser. Il la laissa faire lorsque cette main friponne descendit lentement sur son ventre. Mais il l'arrêta lorsqu'elle se posa sur le devant de son pantalon qui gonflait petit à petit.

— Tu ne sais pas ce que tu fais sorcière, gronda-t-il à son oreille.

Le son soyeux de sa voix la fit frémir et une vague de chaleur déferla en elle, inondant la jonction de ses cuisses, faisant battre son cœur de façon frénétique. Quel pouvoir avait-il sur elle ! Sa sensibilité lui chuchotait qu'elle exerçait le même pouvoir sur lui. La façon dont il la regardait, l'intensité de ses possessions, sa fougue, provenaient d'un irrépressible désir pour elle.

Le professeur saisit son poignet et l'éloigna de l'objet du délit. Avec un sourire, Hermione déposa un léger baiser sur les lèvres fines.

— Il est près de midi, murmura-t-elle. Si on allait chez moi ? Je pourrais nous préparer une salade et griller un steak…

— N'y a-t-il pas un pub dans ton village ?

— Si, bien sûr.

— Alors allons plutôt déjeuner au pub… Nous irons boire le café chez toi ensuite.

Hermione eut un petit rire.

— Tu as peur que je t'attache à mon lit, chéri ?

Le sombre laborantin fronça les sourcils au petit mot doux.

— Hermione… évite de m'appeler chéri, s'il te plait…

— D'accord… mon cœur.

Un sourcil levé la fit éclater de rire.

— J'arrête… Mais j'avoue que je trouve ça très drôle ! Allez, viens, on dépose nos ingrédients dans mon jardin et on va au pub.

Deux heures plus tard, repus, ils revinrent chez Hermione où elle leur prépara un café pendant que Severus enflammait les bûches. Ils s'installèrent dans le canapé et Hermione se lova contre le grand homme. Elle alluma la télévision et choisit un programme musical. Ils somnolèrent un long moment avant qu'Hermione ne se saisisse de la main de Severus et l'entraîne au premier étage.

Jusqu'au soir, ils donnèrent libre court à leur passion. Après avoir partagé un potage, assorti de fromage et de fruits, ils se couchèrent et s'endormirent enlacés.