De retour d'un week-end mouvementé en Allemagne, je vous envoie l'avant dernier chapitre… De l'émotion, de l'amour… Merci pour vos lectures et vos commentaires, Fantomette34, Zeugma412, DGBA, Cicidy, hpemilia, LinetteD, KikaInLove1, Kriistal, Mrs Elisabeth Darcy31… Je vous embrasse, à bientôt pour le dernier. Rien n'est à moi…

Chapitre 12

Hermione prit le temps de regarder autour d'elle cette fois. Elle était de retour dans la chambre de Severus et franchement, le décor ne lui plaisait pas beaucoup. Alors que la bibliothèque était aménagée en cocon douillet, la grande pièce à vivre confortable et chaude, on avait l'impression qu'il n'avait rien fait pour rendre sa chambre agréable. Les murs étaient d'un ton de beige délavé, des rideaux marrons pendaient à la fenêtre, le mobilier était en chêne foncé, lourd. La pièce était d'une tristesse qui ne donnait pas envie de s'y attarder. Par contre, la salle de bain était très agréable et claire.

La jeune sorcière, se retourna vers son amant pour le regarder.

— Me permettrais-tu de revoir la décoration de ta chambre ?

Il haussa les sourcils, commençant à se déshabiller rapidement.

— Pourquoi ? Je la trouve très bien ! Quand tu dors, tu ne vois pas le décor… Fit-il alors qu'il enlevait ses derniers vêtements.

— Oui mais quand tu te réveilles, ça ne te donne pas envie d'y rester ! Rétorqua-t-elle en se débarrassant de ce qui la couvrait d'un geste de sa baguette.

— Quand je me réveille, je me lève et je sors d'ici ! Aucun raison de rester ! Opposa-t-il en l'entraînant vers le lit.

— Ah oui ? Mais tu ne feras pas qu'y dormir, certaines fois tu y passeras du temps éveillé… Conclu-t-elle en le poussant sur la couche.

Un rictus amusé joua sur ses lèvres.

— Si tu penses aux mêmes moments que moi, je te signale que tu gardes souvent les yeux fermés… sourit-il en l'attirant sur lui.

Hermione se hissa doucement sur le grand corps. Elle s'allongea totalement et ondula sensuellement sur lui.

— C'est pour mieux ressentir ce que tu me fais, chuchota-t-elle dans un soupir alors qu'elle sentait une certaine partie de l'anatomie de Severus durcir sous ses attentions.

Et effectivement, elle ferma les yeux avec un gémissement alors qu'il accompagnait ses balancements en lui tenant fermement les hanches. Son sexe emprisonné entre eux devint dur comme de la pierre et il grogna de plaisir. Il lâcha les hanches d'Hermione pour s'appuyer sur ses mains et se redresser en position assise, incitant la jeune femme à le suivre et à passer ses jambes de chaque côté de son corps. Installée à califourchon sur le maître des potions, la sorcière colla son bassin au sien et se pressa langoureusement à lui. La fièvre montait en eux, les murmures et plaintes qui sortaient de leurs baisers s'intensifièrent à mesure des frottements de plus en plus précis. La verge puissante coulissait contre la vulve bouillante de l'infirmière provoquant des râles de part et d'autre.

Hermione ne retenait plus ses soupirs ni ses frictions alors que Severus lui murmurait à l'oreille combien elle lui faisait du bien, à quel point il aimait qu'elle soit chaude pour lui et pleine d'envie. Envie qui trempait le haut des cuisses du potionniste et qui annonçait qu'elle était prête pour le recevoir. Dans un grondement, il prit sa virilité en main et la guida vers l'entrée de la grotte ruisselante. Il entoura les fesses rondes des ses mains et amena la sorcière vers lui, doucement, entrant en elle centimètre par centimètre. Quand il fut tout au fond et qu'Hermione se mit à contracter ses muscles internes pour leur donner encore plus de plaisir, Severus serra les dents pour ne pas jouir immédiatement.

— Tu es brûlante, chuchota-t-il en frémissant. Oui… sers-moi encore, plus fort…

— Toi aussi tu es brûlant et tellement dur…

— C'est pour toi… gémit-il.

Les plaintes d'Hermione atteignirent les aigus, les spasmes qui se propageaient en elle se répercutaient en Severus, alors que leurs mouvements devenaient incontrôlés et puissants. Le plaisir les foudroya presque au même instant, les laissant haletants et frémissants. Quelques longues minutes plus tard, les doigts de l'ancien professeur se promenèrent nonchalamment le long des cuisses de sa partenaire, rampaient entre les lèvres intimes, effleuraient le bourgeon sensible en leur centre, s'insinuaient au creux de son corps encore empli de sa hampe, prolongeant les frissons de la jeune femme. Celle-ci ne tarda pas à soupirer de plaisir, surtout qu'elle eut la surprise de sentir la verge de Severus reprendre lentement vigueur en elle. Déjà…

— Ohhhh… Severus…

Elle resserra son vagin, appréciant la fermeté qui se développait en elle. Le laborantin eut un grognement d'appréciation. Elle recula doucement pour le faire sortir d'elle. Elle se glissa sur le côté et le prit en bouche. Il la laissa faire un long moment, appréciant le spectacle de cette jolie bouche autour de lui. Quand il sentit les premiers tiraillements dans ses reins, il la repoussa tendrement, le temps de se calmer.

— Mets-toi à genoux, sorcière, susurra-t-il.

Hermione obtempéra, tremblante d'anticipation. Elle s'agenouilla sur le lit, se courba pour s'appuyer sur les mains et tourna la tête vers Severus. Celui-ci se plaça derrière elle, posa ses mains sur ses fesses rebondies et se pencha pour l'embrasser, caressant en même temps les globes de sa verge. Il se redressa, saisit son sceptre et l'humidifia dans les replis humides et chauds.

Avec un grondement, il s'enfonça jusqu'à la garde dans le corps chaud qui lui faisait perdre la tête. Un même cri jaillit d'eux deux. Il se s'abaissa sur le dos d'Hermione pour saisir ses seins et les pétrir alors qu'il entrait et sortait d'elle à un rythme soutenu, mené par l'envie. Il ramena une main vers le clitoris qui demandait de l'attention et Hermione ne cessa plus de bredouiller et de gémir. Mais ce ne fut bientôt plus assez. Elle devint plus exigeante.

— Ouiii… Plus fort Severus, encore plus fort.

Le maître des potions crocheta alors ses mains dans les hanches rondes, se cala bien sur les genoux et se mit à la faire coulisser sur sa longueur, de plus en plus vite, de plus en plus fort. À chaque coup de boutoir, Hermione lâchait un cri de volupté. Sa voix s'éraillait à mesure que le plaisir montait. Le sexe de Severus gonfla encore plus et la jeune femme hurla soudain sa jouissance alors qu'il se déversait en elle en rugissant.

Ils s'effondrèrent sur le lit, encore imbriqués l'un dans l'autre. Severus, d'un informulé, remonta la couette sur eux et ils plongèrent dans cet état d'inconscience agréable qui suivait l'amour.

Ce fut la faim qui réveilla Hermione. Ouvrant un œil, elle contempla le maître des potions qui reposait à son côté. Il était étendu sur le ventre, une jambe et un bras en travers d'Hermione. Le mouvement qu'elle fit en se penchant pour l'embrasser sur la joue le réveilla. Il eut un rictus amusé en entendant le gargouillement que produisit le ventre de la jeune femme.

— Aurais-tu faim ?

— Ça t'étonne ? Il est plus de 9 heures !

— Ma Miss-Je-Sais-Tout saurait-elle cuisiner ? ronronna-t-il.

L'utilisation de l'article possessif la rendit toute chose. Alors comme ça, elle était SA Miss-Je-Sais-Tout ? Subitement, le surnom peu flatteur devenait doux à ses oreilles. Elle lui sourit en l'embrassant encore.

— Si tu me demandes de te faire cuire des œufs sur le plat, j'en suis incapable parce que je les éclate à chaque fois. Par contre, je fais de très bonnes pâtes à en croire mes amis.

— Des pâtes ? Je suis preneur ! Lève-toi femme et va cuisiner pour ton homme !

L'air ébahi de la sorcière réjouit Severus. Il attrapa l'oreiller qu'elle venait de saisir pour l'en frapper en éclatant de rire. Ce son grave et chaud s'imprégna dans le cœur d'Hermione et elle se jeta sur lui pour l'embrasser à perdre haleine.

— Je te propose de partager la tâche. Tu fais cuire les pâtes, je fais l'accompagnement.

— Ça marche, accepta le sorcier. Quelle sauce vas-tu faire ?

— Ça dépendra de ce que je vais trouver dans ton réfrigérateur et dans tes placards…

Après avoir revêtu des peignoirs, les deux amants se rendirent à la cuisine où Hermione se mit à fouiller les placards. Elle dénicha des spaghettis et du basilic séché sur une étagère, de la crème fraîche dans le réfrigérateur et du saumon fumé dans le congélateur.

Severus remplit un faitout d'eau, y jeta du gros sel et mit à chauffer. Pendant ce temps, Hermione découpa des lanières de saumon qu'elle avait dégivré d'un coup de baguette, fit chauffer la crème dans une casserole avec le basilic écrasé et une gousse d'ail hachée. Elle ajouta le poisson dans la crème et laissa mijoter le temps que les pâtes soient cuites. Après les avoir égouttées, elle leur ajouta la sauce et posa le plat sur le bar où Severus avait installé leurs couverts.

Ils dinèrent l'un en face de l'autre, assis sur les hauts tabourets. La conversation roulait sur l'hôpital et les potions. Severus avoua à la jeune femme s'ennuyer un peu. Il se demandait s'il n'allait pas démissionner et monter son propre laboratoire. Se cantonner dans les potions de soins ne lui suffisait pas. Il aimait la recherche, la création, ce qu'il faisait lors de ses congés dans son propre atelier. Il y pensait depuis des années mais sans avoir eu vraiment l'opportunité de le faire. Sauf que quelques semaines plus tôt, il avait reçu un courrier du plus grand laboratoire des Etats Unis lui proposant un partenariat.

La notoriété du laborantin n'était plus à faire dans le monde. Tous les sorciers connaissaient Severus Snape, Maître en Potions de son état, le seul du Royaume Uni à posséder ce niveau d'études et les capacités les plus élevées. Seuls deux ou trois autres Potionnistes de par le monde pouvaient prétendre à qualifications et renommée équivalentes. Tous les laboratoires avaient cherché à le récupérer lorsqu'il était revenu dans la vie active, après la chute de Voldemort. Mais il avait préféré le calme et l'anonymat de son antre à Poudlard, puis son laboratoire à Sainte Mangouste.

Le grand groupe américain lui proposait de financer ses recherches sur l'amélioration de diverses antidotes et de la potion Tue-Loup. En échange de quoi, il fabriquerait pour eux cette potion qu'il avait grandement améliorée et dont il détenait le brevet.

— Que vas-tu faire ? Tu n'as pas peur d'être lié à ce laboratoire et de ne plus être indépendant ?

— De toute façon, en travaillant à Sainte Mangouste, je ne suis pas indépendant. Si j'acceptais l'offre de Magic-Labo, je serais libre de mon temps. Ils ne me demande que cinq cent fioles de Tue-Loup par trimestre, ce qui ne me prendrait que deux ou trois jours à chaque période.

— Financièrement, c'est valable ?

— Ils me proposent deux mille gallions par mois la première année. Si le partenariat est positif, mon contrat sera fixé à quatre mille gallions par mois pour les dix années suivantes.

Hermione resta bouche bée, la fourchette en l'air.

— Quoi !? Mais c'est génialement indécent !

— N'est-ce pas ? susurra Severus, avec un rictus amusé.

— Pourquoi hésites-tu ? Tu auras au moins l'opportunité de faire ce que tu aimes, d'organiser ton temps comme tu l'entends et tu seras scandaleusement riche ! argua Hermione.

— La richesse ne m'intéresse pas, murmura-t-il. Si je prends le temps de réfléchir c'est parce que je serais sans doute obligé de quitter cette maison que j'aime beaucoup. Un laboratoire de recherche de l'envergure que j'envisage demande presque le double de place. De plus, il me faudra certainement soit un apprenti, soit un associé. À deux, les échanges d'idées et de découvertes sont gages de réussite.

Hermione resta un moment pensive. Puis elle eut une idée.

— Si tu transformais ta deuxième chambre en bibliothèque, tu pourrais profiter de l'espace libéré au rez-de-chaussée pour agrandir ton laboratoire.

Severus la considéra un instant en penchant la tête.

— Ce n'est pas bête… estima-t-il. C'est même une sacré bonne idée ! Je n'y avais pas pensé… Merci Hermione !

— Et ce n'est pas tout ! Je viens aussi de penser à autre chose…

Le sorcier leva un sourcil.

— Je pense qu'il te serait très facile de trouver un apprenti… ou plutôt une apprentie… risqua-t-elle d'une petite voix.

À ces mots, il posa ses coudes sur le bar, posa son menton sur ses mains croisées et la fixa. Il laissa passer un peu de temps, semblant perdu dans sa réflexion.

— Granger… fit-il enfin d'un ton traînant. Es-tu en train de me dire que tu veux postuler pour le poste ?

— Ou…oui. Je… j'aimais beaucoup les potions à Poudlard…

— Ah oui ? Moi qui pensais que tu voulais simplement passer tout ton temps avec moi… ricana-t-il.

Hermione eut une moue amusée.

— Bien évidemment que j'adorerais passer ma vie avec toi ! Travailler ensemble serait l'idéal.

— Toute ta vie ? murmura-t-il en se penchant vers elle.

Elle battit des cils et plongea ses yeux dans le regard d'onyx qui l'observait attentivement.

— Que veux-tu dire ?

— Tu viens de dire que tu adorerais passer ta vie avec moi, alors je te demande : toute ta vie ?

La jeune infirmière sentit l'émotion l'envahir. Elle fut soudain sûre d'elle. Pourquoi tergiverser ? Elle était tombée amoureuse de son ancien professeur, et ça ne datait probablement pas d'hier. Dolly avait raison. Son cerveau venait de comprendre ce que son cœur savait depuis des années. Ses sentiments pour lui explosaient et la ravageaient comme un raz-de-marée. Elle fut submergée par cette vague qui montait en elle et qui la poussa à descendre de son siège et à se rapprocher du sombre sorcier.

Il l'accueillit entre ses bras, la serra contre lui et posa ses lèvres sur les siennes. Le baiser qu'ils échangèrent était empreint de tendresse et de promesses. Severus eut la surprise de trouver le goût des larmes d'Hermione sur ses lèvres. Il releva lentement la tête pour la contempler. Les prunelles noisettes brillaient d'amour et d'émoi.

— Hermione… chuchota-t-il en entourant son visage de ses grandes mains.

— Je t'aime Severus, murmura la jeune femme. Je veux passer toute ma vie avec toi, chaque moment de chaque jour de chaque année, jusqu'à ma mort.

Il ne répondit pas tout de suite mais l'enferma entre ses bras de longues minutes. Il posa son menton sur sa tête et se mit à parler.

— Il y a longtemps, j'ai aimé. Mais la vie est passée et mon cœur s'est refermé. Il y a quelques semaines, tu es réapparue dans ma vie. Quand j'ai vu ton nom dans les entrées d'infirmières, je me suis dit : « Non, ce n'est pas elle. Ce n'est pas possible… ». Quand je t'ai vue à la porte du laboratoire, j'ai été un instant sous le choc de ton regard d'ambre. Je m'en souvenais parfaitement. Tes larmes ensuite m'ont bouleversé. Tu avais tellement changé et en même temps tu étais restée la même. À t'impliquer pour le bonheur des autres, les aider. Comme tu as voulu m'aider à trouver un compagnon…

Hermione eut un sourire, qu'il lui rendit.

— Je t'ai laissé faire, poursuivit-il. Cela me permettait de passer du temps avec toi, de t'apprivoiser. Sans me rendre compte que c'était toi qui m'apprivoisait. Et je me suis retrouvé avec toi dans mon lit, avec l'idée et l'espoir que tu n'en sortirais jamais plus. Oui, moi le sorcier le plus haït, le plus méprisant d'Angleterre, je m'étais laissé prendre au piège de ce grand sentiment qu'est l'amour. J'aurais bien essayé de résister si j'avais encore été celui de l'époque de Voldemort. J'ai cédé. Je me suis laissé envahir par toi. Tu tiens ma vie, mon cœur, mon corps entre tes mains.

La sorcière sanglotait, immensément touchée par les paroles qui s'échappaient du cœur de Severus. Elle savait qu'elle vivait là un moment extrêmement rare et précieux. La déclaration d'amour du sombre sorcier était un cadeau inestimable. Elle était persuadée que cela ne se renouvellerait jamais aussi prit-elle sa baguette et étira-t-elle un long filament argenté de sa tempe. Comprenant ce qu'elle faisait, son amant fit apparaître un flacon dans lequel elle emprisonna son souvenir.

Après avoir posé la précieuse fiole sur le plan de travail, le maître des potions souleva l'infirmière dans ses bras et l'emporta dans sa chambre…