Disclamer : Aucun personnage, lieux, ou autre petite merveille tirée des sept tomes de Harry Potter ne m'appartient. Mais ça, tout le monde le sait !


Un énorme merci à IceQueen38, La petite Lily et Mariana de vous être lancées dans cette aventure avec moi. J'espère que la suite vous plaira !

Souvenez-vous, le prologue commençait par une balade de Voldemort sur son domaine, puis, il rentre pour annoncer à Jeffrey que sa mère s'est enfuie la veille en profitant d'un orage. Dans ce chapitre, il va devoir lui annoncer, nous reprenons donc la scène à ce moment-là.

Bonne lecture !


Chapitre 2 - L'annonce

(- Pourquoi faut-il que les moldus aient si peu d'imagination, soupira Jeffrey à mon entrée.
- Crois-tu le monde magique plus avisé ? m'intéressais-je.)

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Le soleil se levait sur l'horizon. Je venais d'arpenter mon domaine dans la fraîcheur de l'aube en repensant à celle que j'avais perdue.

Mes derniers pas sur l'herbe tendre me guidèrent jusqu'au perron où je m'arrêtais un instant. Je m'attardais sur les meubles disposés en salon, protégés d'un appentis, et repensais aux longues soirées que Miss Mandelsen aimait y passer quand la douceur du temps le permettait. Puis, je poussais la porte de mon manoir et fut aussitôt interpellé par Griselda, seule Mangemort que j'avais tolérée pour me seconder.

- Maître, Miss Mandelsen a disparu ! s'empressa t'elle de m'annoncer.

- Je sais, répondis-je simplement.

- V... vous savez ?! fit-elle, éberluée.

- Ne bafouillez pas comme ça, conseillais-je. On dirait Queudver. Oui, je sais. Un des Gardiens est venu m'avertir très tôt ce matin. La violence de l'orage d'hier soir a fait qu'ils ne se sont rendus compte de rien. Mais ils ont découvert ce matin qu'elle n'apparaissait plus sur la carte du domaine.

- Comment est-ce possible ?

- Négligence, ma chère. Négligence... Je pensais pourtant avoir tout prévu.

- Et l'enfant ?

- Il dort dans sa chambre, l'informais-je. Je vais devoir lui annoncer.

Je vis au visage de Griselda qu'elle n'aurait pas aimé être à ma place et montais l'escalier en n'ayant pas la moindre idée de la façon dont j'allais m'y prendre.

J'ouvris lentement la porte de la chambre de Jeffrey et m'approchais du lit où il dormait profondément. Je caressais sa joue du revers de mes doigts et m'accroupis. J'observais un instant cet enfant qui m'apparaissait maintenant comme un cadeau.

- Jeffrey..., appelais-je doucement. Jeffrey...

- Mmmm.

- Réveille-toi, mon garçon. Il faut que je te parle.

Il s'éveilla enfin et, comme il n'était pas dans mes habitudes de venir le réveiller, ni même de m'introduire dans sa chambre, il se redressa et prit appui sur un bras en me regardant avec inquiétude.

- Que se passe t'il ?

Je décidais de m'asseoir par terre et m'accoudais au lit, ne sachant pas combien de temps prendrait notre conversation.

- Que sais-tu des relations que j'entretiens avec ta mère ? me lançais-je enfin.

La lueur d'intelligence que je vis dans ses yeux à cet instant me déstabilisa.

- Je sais que ses pouvoirs vous intéressent beaucoup et que vous voulez vous en servir pour façonner le monde des sorciers à vote image.

- A mon image, non, rectifiais-je. J'essaye simplement d'en faire un monde meilleur.

- Ce n'est pas ce que disent les livres quand ils parlent de vous.

- Ainsi donc, tu sais qui je suis ? m'étonnais-je.

- Vous êtes Lord Voldemort, me répondit-il sans détour. Le plus grand mage noir de tous les temps. Celui-là même dont certains n'osent pas prononcer le nom.

Je me gardais bien de lui dire que, lorsque c'était le cas, j'avais la possibilité de savoir à quel endroit mon nom avait été évoqué et m'introduire dans l'esprit du malheureux imprudent. Ou au contraire, y reconnaître mes pairs.

- Pour en revenir à ce que je disais. As-tu remarqué un changement dans le comportement de ta mère, ces derniers temps ?

- Pour tout dire, ça fait un moment que je vois qu'elle ne va pas bien. Elle est souvent triste. Vous vous absentez fréquemment tous les deux et, à votre retour, elle s'enferme dans sa chambre, dans la bibliothèque ou dans un salon en ayant l'air de vous maudire lorsqu'elle revient.

- Il faut que je t'avoue quelque chose, décidais-je en comprenant que Jeffrey en savait bien plus que je ne l'avais imaginé. Elle est partie.

- Pour de bon ? Pour toujours ? demanda t'il sans paraître réellement surpris.

- Je le crains, oui. Tu le savais ?

- Non, elle ne m'a rien dit. Mais je me doutais qu'elle le ferait un jour. Il ne sera jamais dans sa nature de partager vos ambitions. ...Alors elle m'a abandonné ? murmura t'il ensuite en laissant enfin paraître une note de regrets.

- Ne prononce pas ce mot. Je ne l'aime pas et je peux t'assurer que si elle avait pu t'emmener, elle n'aurait pas hésité à le faire. Elle a compris que tu ne pouvais pas passer les protections. Elle a choisi de te laisser ici mais je suis sûr que vous serez amenés un jour à vous revoir.

- C'est parce que je n'ai pas de pouvoirs magiques pour maîtriser les quatre éléments ?

- Oui. Entre autre..., rajoutais-je sans entrer dans les détails. Si tu veux bien, nous pouvons en parler en prenant un petit déjeuner dans la salle à manger.

Il accepta d'un signe de tête et se laissa glisser au bas de son lit.

Je le rassurais plus longuement tandis que nous mangions et le laissais aux bons soins de Queudver qui lui donnait des cours pour assurer son éducation.

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Je fis appeler Griselda lorsqu'en début d'après-midi, je m'installais à mon bureau pour y travailler un peu. Elle se présenta, son manteau à la main puisqu'elle ne vivait pas avec nous en permanence.

- Avant de partir, pouvez-vous prévenir l'équipe de mon manoir anglais que je ne viendrai pas aujourd'hui ? lui demandais-je, levant à peine la tête de mes livres de comptes.

- Bien sûr, confirma t'elle. Mais vous savez qu'un nouveau contingent d'une vingtaine de Mangemorts est arrivé hier. Vous vous plaisez d'ordinaire à les accueillir le plus tôt possible pour leur signifier vos attentes.

- Je ne veux pas laisser Jeffrey seul. Mes projets peuvent bien attendre une journée, argumentais-je. ...Ah, tant que j'y suis, pouvez-vous venir accompagnée de quelques-uns de vos petits-enfants en fin de semaine ? J'aimerais autant qu'il voit du monde.

- Je vais m'arranger, Maître. Si vous n'avez plus besoin de moi...

- Non, Madame Nott. Vous pouvez y aller.

Je bénissais Merlin intérieurement d'avoir cette femme à mes côtés. Elle avait été irréprochable lorsque j'avais mis au point le rituel de magie noire indispensable à la renaissance de Miss Mandelsen. Elle m'avait secondé sans relâche lorsque nous apprenions ensuite qu'elle était enceinte. Ayant elle-même mis au monde cinq enfants, son expérience était inestimable pour prendre soin de la mère et accueillir l'enfant. Aujourd'hui, malgré qu'elle fût âgée, elle s'attachait encore à me démontrer sa fidélité alors que d'autres auraient pu renoncer.

Je me replongeais dans mes livres de comptes durant l'après-midi et convoquais mon elfe. La créature se matérialisa sur le seuil de la porte.

- Dévona, la nommais-je. J'aimerais que tu ailles voir si Queudver a fini. Envoie-moi Winston avec la réponse, j'ai besoin de lui parler.

Elle ne prit pas le temps de me répondre et j'écoutais son pas se fondre sur le palier. Des deux elfes à ma disposition, je privilégiais le mâle plutôt que la femelle à la mission que j'allais devoir confier. Il était étonnant de voir que, même chez les créatures magiques, une sensibilité toute féminine n'était pas toujours adaptée à mes résolutions. Winston était dans ma famille depuis trois générations. Sa rudesse et sa loyauté en faisait un allié infaillible aux instructions les plus délicates, alors que Dévona, bien que toute aussi fiable, excellait dans celles nécessitant plus de finesse et de diplomatie.

Je l'entendis à peine arriver.

- Le Maître voulait voir Winston, fit-il en guise d'annonce.

- Je suppose que ce n'est plus un secret pour personne que Miss Mandelsen s'est échappée hier soir.

- Les elfes le savent, Maître. Griselda leur a dit ce matin.

- Bien. Même si je ne pense pas que Jeffrey envisage de suivre ses pas, je souhaiterais que tu gardes un oeil sur lui. Vous vous êtes toujours bien entendus et cette complicité pourrait prendre une nouvelle évolution. Mais je préférerais que tu restes discret.

Je le vis baisser subrepticement les oreilles, visiblement honoré de se voir confier une telle responsabilité.

- Winston comprend ce que veut dire le Maître, jubila t'il d'un air de connivence.

- Où est Jeffrey actuellement ?

- Il fait ses devoirs dans la bibliothèque.

- Parfait. Tu peux disposer.

Je refermais les registres me rassurant sur ma fortune, classais quelques feuilles de parchemin et dirigeais mes pas vers une aile un peu plus éloignée du manoir.

- Pourquoi faut-il que les moldus aient si peu d'imagination, soupira Jeffrey à mon entrée.

- Crois-tu le monde magique plus avisé ? m'intéressais-je.

- Pas forcément. Mais ils ont le don de toujours compliquer les choses. Entre les instances locales, les ministères, les assemblées et les conseils, j'ai l'impression que la moitié du pays participe à toutes les décisions.

- Ne trouverais-tu pas dangereux qu'elles ne dépendent que d'une seule voix ?

Il leva le nez de ses livres, me regardant avec surprise.

- Je pensais pourtant que c'était votre but, s'étonna t'il.

- Non, Jeffrey. Cela serait beaucoup trop restrictif. Il est important de déléguer les missions en fonction des compétences. Mais je te rejoins sur un point : rien ne sert de multiplier les intervenants au risque d'entraver le changement. Tout ça m'a l'air bien sérieux, que dirais-tu d'aller faire un tour dans le parc ?

- Ca fait partie du programme que Queudver a choisi, se défendit-il, sans répondre à ma proposition.

- Peut-être, et ce n'est pas inutile. Mais il est bon parfois de savoir se détacher de l'instruction pour apprécier les choses les plus simples.

Comprenant que ses pensées s'étaient déjà orientées vers un autre sujet, je le vis diriger vers moi un regard où je décelais une grande tristesse, de celle que je lui avais rarement vue.

- Elle me manque déjà..., avoua t'il dans un murmure.

Et moi donc, pensais-je.

- Viens, suggérais-je simplement.

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Le lendemain, je me décidais à transplaner vers l'Angleterre. Le contingent évoqué par Griselda nécessiterait ma plus grande vigilance et me prendrait sûrement toute la journée…


Dans le prochain chapitre, j'ai dû trouver ce que Voldemort pouvait bien faire de ses journées lorsqu'il partait de son domaine albanais. J'ai donc bidouillé la façon dont il pourrait s'y prendre pour recruter ses adeptes. Rassurez-vous, j'ai évité les violences inutiles et me suis surtout concentrée sur « l'organisation » telle qu'elle pourrait être envisagée. Il peut donc être lu par tous.

Bises à tou(te)s !

Volderine