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Chapitre 2 : Mystery Spot

Dean Winchester était à deux doigts de commettre un meurtre. Il réfléchissait encore à la façon de se débarrasser du cadavre de ce crétin bouclé avec son stupide trench-coat, voilà tout. Ce… type était à la fois arrogant et impoli et envoyait promener chaque témoin qu'ils interrogeaient sur la disparition de son collègue dès qu'il commençait à s'ennuyer, ce que même un faux flic tel que Dean trouvait déplacé. En plus, dès que Dean essayait de séduire une agente pour avoir des informations plus rapidement, l'Anglais soupirait bruyamment et employait des moyens très discutables pour obtenir les mêmes données, mais deux fois plus vite.

Ce qui devait être un interrogatoire conjoint de toutes les personnes présentes au poste s'était transformé en une guerre puérile entre les deux enquêteurs. Le pire, selon Dean, c'est que tout le monde croyait désormais qu'il bossait avec l'Anglais et le dévisageait dorénavant avec un mépris prudent et insultant. Lui qui avait appris sur le tas à être agréable aux gens pour pouvoir les recontacter par la suite…

- Donc, nous ne savons rien de plus, conclut l'agaçant British en récupérant son manteau et son écharpe. Voilà qui fut éclairant.

Dean grommela quelque chose entre ses dents et commanda une bière. Ils venaient juste de questionner leur dernier témoin, c'est-à-dire un barman qui s'était rendu le matin-même au poste de police pour porter plainte contre un délinquant qui avait explosé sa vitrine à coups de briques. Ne perdant jamais ses intérêts de vue, Dean avait aussitôt proposé de le ramener à son établissement afin de déguster les boissons alcoolisées locales.

La bière ne tarda pas à arriver, ce qui tira Dean de ses sombres pensées et lui évita de porter trop d'attention à son voisin de comptoir, qui parlait tout seul. L'Américain s'empara donc de son verre comme si sa vie en dépendait et commença à le siroter, appréciant le goût de la spécialité du coin.

- Voilà pourquoi personne n'a rien vu ! s'exclama soudain l'agent… Lestrade, ou quel que soit son nom.

- Gné ? lâcha Dean, irrité.

- Le kidnappeur de John n'est tout simplement pas sorti par la porte principale !

- Il n'y a pas de fenêtre à la morgue, rétorqua Dean juste pour l'ennuyer.

- Bien sûr que non. Mais vous devez bien savoir par où il est sorti, non ? Souvenez-vous du couloir, il n'y a donc rien qui vous a frappé ?

- Si, vous. Vous me tapez sur le système, répliqua Dean en ignorant la sonnerie de son portable.

- Ne vous servez-vous donc jamais de vos yeux ? s'étonna l'autre, mystifié. C'était juste au-dessus de votre tête !

- Bon, mec, vous allez arrêter vos conneries et en venir au fait, je ne suis pas resté dans ce trou pour jouer aux devinettes, s'emporta Dean, qui regrettait à présent de ne pas être resté avec Sam pour vérifier les caméras.

Justement, en parlant du loup, c'était son frangin qui l'appelait. Dean s'apprêtait à décrocher quand l'autre enquêteur reprit la parole :

- Il y avait une sortie de secours à l'arrière du bâtiment, là où se trouvent tous les locaux où personne ne va jamais, comme les archives, les pièces à conviction, les poubelles… Il y avait un panneau juste au-dessus de la porte de la morgue, mais comme vous ne vous servez ni de vos yeux, ni de votre cerveau, vous avez interrogé tous ces gens pour rien et vous nous avez fait perdre notre temps.

- Ok, ça suffit maintenant ! s'écria Dean, attirant tous les regards sur lui. Si vous êtes si intelligent, pourquoi m'avoir accompagné pendant mes interrogatoires ? Et puis, vous avez une façon très discutable de mettre les gens en confiance, vous leur parlez comme s'ils étaient des chiens ! Vous êtes sûr d'être un vrai flic, au moins ?

- Bien sûr que non. Je me suis fait passer pour Lestrade pour infiltrer la cellule d'enquête, admit l'autre. Je m'appelle Sherlock Holmes, et je suis détective consultant.

Le téléphone se tut, puis recommença à sonner, et Dean ouvrit et referma la bouche, désarmé par l'honnêteté soudaine du Londonien.

- … Vous savez que je peux vous faire arrêter pour usurpation d'identité et obstruction à la justice, pas vrai ? dit-il finalement, satisfait d'avoir un moyen de pression sur Sherlock.

- … Mais vous ne le ferez pas, vu que vous non plus, vous n'êtes pas celui que vous prétendez être, poursuivit calmement Sherlock. C'est d'ailleurs pour ça que je vous ai suivi, je voulais savoir pourquoi vous vous êtes impliqué dans cette enquête alors que vous n'avez aucune compétence en la matière.

Dean en resta comme deux ronds de flan.

- Et qu'est-ce qui vous fait dire que…?

- Votre costume, l'interrompit le détective. Il a certes été fabriqué en Amérique, ce qui rend sa qualité discutable, mais vous l'avez acheté en seconde main. Les agents du FBI sont bien plus soignés, généralement. Et votre badge n'est pas à jour.

- Non non non, je l'ai acheté neuf, ce costume.

- Hé bien vous vous êtes fait pigeonner, par-dessus le marché, soupira Sherlock. J'en ai déduit que votre collègue n'est pas non plus un agent. Vu la couleur de vos yeux, je dirais que vous êtes de la même famille, peut-être même frères.

- Mais comment… ? balbutia le chasseur.

- Vous avez les yeux verts tous les deux. Ce n'est pas une couleur d'yeux que l'on rencontre souvent, donc la probabilité que deux agents du FBI aux yeux verts travaillent en binôme est très, très faible. Oh, et puis, vous bougez sans vous consulter, donc vous avez l'habitude de travailler ensemble. On pourrait croire que vous êtes juste deux idiots qui ont eu envie de se mêler à une enquête criminelle pour le plaisir, mais vous avez les mains d'un homme qui manie les armes depuis très, très longtemps. Vous êtes quoi, exactement ? Tueur à gage ? Mercenaire ? Terroriste ?

- Chasseur, répondit Dean. Est-ce que les gens vous en collent une quand vous faites ça, d'habitude ?

- Non, ils se contentent de m'insulter. On est en pays civilisé, tout de même, plaisanta Sherlock. Donc, c'est bien votre frère ?

- Ouais. Je suis l'aîné.

- J'en étais sûr. Et pourquoi deux chasseurs américains viendraient-ils jusqu'ici pour se faire passer pour des agents du FBI et participer à une enquête qui n'a aucun lien avec eux ?

- Nous… Roh, attendez un peu, fit Dean en s'emparant de son téléphone, qui s'était remis à sonner. Sam ?

- Dean ! J'ai trouvé par où il est sorti mais… commença son petit frère avant de s'interrompre brutalement.

Dean pressa son téléphone contre son oreille et crut entendre la sécurité d'un flingue que l'on arme.

- Merd- ! s'exclama Sam.

Il y eut un bruit métallique, puis l'appareil n'émit plus qu'un grésillement lugubre.

- Sammy ? Sam ! SAM !

Dean, interdit, leva la tête vers Sherlock, qui n'en avait pas perdu une miette. Le salaud avait même déjà enfilé sa veste et s'apprêtait à quitter le bar.


John Watson faisait les cent pas dans sa cage pour ne pas mourir de froid quand il entendit de nouveau une voix monocorde et métallique s'approchant de lui. Prudemment, le médecin se colla contre le mur le plus éloigné en brandissant la grosse branche qu'il avait réussi à arracher du mur et attendit que quelque chose se passe. La grille découpée dans le plafond se souleva d'un coup, et John eut juste le temps d'apercevoir un bras argenté passer au travers avant qu'une silhouette ne bascule dans la pièce pour aller s'écraser un peu plus bas.

L'ouverture se referma avec un grincement digne d'un film d'horreur, et John hésita pendant quelques secondes avant d'aller voir à qui il avait affaire. Sans lâcher son arme improvisée, le blogueur s'approcha du nouvel arrivant, qui n'avait toujours pas bougé, et le retourna délicatement sur le dos. C'était le géant du poste de police, réalisa John en reconnaissant ses cheveux mi-longs et son long nez.

Pris d'une impulsion et malgré tout heureux de ne plus être seul, le docteur tâta doucement le crâne de son compagnon de cellule pour déceler d'éventuelles blessures, mais il ne trouva qu'une bosse en formation. Comme il ne saignait pas, John se résigna à lui appliquer de la mousse humide et glaciale pour empêcher un gonflement plus prononcé, puis il attendit que l'agent se réveille.

Cinq minutes plus tard, le géant se mit à remuer dans son sommeil. Il finit par ouvrir les yeux et se figea, en alerte, quand il aperçut John juste au-dessus de lui. Le médecin, qui n'avait pas envie de se prendre un coup au visage, se recula vivement et leva les mains en l'air, histoire de calmer l'autre homme.

Ce dernier finit par se rendre compte qu'il avait mal et porta ses doigts jusqu'à la bosse, d'où il retira la mousse coincée là par ses cheveux. Il inspecta ensuite les environs, tout comme John l'avait fait, et finit par s'intéresser à la seule autre personne du secteur.

- Vous étiez à la morgue, dit-il simplement d'une voix rauque pour remettre ses idées en place. Vous êtes le gars qui s'est fait enlever en même temps que le cadavre.

- Je m'appelle John Watson, se présenta le médecin. Vous êtes l'agent… McCartney, c'est ça ? Vous allez rire, mais mon collègue pense que vous êtes de faux agents, je l'ai entendu se parler à lui-même juste après vous avoir croisés, votre binôme et vous.

- Et je pensais que vous vous appeliez Lestrade, ironisa l'autre. Vous n'êtes pas plus agent que moi, avouez ?

Les deux hommes se regardèrent, puis esquissèrent un sourire amer. Le géant finit par hausser les épaules (John eut l'impression de voir une montagne se soulever) et avança une main pour serrer celle du docteur.

- Sam Winchester, enchanté. Enfin, dans d'autres circonstances, ça aurait pu être sympa. Vous êtes blessé ?

- Non, rien de grave. Et vous ? Je suis médecin, mais je n'ai pas réussi à vous soulever pour vous ausculter quand vous dormiez…

Sam se leva lentement et secoua les bras sans produire de réaction notoire.

- Je suis intact, on dirait, répondit-il, déjà plus positif. Où sommes-nous ? Et qu'est-ce que ce type nous veut ?

- Je n'en ai aucune idée et… à vrai dire, je ne suis pas sûr que ce soit un "type", lui apprit John en frissonnant. On dirait plutôt un robot, d'après sa voix et son apparence. Il porte la même armure que celle de la victime, on dirait. Mais vous, vous avez peut-être vu quelque chose en arrivant ?

Sam fronça les sourcils et essaya de se remémorer les flashes qu'il avait aperçus pendant son transfert non-consenti.

- J'ai cru voir des pierres grises et des fleurs, et vu cet endroit… (il jeta un coup d'œil à la salle) je dirais que nous sommes dans un cimetière, sûrement celui de Canisbay.


Sherlock et Dean avaient mis leur différend de côté (en réalité, Sherlock avait juste accepté de se taire pendant le trajet) et étaient retournés au bureau de police de Wick, mais personne ne put leur dire ce qui était arrivé à Sam. Les deux hommes retracèrent donc le trajet du cadet des Winchester en partant de la morgue, histoire de comprendre ce qu'avait découvert le jeune homme.

- Il a suivi les caméras brouillées, déduisit Sherlock après avoir consulté l'ordinateur de la morgue. On le voit sortir par la sortie de secours, regardez. Et puis hop, ça se brouille, comme ce matin.

- Okay, allons voir, décréta Dean en sortant son revolver de son étui.

Les deux faux agents se hâtèrent d'emprunter la porte de service et rejoignirent l'arrière du poste. Dean piétina dans l'herbe en regardant partout autour de lui, tandis que Sherlock inspectait le sol. Le détective finit par s'accroupir et extirpa un téléphone d'une flaque de boue encore humide de l'avant-veille. Il le montra à Dean qui serra l'appareil dans son poing, bouleversé.

- SAM ! beugla-t-il, espérant que son frère soit encore dans le coin.

- Oh, arrêtez de hurler, il n'est plus ici, s'impatienta Sherlock en soulevant le revolver de Sam du bout du doigt. Il a été enlevé, tout comme John.

Dean, désespéré, se tourna vivement vers son compagnon d'infortune, les sourcils dangereusement froncés.

- Ecoutez. Peut-être que ce John ne vaut rien à vos yeux, mais Sam est mon petit frère, et mon devoir est de le protéger. Alors désolé si je vous ennuie, mais en fait, j'en ai rien à foutre, je veux juste retrouver le responsable et lui exploser la gueule !

Sherlock lui renvoya une œillade blasée.

- Et vous pensez le retrouver plus vite en vous énervant comme un gosse capricieux ?

Comme Dean se contentait de le fusiller du regard, indigné, le détective haussa les sourcils et indiqua le sol.

- Venez voir, ça vous changera les idées. Sait-on jamais.

Furieux, Dean traîna les pieds jusqu'à l'Anglais, près duquel il s'accroupit à son tour pour fixer un brin d'herbe plus haut que les autres.

- Une chance qu'il y ait de la boue, commença Sherlock. Là, ce sont les empreintes de Sam, on les reconnaît à la marque de ses chaussures et à sa pointure. Mais là, ce sont celles de son ravisseur.

Dean suivit le long doigt du Londonien jusqu'à une trace étrange en forme de pied et se mordit la lèvre. Il avait déjà vu ce genre d'empreinte avant.

- C'est le même gars qu'au cimetière, comprit-il. C'est l'empreinte de l'armure.

- Exact, confirma Sherlock. Et si on regarde plus loin par là, on voit les empreintes de votre frère disparaître. D'un autre côté, celles de l'armure s'enfoncent plus profondément dans la boue, donc elle portait Sam sur son épaule. Il y a des signes de lutte là où Sam a entendu son attaquant l'approcher par derrière, et si on regarde encore plus loin…

Dean s'avança pour inspecter le terrain et aperçut des marques noires autour des empreintes de pieds.

- On dirait que le sol a brûlé ici ! s'exclama-t-il. Et les empreintes ne vont pas au-delà de la marque… Vous savez, plus le temps passe, plus j'ai l'impression que c'est l'armure qui a kidnappé John et Sam et volé le cadavre.

- C'est stupide, l'armure était creuse et les objets ne bougent pas tout seuls, répliqua Sherlock en se tapotant le menton.

- Vous seriez surpris… murmura Dean. Hé, si ça se trouve, l'armure s'est remise autour de son cadavre, a enlevé John et s'est envolée avec lui, d'où les traces de brûlé ! plaisanta-t-il.

- Ridicule, je suis sûr qu'il y a une explication plus sensée.

- Réfléchissez, le singea Dean, goguenard. On a retrouvé des traces de pas de cette armure sur la scène de crime et ici, donc c'est une personne en armure qui se trouvait aux deux endroits, et je suis prêt à parier que le tueur est aussi le kidnappeur. Mais d'un autre côté, c'est dur de porter un cadavre et un type évanoui, donc ils sont peut-être plusieurs à porter cette armure bizarre. Un genre de… secte, vous voyez ? Après, s'il s'agit d'un objet maudit, comme j'ai déjà pu en voir au cours de ma carrière, il est possible qu'il ait poussé votre ami à l'enfiler et à voler le cadavre.

- Un objet maudit ? répéta Sherlock avec une grimace incrédule. Vous regardez beaucoup trop la télévision.

- Mais vous admettez que je pourrais avoir raison, non ? Et cette trace noire, là, a été causée par un propulseur qui lui a servi à s'envoler.

- …Ça pourrait être plausible, fit Sherlock du bout des lèvres. Mais il faudrait faire des tests pour savoir si un réacteur suffisamment discret pour qu'on ne le trouve pas serait suffisamment puissant pour porter deux poids morts.

Ragaillardi par le simple fait de trouver des réponses avant Sherlock, Dean continua sur sa lancée :

- Sauf que comme il n'y a pas d'autres empreintes autour du poste et qu'il n'y a qu'une seule trace de répulseur, il n'y a qu'un ravisseur, donc ça valide ma théorie de l'objet maudit !

Sherlock lui lança un coup d'œil et le trouva aussi souriant qu'un gosse le matin de Noël. Dégoûté par cette supposition farfelue, le détective choisit, pour une fois, de ne pas répondre. Dean, prenant ça comme une victoire personnelle, reprit son expression chiffonnée.

- Vous savez, plus j'y pense, plus votre nom m'est familier... Ah, merde, Bobby m'appelle…

- Pourtant je vous garantis qu'on ne s'est jamais rencontrés, soupira Sherlock.

John commençait à lui manquer.


Sam et John s'entendirent très vite sur le plan à adopter. Seul, John ne pouvait rien faire. Mais avec un type de quasiment deux mètres de haut, la donne venait de changer.

Voilà comment le petit Londonien se retrouva en position très instable sur les épaules de son nouvel allié, qui tentait vaille que vaille de ne pas bouger.

- Un peu plus à droite… c'est bon, ne bougez plus !

John tendit les bras au-dessus de sa tête et poussa sur la grille de toutes ses forces, manquant de tomber quand elle lui résista plus que prévu. Il se rattrapa grâce au plafond, puis retenta le coup, en vain. La grille était trop lourde et sûrement verrouillée de l'extérieur.

- Vous n'avez pas de pince à cheveux sur vous, par hasard ? demanda-t-il poliment au géant.

Ce dernier rit douloureusement et lâcha la jambe de John pour plonger une main dans sa poche de veste, d'où il sortit une pochette, qu'il passa au docteur. Ce dernier l'ouvrit et se retrouva nez à nez avec un crochet plat et une tige en métal, c'est-à-dire le kit du parfait cambrioleur.

- Mon colocataire vous adorerait, commenta-t-il en coinçant les outils entre ses dents. Avancez un peu.

L'Anglais s'accrocha aux barreaux de la grille pour ne pas tomber et Sam l'amena près du cadenas, un pas après l'autre. John passa un bras à travers la plaque ronde et tenta d'enfoncer le crochet dans la serrure, mais il lui manquait une ou deux articulations pour y parvenir.

- Merde, ça n'ira jamais, fit-il à l'attention de son perchoir. Je n'arrive pas à l'atteindre et… Sam, j'entends des pas qui se rapprochent !

L'Américain le fit descendre de ses épaules comme il l'aurait fait avec un enfant et le fit reculer vers le mur. Il sortit un couteau à lame dentelée d'une poche et John récupéra sa branche pour se mettre en garde.

- Si ce sont des sorcières, on est mal, lâcha Sam. Mais si vous en avez l'occasion, visez la tête, c'est une valeur sûre. Pour les robots, je ne sais pas, je n'en ai jamais croisé.

- Des sorcières ?! répéta John, halluciné.

Sam ouvrit la bouche pour s'expliquer, mais un drôle de bruit leur parvint. C'était comme un ronflement de moteur, un très gros moteur. Les pas à l'extérieur s'arrêtèrent, et une bourrasque se mit à souffler avec force dans la crypte, brassant l'air glacé avec violence. Il y eut un genre de dépression au milieu de la pièce, et Sam plaqua le médecin contre le mur, incertain quant à la nature de la créature qu'ils allaient devoir affronter sous peu.

Puis, sous leurs yeux ébahis, un genre de grosse boîte bleu foncé surmontée d'une ampoule allumée se mit à clignoter devant eux, comme un hologramme dans un film de science-fiction. Plus le bruit augmentait en intensité, plus la boîte semblait émerger du vide, causant un changement de pression dans l'air. John, la bouche grande ouverte, jeta un œil à Sam, mais ce dernier était si stupéfait par l'apparition qu'il se contentait de la regarder, hébété. Finalement, le bruit cessa, et avec lui les clignotements de la… cabine de police ? Elle portait même des instructions en cas de problème, réalisa John en lisant le panneau cloué sur la porte bleue.

Sa lecture fut interrompue quand ladite porte s'ouvrit à la volée, révélant un jeune homme en costume vieillot avec une coiffure bizarre accompagné d'une jeune femme rousse en bikini et chapeau de paille. Les deux nouveaux venus posèrent le pied dans la crypte et ouvrirent de grands yeux en voyant où ils avaient atterri. L'homme, qui portait un nœud papillon bleu foncé, considéra Sam et John en silence avant de lâcher :

- Ah. Ça, c'est embêtant…

À suivre…


Je vous ai dit que j'adorais le Tardis ? Non ? Ben maintenant vous le savez. Je veux le mêêêême !

Un p'tit commentaire pour tata Lilisu ? :3

Glossaire :

Objet maudit : Comme son nom l'indique, un objet maudit a été maudit/ensorcelé par le passé et attire pas mal d'ennuis aux gens qui ont le malheur de mettre la main dessus. Ils influencent souvent le comportement de leurs victimes, les amenant à commettre des atrocités ou plus simplement à se suicider. D'autres tuent directement leur propriétaire, un peu comme cette ballerine dont les chaussons l'ont fait danser jusqu'à la mort (ricanement lugubre)…