Bonjour à tous !
Voilà la suite \o/ (non, vraiment ?) Je crois qu'après ce chapitre, on sera plus dans l'action que dans les explications, donc ça devrait être plus facile à suivre. Courage !
Bonne lecture et merci pour vos commentaires ^^
Vous avez sûrement reçu plusieurs mails de mise à jour, mais n'y prêtez pas attention, j'ai eu de gros bugs à l'importation donc j'ai dû bidouiller des trucs :p
Chapitre 4 : Hunteri Heroici
La conversation sur les anges - et quels que soient les Anges pleureurs - s'acheva sur la conclusion imagée d'Amy, qui entreprit ensuite de piquer une part de pizza piquante à Dean. Le chasseur l'ignora, toujours sous le choc de l'arrivée de la science-fiction dans sa petite vie tranquille. Il finit cependant par la remarquer et lui adressa un coup d'œil indigné.
- Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi on a retrouvé le corps entier de McDonald dans l'armure, intervint Sherlock. Vous avez bien dit que ces… Cybermen ne gardaient que le cerveau de leurs victimes, non ?
- C'est vrai, acquiesça le Docteur en redressant un morceau d'ananas sur sa pizza. Ceci dit, mon ami Craig a déjà été converti en entier, ils se sont contentés de l'enfermer dans une armure et de réprimer ses émotions. Donc… si ça se trouve c'est juste une solution temporaire, peut-être qu'ils remplacent les organes défaillants au fur et à mesure, quand ces pauvres gens ne se soucient plus de ce qui leur arrive…
- Possible, mais le gars a bel et bien fondu de l'intérieur, fit Sam, qui avait commandé une salade de tomates. C'est un peu rapide, non ? Ou alors, les Cybermen ont trouvé le moyen d'accélérer la décomposition des organes pour les remplacer au plus vite !
- J'en reviens pas qu'on parle de ça en mangeant, ronchonna Dean, la bouche pleine.
- Non, ce n'est pas leur genre de modifier leurs victimes de cette façon, répondit le Docteur. Je pense qu'ils ont bien essayé d'apporter des améliorations à leur espèce, mais quelque chose a déraillé avec ce pauvre gars. Ce n'était pas prévu, c'est d'ailleurs pour ça qu'ils ont mis du temps à réagir avant de récupérer le corps et l'armure. Ils ont juste bidouillé les caméras du commissariat et s'y sont rendus sans discrétion, au point qu'ils ont dû enlever le seul témoin présent, ajouta-t-il en pointant John de sa part de pizza.
Sherlock émit un petit rire sarcastique.
-Je veux bien admettre que les policiers ne sont pas les personnes les plus vives que je connaisse, mais ils auraient fini par réaliser que plusieurs robots entraient et sortaient de la morgue en emportant toutes leurs preuves. Dean pensait qu'il n'y avait qu'un seul Cyberman impliqué, celui de McDonald. Donc : est-ce que ces Cybermen peuvent se déplacer sans hôte ?
- Normalement non, fit le Docteur en jouant avec son "tournevis sonique", comme il l'avait appelé un peu plus tôt face aux questions de Dean.
Les six se turent et se plongèrent dans leurs pensées. Si Sherlock, Sam et le Docteur réfléchissaient à l'affaire, Amy pensait à son mari, Dean envisageait de poursuivre le Docteur en justice pour avoir encouragé la vente de pizza hawaïenne et John rédigeait mentalement son prochain article.
- … Il y avait des glyphes dans l'armure de McDonald, finit par dire Sam avec lenteur. Et un sac de sort, ce qui nous prouve qu'au moins une sorcière est impliquée dans cette affaire. Qui sait, les glyphes pourraient servir à déplacer un objet à distance ?
- Tu penses encore à un objet maudit ? mâchonna Dean, sceptique.
- Des sorcières, maintenant, soupira Sherlock.
- He bien, les sorcières ont des pouvoirs assez différents et les utilisent le plus souvent pour tuer. Mais, et si elles pouvaient aussi ensorceler des objets pour pouvoir les déplacer à distance ? poursuivit Sam. Et si une sorcière travaillait avec les Cybermen et se servait de ces glyphes pour enfermer directement les personnes enlevées dans les armures ? Ou pire ; elles pourraient faire enlever la cible par leur armure attitrée !
- Les sorcières qu'on a rencontrées n'avaient pas autant de pouvoir, grimaça Dean, refroidi à l'idée que leurs ennemis puissent être plus puissants que prévu.
- J'essaie de garder l'esprit ouvert, Dean.
- Mais, quand vous parlez de sorcières, c'est genre, comme Harry Potter, avec une baguette et tout ça ? demanda Amy, alarmée.
Dean grimaça de plus belle et Sam esquissa un sourire amusé.
- En général, les sorcières sont de simples humaines qui se sont mises à apprendre des sorts sous l'autorité d'un démon. Elles apprennent à mélanger des ingrédients dans des sacs de sort et à psalmodier des formules pour maudire les gens à distance, c'est à peu près tout. Elles n'ont pas de baguette et ne peuvent pas réellement lancer de rayons lumineux ou ce genre de trucs, expliqua le cadet des Winchester. Et quand elles meurent, elles vont tout droit en Enfer.
- C'est comme du vaudou, elles ont besoin d'un lien avec leur victime pour la buter à distance, ajouta Dean.
- Ah, fit Amy. Heu, bien. Enfin, j'imagine… ?
Ils discutèrent encore aliens et monstres pendant une partie de la soirée, puis Sherlock s'isola dans la salle de bain pour passer un coup de fil discret. Il s'assit avec dignité sur la lunette des WC et sortit son portable. Il hésita une seconde, puis appuya sur l'un de ses contacts, celui qu'il utilisait le moins souvent.
- Sherlock, soupira la voix de son frère aîné. As-tu la moindre idée de l'heure qu'il est ?
- Il est plus de vingt-trois heures, mais franchement, je ne savais pas que tu allais te coucher si tôt. Tu vieillis, Mycroft.
Le frère de Sherlock souffla à nouveau dans le combiné.
- Puis-je savoir à quoi est dû cet appel nocturne, au moins ?
- Figure-toi que je me trouve en Ecosse avec un dénommé Docteur. Ça te dit quelque chose ?
- Quel Docteur ?
- Le Docteur, c'est le seul nom qu'il ait donné. J'ai bien compris qu'il s'agissait d'un pseudonyme, mais il ne semble pas décidé à nous dire son vrai nom. La femme qui voyage avec lui n'a pas l'air de le connaître non plus. Oh, et ai-je mentionné qu'il a une cabine de police bleue ?
La voix de Mycroft s'éleva avec un temps de retard.
- Ça ne me dit rien, non.
- C'est gênant, parce qu'il a dit avoir travaillé avec le gouvernement britannique à de multiples occasions.
Nouveau soupir. Sherlock se leva et s'adressa un sourire victorieux dans le miroir.
- … Effectivement, il nous a déjà aidés par le passé à régler des… problèmes délicats. La Reine l'a même nommé Conservateur de sa galerie d'art personnelle en remerciement.
- Donc tu peux affirmer qu'il ne s'agit pas réellement d'un petit homme vert avec une boîte magique ? ironisa le détective.
- Sherlock, si tu l'as rencontré, tu devrait l'avoir compris. C'est vraiment un extra-terrestre.
Sherlock perdit son sourire. Si même son frère si réaliste y croyait…
- Bon, admettons. Mais il ne peut pas réellement voyager dans le temps et l'espace, si ?
La voix de Mycroft s'éleva à nouveau, glaçant le sang de son frère :
- Il a été nommé Conservateur par la Reine Elizabeth I, Sherlock.
Quand Sherlock ressortit de la salle de bain, un pli soucieux marquait son front et il regardait le Docteur avec un mélange de défiance et d'incrédulité. Ce dernier ne s'en formalisa pas et invita tout le monde à bord de son Tardis avec un énorme sourire excité.
- Vous allez voir, c'est énorme, assura John à Sherlock et Dean.
- Tu es SÛR que ce n'est pas un piège, hein ?! demanda l'aîné des Winchester à son frère.
Sam se contenta de le pousser dans la machine et referma la porte derrière lui. Dean s'assit prudemment sur l'un des fauteuils qui entouraient la console centrale et s'accrocha de toutes ses forces à son siège.
- On dirait que c'est vivant, commenta-t-il à voix haute, mal à l'aise, en observant les lumières clignotantes.
- Mais elle est vivante ! s'exclama le Docteur en tourbillonnant autour de son tableau de bord comme un gosse qui aurait pris trop de sucre.
- Heu, quoi ?! s'étrangla le chasseur, paniqué.
- Le Tardis se compose de parties mécaniques, mais aussi d'une entité vivante, claironna le Seigneur du Temps. La partie vivante pousse comme une plante pendant un millier d'années, puis on la couple à la machinerie pour former un Tardis capable de voyager dans le vortex temporel.
Voyant qu'il avait perdu à peu près tout le monde dans ses explications, le Docteur se rembrunit et résuma entre ses dents :
- C'est… la technologie des Seigneurs du Temps, faites pas attention.
Il abaissa une manette et aussitôt, le sol bascula, envoyant tous ceux qui ne s'étaient pas accrochés contre les rambardes. Heureusement, quelqu'un y avait accroché de la mousse en prévision du choc. Dean se demanda avec inquiétude combien de personnes s'étaient pété des côtes avant que le Docteur se préoccupe de la sécurité de ses passagers.
- Voilà, on y est, annonça le Docteur quelques secondes plus tard en relevant la manette.
Le chasseur posa un pied hésitant sur le sol du Tardis, qui vibrait légèrement. Sam le souleva par le coude et l'entraîna vers la porte de sortie. Dean, blanc comme un linge, se plia en deux pour prendre de grandes inspirations avant de remarquer qu'il avait les pieds dans de l'herbe humide.
- Heu, dit-il en se redressant pour observer les alentours. On est à Canisbay ou je rêve ?
- C'est ici qu'on était enfermés, John et moi. Le Docteur voulait inspecter les lieux et essayer de trouver un Cyberman pour l'interroger.
- Mais… attends, on a fait des kilomètres en trois secondes !
- C'est une machine spatio-temporelle, essayez de suivre, ironisa Sherlock en les dépassant, le col relevé et les mains dans les poches.
- J't'en foutrai, moi… bouillonna Dean, comme à chaque fois que le détective ouvrait la bouche. "Essayez de suivre, gnagnagna", non mais quel connard !
Il entendit un bruit bizarre et se tourna vers le Docteur, qui avait sorti son tournevis machin-truc pour le promener un peu partout dans le cimetière. Le tournevis produisait de la lumière verte et un boucan de tous les diables.
- Quelle discrétion, ronchonna l'Américain en sortant son flingue, juste au cas où.
Il s'avança silencieusement entre les tombes et sentit l'humidité du brouillard percer son pantalon. Il se félicita d'avoir troqué son costume du FBI contre ses habituelles couches de flanelle. Au moins, il était au chaud, lui. Dean entendit des dents claquer et remarqua Amy, un peu plus loin sur sa droite, qui serrait sa veste en cuir autour d'elle et reniflait de temps à autres.
- Hey, ça va aller ?
- Oui oui, ça va, j'ai juste… perdu l'habitude du froid écossais, répondit la rousse en riant nerveusement.
N'écoutant que son côté dragueur, Dean se débarrassa d'une de ses chemises épaisses et la posa d'autorité sur les épaules de la jeune femme, qui le remercia d'un geste de la tête.
- Il n'y a personne, déclara Sherlock après un moment. Par contre, il y a quelque chose ici.
Le détective pointa le doigt vers un cercle de terre fraîchement retournée. C'était trop large pour un simple cercueil et les fosses communes n'étaient plus d'usage en 2010. Quelqu'un avait donc dissimulé quelque chose en sous-sol.
Le Docteur passa son tournevis sonique au-dessus du cercle et observa les résultats obtenus avec un froncement de sourcils.
- Il y a un grand espace vide sous nos pieds, leur apprit-il. C'est métallique et pourvu d'un système de navigation, mais il n'y a rien de vivant à l'intérieur…
- C'est un vaisseau Cyberman, devina Amy en s'écartant prudemment du cercle. Ils se sont posés ici et l'ont dissimulé pour ne pas attirer l'attention. Mais si leur navette est ici, où sont les Cybermen ?
- Sûrement avec la sorcière, affirma Dean avec sérieux.
- Voilà la crypte où nous étions retenus, intervint John en montrant une trappe ronde en fer forgé entourée d'herbe piétinée. Il y a des empreintes de Cybermen autour.
Le groupe continua de chercher des indices à la lumière de l'éclairage public et des torches des enquêteurs, mais les Cybermen avaient effacé toutes leurs traces, si ce n'était leur vaisseau.
- Bon, fit soudain le Docteur. Ils ont atterri ici, en Ecosse - quelle drôle d'idée - puis ils ont camouflé leur appareil et se sont lancés dans leur projet de conversion. Ils ont rencontré une sorcière, ont peut-être tenté de la convertir, mais elle leur a fait une offre suffisamment alléchante pour qu'ils la laissent en liberté. Elle leur a offert des armures maudites téléguidées qui capturent et ramènent des humains à leur base sans effort et sans mettre en danger le reste des Cybermen. Puis quelque chose a mal tourné et l'une de leurs victimes a fondu de l'intérieur.
- Je dirais que le sac de sort n'était pas au point, acquiesça Sam. Les sorcières n'ont pas l'habitude de travailler sur des aliens, celle-ci a dû tâtonner avant de trouver la formule adéquate, même avec l'aide d'un démon.
- Oui ! Et connaissant les Cybermen, ils n'ont accepté l'offre de la sorcière que parce qu'elle les avantageait, donc ce sac de sort…
- … a pour objectif de renforcer les nouveaux Cybermen, acheva Dean. Ça me semble logique, comme explication.
- Génial, on a tout compris. On peut aller se mettre au chaud, maintenant ? demanda Amy.
Sherlock, John, Amy et le Docteur passèrent la nuit à bord du Tardis, lui-même stationné dans la chambre des Winchester. Ces derniers, la tête pleine de nouvelles informations, cogitèrent pendant une bonne partie de la nuit avant de sombrer, anéantis par la fatigue et les émotions de la journée.
Le lendemain matin, John sortit du Tardis pour se rendre au petit coin. Il n'était pas loin de huit heures et les autres n'allaient pas tarder à se réveiller. Quand il sortit de la salle de bain des Winchester, John retourna dans la chambre en se frottant les yeux et crut rêver quand il vit un petit homme vêtu de noir apparaître d'un coup à moins d'un mètre de lui.
Le médecin poussa une exclamation de surprise qui fit bondir les deux frères et l'homme lui retourna une œillade ennuyée. Dean sortit un flingue de sous son oreiller et le braqua sur le nouveau venu, qui roula les yeux. Ce faisant, il entrevit le Tardis et le contempla avec étonnement alors que les trois autres, alertés par le bruit, ouvraient la porte de la machine pour rejoindre leurs amis.
- Crowley, fils de chienne, qu'est-ce que tu fous ici ?! aboya Dean sans cesser de braquer son arme sur le Roi de l'Enfer.
- Je suis venu récupérer mon fémur, fit le démon d'un air absent. Bonjour Docteur, bonjour Amy. Comment allez-vous ?
Le Docteur, encore endormi, plissa les yeux pour identifier son interlocuteur, puis son visage s'éclaira d'un coup.
- Canton Everett Delaware, troisième du nom ! Comment ça va, mon pote ?
- Canton ? répéta Amy, perdue.
Puis elle vit le démon et ouvrit des yeux grands comme des soucoupes. Le Docteur, quant à lui, échangeait déjà des banalités avec Crowley comme s'ils avaient gardé les cochons ensemble.
- Attendez… Vous connaissez ce fils de…? s'étonna Dean, prêt à flinguer le Docteur, juste par précaution.
- Bien sûr ! s'exclama l'alien. On s'est rencontrés à Washington en 1969 ! Il travaillait pour le Président Nixon à l'époque ! Il nous a bien aidés à libérer le monde d'une invasion extraterrestre, d'ailleurs.
- Comment vont Rory et River ? s'enquit Crowley, savourant l'air horrifié des Winchester.
- Docteur ! intervint Amy. On l'a vu en 1969 et il n'a pas changé depuis, ça ne vous choque pas ?
Le Docteur marqua une pause, puis fronça les sourcils, comprenant seulement le problème. Il tendit un index vers Crowley, puis vers Amy, puis vers Crowley, le tout avec une indécision quasi-palpable.
- Canton, reprit-il doucement. Pourquoi êtes-vous toujours le même après 41 ans ?
- Ma foi, j'ai une excellente crème de soin pour le visage… plaisanta Crowley avec nonchalance.
- Vas-y, Canton, réponds à la question, l'interrompit Dean avec un sourire menaçant.
Crowley soupira, faisant peu de cas du revolver que le jeune homme pointait sur lui.
- Très bien. Je suis un démon et je m'appelle Crowley, vous êtes contents ? Je me suis fait passer pour Canton Everett Delaware en 1969 pour approcher Nixon et lui soutirer un contrat. Ce pauvre Canton avait été renvoyé du FBI et est devenu agent littéraire avant que je le possède.
- T'as passé un contrat avec Nixon ? s'étrangla Sam.
- Mais non, Gigantor ! Il a refusé. Mais bon, il s'est débrouillé tout seul pour finir en Enfer, le brave petit. Bref, j'ai rencontré le Docteur juste après avoir été convoqué par Nixon, et on a bossé ensemble pendant plusieurs mois pour sauver le monde. Enfin, je n'en avais rien à faire, de sauver les humains, mais cette petite boîte m'intéressait énormément.
Le Docteur, outré qu'on l'ait roulé dans la farine pendant autant de temps, se colla contre le Tardis dans une attitude protectrice avec une moue agressive digne d'un gamin. Les six autres lui retournèrent une grimace pas du tout impressionnée et retournèrent à leur conversation.
- Mais on a rencontré une version âgée de Canton des années plus tard, souleva Amy. Si vous ne vieillissez pas, comment pouviez-vous être aussi… ridé ?
Crowley se tourna vers la rouquine, satisfait qu'on lui pose enfin une question logique.
- C'est très simple, j'ai investi un autre corps de la même famille que mon corps d'emprunt actuel. Les démons possèdent les gens, sinon ils ne peuvent pas entuber les humains efficacement, précisa-t-il quand Amy fit mine de ne pas comprendre.
- Donc tu traînes dans ce pauvre gars depuis plus de quarante ans, comprit Sam. T'es vraiment une grosse enflure d'opportuniste, Crowley.
- Tu as toujours les mots qu'il faut pour me faire rougir, Baloo, sourit Crowley. Bon, vous me rendez mon fémur, maintenant ? Je ne vous ai pas cherchés dans toute l'Ecosse pendant des heures pour parler chiffons.
Les Winchester hésitèrent, puis Dean tira un os jauni de son sac de voyage pour le remettre à Crowley, qui s'en empara avec empressement. Le démon le rangea bien à l'abri dans son manteau et Amy mima un haut-le-cœur.
- Oh mon Dieu, c'est dégueu.
- Bien, merci les garçons. Docteur, Amy, ce fut un plaisir de vous revoir, je resterais bien pour voyager de nouveau dans le Tardis, mais j'ai des affaires à régler en Enfer. Messieurs, ajouta Crowley à l'adresse de Sherlock et John.
Et le démon disparut, laissant six personnes pantoises derrière lui.
- Donc, Crowley est au courant depuis des années que les extraterrestres existent, souffla Sam, dégoûté.
Un silence pesant et gêné s'abattit sur la chambre qui sentait dorénavant le soufre.
- Booooon, lança finalement John. Et si on allait manger ?
À suivre…
Des reviews ou un sort !
Glossaire :
Canton Everett Delaware, troisième du nom : En fait, ce brave personnage de Doctor Who est joué par Mark Sheppard, qui est également l'interprète de Crowley. Connaissant la longévité des démons et le truc de la possession, j'ai pas pu résister à l'envie de le faire intervenir dans l'histoire :D
Canton a littéralement sauvé le monde du Silence (des aliens flippants qui contrôlaient les humains dans l'ombre depuis la Préhistoire) avec l'aide du Docteur et d'Apollo 11. Si ce personnage vous intéresse, regardez les épisodes "The Impossible astronaut" et "Day of the Moon" (épisodes 1 et 2 de la saison 6), ils valent le détour et c'est encore plus drôle d'imaginer qu'il s'agit d'un démon undercover XD
Démon (partie 2) : Comme je le disais dans le prologue, les démons sont des âmes perverties par l'Enfer. Ils n'ont donc pas de corps physique, ce qui est gênant pour récupérer des âmes et faire tourner l'Enfer, vous en conviendrez. Pour parvenir à agir sur Terre, ils sont obligés de posséder un corps, qu'il soit vivant, mort, humain, angélique ou autre. Sous cette forme, ils ne peuvent pas mourir facilement, mais tous les dégâts infligés au démon sont infligés au corps humain. Du coup, quand le démon s'en va, l'humain déguste et finit bien souvent par mourir.
