Bonjour chers lecteurs !

Voilà le dernier long chapitre de cette fanfiction, le prochain sera l'épilogue ^^

J'espère qu'il vous plaira ! Merci pour vos reviews et n'oubliez pas d'en écrire de nouveaux :D

Bonne lecture !


Chapitre 9 : Demons run (when a good man goes to war)

- Est-ce que nous avons un plan ? demanda John avec un soupçon de panique dans la voix.

- Jamais de la vie ! claironna le Docteur en tournoyant entre deux tableaux de bord.

- C'est simple, trancha Sam. On entre, on fonce dans le tas, on dézingue tout ce qui passe jusqu'à la garce en chef.

- J'ose espérer que vous allez l'interroger avant de la "dézinguer", lâcha Sherlock, sarcastique. Si elle a disposé d'autres sous-fifres dans d'autres villes du monde pour déclencher une invasion à grande échelle et qu'on les ignore, nous serons de retour à la case départ.

- Je suis d'accord avec le génie numéro 2, dit le Docteur.

- Et c'est toi, le génie numéro 1 ? soupira River, qui chipotait sur le tableau de commandes depuis un petit bout de temps tout en tenant un Dean verdâtre d'une main de fer pour qu'il ne valse pas en arrière à cause des bonds désordonnés du Tardis.

Moins de trois secondes plus tard, la machine spatio-temporelle expulsa plusieurs chargeurs remplis à ras bord de balles en or, que River fit passer à toutes les personnes en possession d'une arme à feu.

- C'est génial ce truc ! s'émerveilla Dean, oubliant sa nausée et son nez encombré. Et vous êtes sûrs que des balles en or fonctionneront contre les robots ?

- Disons que ça fonctionnait contre les anciens modèles, exposa le Docteur, incertain.

- Il n'y a plus qu'à espérer que les nouveaux modèles soient du même acabit, lâcha John, fataliste, en chargeant son revolver. Après, si ça peut au moins les ralentir, je suis preneur.

Il ramassa deux autres chargeurs qu'il rangea bien à l'abri dans ses poches et se tourna vers son colocataire, qui n'était toujours pas armé. Sherlock regardait avec intérêt le blaster de Rory, qui était en charge sur une console.

- Je vais prendre ça, je crois, du moins jusqu'à ce que son propriétaire rapplique.

- On arrive à l'antenne ! annonça le Docteur en amorçant l'atterrissage.

River inversa un interrupteur pour allumer les capteurs externes et consulta l'écran principal du Tardis. Elle pâlit en voyant le nombre de Cybermen présents autour du bâtiment circulaire, puis se ressaisit et inspecta le haut de l'antenne. L'aiguille métallique était surmontée d'un genre de balustrade où plusieurs Cybermen montaient la garde, prêts à tirer sur tout ce qui bouge.

- Il y a une cinquantaine d'ennemis là dehors, et Missy doit être à l'intérieur, déclara-t-elle calmement. Plusieurs Cybermen surveillent le sommet de l'antenne. Docteur, tu crois que…?

- S'ils surveillent le haut, c'est qu'il y a quelque chose à surveiller, lâcha l'alien avec un impressionnant sens de l'observation.

- Vous en avez encore beaucoup, des répliques bateau dans ce genre-là ? demanda Sam avec sarcasme.

- Je vous prierai de rester poli ! le houspilla le Docteur, indigné, en redressant son nœud papillon. John, qu'est-ce que c'est que ce sac à dos ?

- Oh, juste mon ordinateur. Vous savez, celui que vous avez fait fondre ? répondit le médecin avec un regard rancunier dans sa direction. River m'a raconté vos petits problèmes de direction avec cette machine, donc j'ai récupéré mes affaires pour éviter de me retrouver sur la planète Mars sans pull de rechange.

- Ooooh, merci River ! rouspéta le Docteur avec un coup d'œil outré à l'attention de sa femme, qui haussa les épaules avec un air innocent. Bon, je vais vous déposer tous les quatre à la base de l'antenne, essayez d'entrer et d'empêcher Missy d'appuyer sur n'importe quel gros bouton rouge. River et moi, on s'occupe du haut.

- J'ai activé le circuit Caméléon du Tardis, donc nous aurons l'effet de surprise, renchérit la blonde en sortant son blaster fraîchement rechargé de son étui. Mais une fois dehors, vous serez de nouveau visibles alors faites très attention, d'accord ? Dean, prenez ça, cadeau du Tardis, ajouta-t-elle en sortant un médicament anti-nausées de nulle part.

Le chasseur l'examina avec suspicion, puis haussa les épaules et l'avala tout rond tout en regrettant de ne pas avoir de bière pour le faire passer plus facilement. Ses maux de ventre cessèrent presque immédiatement, et Dean se demanda avec inquiétude de quelle planète venait la pilule, exactement. Enfin, tant qu'il était capable de viser juste, il se poserait les bonnes questions quand la guerre serait terminée.

Se sentant l'âme d'un soldat américain le 6 juin 1944, Dean sauta hors du Tardis invisible sur l'herbe tendre de la colline écossaise et se mit aussitôt à tirer sur l'ennemi pour couvrir les autres. Bien lui en prit, car Sam, trop grand pour son propre bien, faillit s'assommer contre l'encadrement de la porte en jaillissant du Tardis comme un diable hors de sa boîte. Le géant tituba un peu, puis imita son frère, le temps que Sherlock et John les rejoignent.

- J'en connais qui ont bu trop de soupe pendant l'enfance, plaisanta River en fermant la porte derrière eux.

Sam voulut lui lancer un regard noir, mais la machine avait de nouveau disparu.


- Il n'y a pas assez de place pour poser le Tardis là haut, s'inquiéta River en plissant les yeux sur l'écran principal. Il va falloir lui faire faire du sur-place, mon amour !

Le Docteur lui renvoya une grimace désabusée quand elle essaya de prendre les commandes et se rengorgea :

- Je sais parfaitement maîtriser mon Tardis, River !

River le fixa, blasée, puis le poussa vers la porte avant de reprendre les commandes pour faire léviter la machine en douceur jusqu'à la plateforme. Le Docteur, vexé, sortit son tournevis sonique d'un geste fluide qui aurait pu être classe si son accessoire avait été une arme au lieu d'un simple outil bruyant. Sa femme bloqua le Tardis dans cette position et vint rejoindre le Seigneur du Temps pour le couvrir dès l'ouverture de la porte. Le Docteur claqua des doigts, le Tardis s'ouvrit, et l'Enfer se déchaîna.


- On ne tiendra jamais jusque là ! s'écria judicieusement Sherlock en arrosant les Cybermen de… de quoi déjà ? De lasers ?

- Il va bien falloir qu'on y arrive, pourtant ! rétorqua John en se retournant in extremis pour qu'un tir ennemi touche son sac à dos au lieu de sa personne.

- Putain de terrain dégagé ! vociféra Dean en jetant un premier chargeur sur le côté.

Il rechargea aussi vite qu'il le put pendant que John le couvrait et repartit aussitôt à l'attaque. Les quatre hommes étaient à moins de dix mètres du bâtiment, et ils ne devaient leur survie qu'à leurs réflexes et à l'effet de surprise. Sherlock avait raison. Les Cybermen étaient des robots et mettraient donc moins de temps que des humains pour se ressaisir, d'autant que leurs armes faisaient littéralement partie de leur corps. Leurs chances de survivre jusqu'à midi étaient donc… dérisoires.

Dean sentit la peur se frayer un chemin vers sa vessie et serra les dents. Il n'avait pas sauvé le monde de la foutue Apocalypse pour mourir maintenant, et contre des aliens en plus ! Enfin, des humains-aliens… des gens aliénisés… bref. Le chasseur faillit bien tomber en avant quand le sol se déplaça sous ses pieds, et il se mit à insulter le crétin de pollueur qui avait jeté là une portière rouillée avant de hausser les sourcils, intéressé.

- Sam ! cria-t-il.

Sans le regarder, son frère vint se poster devant lui pour le couvrir tandis que Dean ramassait la portière par la poignée intérieure, à la manière d'un bouclier. Il appela ensuite les deux autres, qui n'émirent aucun commentaire et vinrent aussitôt se mettre à l'abri derrière lui. Dean fit ensuite passer son écu de fortune devant Sam, qui dut se courber comme une vieille dame pour que sa tête ne dépasse pas.

- Captain America Style ! s'exclama Dean avec un sourire jusqu'aux oreilles.

Il passa le bras à travers la vitre déjà réduite en miettes par le feu ennemi et recommença à canarder les Cybermen, bientôt suivi par les autres. Même si la tactique était ridicule, la portière leur permit d'avancer encore de quelques mètres sans se faire tuer tout en tirant sur les armures des deux côtés de leur bouclier de fortune.

- Je ne critiquerai plus jamais tes bandes dessinées pour gamins, promit Sam en hurlant pour se faire entendre. Il se passe quoi là haut ?

Sherlock leva les yeux vers le ciel et plissa les paupières pour ne pas être ébloui.

- River s'occupe des Cybermen et le Docteur bidouille un genre de boîtier accroché à l'antenne, dit-il simplement.

- Merde, s'il réussit et qu'on meurt, c'est la honte ! grogna Dean.

- Je pense que comme on sera morts, on n'en aura plus rien à faire, grinça Sam. C'est une impression où on n'avance plus ?

- On est trop près des Cybermen, l'informa John. Si on avance encore, ils vont nous encercler ! Ils essaient déjà de nous contourner là !

- Quelqu'un a un plan B ? demanda Dean à tout hasard.

Des bruits de moteurs lui répondirent, augmentant au fur et à mesure qu'une petite armée à moto grimpait sur la colline, juste derrière eux. Aussitôt, les Cybermen les prirent pour cible, mais leurs tirs ricochèrent sur un mur invisible quand ils ne restaient pas simplement suspendus dans les airs, comme si on avait arrêté le temps autour d'eux.

- Les sorciers ! annonça John avec espoir.

- Hé merde, cette fois-ci, c'est vraiment la honte, se désola Dean.

Une pluie de sorts, d'éclairs et de rafales glaciales se mirent aussitôt à tomber sur les Cybermen, les empêchant de se regrouper pour contre-attaquer.

- Rumpatur ! s'écria une sorcière masquée par son casque de motarde, une main levée vers l'armée ennemie.

Deux armures commencèrent aussitôt à se fissurer et à se briser d'elles-mêmes pour tomber au sol, inertes. Sous l'effet des autres sorts, les Cybermen se mirent à agir de façon bizarre, et certains se tinrent même la tête juste avant qu'elle n'explose, projetant des morceaux de métal et de chair humain dans tous les sens. D'autres s'attaquèrent entre eux, comme pris de folie meurtrière.

- C'est dégoûtant, grimaça Dean, écœuré. Je déteste les sorcières…

- Okay, mais regarde le résultat ! répondit son frère.

Effectivement, les sorcières avaient fait du bon boulot et exterminé près de la moitié des Cybermen restants. Les survivants concentrèrent leurs tirs sur la chef du coven, qui les arrêtait de sa main tendue à l'extrême à l'aide de ses incantations incessantes. A l'arrière de sa moto se trouvait une autre motarde dont les longs cheveux roux dépassaient de son casque, ne laissant aucun doute sur l'identité de la jeune femme. Amy Pond était en train de balancer des sacs de sort aux Cybermen et avait l'air de s'éclater comme une folle en prononçant inlassablement le même sort en latin.

Les motos dépassèrent rapidement les quatre hommes, qui avaient lâché leur portière pour sauver ce qui leur restait d'amour-propre, et l'un des motards dégaina une épée courte pour couper et transpercer les dernières armures sans même ralentir. La moto, conduite par une sorcière, fit demi-tour et vint s'arrêter à côté des chasseurs. Rory ôta son casque, mit pied à terre et vérifia que tout le monde allait bien en rangeant son gladius à sa ceinture.

- Où est le Docteur ? demanda-t-il une fois rassuré sur leur sort.

- Au sommet de l'antenne avec River, expliqua rapidement Sherlock en lui rendant son blaster encore fumant. Allez-y, on s'occupe de Missy.

Rory fila sans demander son reste, récupéra son épouse au passage et tous les deux escaladèrent l'antenne grâce à l'échelle métallique qui jouxtait toute la construction. Un Cyberman s'écrasa au sol à ce moment-là, sûrement poussé dans le vide par River, et Sam lui tira froidement une balle entre les deux yeux, histoire d'être sûr.

- Bon, allons régler son compte à Missy, décréta-t-il en ouvrant la porte du bâtiment d'un seul coup de pied bien placé.

Les autres humains et le groupe de sorciers le suivirent, et ils trouvèrent la salle en pleine expérience de savant fou. Le tableau de commandes vibrait littéralement d'énergie et Missy dansait gracieusement d'un panneau à l'autre en agitant son ombrelle repliée, qui émettait un drôle de bruit. La chef du coven s'avança, menaçante, et Missy se donna enfin la peine de se tourner vers eux pour mimer la surprise.

- Oh ! J'ai de la visite ! Vous auriez pu téléphoner avant de venir, j'aurais préparé du thé et des gâteaux !

- Saleté d'alien, tu nous as trompés ! cracha la sorcière avec du poison dans la voix.

Missy lui adressa un gros clin d'œil et la sorcière, furibonde, leva la main pour lancer un sort probablement douloureux et mortel. Sherlock la lui abaissa de force et les sorciers tournèrent leur rage vers le détective.

- On a encore besoin d'elle vivante, figurez-vous. Elle a sans doute disséminé des Cybermen ailleurs, alors ce serait bien de savoir où avant qu'ils ne commencent à nous envahir, non ?

La sorcière fronça les sourcils, refroidie dans son désir de vengeance, puis sembla remarquer un détail incohérent dans la pièce.

- Les armures vides, demanda-t-elle, où sont-elles ?

- A ton avis, chérie ? roucoula Missy, un poing sur la hanche.

Les sorciers pâlirent et se précipitèrent à l'extérieur, tandis que leur chef restait en retrait pour s'adresser à ses alliés d'un jour :

- Elle a déjà envoyé les Cybermen capturer des humains ! On va forcer les glyphes à s'éteindre et récupérer toutes les armures pour les détruire, occupez-vous de cette garce !

- Ne nous donne pas d'ordres… ! commença Dean, outré, mais John lui fila un coup de coude dans les côtes. Héééé !

Les sorciers disparurent ainsi aussi vite qu'ils étaient venus et Sam soupira, soulagé. Il ne les avait jamais beaucoup aimés, lui non plus. Les quatre hommes restés sur le front se concentrèrent à nouveau sur Missy, et ils regrettèrent l'absence du Docteur quand ils virent l'air onduler derrière la femme en mauve.

- Bon, Mary Poppins, à ton tour de causer, gronda Dean en secouant son revolver dans sa direction. Où sont planqués les autres Cybermen ?

La drôle de femme ne perdit pas son sourire pour autant et se contenta de les passer en revue, s'attardant sur Sam et John avec une moue approbatrice.

- Et arrête de mater mon frère, aussi, ajouta Dean avec impatience.

- Il n'y en a pas, répondit Missy d'un ton absent. Je suis déçue, je pensais que le Docteur allait nous rejoindre aujourd'hui…

- Quoi ?! fit John, interloqué.

- Il n'y a pas d'autres Cybermen, traduisit Sherlock. Mais pourquoi ? Ça aurait été si simple de prendre le contrôle du monde en les éparpillant sur plusieurs continents, et vous êtes une femme intelligente, alors pourquoi accepter la défaite aussi facilement ?

Missy prit la pose, appuyée sur son ombrelle.

- Qui se soucie de contrôler le monde, sérieusement ? Je voulais voir le Docteur courir, voilà tout. Je dois dire que je me suis beaucoup amusée à le voir si désespéré dans le futur, c'était très enrichissant ! Et puis vous aussi, vous étiez très drôles, avec vos armes et vos questions débiles !

- Okay, tu es folle, on a compris, reprit Dean, le regard noir et le doigt sur la détente. Tu es cuite, vieille sorcière. Le Docteur a sûrement fini de bidouiller le dispositif au sommet de l'antenne, alors quoi que tu fasses, tu as perdu.

Missy fit une moue faussement attristée et leva son ombrelle comme elle l'aurait fait avec une arme de destruction massive.

- He bien il ne me reste plus qu'à accepter ma déroute avec philosophie et… pourquoi pas vous jouer un dernier tour avec style et élégance ? s'exclama-t-elle, sa voix partant dans les aigus alors que l'excitation s'installait dans ses yeux bleu électrique.

Elle pointa le bout de son ombrelle vers le tableau de commandes, et l'accessoire émit subitement un bruit très familier, comme…

- Un tournevis sonique ? lâcha John, mystifié.

- Une ombrelle sonique, mon chou, tu vois bien ! corrigea Missy avec emphase alors que des étincelles jaillissaient du tableau de commandes derrière elle.

- Écarte-toi de ce truc, Mary Poppins ! hurla Dean en essayant de la viser malgré la lumière éblouissante projetée par les arcs électriques et les voyants en surcharge d'énergie.

Il dut bientôt se couvrir les yeux tandis que la femme exécutait une pirouette pour bidouiller un autre boîtier avec son ombrelle sonique.

- V-vous êtes comme le Docteur ! comprit John. Un Seigneur du Temps !

- Une Dame du Temps, non mais ! D'accord, avant j'étais un homme et on m'appelait Maître, mais vous en conviendrez, ce n'est pas un nom qui sied à une dame, c'est pourquoi maintenant, je suis Missy, la meilleure amie du Docteur !

- Il va être ravi de vous voir alors ! menaça Sam en plissant les yeux pour l'apercevoir et lui tirer dessus.

- Bien sûr que oui ! Mais vous ne penserez même pas à lui en parler quand vous le reverrez, claironna Missy en appuyant sur un gros bouton rouge, comme le Docteur l'avait prédit.

- Merde ! s'écria Dean en tirant sur le panneau de commandes par dépit.

La balle n'eut aucun effet sur le niveau d'énergie présent dans la pièce et Missy poussa un "Ouiiiiiiiiiii !" surexcité quand la tension atteignit son paroxysme. Sherlock tira John vers la porte pour éviter de se retrouver au centre d'une explosion et Dean, désespéré, tira dans la direction de Missy, qui poussa un cri et s'évanouit dans les airs. Au même moment, une gigantesque boule de lumière blanche explosa dans la pièce, se répandant en vagues successives à travers la campagne écossaise, envoyant Sam et Dean percuter les murs du bâtiments.

Sherlock, qui traînait John vers le bas de la colline, eut juste le temps de se retourner pour voir la vague les percuter de plein fouet et les envoyer au tapis, inconscients avant d'avoir touché le sol.


- Pic d'énergie ! prévint River en entendant l'antenne bourdonner. Il faut qu'on parte, Docteur ! Tout de suite !

Le Seigneur du Temps, qui désactivait depuis déjà un moment les protections mises en place par Missy autour du boîtier, refusa de bouger de là malgré l'insistance de sa femme. River lâcha une exclamation impatiente et fit signe à Amy et Rory d'aller se mettre à l'abri dans le Tardis, qui flottait encore au niveau de la balustrade. Les deux jeunes gens obéirent sans discuter et River les suivit pour calibrer le prochain voyage de la machine spatio-temporelle en attendant que le Docteur arrive.

- Docteur ! s'écria-t-elle à nouveau à travers la porte.

- C'est bon, je l'ai ! s'enthousiasma l'alien en plantant son tournevis sonique dans le dispositif pour le désarmer. Tiens, c'est bizarre, ça…

Le tournevis émit un bruit joyeux, puis gémit en détectant l'arrivée de la vague d'énergie pure, qui grimpait le long de l'antenne pour les balayer sur son passage. Le Docteur se releva d'un bond en voyant les arcs électriques qui couraient le long du bâtiment en contrebas et tourna les talons pour sauter dans le Tardis. Il faillit trébucher sur la rambarde, mais parvint tout de même à poser le pied dans son véhicule au moment où tout explosa.

Le Docteur se retourna pour fermer les portes du Tardis, mais la vague l'envoya valser dans la cabine, qui s'envola comme un cerf-volant pris dans une tempête à plusieurs kilomètres de là.

À suivre…


Voilà, il ne reste plus que l'épilogue, mais ce sera pour la semaine prochaine hein.

J'espère que vous avez apprécié ce dénouement (les sorcièèèèèères !) et la fic en général, n'hésitez pas à laisser des commentaires !

A la prochaine !

Glossaire :

Circuit Caméléon : Système de camouflage du Tardis, qui était censé changer d'apparence selon les époques et les planètes qu'il visite. Pour des raisons financières, le circuit est tombé en panne pendant la toute première saison de Doctor Who (dans les années 60) et le Tardis a gardé son apparence de cabine de police pendant toute la série. Le Docteur a ensuite réussi à le réparer, mais lui a laissé son apparence de cabine bleue parce que bon, ça reste moins cher pour le studio et tout le monde s'est attaché à cette forme du Tardis. Il peut néanmoins rendre le Tardis invisible si besoin est, comme dans l'épisode "Le jour de la Lune" ou encore "L'impossible astronaute".

Le Maître : Seigneur du Temps et meilleur ami du Docteur, ce qui ne l'a pas empêché de devenir l'antagoniste de notre alien préféré. Intelligent, calculateur et un peu dingue/psychopathe sur les bords, il ne cesse de rechercher l'immortalité et met des bâtons dans les roues du Doc juste pour le fun, la plupart du temps. Leur relation est très… bizarre. Missy est sa dernière régénération (Missy = Mistress).