Je ne suis pas très fière de la mécanique de cette histoire. Honnêtement, je l'ai fait pour mettre en scène plus d'images du couple Adrien et multimouse qui est l'un de mes ships et que je trouve cruellement sous-représenté dans le fandom. J'espère qu'elle vous plaira tout de même.

Note : Adrien n'a pas la bague du chat au début, c'est pour ça qu'il n'en parle pas. Lorsque ChatNoir apparaît, Alya est au courant pour tous les secrets de Marinette.


Mon nom est Adrien Agreste.

On pourrait croire qu'entre ce nom de famille prestigieux, notre grosse baraque située en plein cœur de Paris et ma belle gueule, que mon enfance ait été facile et que j'ai toujours eu tout ce que je voulais.

Pourtant, même si les ancêtres de mon père ont possédé quantité de biens monétaires et fonciers, la deuxième guerre mondiale s'est chargé de balayer tout cela.

Et même s'il est vrai que mon père n'a pas eu à travailler pour payer ses études supérieures, lorsque j'étais enfant, ce sont ses longues heures de travail qui nous procurait une belle vie à lui, à ma mère et à moi.

Ma mère venait d'un milieu modeste. Elle était née alors que ses parents étaient déjà plutôt âgés. Elle a bien travaillée comme serveuse dans un café quelques temps pour payer ses études de théâtre mais, elle a rapidement laissé sa carrière naissante de côté pour seconder mon père lorsque son nom est tout à coup devenu très connu et s'est fait une place parmi les grands noms de la mode.

Je garde encore dans mon coffre à souvenir les programmes des pièces amateurs dans lesquelles ma mère à jouer et dont elle était si fière. Elle n'est plus avec moi maintenant.

Aujourd'hui, j'ai dix-huit ans, je suis des cours de niveau terminale dans une école public, je compte parmi les meilleurs escrimeurs de France, je me considère comme un athlète et j'estime pouvoir entrer à l'Université pour étudier avec les grosses têtes plus tard. Bref, je suis fier de ne pas être le dernier des cons, parce que j'ai travaillé très fort pour en arriver là.

Pourtant tout ça pourrait partir en fumée dans quelques instants. Il suffirait que ce gars qui tient une arme braquée sur ma tempe décide qu'il a le doigt chatouilleux pour qu'un bout de métal de la taille d'un Euro se loge dans mon cerveau.

Comment j'en suis arrivé là?

Et bien, toute ma vie, on m'a dorloté et protégé. Dès que j'ai mis le pied à l'extérieur de la maison, mon père (alors au premier plan de la mode internationale) a désigné un garde du corps pour être mon ombre.

Mais comme je vous l'ai dit, je suis fier de ce que je suis. J'ai maintenant dix-huit, je sais me défendre. Donc, quand le garde du corps en question à fait un empoisonnement alimentaire à la dernière minute avant que je ne doive partir pour assister aux funérailles d'un partenaire de mon père que j'ai connu toute ma vie, j'ai décidé de prendre moi-même le volant.

Mais cinq heures plus tard, alors que j'avais pris cet itinéraire que j'ai parcouru de nombreuses fois depuis la banquette arrière, je me suis retrouvé avec le canon d'un fusil de chasse tapant contre ma vitre à un feu de circulation.

J'ai senti la sueur couler sur mes tempes et toute intention d'utiliser ma portière, les pédales ou quoique ce soit d'autre contre ce type, disparurent lorsque le coin de mon œil en accrocha un deuxième, côté passager.

J'ai docilement arrêté le moteur et ouvert ma portière pour leur laisser la voiture que ma fierté ne valait pas. Ma vie aussi était plus précieuse ce que véhicule, tout comme mon intégrité physique dont dépendait mon métier de mannequin.

Mais une fois sur le trottoir face à ces petits mais néanmoins musclés criminels, les choses ont empiré.

Le deuxième loubard m'a reconnu. Qui dans Paris ne connait pas mon visage?

«Ouais et alors?» a fait le premier «Les gars, c'est pas mon truc!» s'est-il moqué. Et j'en étais plutôt content parce que je suis dans le même cas.

«Tu comprends pas!» a argumenté l'autre. «On tient le fils à papa le plus riche et le plus couvé de France. Et en plus, s'est un ami personnel de la fille du Maire. T'as une idée combien tous ces richards pourraient casquer pour qu'on leur retourne?»

«Ouais, c'est pas bête, pour une fois, comme idée. Toi la vedette, tu recules jusqu'au coffre et tu bouges pas.»

Il se pencha alors pour atteindre l'ouverture de la valise et moi, je n'ai pensé qu'à toutes les libertés que je perdrais que je sois ou non rendu sain et sauf entre les murs infranchissables de notre manoir.

Moi, j'ai sauté derrière la voiture suivante qui a pris le projectile du deuxième fusil pour moi. Une ruelle, une autre voiture, un coin sombre, des conteneurs à déchet, une autre ruelle, je courrais de cachette en cachette le plus loin possible de ces types armés.

Je ne regardais même pas où j'allais, je pensais juste à ma vitesse.

J'ai finis par passer par un trou de souris derrière une benne à ordure pour me retrouver dans un garage remplit de camion.

Malheureusement, ces types étaient tenaces. Ils ne devaient pas aimer l'idée que j'ai vu leurs visages. D'un autre coup de feu dans la porte du hagard, ils m'ont suivi jusqu'à l'intérieur.

«Il peut pas être là!» statua une voix près de l'entrée.

«Il faut qu'il soit là. Sinon, c'est qu'il peut voler! On est dans une impasse» assura une autre plus près.

C'est terré derrière un coffre à outil que je la vit.

Mon regard rencontra ces magnifiques yeux bleus qui brillaient autant que s'ils accrochaient tout le peu de lumière qu'on trouvait dans cet endroit sinistre.

Elle se cachait elle aussi. Et même très bien. N'eut été de ses yeux, je ne l'aurais jamais remarquée. Elle portait une combinaison grise et noire qui se fondait complètement avec le véhicule contre lequel s'était glissé, cachée comme elle l'était derrière une roue.

Pris par cette vision, je contemplai son masque gris et rose qui affinait ses traits délicats. Je n'avais jamais contemplé les traits d'un visage aussi attirant.

Le bruit d'une chaise qu'on déplaçait contre le sol nous appris que les hommes qui me poursuivaient s'étaient rapprochés.

Elle sembla soupirer de défaite puis, elle mit un doigt sur ses lèvres pour m'indiquer le silence et je hochai la tête. Je n'avais pas l'intention de leur indiquer où nous étions.

Dans le plus parfait silence et avec des mouvements aussi souples que ceux d'une contorsionniste, elle disparut sous le fourgon.

Bien plus loin dans l'entrepôt, un minuscule bruit attira l'attention des hommes. Puis un autre, jusqu'à ce qu'ils changent de direction et ressortent.

Lentement, lorsque je fu certain qu'ils n'étaient plus là. Je sortie à mon tour. Je m'aperçu alors qu'il s'agissait d'un entrepôt de fourgon pour le convoi de fonds entre les banques. Qu'est-ce que cette fille (cette voleuse?) pouvait espérer tirer de fourgons vides?

D'une ruelle à l'autre, je repris le chemin de la maison usant de prudence et de discrétion plus que jamais. Je retrouvai même la voiture dans l'état où je l'avais quittée.

Mais je restai caché très longtemps. Je voulais m'assurer que ces types n'étaient pas en train de me tendre un piège. Et j'espérais vraiment que cette jolie cambrioleuse allait bien.

Finalement, des policiers en patrouille s'arrêtèrent pour inspecter ma voiture et je sorti de ma cachette.

La vie reprit son cour et moi les miens. Les examens arriveraient bientôt et un seul événement vint perturber ma vie entre temps.

Depuis mon entrée au collège alors que j'avais 14 ans, j'avais lié une solide amitié avec un garçon du nom de Nino. Lui-même avait une petite amie du nom d'Alya et la meilleure amie d'Alya, se nommait Marinette.

J'avais longtemps essayé de me rapprocher d'elle mais elle m'avait toujours fuit sans explication.

Jusqu'à ce jour, une semaine avant les examens, où Alya et Nino nous abandonnèrent dans une classe vide.

« Adrien » me dit-elle sans bafouiller pour une fois. « Je t'aime beaucoup et je voudrais être en couple avec toi. »

« Marinette, je… Je te trouve très mignonne. Je crois même que tu es la plus belle fille que je connaisse, plus belle que tous les mannequins que j'ai rencontrées dans ma vie. Je te trouve aussi travaillante et talentueuse. Mais la raison pour laquelle je ne t'ai jamais invité à sortir, c'est qu'à part te présenter à mon père, je n'ai jamais trouvé où t'inviter. Je ne connais rien de toi, Marinette. J'ai toujours voulu qu'on devienne des amis proches et tout savoir de toi mais je n'ai jamais trouvé comment te mettre à l'aise en ma présence. Je ne te dis pas non, loin de là. Mais je voudrais simplement qu'on se rapproche d'abord. Je sais que des gens se rencontrent et décident de sortir ensemble au premier regard mais, je ne suis pas comme eux. Et je sais que pour une personne timide comme toi, ta démarche est difficile. Mais de toute façon, je passe l'été entre New York, Washington et Los Angeles pour travailler pour mon père. Si tu es d'accord, et si tu te sens prête à passer par-dessus ta timidité, on pourrait discuter par webcam et voir où on en est à mon retour à l'automne. »


Le fait est que Marinette et moi, n'avons jamais réussit à briser la glace. J'avais constamment l'impression que nous n'avions rien à nous dire. Même mes histoires sur la mode et les nouvelles qu'elle me donnait de Nino et d'Alya tombaient à plat.

Je revins donc à l'automne pour commencer l'Université en Finance et faire plus que jamais le travail de relation public que mon père avait toujours détesté.

Et franchement, s'il avait encore une compagnie c'était parce qu'il restait terré dans son manoir et créait. La politesse et mon père, ça fait deux.

J'avais entendu certaines rumeurs entre deux cours concernant une mystérieuse cambrioleuse. Certains disaient qu'elle avait des pouvoirs surhumains et seul quelques photos brumeuses et floues que la plupart des gens considéraient comme des trucages attestaient de sa réalité.

L'histoire m'avait amusé mais je n'y avais pas prêté attention et je n'avais pas non plus fait le lien avec la jeune fille qui m'avait sauvé la vie quelques mois plus tôt.

Jusqu'à ce gala de charité masqué donné à l'occasion d'Halloween.

Elle était là, souriante et se mêlant à la foule. Son uniforme gris figurant une souris, elle portait deux chignons taillés dans sa chevelure d'ébène et figurant les oreilles. Mais c'est son regard bleu encadré de son masque gris et rose qui m'hypnotisa.

Elle était, à coup sur, présente pour dérober les fonds qui devait être récoltés ou pour faire les poches des invités mais je n'ai pas pu m'empêcher de la déranger.

Retirant, un instant, mon masque pour lui dévoiler qui j'étais, je l'approchai pour l'inviter à danser la valse.

Elle eut se regard de souris effrayée vraiment craquant mais ne m'en suivit pas moins sur la piste.

Un long moment, nous restèrent à nous déplacer en silence, le regard perdu dans les yeux de l'autre mais tout à fait confortable de cette façon. À force de sourires sincères et en la guidant avec le plus grand respect, je la sentis se détendre entre mes bras.

Vers la fin de la chanson, je lui adressai finalement la parole.

« J'ai une énorme dette envers vous. Sans vous, je ne serais même pas ici ce soir. Si je peux un jour faire quoique ce soit pour vous, s'il-vous-plaît n'hésitez pas à m'en parler. »

« Vous m'avez déjà invité à danser. C'est déjà quelque chose, non? »

« Non. Cette danse était uniquement pour mon plaisir personnel. Merci, de me l'avoir accordée. » Je lui fit ensuite un clin d'œil pour la faire sourire, et elle rigola doucement.

Lorsque les dernières notes s'éteignirent, nous étions de retour sur le bord de la piste et je laissai son bras pour la saluer en m'inclinant devant elle.

Plus tard, dans la soirée, un bruit scandalisé couru. On venait de dérober la partie des fonds offerts en billet de banque. Mais heureusement, l'immeuble était bouclé et les gardes recherchaient activement le voleur.

Il était très tard, lorsque les portes se rouvrirent pour laisser partir les invités.

J'attendais alors mon chauffeur dans l'entrée lorsque j'entendis des pleurs venant du corridor des salles de bains. Pensant qu'une dame y était en difficulté, je suivie le bruit pour me rendre compte qu'il ne venait pas des salles de toilettes eux-mêmes mais du plafond du corridor.

En me faufilant par la salle des hommes, je l'aperçu qui sanglotait un peu plus loin. J'ai bien essayé d'aller la rejoindre mais le faux-plafond ne supportait pas mon poids contrairement au sien.

«Viens jusqu'à moi. S'il-te-plaît.» plaidai-je. «Je ne peux pas t'atteindre mais je voudrais tellement m'occuper de toi! Je suis certain que tu es très forte. Je t'en prie, laisse-moi t'aider.»

Elle tourna finalement la tête dans ma direction et se traîna vers moi avec uniquement son bras gauche et grimaçant d'une douleur continue.

Elle me rejoint finalement et je la pris dans mes bras pour l'aider à descendre jusque sur le carrelage. Je l'enveloppai alors dans mon grand manteau de feutre noir, elle était minuscule. Je la portai à l'extérieur pour rejoindre ma voiture.

Mon chauffeur nous déposa à la porte d'un hôtel où je l'envolai récupérer la clé. Avec la discrétion dont s'entourait les célébrités, je réussis à la dissimuler jusqu'à ce qu'elle soit étendue sur le lit de la chambre luxueuse.

Elle était mal en point, mais pas blessée. Elle avait été battue par les gardes. Je la soignai du mieux que je pu. Détestant qu'elle souffre et que je ne puisse rien faire de plus pour elle.

Finalement, ne pouvant trouver de position confortable pour l'allonger, je résolu de la garder dans mes bras pour qu'elle s'appuie sur moi.

«J'aimerais te demander, pourquoi tu fais cela? Est-ce que de l'argent vaut tous ses risques?»

«Lorsqu'on est riche comme toi, il est difficile de concevoir qu'il y a certaine chose que seul l'argent peut acheter. Parfois même, il s'agit d'acheter la vie d'une personne chère où des gens si pauvre qu'ils méritent qu'on prenne des risques pour les aider.»

«Je sais aussi ce qu'est la faim. Et travailler en permanence. Même si j'ai rarement eu froid, je te l'accorde. La solitude je connais par contre. Mais, je me dis juste, cette argent, il était pour reconstruire des écoles et des hôpitaux qui ont été détruits durant le dernier raz-de-marée à Madagascar. »

«Non.» rejeta-t-elle. «Ça ne marche pas comme ça. C'est gens vivaient dans des bidonvilles parmi les plus pauvres du monde. Il n'y avait pas d'école, pas d'hôpitaux. Et maintenant, ils se battent dans des camps de réfugiés pour une gorgée d'eau propre. Cette argent ne leur servirait à rien. Ils ont besoin de soins médicaux et de nourritures pour survivre.»

«Je- Tu as raison, je ne connais pas bien la fondation Manillo, je te l'accorde.»

«Ici aussi, il y a la pauvreté. Même si le Maire refuse de l'avouer. L'hiver arrive et aucun des centres d'hébergement qu'il avait promit de bâtir n'a été mis en chantier. J'ai trouvé deux adolescentes mortes dans une ruelle l'an dernier. J'avais l'habitude de leur donner à manger et un jour, elles ne se sont plus présentées à ma porte. Alors, je les ai cherchées.»

«C'était pour cela, le truc avec les fourgons? Tu voulais faire quoi?»

«Me cacher en dessous dans le plancher. C'était pour payer une opération du cœur pour un voisin. Les médecins lui réclamaient 100 000 euros parce que son cœur a des malformations.»

Je savait à quel point ce genre d'opération pouvait être onéreuses, Alya et sa famille avait eu la chance que l'assurance couvre la majeure partie des frais pour celle de son père. Mais, j'eut tout à coup un doute sur la provenance de cet argent et cette histoire d'assurance.

Nous sommes retombés dans le silence. Je n'avais plus aucun argument à lui opposer. Après un temps, je la vit combattre le sommeil.

«Tu peux te reposer tranquillement. Je te jure que je ne te dénoncerai pas. Tu as ma parole et je n'en ai qu'une.» lui assurai-je.

«J'ai confiance en toi» assura-t-elle avec candeur. Elle eut une petite grimace en replaçant son bras avant de passer la langue sur ses lèvres «C'est juste que je ne veux pas être impolie.» m'expliqua-t-elle. «Ou baver sur toi, comme ça m'arrive parfois quand je dors.» termina-t-elle d'une toute petite voix.

«Oh! Tu sais, tu m'as sauvé la vie, je t'aide comme je peux… On est plus à ça près… Qu'est-ce qu'un peu de bave à ce stade?» dis-je pour la détendre.

Elle rit légèrement malgré la douleur que cela lui causa mais je la sentie enfin se détendre.

Plus tard, alors que je voulu placer une glace dans son cou où se formait une ecchymose, je réalisai qu'en fait sa tenue agissait comme une seconde peau. Je ne pouvais pas la descendre même d'un centimètre.

Pour la première fois de ma vie, j'avais sous les yeux la preuve que la magie existait. Avec quoi exactement les gardes l'avaient-ils frappée?

Cette fille était véritablement fabuleuse avec ou sans super pouvoir.


Une semaine plus tard, mon père recevait le maire et sa fille à souper. Je les connaissais bien. J'ai grandi avec Chloé. M. Bourgeois est presque un oncle pour moi et Chloé une amie d'enfance.

J'avais bien tenté de poser des questions à André sur les projets d'urbanisme de la ville mais il avait complètement nié qu'il existait une certaine partie de la population souffrant de pauvreté. Par contre, Chloé avait été plus éloquente. Avec son sans-gêne habituel, elle avait déclaré que s'il y avait encore des pauvres dans Paris, la meilleure solution était de les envoyer à la campagne pour ne plus les voir. Elle trouvait que de les mettre au travail dans les vignes était la meilleure solution possible pour eux et la plus humaniste.

À mon grand découragement, elle me suivit à ma chambre, un verre à la main, lorsque nos pères nous demandèrent de les laisser seuls "entre adulte." Je relevai un sourcil incrédule mais n'en obtempérai pas moins. Malgré l'insulte, s'ils désiraient restés seuls entre eux, je ne pouvais m'y opposer.

Chloé me raconta sa dernière soirée chez une riche héritière espagnole en visite à Paris jusqu'à ce que son regard tombe sur un magnifique bouquet de marguerites posé sur le piano de ma chambre.

Moi aussi je l'avais vu dès mon entrée. Il ne pouvait provenir que d'une seule personne. Il n'y était pas lorsque j'étais descendu.

« C'est comme je te dis, les voleurs n'ont même pas pris les bijoux de Manuella mais ils sont partis avec le quartz taillé qui décorait l'une des lampes, c'est étran- Adrien! Jure-moi que tu n'avais pas l'intention de m'offrir ces fleurs bon marché. » grincha-t-elle avec dégoût.

Je fu plus qu'heureux de l'obliger. « Je te le jure. Celles-ci sont un cadeau que j'ai reçu. Ce n'est même pas moi qui t'ai demandé de me suivre.»

« Quoi? Mais qui oserait t'offrir des fleures aussi banales et communes? » fit la blonde héritière toujours indignée.

« Probablement quelqu'un qui connait mes goûts mieux que toi, Chloé. Je suis un homme simple qui aime les choses normales. Comme pour les filles. J'aime les filles douces avec un cœur sur la main qui n'ont pas besoin de maquillage pour être belles et qui pensent qu'un véritable foyer est celui où habite une famille avec des enfants et non un contingent domestique. »

« QU- Mais, moi aussi bien sur, je, je- penses la même chose que toi! » bafouilla-t-elle ce mensonge.

« Te considères-tu comme quelqu'un d'honnête, Chloé? »

« Évidemment! » répliqua-t-elle les mains sur les hanches et le nez au plafond.

« Donc, tu ne mentirais pas sur les choses importantes comme prétendre être quelqu'un que tu n'es pas pour obtenir quelque chose que tu ne mérites pas de la part d'une personne. » la questionnai-je.

« Adrien, nous avons beau avoir grandit ensemble, toi et moi, parfois je ne te comprends pas du tout!» se plaignit-elle.

« Je ne te retins pas Chloé. Si tu n'es pas bien avec celui que je suis, tu peux partir. Tu habites de l'autre côté de la rue. »

Je ne la raccompagnai même pas à la porte. Elle et moi savions que quelque chose venait de se briser entre nous.