Après son départ, j'entendis du bruit, en levant les yeux et sortant de mes pensées, j'aperçu une demoiselle en gris qui me fixait depuis le haut de la balustrade.
« Désolée d'avoir assisté à quelque chose d'aussi personnel. » s'excusa-t-elle intimidée.
Je montai la rejoindre au balcon et lui répondit.
« Il n'y a aucun mal. Elle a toujours fait des scènes devant les gens à tous propos. Elle adore être remarquée. »
« Mais toi non? » demanda-t-elle, toujours pour s'excuser.
« Moi, je suis heureux de ne pas vivre cela tout seul. Cela me manquera de ne plus pouvoir compter sur son amitié. Merci pour les fleurs. »
« Ce n'est pas grand-chose. Je voulais juste de remercier d'avoir prit soin de moi, l'autre chose. » fit-elle en me regardant sincèrement.
« Hé bien, je te remercie de me remercier pour t'avoir remerciée de m'avoir aidé. » fis-je en calculant un peu et espérant la faire rire. Ce qui encore une fois, ne rata pas.
Elle fit un pas vers moi et serra ma main avec réconfort. Elle descendit à l'étage en dessous et se retourna vers moi une dernière fois avant de franchir la porte qui menait à la fenêtre de ma salle de bain.
Tout à coup, la porte de ma chambre s'ouvrit sans prévenir. Mon père entra dans la pièce qu'il considérait comme étant sa propriété.
Ma jolie voleuse fit un pas de côté et échappa à son regard. Je descendis rejoindre mon père et la vit sortir alors que mon père me reprochait mon choix de sujet déplacé durant le repas.
Un mois plus tard, je fixais le formulaire d'inscription pour ma session suivante à l'Université depuis une heure lorsque je pris une décision. Finance internationale avec option éthique et droit. Moi aussi je voulais faire ma part. Ma décision prise et mon formulaire posté, j'ouvris une nouvelle page, celle des logements à vendre.
Mon père, déjà plutôt pale de nature, avait encore blanchit, surtout au niveau des cheveux, lorsque je l'avais informé de mes décisions. Mais j'étais majeur, diplômé et il n'avait pas beaucoup d'option. Pour lui, c'était me perdre ou m'accepter.
Et il faudrait encore de nombreuses années avant que mes décisions n'affectent notre vie. Il avait encore de nombreuses occasions devant lui pour tenter de me convaincre de prendre sa succession à la tête de l'entreprise familiale.
Le soir de Noël, alors que je m'apprêtais à passer la soirée seul dans mon nouvel appartement après avoir dîner avec mes trois plus précieux amis et leur famille, je reçu la visite de ma charmante demoiselle. Et cette fois, j'eu le bonheur de la garder pour la nuit.
Nous avons décidé que je l'appellerais ma souris, même si pour le reste des gens, elle était la mythique multimouse. Je découvris ses goûts, son talent pour les jeux vidéo, son humour innocent et sensible. Elle me promit de revenir durant la semaine suivante pour m'apprendre à cuisiner des biscuits de Noël et elle repartie dans le matin naissant en emportant mon cœur avec elle.
Ma belle souris vint de plus en plus souvent me voir. Cet appartement lui rendait la tâche facile. J'étais chez moi et recevait rarement des visiteurs. La plupart du temps, c'est moi qui sortais. Grimper au mur gris entre mon immeuble et celui qui n'en était séparé que par moins d'un mètre était d'une grande facilité pour elle. Je laissais même la fenêtre de la salle de rangement entrouverte en permanence pour qu'elle s'y glisse.
Souvent lorsque je rentrais, je trouvais des desserts ou de bons repas qui m'attendaient à la sortie des cours. Et avec le temps, c'est elle-même qui se mit à m'attendre sur place.
Nous avions maintenant nos habitudes. Elle tricotait beaucoup pendant que je faisais mes travaux ou bien, elle jouait à quelque chose sur mon grand écran tout en sachant que je ne résisterais pas à me joindre à elle. Elle adorait lorsque je mettais de la musique classique ou vintage ou underground mais elle-même n'y connaissait rien et mélangeait adorablement tous les noms et le vocabulaire musical.
Elle dînait souvent avec moi avant d'aller risquer ses moustaches pour de l'argent qu'elle distribuait à ceux qui en avait besoin. Des histoires circulaient à l'Université sur des étudiants en médecine prometteurs mais fauchés qui avaient trouvé de quoi couvrir leurs frais scolaires dans leur courrier.
Il y avait aussi d'autres histoires qui circulaient dans le quartier mais, celles-là, il fallait parler directement avec les gens pour en trouver les sous-entendus. Considérant le niveau de pauvreté nous entourant, il était inévitable que certains bons samaritains s'impliquent et se dévouent. Il y avait cette religieuse qui ne manquait jamais de pain, de café ou de fruits frais pour ceux dont elle prenait soin.
Et je pouvais dire que tous les efforts de mon amour payaient parce qu'il était facile de constater qu'il y avait véritablement moins de pauvreté dans Paris dès lors qu'on grattait la surface.
Je la poussais continuellement à se reposer plus, elle semblait de plus en plus exténuée, beaucoup plus que moi et j'étais étudiant universitaire!
Je lui avais fait une place dans la chambre et dans ma vie. Je ne l'avais jamais poussé à me révéler son identité, elle ne voulait pas me mettre en danger et pour moi, son nom, son adresse ou le niveau social de ses parents m'importaient peu. J'aimais d'abord et avant tout sa lumineuse et rassurante présence.
Notre couple ne menait nulle part. Nous étions loin de pouvoir faire des projets d'avenir. Mais elle m'avait promis d'arrêter un jour le vol et semblait attendre que j'aie terminé mes études avant d'accepter de s'installer définitivement chez moi.
Elle voulait refaire le monde mais n'avait pas la prétention de tout changer. Elle voulait juste y ajouter un peu de douceur et apporter un peu de chance pour ceux qui en avait manqué.
Nous n'avions pas de passé à partager, pas d'avenir à planifier mais notre présent était un cadeau précieux pour lequel j'étais chaque jour reconnaissant. Je n'avais jamais connu un tel bien-être.
Une année s'écoula rapidement. Notre deuxième Noël arrivait et mon père devenait insistant à l'approche de la semaine de la mode. Des mannequins, des filles héritières de partenaires financiers de mon père ou des starlettes se mettaient à m'aborder de plus en plus souvent dans la rue ou dans les soirées et bizarrement, les paparazzis savaient toujours lorsque cela allait se produire afin d'en prendre des photos pour colporter des rumeurs mensongères sur moi et elles.
Je découvris rapidement que cela venait directement de mon père. Je n'avais pas voulu choisir moi-même une petite amie officielle, je n'avais pas accepté celles qu'il m'avait proposées, je n'avais qu'à m'en prendre à moi-même pour l'avoir obligé à agir ainsi.
Je savais que la situation déplaisait à ma souris, que lorsqu'elle était loin de moi, elle pleurait probablement de ne pas pouvoir crier sur les toits qu'elle et moi nous nous appartenions autant que moi aussi je pouvais détester la situation.
Les choses s'améliorèrent lorsque je réussis à glisser en entrevue après un défilé que j'étais en couple avec une femme qui n'habitait pas Paris et que j'étais ravi qu'elle ait pu assister au défilé ce soir-là.
« Oh! Et peut-on rencontrer cette mystérieuse personne? » me demanda la journaliste.
« Désolé, je ne la vois pas pour l'instant. Ce sera pour une prochaine occasion. » Je ne mentais qu'à moitié. Je savais que ma souris était présente ce soir-là. Je lui avais moi-même fourni le billet qu'elle m'avait demandé en guise de cadeau de Noël.
Cependant, je dû être catégorique avec mon père. Pas question que je ne la lui présente. Pas d'enquête fiscale ou judiciaire, pas de surveillance de mon appartement. Il serra les dents. Il détestait ne pas savoir.
À la mi-session suivante, ma souris et moi, étions dans l'appartement. Nous avions dîné et je terminais je ranger avant d'aller la rejoindre sur le divan.
Je savais que quelque chose la préoccupait et qu'elle attendait que je la rejoigne pour ouvrir la discussion.
« J'ai reçu une mauvaise nouvelle aujourd'hui. Les choses ne tournent pas comme je l'avais planifié. Je voulais tout arrêter et m'installer avec toi ici. Te dire qui j'étais et être en couple avec toi. Mais j'ai apprit que les fonds amassés par la fondation de l'hôpital pour enfant et la maison d'aide aux familles en difficulté ont été détourné. Je l'ai appris, en me rendant à l'hôpital. J'avais rendez-vous avec mon obstétricienne. Je suis enceinte Adrien. »
« Oh! Ma chérie! C'est tellement merveilleux. Je ferai tout ce qu'il faut. S'il-te-plaît, viens vivre avec moi! »
« Je le voudrais. Adrien vraiment. Mais il y a plus. Tiens c'est pour toi. C'est une échographie prise à trois mois. J'en suis à cinq. »
« Mais, mais, tes vols, c'est dangereux… »
« Non, mon corps est magique. Mon corps transformé est celui que la magie a créé pour moi, ce n'est pas celui qui porte un enfant. Mon bébé, notre bébé, est dans mon autre corps bien à l'abri. Adrien, normalement, j'aurais dû recevoir les services offerts par les organismes qui ont été volés. Comme je ne suis pas particulièrement dans le besoin, j'ai été exclue de la liste des candidates. Tu vois, si je n'arrête pas, c'est pour tout ça, parce que parfois, malgré l'argent, malgré la volonté et le bon karma, on est affecté par la façon dont le monde est dirigé. Et il y a encore autre chose que je dois te dire. Mon obstétricienne trouve que je suis trop fatiguée et cela met la santé du bébé en danger. Je ne pourrai plus me transformer avant l'accouchement. Je ne vais que compléter mes études depuis mon lit et m'occuper de mon corps. »
« Pourquoi tu ne viens pas vivre ici, je m'occuperais de toi et… »
« Adrien, tu as tes études, tu es rarement présent en soirée. Et moi, je dois passer plus de temps en dehors de la transformation. C'est pour cela que je viens moins souvent ces derniers temps. Le bébé grandit moins vite lorsque je ne suis pas dans mon vrai corps. Mais ne tant fais pas, je suis vraiment bien entourée chez moi, il y a toujours au moins une personne avec moi et ce n'est que pour trois mois et demi, ensuite je te promets que je viendrai vivre avec toi. Je ne pourrai toujours pas de dire qui je suis mais je serai toujours avec toi et le bébé et nous formerons une famille. »
Je la pris dans mes bras, la serrai contre mon cœur et caché mon visage dans son cou. « Il faudra bien que tu me dévoiles qui tu es un jour ou l'autre… »
« Je vais arrêter, je te le promets. J'ai juste besoin d'un peu plus de temps que prévu pour terminer ce qu'il y a sur ma liste. Mais tant que la police recherchera Multimouse, je refuse de te mettre en danger. Tu es mon avenir. » déclara-t-elle sincèrement.
Nous sommes restés en contact par messagerie même si parler n'avait pas été notre fort jusque là. Ce lien était le seul que nous avions et il était précieux. Et si parfois, nous avions épuisés les sujets de conversation, nous en inventions simplement, l'important était de se parler.
Un jour où elle devait en être à huit mois de grossesse, j'étais inquiet parce qu'elle ne m'avait pas répondu depuis deux jours, mais ce jour-là était ma remise de diplôme et il y avait ensuite un cocktail de prévu au manoir auquel mon père avait conviée la presse.
Je rentrai chez moi pour me changer après une séance photo, il me restait quelques heures devant moi. Mais c'est là que je la découvris.
Un petit trésor emmailloté de rose et dormant dans un nid de coussin sur le sol de mon salon. Il y avait aussi un mot sur la table tout près mais avant que je puisse m'approcher de l'un ou l'autre j'entendis du bruit à la fenêtre et en regardant je ne vit qu'une héroïne en uniforme de souris qui s'enfuyait mais je pu dire immédiatement que ce n'était pas ma chérie.
Je pris tout ce qui se trouvait sur la table et ramenai le tout près de mon bébé. Je lu d'abord la petite lettre. Il y avait aussi une grande enveloppe brune et une chevalière.
D'une écriture qui n'était pas la sienne, mon amour me disait :
« Mon bel amour, l'accouchement a été terrible et j'aurais tellement voulu que tu sois près de moi! J'ai cru que j'allais mourir et j'en suis probablement passé bien près.
Je n'ai plus de force. Plus de force pour nourrir notre enfant, plus de force pour me lever et te rejoindre, plus de force pour terminer mon travail. Je suis désolée, tellement! Tu mérites bien mieux.
Mais je tiendrai mes promesses. Je ferai tout pour ça. Alors, je te demande de t'occuper de notre fille jusqu'à ce que je sorte de l'hôpital. Je voulais l'appeler Emma en hommage à ta mère. Je crois que ça lui irais bien. Qu'en penses-tu?
Quand à la bague… Tu m'as toujours dit que toi aussi, tu voulais changer les choses. Cette bague pourrait t'aider à le faire et aussi à me ramener plus vite près de toi. Mais tu dois me promettre d'être prudent. La vie de notre fille dépend de toi aujourd'hui.
Je te téléphone dès que j'ai la force de tenir mon appareil.
Et je t'aime, je t'aime, je t'aime.
Ta souris chérie »
J'étais un peu coincé. J'ai dû demander de l'aide. Mais je ne pouvais pas révéler cette histoire à mon père ou au public. Je me suis tourné vers mes amis.
Je savais que Marinette était toujours célibataire et qu'elle habitait encore avec ses parents. Je savais aussi qu'elle venait de terminer ses études et qu'elle adorait les bébés. Elle répondait toujours sur le message de groupe dans lequel nous étions tous les deux mais nous ne parlions jamais en privé. Je pensais qu'elle voudrait peut-être venir vivre quelques temps avec moi pour m'aider.
Mais plutôt que Marinette, c'est Alya qui se présenta.
« Marinette à une pneumonie. Elle ne pouvait pas venir alors je suis venue faire la baby-sitter pour ce soir. »
Rendu à ce stade, je n'avais plus beaucoup de temps devant moi si je ne voulais pas être en retard. J'avais passé beaucoup trop de temps à admirer ma fille.
Je pris alors la chevalière dans ma main et décidai de la porter dès ce soir-là. Je ne doutai pas que cette bague donnait des pouvoirs magiques tout comme le collier de ma souris.
« Tu pourras me faire raccompagner chez moi, si tu reviens tard ce soir? » me demanda Alya. Les rues ne sont pas toujours sûres autour de chez moi. »
Cela me rappela ma propre agression et ma rencontre avec ma souris. Peut-être était-il temps de faire un peu de ménage dans cette ville.
« Ne t'en fait pas Alya. Je te promets que tu rentreras en sécurité. » lui assurai-je.
Oui, j'allais devenir un héros, pour le bien de ma fille, des gens autour de moi et celui de mon amour qui comptait sur moi.
Ce soir-là, je devint ChatNoir.
Dans l'enveloppe, j'avais découvert la raison du silence de mon amour sur son identité secrète. Elle avait offert une forte somme d'argent volée à un organisme venant en aide aux enfants malades dans une région de France où le taux de chômage était très élevé et un organisme de la région s'occupant de la création d'emploi l'avait dénoncée. La police la recherchait.
À partir de ce jour, ma vie changea. Durant la journée, je m'occupais de ma fille tout en débutant ma maîtrise. J'avais décidé de faire des recherches et de rédigé mon mémoire sur les droits des victimes et les ressources auxquelles les gens pauvres avaient vraiment accès.
Le soir, je confiais ma petite Emma à Alya. Nino travaillait dans un club à l'époque. Durant les soirées de semaine, je devenais la figure publique des entreprises de mon père et les autres nuits, je devenais ChatNoir, le personnage que les voleurs craignaient.
Je prenais d'abord une vidéo ou une photographie de voleurs en pleine action et j'envoyais ces preuves sur le e-mail de la police avec une adresse. Puis, je m'assurais que les criminels en question ne quittent pas les lieux du crime. J'avoue qu'ils n'étaient pas toujours frais à l'arrivée de la police.
Ma réputation grandit rapidement et je fit encore plus attention pour ne pas être repéré. Après tout, j'étais moi aussi un criminel. Je n'avais aucune autorité pour arrêter ses gens ou les retenir contre leur volonté.
Après deux très angoissantes semaine, souris me contacta enfin.
« Tu vas mieux? » lui demandai-je immédiatement.
« Je suis réveillée, je te parle, j'ai même composée moi-même ton numéro. Alors, oui, je vais mieux que la semaine dernière. J'étais trop faible pour faire tout cela il y a quelques jours. »
« Qu'est-ce qui c'est passé? » demandai-je anxieusement.
« Durant l'accouchement, une de mes artères s'est rompue. J'ai eu la chirurgie cardiaque directement dans la salle d'accouchement pendant que les infirmières s'occupaient d'Emma. Je n'ai même pas pu la prendre dans mes bras. Ils me l'ont juste montré pendant que je perdais connaissance. Comment elle va? »
« Ne t'inquiète pas pour elle. Notre fille est parfaite. Elle prend du poids et bois très bien. J'ai beaucoup d'aide d'une amie merveilleuse qui la garde très souvent. Tu me manques. »
Six semaines plus tard, en milieu d'avant midi, mon père me demanda de venir le rejoindre pour une réunion importante. Alya et Nino étant à leurs cours, j'essayai d'appeler Marinette en urgence.
Sa mère m'appris qu'elle était toujours malade. J'en fut très inquiet et me promis d'aller la voir plus tard dans la journée. Mais d'abord je dû me résoudre à avouer à mon père qu'il était grand-père.
Il douta de ma paternité bien sûr. Et je dû lui raconter que j'étais en couple depuis tout ce temps.
« Et où est la mère? Pourquoi n'as-tu jamais rendu ta relation publique? Même à moi tu n'as rien dit! »
« Sa mère est encore à l'hôpital, elle a failli mourir durant l'accouchement. Aussi tu conviendras que ce n'était pas une situation favorable pour lui faire subir le harcèlement des médias. Et pour vous, pourquoi vous seriez vous intéressé à mes histoires de cœurs plus qu'à n'importe quoi d'autre dans ma vie? »
Mon père changea de sujet et passa à la raison pour laquelle, il m'avait convoqué. « J'ai décidé de mettre sur pied notre propre fondation caritative pour diminuer le montant que je paye aux impôts. Puisque que tu t'y connais, je voulais que tu en prenne la tête. La ligne directrice de la fondation serait entre tes mains. Je te laisse carte blanche pour choisir les organismes vers lesquels seront redirigés les fonds. Si ta phase rebelle est terminée, peut-être accepteras-tu de revenir travailler sous le label de notre famille? »
Je me rendis ensuite à l'hôpital pour visiter Marinette. Elle éclata en sanglot en voyant Emma.
Je ne ressortie de cette chambre que le lendemain matin, Marinette et moi avions tellement de choses à nous dire.
Épilogue
La salle de bal était magnifiquement éclairée par la lumière de la pleine lune qui entrait par les hautes fenêtres et par de splendides lustres répartis stratégiquement au plafond. Elle était pleine à craquer des membres du ''Tout-Paris'' les plus riches et les plus influents mécènes et donateurs de causes caritatives en tous genres et les plus grands créateurs d'emploi.
Il y avait aussi quantité de journaliste et des représentants de divers organismes œuvrant directement dans les milieux défavorisés.
Marinette avaient réussit à tous les convaincre de venir. Elle était la meilleure. Une vraie princesse!
Et elle était à mon bras. Dans sa robe argentée et près du corps, complètement remise de son opération et de l'accouchement, elle souriait en regardant notre fille que je tenais sur mon bras gauche.
Emma avait maintenant quatorze mois et promettait d'être aussi belle que sa mère plus tard.
Je détaillai encore plus Marinette même si je l'avais regardé se préparer. Elle portait maintenant une coupe de cheveux à la pixie, rappelle doux-amer de sa longue rémission durant laquelle ont lui avait coupé les cheveux.
À son cou brillait un très élaboré collier de quartz fumé qui ressortait sur le tissus plus froid de la robe. En petite souris qu'elle était, elle raffolait de tout ce qui brille, mais n'en avait que faire de la valeur d'un bijou.
« Reviens-moi. » C'était les premiers mots que je lui avais dit en entrant dans cette chambre d'hôpital. Je lui avais parlé de ma vie sans elle. Combien elle n'était pas si horrible mais combien elle n'avait que peu de sens sans elle. Combien, je voulais que nous soyons ensemble et plus jamais séparés.
« Je sais à quel point tu veux faire de ce monde un endroit meilleur. Je le veux moi aussi et à plus forte raison depuis que nous avons Emma. Je veux lui léguer une meilleure planète. Mon père met des millions de dollars à ma disposition. Et toi, tu sais qui en profitera le mieux. Reviens-moi, soit avec moi et jour après jour, reste près de moi. »
« Mesdames et Messieurs » fit une voix au micro et je suis que c'était le moment d'entrer dans la salle et de nous joindre à la foule « Veuillez accueillir Monsieur et Madame Agreste, co-directeurs de la fondation Agreste et leur fille, Emma. »
Sous un tonnerre d'applaudissements, ma jeune épouse et moi firent nos premiers pas dans cette nouvelle vie qui nous permettrait de réaliser tous nos rêves.
