Je suis de nouveau là ! Oui, je sais un an de retard, c'est pas bien du tout. Mais, j'ai eu de gros soucis cette année, chômage, manque d'argent, quelques missions intérim ici et là… Ce n'est que très récemment que j'ai trouvé un boulot dans ma branche. Je vous laisse imaginer le tableau peu agréable, je me négligeais, j'avais honte de sortir, et d'écrire… Bref, une année peu glorieuse pour moi. Je ne souhaite à personne ce que j'ai vécu, bien entendu, et que vous aurez plus de chance que moi. ^^
Sinon, comme d'habitude, One Piece et Bleach ne sont pas à moi. ^^
Avertissements : Morts en cascade, sexe. Je vais bientôt passer cette fic en M.
Le jour d'après
Isshin était sorti comme d'habitude prendre des croissants pour les filles, à la pâtisserie du coin, des brioches, et des gâteaux. Il avait même acheté les friandises préférées de Yuzu, et le magazine de sport préféré de Karin. Elle rêvait de cet abonnement depuis si longtemps. Souriant, pensant à Masaki, au bonheur qu'elle répandait autour d'elle, il voyait déjà le sourire de Yuzu, l'expression indifférente de Karin, mais il la surprendrait en train de lire avidement chaque page de ce magasine, tournant chaque page, ses yeux sautant d'une ligne à l'autre, inlassablement.
Prenant une dernière pêche, pour sa fille, Yuzu, il salua de la main le marchand de fruits et légumes. Au passage, dans une librairie, il acheté pour son fils, prévoyant son retour, un livre sur la biographie de Shakespeare, et une autre pièce de théâtre. Il n'avait pas remarqué qu'on le suivait du tout, occupé à vouloir voir le sourire de ses enfants. Il avait voulu combler le vide laissé par la mort de Masaki, mais il lui paraissait, par moments, avoir lamentablement échoué sur cette ligne, ou pas. Parfois, Ichigo lui adressait un compliment, et Karin se demandait comment il allait. Mais au fond, peu lui importait, il adorait sa famille telle qu'elle était. Il ne s'était jamais remarié, en souvenir de sa chère et tendre Masaki. Et il pensait que ses enfants lui en étaient reconnaissants.
—Ah Masaki, que penserais-tu de moi, à présent ?
Mais il obtint le silence pour seule réponse.
—Toujours à me regarder, moi être pitoyable.
Il soupira légèrement :
—Tu ne changeras jamais, hein ? Toujours à me critiquer sur un point ou un autre… Bref. Parlons d'autre chose.
Ce fut seulement lorsqu'il fut proche de sa maison qu'il le sentit, qu'il put le percevoir. Et ce fut un choc pour Isshin quand il ne flaira plus le reiatsu de ses propres filles. Il se précipita à l'intérieur de sa maison, mais vit avec horreur les corps de ses deux filles, baignant dans le sang, dans la cuisine. Yuzu avait encore son couteau de cuisine à la main, et Karin portait encore son pantalon de pyjama.
—NON !
Il provoqua la sortie de son propre gigai, et dégaina aussitôt son propre katana, mais trop tard, l'homme l'avait pris dans son piège. Avec effroi, Isshin constata qu'il était debout, sur un pentacle, tracé en rouge, sans doute avec le propre sang de ses filles, qui le privait de toute énergie, de toute aptitude à percevoir la réalité de manière claire et précise. Il ne sentit pas le katana qui lui transperçait le cœur de part en part.
Il tomba, et sa dernière pensée fut pour son fils, Ichigo, et sa famille. Puisse-t-il trouver le bonheur, fut ses derniers mots. Si jamais il trouvait femme. Ou alors un homme. Il avait accepté depuis longtemps que son fils était homosexuel, mais il ne le savait pas encore lui-même.
Etonnant le flux de pensées, et de regrets qu'un homme pouvait éprouver quand il rencontrait la mort. Il imaginait bien son Ichigo dans les bras d'un homme fort, tel qu'il les aimait, il imaginait la souffrance d'Ichigo quand il devrait tuer Aizen… La compassion qu'il avait éprouvée envers lui, dès que le tyran avait perdu ses pouvoirs. Il savait que des hommes pouvaient changer le sexe de quelqu'un… Il regrettait de ne pas pouvoir voir la sublime fille qu'était devenue Ichigo, en kimono blanc, rendant hommage à ses formes. Ou en robe blanche, comme les Européens, tenant son bouquet de fleurs. Puis son ventre rond, dans les bras de cet homme brun, comme Ichigo les aimait, son bébé dans les bras. Sa famille heureuse. Elle, en bikini blanc très sexy, et lui, en boxer noir sur la plage.
—Sombre idiot, pourquoi ne m'en as-tu pas parlé ? De tes sentiments pour lui ? J'aurais parfaitement compris, tu sais, soupira-t-il dans un dernier râle. Tout à fait compris.
XOXOXOX
Loin, très loin, de cet endroit macabre, un rouquin se réveillait dans les bras d'un homme qu'il aimait par-dessus, mais semblait incapable de lui révéler la profondeur de son amour. Coupablement, Ichigo savourait la vue du torse musclé de son bel Aizen, et imaginait très bien ce qu'il pourrait faire de ses bras, si jamais Ichigo se présentait, nu, dans son lit.
—Seigneur ! Mais à quoi je pense, murmura-t-il, piquant un fard.
Aizen remua légèrement dans son sommeil, resserrant Ichigo encore davantage par la taille. Ses mains se baladèrent légèrement sur son corps, et Ichigo sentit son érection prendre de l'ampleur, il rêvait qu'Aizen el prenne là, maintenant, mais ne se sentait pas encore prêt à lui offrir sa virginité. Car oui, il voulait donner à Aizen ce qu'il lui restait encore de sa vie de jeune homme, et pourtant, il voulait être une femme pour lui donner du plaisir, et se donner du plaisir. Il avait des images mentales d'Aizen le ligotant au lit à baldaquins, et lui en femme, se laissait prendre allègrement par cet homme si puissant, son sexe s'enfonçant dans son vagin humide…
—Non, non, non… ca ne se fait pas de penser ça…
Et Ichigo sortit du lit aussitôt que ces pensées avaient pénétré son cerveau de jeune homme. Les hormones le travaillaient trop, beaucoup trop. Mais,, atteignant l'évier de la salle d'eau, il libéra son sexe, et se masturba pour en sortir le sperme. Il passa la main dans son anus, et rougit de honte, il était humide de partout. Comment allait-il expliquer à Aizen l'état de ses vêtements ? Son petit slip blanc était couvert d'eau, et de sperme. Et pire encore, il tâtait son corps en pensant tout le temps à cet homme.
De quel droit avait-il osé dormir avec lui ?
Et il se souvint de son cauchemar, de l'attitude pleine de sollicitude d'Aizen, et de sa douceur, alors qu'il souffrait de son rêve… Il avait adoré être pris dans ses bras si forts, si puissants, qu'il en avait oublié le malheur qui semait le monde. Et il avait rêvé d'Aizen, de lui, et de cet enfant dont il rêvait tant.
Il se rappelait des photos de sa mère, et sentait qu'il payait enfin sa dette envers elle, elle n'avait souhaité que son bonheur après tout. Il voyait quand elle caressait son ventre, avec un sourire attendri, et son père qui la couvait du regard. Et puis, c'était lui, dans ce corps de femme, portant un enfant à son tour, dans ses bras, Aizen le prenant dans ses bras, embrassant sa tempe… si protecteur, si charmant avec elle…
—C'est possible.
Et puis…
—Maman, pourquoi t'es pas là ?
Ce fut, hélas, ce moment que choisit Aizen pour surgir dans la salle de bains, visiblement inquiet.
—Tu es là ! Je te cherchais partout ! Mais que fais-tu à terre ?
Et il ouvrit gentiment l'armoire en bois, accolée au mur, il en sortit une serviette et il entoura le corps du jeune homme dedans. Le serrant dans ses bras, Aizen se rendit compte à quel point ils étaient devenus proches au cours des derniers jours. Il lui baisa le front, puis les cheveux. Ichigo pencha sa tête en arrière, s'accrochant aux épaules d'Aizen. Ce dernier saisit l'occasion qu'il attendait depuis longtemps, il lui baisa les lèvres. Ichigo avait besoin d'affection, de beaucoup d'affection.
Il enleva son propre pantalon de pyjama, et retira son boxer. Il porta Ichigo dans la grande baignoire de marbre, et posa le jeune homme dans l'eau, le rejoignant aussitôt après. Il le toucha à peu près partout, et Ichigo ne vit aucun inconvénient à se faire embrasser, manipuler, caresser, cajoler, comme il le voulait. Puis, Aizen baisa son nombril, et jeta un coup d'œil dans les yeux ambre du jeune homme, et partit… beaucoup plus bas.
La sensation chaude et humide autour de son sexe fit perdre raison à Ichigo, il se cambra au fond de la baignoire, s'offrant littéralement à Aizen. Il écarta ses jambes, tandis que le tyran lui léchait ce membre, de manière aussi lascive. Il caressa les cheveux de son amant pour l'encourager à donner plus, toujours plus, lui apportant réconfort au moment où il en avait le plus besoin. Son instinct lui soufflait que quelque chose n'allait pas du tout. Cette langue le maîtrisait tellement bien, tellement, à tel point qu'Ichigo était prêt de tout donner à Aizen. Absolument tout.
Mais ce dernier le léchait toujours autant, puis il le retourna, et le lécha toujours autant, Ichigo avait chaud vraiment partout, Et Aizen mimait par moment l'acte sexuel, ce qu'Ichigo adorait beaucoup, vraiment beaucoup. Mais il ne le pénétrait pas pour le moment, juste pour le plaisir, et Ichigo ne voulait pas être pris encore, savourant encore le temps d'être un homme, pour quelques temps. Il savait qu'il avait été fait pour être une fille. Sa mère avait toujours rêvé d'une fille qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Mais ce fut un garçon qu'elle obtint, un garçon qu'elle initia aux choses des filles…
Elle lui avait fait découvrir toutes ses friandises au chocolat, lui avait montré des magazines de mode, offert des livres de Shakespeare, des romances… Il avait lu Nora Roberts à son contact, tandis que les mecs lisaient des magazines pour hommes, dans leur chambre, au milieu de la nuit, armés d'une lampe torche. Alors qu'Ichigo rêvait de corps de mannequins masculins lui massant le torse la nuit.
Puis ses sœurs avaient fini par grandir, et son père put enfin l'initier aux arts martiaux. Mais il avait toujours eu peur des assauts répétés de son père. Cependant sa mère ne faisait rien pour l'arrêter du tout. Et lui, était toujours dégoûté par le corps des femmes. Pas étonnant que Kon ait eu à subir ses foudres. Il n'avait jamais compris l'attrait de Rukia à ses yeux, et encore moins les seins de Matsumoto.
Et pendant ce temps, à la piscine, il observait à la dérobée les corps des hommes, plus âgés, qui nageaient en compagnie de leurs épouses. Il se rendait compte à présent de son sentiment de jalousie à l'égard de ses femmes qui avaient su trouver un homme aussi fort. Il avait même rêvé que l'un deux le prenait dans une allée sombre, la nuit, dans une ruelle mal éclairée. Signe de son mal-être profond.
Et Chad était venu à sa rescousse, il avait parlé de meilleur ami, mais en fait, il avait eu le béguin pour cet homme à la main secourable. Mais il avait des vues sur des filles, mais Ichigo était resté pour lui, le sauvant même des griffes des gangs à son tour. Il avait fait des progrès spectaculaires au katana grâce à Chad.
Puis Renji, il avait voulu massacrer Renji pour son attrait pour Rukia, toujours elle, ils avaient parlé ensemble, parce qu'ils avaient le même objectif, mais Ichigo l'avait accepté dans le même bain que lui, juste parce qu'il voulait le regarder. Et même à ce moment il n'avait toujours pas compris son attirance pour les hommes.
Et Byakuya, et Grimmjow… Tous plus forts les uns que les autres. Mais il avait une passion coupable pour les bruns. Aussi, quand Ginjo était venu, il était tombé sous son charme. Mais son cœur avait été brisé quand il lui avait tout pris, vraiment tout.
Tous avaient été exécrables envers lui, sauf Aizen, qui lui faisait plaisir, un homme qui l'attirait, et était attiré par lui en retour.
—Tu en veux plus ? lui suggéra cet homme à l'oreille.
Mais Ichigo préféra en rester là, laissant Aizen à sa faim, mais celui-ci avait compris, grâce à Ivankov, qu'il ne fallait pas brusquer le jeune homme, le laisser vivre…
Au fond de lui, Kyôka Suigetsu hochait de la tête, sachant qu'Aizen devait pas mal souffrir, mais la princesse adorait voir son Shinigami heureux, même s'il devait encore attendre.
—Dans quoi t'es-tu encore fourré, mon Sôsuke ?
XOXOXOX
Dans une maison très proche de là, trois hommes se réveillaient, suite à leur gueule de bois. Roger et Ace dormaient dans la même position sur des canapés différents, Luffy avait élu domicile sr l'escalier, ce qui avait au final remodelé son corps. Dieu merci, il était fait de caoutchouc ! Par conséquent, il ne souffrait pas des mêmes tracas des gens ayant encore un squelette franchement solide.
Mais son frère et son père biologique ne partageaient pas le même avis. Il se tenait par le dos, se grattaient, se plaignaient de douleurs abdominales atroces. Luffy en resta là. Il avala juste quelques poulets, des sangliers, du jambon, et des pâtisseries pour son petit-déjeuner. Les deux autres, se plaignant de n'avoir rien à manger pour eux prirent tout de même quelques oies et plusieurs tartines de confiture et de miel.
Mais, ayant encore faim, ils sortirent pour pêcher, et durent se contenter de trois requins et quelques bancs de poissons entiers. Ils eurent la dalle pendant quelques minutes, avant de s'endormir de nouveau, pour avoir des rêves de nourriture, dans une île composée uniquement de viande, de pâtisseries, et de gâteaux.
Et enfin, grâce à leurs rêves, ils furent repus, et ils s'endormirent plusieurs jours sur cette île imaginaire, née de leurs faims infernales, insatiables, et incommensurables au possible.
—Bonne nuit, mon fils, répétait tous les trois ronflements Roger.
—Merci papa, annonça quelques fois Ace.
Et Luffy regardait ses deux compagnons sans comprendre… Le sommeil était tellement compliqué chez ces deux là… Et il alla se chercher un verre de lait, pour finir en beauté son petit-déj. Et son estomac n'en réclama pas plus.
Puis, il se recoucha.
Vous n'avez pas besoin de poster une review, je sais que je ne le mérite pas du tout. Un an d'absence, c'est quand même beaucoup. '^^ Mais je vous remercierais quand même.
