Je remercie ceux et celles qui lisent cette fanfiction, même si vous ne postez pas de review. Ca fait quand même plaisir de voir que vous êtes lue, peu importe le nombre de review. Cependant, je passe parfois mon temps à regarder la boîte mail avec angoisse : ai-je eu un petit message, ou pas ?
Un parfum de fin
Se levant, Ichigo constata amèrement l'état des draps de son lit, humides et sales, le jeune homme les retira aussitôt, puis les transporta dans la laverie, au sous-sol. Il jeta un coup d'œil aux machines à laver le linge, et jeta pêle-mêle ses draps dans une de celles-ci. Curieux du fonctionnement de ces engins, il regarda la machine prendre vie, et tourner doucement le linge, effaçant toute trace de sperme et de transpiration au passage. D'après ce qu'il avait compris, tous les lave-linges étaient équipés d'un animal spécial lavant le linge, et absorbant la saleté, dans leurs estomacs.
Puis, il quitta cet endroit, pour rejoindre sa chambre pour parer son lit de draps neufs. Choisissant des draps bleu pâle, il s'aperçut qu'Ivankov était passé dans sa chambre avec un petit paquet. Mais il devait faire son lit. Surpris, il comprit qu'il n'avait honte que de l'humidité, pas de son désir profond pour Aizen, qu'il ne pourrait de toute façon pas changer. Satisfait de son travail, il se tourna vers le paquet rose, qui renfermait à son étonnement, un magnifique yukata bleu, brodé de fils d'or, ainsi qu'un ensemble lingerie affriolant : une culotte très courte et un soutien-gorge transparent, cachant tout juste l'essentiel.
Ivankov avait ajouté un mot, ce qu'Ichigo apprécia grandement : il le préparait bien à son futur rôle de femme, et transformation définitive. Sa nouvelle mère était vraiment parfaite, pensait Ichigo avec amour, et gratitude. Alors il enfila le tout, pour rejoindre l'homme de ses rêves, en chaussons à talons hauts. Il passa la main sur son ventre, constatant à quel point il était rebondi, par rapport à ceux des autres hommes. Il n'y avait jamais prêté la moindre attention, mais à présent, cela lui tombait sous le sens. Il était fait pour accueillir un enfant en lui. Passant encore ses mains sur son bas-ventre, comme s'il était enceinte, il s'assit sur une chaise, et fut surpris de voir des mains puissantes prendre ce même ventre entre les siennes.
—Bonjour, ma chérie, comment vas-tu ?
Aizen avait accepté aussi qu'Ichigo devienne une femme, ce qui était bon signe pour le jeune homme qui avait tant besoin de son soutient à présent. Il se leva de sa chaise, passant ses bras autour du coup de son amant, et baisa ses lèvres. Y mettant la langue, Aizen franchit agréablement les lèvres d'Ichigo, tandis qu'il caressait el corps tiède du jeune homme.
—Ta mère t'a offert quelque chose ?
Et Ichigo colla son corps contre son homme, répondant :
—Oui, elle est merveilleuse.
Aizen colla son front contre celui d'Ichigo :
—Si tu savais à quel point j'ai attendu que tu sois à moi, que tu portes mon enfant.
Le jeune travesti caressa le torse du puissant seigneur, tout en murmurant :
—Moi aussi, mon amour.
Puis Aizen entoura Ichigo de sa taille, lui proposant de s'asseoir :
—Je t'ai fait des croissants, ma chérie.
Et ils mangèrent en silence.
XOXOXOXOX
Dans une autre maison, non loin de là, trois lascars se réveillèrent aussi, après de doux rêves de viandes, et de pâtisseries. L'un d'eux avait voyagé dans un pays dont les maisons étaient constituées de mets délicieux, et avait commencé à manger une chaise tout en dormant, l'autre avait visité une île, dont les arbres comportaient des arbres aux fruits énormes. Quant au dernier, il avait rêvé d'un banquet, en compagnie de fidèles amis.
—Ace, mon fils…
Le jeune homme se tourna vers son père :
—Ouais, répondit-il baillant comme une baleine.
Roger essaya de le regarder avec un peu de sérieux :
—Tu sais, j'aurais vraiment voulu que ça soit toi le roi des pirates, après moi.
Cette révélation cloua le bec au jeune Ace, coupa sa respiration, et naturellement, le laissa abasourdi quelques bonnes minutes. Son père avait réellement rêvé que ça soit lui, le prochain ? Vraiment ? Il l'adorait à ce point ? Il ne l'aurait jamais imaginé.
—Tu sais, peu m'importe un tas d'or, tu resteras mon plus précieux trésor. La plus belle de mes aventures a été celle avec Rouge. Personne d'autre, aucune grande traversée ne valait plus la peine, loin de ta mère. Aujourd'hui encore, elle me manque encore. Je ne l'ai pas trouvée à la Soul Society, et pourtant, j'en ai fait des patrouilles là-bas, juste pour rencontrer des gens, apercevoir un visage familier. Mais c'est un endroit tellement grand, qu'on s'y perdrait. Et rares sont les familles qui restent ensemble après leurs morts, elles sont toutes éclatées, en fonction de ce qu'elles ont fait, et tout. Alors, retrouver Rouge après mon exécution, ça aurait été un réel coup de chance.
Ace baissa les yeux, remplis de larmes chaudes, tandis que Roger passait un bras autour des épaules de son fils :
—Elle a tout donné pour toi, tout fait pour que tu grandisses sereinement, elle a été immensément courageuse. Je pense que c'est la femme la plus extraordinaire que j'ai jamais rencontrée. C'était un véritable rayon de soleil, de paradis, c'était un rubis brillant de mille éclats, un métal chaud à souhait, un phare pour les marins, et les pirates. Elle faisait vraiment le bonheur de tout le monde. Je pense que si tu avais vécu avec elle, tu aurais été le plus heureux des enfants.
Et Roger sourit tristement :
—Si seulement, elle n'était pas morte.
Alors Ace sentit sa gorge se nouer, et il regarda le sol, soudainement intéressant, se supportant pas ce surplus d'émotions qui menaçait de l'ébranler. Cela lui rappelait amèrement Marine Ford, quand il avait vu son imbécile de jeune frère se pointer avec une armada de prisonniers fraichement sortis de prison. Il n'avait pas cru qu'on puisse lui accorder la moindre importance, mais ce n'était pas le cas, au contraire, il comptait pour beaucoup de gens, comprenant Jinbei, le capitaine des pirates, hommes-poissons.
L'émotion qu'il avait ressentie à ce moment-là l'avait fait sortir de sa réserve, il avait perdu ce masque de confiance qu'il affichait au reste du monde, pour se montrer sous son vrai jour : un garçon qui avait terriblement besoin de repère et de certitudes. Et il était comme ça, en pensant à sa mère, aux mots doux qu'utilisait son père à propos d'elle, c'était les mots d'un homme profondément amoureux, qui aurait fait n'importe quoi pour sa famille. Même se sacrifier. N'en pouvant plus, il pleura de toutes les larmes de son corps, sous le regard désolé de son père, qui n'osait pas encore le prendre dans ses bras.
Luffy passait son regard d'un homme à l'autre, en comprenant que sa place n'était pas ici, mais ailleurs, à pêcher des poissons pour le déjeuner, sentant qu'Ace avait besoin d'être seul. Son frère ne l'aurait jamais accepté s'il avait essayé de se mêler de son propre combat, et lui-même n'aurait pas aimé son attitude s'il avait esquissé le moindre envers son frère. En un mot, il se sentait démuni, parce qu'il ne pouvait pas agir, qu'il aimait son frère, mais qu'il devait rester à l'écart, pour ne pas le heurter.
Crocodile passait par là, malheureusement pour lui, et le dévisagea en fulminant :
—Un jour, je te vaincrai, et là, tout ton équipage devra se soumettre.
Luffy le regarda sans comprendre :
—Mais on t'a déjà battu, non ?
Crocodile le toisa d'un air encore plus mauvais :
—Toi, tu perds rien pour attendre.
Et Crocodile passa son chemin, devant un Luffy assez surpris, et se demandant si quelque chose n'allait pas avec Crocodile.
XOXOXOXOX
Sur l'océan, Shanks envoya un homme digne de confiance trouver Ichigo, qui devait se trouver près de l'île des Amazones pour le moment. Il lui fit rentrer dans le crâne que cette mission était de la plus haute importance, sachant que c'était une connaissance qui lui avait appris la nouvelle de la mort de la famille Kurosaki dans un autre monde. Il ne pouvait tout simplement pas décevoir les attentes de son ami et rival, Mihawk.
Il existait entre les deux hommes un pacte de non-agression, tacite, certes, mais qui existait tout de même, afin de ne plus couper des petites îles en deux lors de leurs assauts répétés. Les hommes de Shanks avaient eu la frousse de leur vie quand un navire de Shanks avait lui-même subit des dommages irréparables. Cet incident les avait menés à se procurer un autre bateau, un magnifique drakar rouge, faisant la fierté à la fois de son capitaine, mais aussi de l'équipage.
Depuis, les deux meilleurs épéistes du monde ne s'affrontaient plus, et le cercueil de Mihawk fut de même épargné par les attaques des épées. Sachant qu'il avait dû acheter trois cercueils neufs pour remplacer les anciens, irrécupérables, au fond de l'océan ou déchiquetés en mille morceaux. Voire, servant d'épouvantails aux autochtones, qui n'avaient strictement aucune connaissance de ce qu'était un navire pirate.
Ceci dit, Shanks se demandait si on faisait la différence entre le cercueil de Mihawk avec un cercueil normal, servant à enterrer les morts. Cela le dépassait de beaucoup. Ceci dit, le navire de Mihawk était constitué de métal, tandis que les autres cercueils étaient fabriqués dans le bois le plus noble. A moins que la réputation de Mihawk ne le précède vraiment, concernant son navire, auquel il tenait tant.
Du coup, personne ne venait perturber la tranquillité à laquelle Mihawk tenait tant, et qu'il cultivait avec le plus de sérénité possible. Cependant, Shanks avait une autre hypothèse, Mihawk raffolait de tout ce qui était gothique, sans doute à cause de la couleur particulière de ses yeux, mais c'était encore une autre histoire.
—Bref, cet homme se pare toujours de mystères, pensa Shanks à voix haute.
Son tireur d'élite regarda son capitaine avec beaucoup de circonspection et demanda :
—Vous êtes sûr que tout va bien ?
Shanks jeta un coup d'œil derrière lui, et déclara évasivement :
—Je pensais à un ami.
Alors Shanks s'en retourna dans sa cabine de capitaine, seul avec ses pensées qui tourbillonnaient sans cesse dans sa tête, l'empêchant de trouver le sommeil jusque tard dans la nuit.
—Mihawk, quels sont tes objectifs ? Tu ne cherches pas à être le Seigneur des Pirates, tu aspires à la tranquillité, ton île est infestée de fantômes… A quoi penses-tu tout le temps ?
XOXOXOXOX
Dans les eaux calmes de l'océan, naviguait un petit navire, portant un homme entièrement habillé de noir, furetant ici et là, à la recherche de sa proie, son instinct lui indiquait qu'elle ne se cachait pas loi, mais où, telle était la question. Sa boussole ne lui servait strictement à rien, son compas non plus, et aucune carte ne semblait pouvoir lui indiquer un chemin clair et net. Il s'en remettait à la gentillesse de quelques sirènes qui le trouvaient bel homme, mais il méprisait ces créatures, tout autant qu'il méprisait les traîtres. Kurosaki Ichigo en était un. C'était sa cible.
S'il avait rejoint le camp de l'ennemi, alors, il devait être tuée, et sa tête apportée sur un plateau devant Yamamoto et le Roi des Esprits. Si Aizen Sôsuke était avec lui, il fallait détruire Aizen avec, et apporter la preuve que Kurosaki avait comploté avec le traître. S'il était devenu son ami, alors son honte serait publique. S'il couchait avec lui, leurs corps seraient enlacés dans la tombe, aux yeux de tous. Dommage pour ces filles qui rêvaient de leurs corps dénudés.
Oui, Kurosaki était un homme mort de toutes façons, il tenait en main le rouleau qui contenait son ordre de mission, à savoir planter un couteau dans le cœur du jeune homme. Trancher sa tête, envelopper dans un sac de soie rouge ladite tête, et l'apporter devant les capitaines de la Soul Society. Tel serait son sort. Il devrait rédiger un rapport sur son avancée sur sa mission concernant Aizen également, pour attester sa trahison à l'ordre et envers les Shinigami, et toutes les âmes vivant dans le Rukongai.
Il imaginait déjà la tête de la jeune Kuchiki qui croyait tellement en lui, le dépit de ces amis humains, dont la pathétique fille aux cheveux roux, qui n'avait d'yeux que pour lui. Elle était superbe cette fille, il avait hâte de lui apporter la preuve de son manque de loyauté envers ceux qui lui avait accordé la confiance, et la mission de veiller sur les âmes sur Terre. De plus, il avait depuis longtemps des vues sur elle, peut-être qu'il pourrait en faire son épouse, qui savait ? Elle était là, à demander qu'on la prenne dans son lit, et qu'on la fasse gémir de plaisir. Il l'empalerait volontiers, c'est sûr.
Alors, il sourit avec sadisme, et sauvagerie, savourant déjà les moments futurs. Le goût du sang dans sa bouche, le sang dégoulinant de son katana, et enfin, la vue des cadavres étendus sur le sol. Pour sûr, ce serait une très belle fête. Mais vraiment très belle. Il n'avait pas amené le champagne avec lui, ce qui était fort dommage, mais ça viendrait beaucoup plus tard. Il aurait une grosse prime pour ce sale boulot, il aurait toutes les filles qu'il voudrait, y compris la sotte Kuchiki, et la potiche rousse humaine.
-Ouais, elles vont toutes les deux me vénérer dans le futur. Toutes les deux.
Une petite review ? ^^
