Démenti : Bleach et One Piece ne m'appartiennent pas, ils sont les propriétés intellectuelles de Tite Kubo et Eiichiro Oda.

Comme promis, j'essaye de continuer sur ma lancée. Je tenterai l'écriture d'autres chapitres.

Merci à ceux et celles qui me lisent !


Un maître et ses esclaves

Soi Fon regardait tranquillement le rapport que son meilleur homme lui tendait, un rapport au sujet des activités de Kurosaki Ichigo et d'Aizen Sôsuke sur Grand Line. Elle avait dépêché des espions sur l'île où ils avaient trouvé refuge, et ce qu'elle lisait la mettait dans une fureur inimaginable, ce chien d'égout avait trouvé moyen de se faire mettre en cloque par le pire traître de l'histoire de la Soul Society ?

Elle se disait qu'il fallait qu'elle augmente son chef d'escouade, cette relation entre Aizen et Kurosaki était hautement dangereuse pour l'avenir des mondes en général, autant en référer directement à son amant, Yamamoto, même si cet homme ne conserverait pas son calme, et naturellement, elle servirait d'exutoire à sa rage et à sa colère. Elle sentait que son bas-ventre éprouvait déjà la chaleur torride qui se répandait en elle dès que le vieil homme en avait l'envie comme il le disait.

Bien entendu, elle adorait être sous le joug de cet homme, dès que Yoruichi avait quitté la Soul Society, elle avait eu le cœur brisé en mille morceaux, un cœur fragile de jeune fille que peu de gens auraient apprécié à sa juste valeur. Mais le vieil homme avait été si doux, si affectueux, si gentil, si compréhensif, qu'elle avait accepté de le prendre en elle, et de servir de maîtresse, de concubine, d'objet de plaisir. Elle ne s'était pas plainte quand elle avait appris qu'elle était tombée enceinte de cet homme, cet enfant était la plus grande fierté de Genryûsai, c'était la plus grande preuve de sa virilité imbattable.

Quant à elle, elle s'était sentie plus proche de lui que jamais pendant cette grossesse, elle avait mis bas dans le plus grand des secrets dans la cabane où Yamamoto et elle consommaient la passion qu'ils avaient l'un pour l'autre. Il ne l'avait frappée qu'une seule en revanche, c'était quand elle était tombé enceinte de son lieutenant, elle avait gardé l'enfant, mais elle l'avait abandonné dans le Rukongai, admettant que ça avait été une erreur de coucher avec son lieutenant.

Depuis, elle n'avait pas cherché à connaître le devenir de l'enfant, elle s'en fichait vraiment, sa seule relation valable à ses yeux était celle torride entretenu avec son maître, Yamamoto. Elle devait par ailleurs se préparer à l'entretien qui allait s'ensuivre, un entretien sanglant, elle avait demandé à voir son amant dans la cabane pour cela. Elle était ravie, il avait répondu positivement.

Vite, elle décrocha une robe noire à paillettes d'un cintre dans son armoire, une robe dos nu, une robe que révélait en partie les fesses, qu'elle laisserait à l'air libre, tandis que le soutien-gorge ne serait pas utile non plus, le vieillard adorait les femmes sans le moindre appareil encombrant, Et le meilleur avec cette robe, c'étaient les deux fentes sur ses hanches, comme ça, pas besoin de se gêner question habits, ils seraient de toutes manières déchirés et brûlés au bout d'un moment.

Elle rentrerait avec la tenue que lui aurait donnée son amant, encore une tenue franchement sexy, qui mettrait parfaitement en valeur ses atouts : une poitrine qui semblait petite, mais qui était en réalité vraiment très généreuse, sans compter ses fesses, rendues fermes et rebondies grâce à un entraînement drastique auquel elle s'adonnait. Comme toujours, il la baiserait dans ses propres appartements par la suite avec cette robe.

Les domestiques étaient vacants pour la nuit, personne ne savait pour cette relation à part les rumeurs qui courraient sur cette relation. Etant donné sa fidélité et sa loyauté, on se posait des questions. Elle lui avait déjà fourni un héritier, c'était une preuve tangible de leur amour, mais elle n'en voulait pas plus, juste du sexe, tandis que leur fils était entrainé par les meilleurs instructeurs de la Soul Society, incluant les Kuchiki.

- Que personne ne me suive ce soir.

Et elle avait filé rapide comme le vent, elle pouvait sentir l'air gifler sa peau nue, elle pouvait ressentir le vent dans ses cheveux entièrement libres, elle retirait toujours ses bandelettes et ses anneaux d'espionne de sa chevelure avant les assauts de son intimité, le vieux ne les aimait guère. Elle révélait la beauté de ses longs cheveux soyeux, de ses boucles noires.

- Tout pour toi, mon maître.

La nuit suivante, elle avait laissé ses cheveux libres, le vieillard l'avait coiffée à sa manière, une manière qui lui permettait de retenir les cheveux entre ses doigts sans problème, elle adorait quand il tirait sur sa chevelure comme ça, elle lui appartenait vraiment à ce moment-là. Surtout quand il la prenait par derrière et qu'elle était basculée contre la table, ou encore collée ventre contre mur dans la chambre du commandant.

Les racontars avaient raison, elle était son meilleur homme, son soldat, sa maîtresse, son tout, celle qui était prête à tout sacrifier pour son maître. Voilà pourquoi elle avait enfilé de fines ballerines et qu'elle sautait de branche en branche, pour le rejoindre, malgré le froid mordant, l'excitation de ce qui allait suivre était plus forte que les éléments extérieurs. Encore une fois, des chatouillis se répandirent dans son ventre, elle le voulait tellement !

Elle traversa la forêt sans que personne ne la suive, sans qu'on la remarque, en étant seule, elle en était ravie, personne ne pouvait la suivre ! Elle était la plus rapide de la Soul Society ! Enfin, elle aperçut une lueur au loin, puis un toit, et enfin, une porte à moitié ouverte, elle s'y précipita, le cœur battant. Satisfaite, elle pénétra rapidement dans la maisonnée, referma silencieusement, à la manière d'un chat, la porte derrière elle.

- Tu es bien en retard, Soi Fon.

La jeune femme aurait pu reconnaître cette voix entre mille, c'était celle de son amant, du maître de ses nuits.

- Je suis désolée, Genryûsai, une dernière touche finale avant ma venue en cette maison.

Elle retira ses fines chaussures, pénétra dans le petit salon éclairé d'une lanterne, une simple bougie suspendues dans les airs, tandis que Yamamoto l'attendait, le torse nu, les muscles déployés sous sa vue alléchée et gourmande, elle pouvait sentir sans problème toute la chaleur que lui évoquait cette position. Elle savait très bien ce qui allait s'ensuivre, les shoji entrouverts dévoilaient deux oreillers, de quoi dormir la nuit.

Mais pour le moment, ils étaient présents pour parler affaires, des affaires qui n'allaient pas leur plaire du tout, l'heure était à la trahison et tous les esprits devraient être frais et disponibles avant d'entamer quoique ce soit d'autre. Elle déposa le rapport confidentiel sous les yeux gris de l'homme en face d'elle qui s'empressa de s'en emparer et de l'ouvrir.

En effet, la colère montait dans les entrailles de Yamamoto, des flammes commençaient à danser dans ses iris, le rendant plus effrayant que jamais, mais pas pour Soi Fon, au contraire, elle avait toujours adoré la sensation de puissance et le pouvoir en général. Voilà pourquoi Yamamoto lui plaisait tellement, tous les autres n'étaient que des joujoux, comme ce porc d'Oomaeda. Ce type avait toujours rêvé de se la faire, alors, elle avait simplement utilisé ce fait.

Il avait été disponible. Après tout, beaucoup de mâles voulaient se faire la guêpe, mais une seule personne pouvait la butiner de tout son saoul, et cette personne était le Shinigami le plus puissant de la Seireitei.

- Je vois, nous avons affaire à de nouveaux ennemis, et de nouveaux problèmes.

Le vieil homme leva les yeux vers Soi Fon :

- Il nous faut éliminer cet enfant, un enfant de ces deux-là causeraient trop de problèmes. Adulte, il sera beaucoup trop puissant.

Il resta silencieux un moment, puis il ajouta :

- Et prévenir Sengoku et le gouvernement des cinq étoiles. La division zéro travaille présentement d'arrache-pied pour concevoir le soldat qui pourra anéantir Aizen et ses sbires.

Orihime était présentement enceinte depuis plus de cinq mois, après cela, la mère devrait être impérativement séparée de son enfant, Kenpachi avait demandé à la garder avec lui, mais elle ne serait pas autorisée à quitter les lieux. On avait construit une salle rien que pour Kenpachi dans les sous-sols de la onzième division, une salle absorbant les sons et le reiatsu. Mais cette salle tiendrait lieu de cellule pour la jeune femme, elle serait reléguée au rang de jouet sexuel pour la bête de la Soul Society.

Qui l'eût cru ? Que cette petite sotte serait suffisante pour calmer l'animal en lui ?

- Dans quel ordre ?

Yamamoto toisa froidement la jeune femme qui était également la mère de son seul et unique enfant, il avait eu d'autres amantes, mais Soi Fon était particulière, elle aiguisait tous ses appétits sexuels, il avait estimé qu'elle seule était suffisamment digne d'avoir ce fils. Quand il avait su le sexe de l'enfant, il avait éprouvé une sensation qu'il n'avait connu que dans sa folle jeunesse, la virilité portée à son paroxysme.

Il se souvenait comme si c'était hier du cri de l'enfant, une dizaine d'années après le départ de Yoruichi, Soi Fon n'était encore qu'une adolescente. Depuis, il avait gravi les échelons, conscient de son héritage, mais un héritage tu et secret, il était formé par les meilleurs et seule une poignée d'élus connaissaient ses véritables parents.

- Nous ferons d'une pierre deux coups, nous rendront visite à Sengoku et ensuite nous lancerons l'offensive sur cette petite île. Personne ne doit être au courant de cette entrevue.

Il frappa du poing la table :

- Personne !

Soi Fon se mit au garde à vous :

- Tes désirs sont des ordres, comme toujours.

Le vieux esquissa un sourire fier :

- Comme toujours tu te surpasses, viens donc t'asseoir contre moi, ma douce.

Sachant très bien ce qui allait s'ensuivre, la jeune femme frétilla d'excitation, dans l'anticipation, elle avait légèrement surélevé sa robe, révélant les lèvres pubiennes intégralement épilées, elle adorait l'effleurement des poils de barbe sur cette partie de son anatomie, c'était comme si l'homme avait une troisième main.

Le vieillard repoussa d'un doigt la table en bois, étalant une vue imprenable sur son impressionnante érection, la jeune femme colla son dos contre le torse dominant de l'autre, elle fut soulevée comme si elle avait été un brin de paille, aussi légère qu'une plume, ses cheveux furent tirés en arrière, on la planta directement sur le sexe de l'autre.

Un cri déchirant accompagna ce geste, il n'avait pas pris la peine d'enlever sa robe, le sang coula entre ses jambes.

XOXOXOXOXOX

Le lendemain matin, la jeune femme se réveilla au côté de son amant, dans le lit de Yamamoto à la Seireitei. C'était rare. Très rare que tout se finisse dans le lit du vieil homme, il devait être vraiment satisfait d'elle, elle en éprouva une sensation de contentement telle qu'elle n'en avait plus eue depuis longtemps.

Le soleil jouait sur sa peau nue couverte de sueur, le vieil homme était tellement endurant qu'elle avait du mal à suivre, plusieurs orgasmes l'avaient saisi avant que le vieillard ne soit pleinement satisfait, et que l'orgasme ne vienne le prendre à son tour. Et encore, il était insatiable, il était tellement exigent, comme en tout d'ailleurs.

Bref, il était parfait à ses yeux.

Cependant, quelque chose vint tenir cette image parfaite, des coups furent frappés à la porte, Soi Fon s'éclipsa doucement, laissant le temps à Yamamoto de se réveiller à son tour, elle prit une serviette éponge et s'en enveloppa le corps, laissant un bain couler, dans cette salle de bains parfaitement insonorisée.

La conversation portait sur le petit-déjeuner, les dernières intrusions indésirables, les exécutions menées à bien, bref, des termes qui sonnaient comme une douce comptine aux oreilles de la jeune femme.

Elle attendit patiemment dans la baignoire d'eau brûlante, en nuisette noire, collant au corps, elle savait que son amant adorait la voir dans une telle position, elle entendit une fois de plus la porte s'ouvrir derrière…

Ce reiatsu, elle aimait le sentir, cette brûlure tout autour d'elle…

- Soi Fon, nous n'avons pas le temps pour ces jeux ce matin…

Mais la jeune femme se leva de la baignoire, sa nuisette moulant au corps en raison de l'humidité ambiante, il dévisagea ses tétons et se ravisa, finalement, il fallait bien prendre son pied bien avant de se lancer à la bataille.

Plus tard, bien plus tard, ils se rendirent séparément à la réunion entre les capitaines de la Seireitei, pour une session extraordinaire, ils se saluèrent froidement, poliment, tout le monde ou presque était dupe, Byakuya était au courant de leur relation. Il se ferait par ailleurs tuer si jamais il venait à révéler leur petit secret.

Unohana avait assisté à l'accouchement de Soi Fon, elle avait fait son possible pour que l'enfant entre sous un faux nom, elle avait servi de mère nourricière à ce bébé, quant à Kyôraku, il avait assisté aux ébats sonores des deux amants. Le moins qu'on puisse dire c'étaient qu'ils y allaient à fond.

Ces trois seraient morts si jamais ils déballaient la vérité.

- Messieurs, je vous ai réunis pour une raison bien particulière…

Le commandant aimait les poses théâtrales…

- J'ai une regrettable nouvelle à vous annoncer, Kurosaki Ichigo nous a trahis, d'après un rapport récent, il aurait accepté de porter l'enfant d'Aizen Sôsuke, notre plus grand adversaire, et cet enfant vient de naître.

Tout le monde éprouva des réactions de degrés divers, Kenpachi sentit la soif du sang couler dans ses veines… Unohana éprouva de la honte… Ukitake parut éberlué… Byakuya réagit violemment, mais resta cohérent, il ne montra pas le moindre signe d'émotion… Mais au final, ils étaient ravis de cette trahison, ils avaient de toutes manières prévu d'éliminer ce gosse beaucoup trop puissant à leur goût, remettant en cause leur suprématie.

A nouveau, il était l'ennemi public numéro un, celui qui avait envahi la Soul Society impunément, et dire qu'on l'avait accueilli à bras ouverts ce scélérat !


Ca vous a plus ? Si vous avez aimez, alors reviewez !