Démenti : Bleach et One Piece ne m'appartiennent pas vraiment, seul le fil conducteur de la présente fanfiction est à moi !

Merci de lire encore cette histoire, j'espère qu'elle vous plaît toujours autant. J'essaye de faire de mon mieux pour continuer. '^^


Conciliabules au coeur de la nuit

Sengoku avait donné rendez-vous à ses collègues de la Soul Society dans un restaurant assez sélect, dans un salon assez intime, parfaitement insonorisé, répondant aux derniers critères de sécurité. Il avait fait poster des gardes un peu partout en tenues civiles ou jouant les serveurs pour la soirée. En gros, au moindre geste suspect de la part d'un seul des clients dans le restaurant, ce serait Impel Down assuré à vie !

Les portes s'ouvrirent et laissèrent passer un couple avec leurs enfants, Sengoku soupira, ce n'étaient pas ses propres invités, ce qui commençait à devenir un peu lassant à la longue. Il comprenait très bien que les barrières des mondes devaient rester des barrières, qu'il fallait impérativement les protéger, mais tout de même. Ils se faisaient attendre ! Il souffla un mot à un des serveurs du restaurant, un jeune soldat avec beaucoup de potentiel, au sujet de leurs clients.

Enfin, une autre entrée se fit particulièrement remarquer, un homme très âgé, vêtu d'un costar flambant neuf, et une femme sur hauts talons, portant une longue robe blanche, et c'était sans le moindre doute le seul vêtement qu'on lui permettait de porter pour la soirée. Sengoku connaissait le goût du vieil homme pour les femmes très jeunes. L'autre jour, il était venu accompagné d'une femme rousse voluptueuse du nom de Rangiku, elle était passée dans le lit d'Aka Inu sans la moindre hésitation.

Mais cette femme-ci était certainement moins portée sur le sexe que les autres, restait fidèle à son seul et unique maître, il le savait, il l'avait déjà vue à l'œuvre, elle restait collée à lui en toutes circonstances, et le vieillard veillait sans vergogne sur sa propriété. Il ne partageait pas cette femme-là. Et Sengoku était certain que cette femme écraserait les couilles du premier venu qui oserait la prendre dans son lit sans sa permission.

C'était un assassin professionnel, la meilleure de la Soul Society.

- Vous vous êtes fait attendre.

Yamamoto fronça des sourcils :

- La garde royale, vous savez ce que c'est.

Sengoku soupira :

- Nous avons le même problème avec les hommes du gouvernement des cinq étoiles.

Il releva la tête :

- J'ai pris la liberté de commander des rafraîchissements.

La jeune femme remercia l'autre d'un simple hochement de la tête. Soi Fon détestait les mondanités, préférant l'action à la parlote inutile, elle n'était présente que parce que Yamamoto exigeait sa présence. Autrement, elle aurait continué à vaquer à ses occupations, à assassiner quelqu'un par exemple. Elle ne vivait que pour le sang, pas pour les paroles des politiques.

- Très bien. Ne perdons pas plus de temps, chaque minute est précieuse pour des gens comme nous après tout.

Sengoku sourit : voilà une attitude qui lui plaisait davantage, non mais sérieusement, faire attendre un allié ?

- Alors, quelles sont les nouvelles de la Soul Society ?

Yamamoto entrouvrit ses yeux gris :

- Il se trouve que notre homme nous a trahis, il sera châtié bien entendu, mais ce qui nous inquiète encore plus, c'est la possibilité d'une alliance entre Aizen, Gol D. Roger et Barbe-Blanche afin de nous renverser. Nous sommes d'accord que leur rencontre provoquerait la chute du système que nous tentons vainement de mettre en place depuis des siècles.

Sengoku approuva en silence, sachant très bien où voulait en venir l'autre.

- Et donc vous suggérez que nous envoyons des hommes afin de les éliminer une bonne fois pour toutes ?

Ce fut ce moment que choisit la femme pour parler de son habituelle voix cassante :

- Etant donné que ce sont des gens assez puissantes, nous pensons qu'une armée entière serait capable de les mettre à terre, mais c'est sans compter le pouvoir d'Aizen, une fois que vous avez vu son Zanpakutô, vous êtes en son pouvoir. En d'autres termes, il devient le maitre de l'illusion, il peut vous amener à tuer votre meilleur ami en vous faisant croire que c'est votre pire ennemi. Nous admettons que nous avons tous été dupés au cours d'une cérémonie de présentation, nous sommes tous en son pouvoir.

Effectivement, un tel pouvoir pouvait décider en un claquement de doigts le sort de la bataille, une armée entière était capable de s'entretuer, sans que l'autre n'ait pu esquisser le moindre mouvement.

- Et je suppose que le jeune homme que vous avez envoyé là-bas n'a jamais vu son Zanpakutô ?

Yamamoto fronça des sourcils :

- Voilà la source de notre problème, pour une raison qui nous a échappée jusqu'à présent, Aizen ne l'a jamais maintenu sous son joug, il n'a jamais été soumis à l'épreuve de libération de son pouvoir.

Il se tut, incapable de continuer sur sa lancée.

- Alors ?

Yamamoto serra fermement ses poings autour de ses couverts :

- Il se trouve qu'Aizen a toujours eu le béguin pour ce jeune homme, il l'a mis en cloque récemment, on vient d'apprendre qu'ils viennent d'avoir un fils.

Sengoku continua :

- Ce fils serait-il potentiellement dangereux ?

Soi Fon renchérit :

- Pour être honnête, Kurosaki et Aizen sont deux personnes très puissantes, un enfant d'eux serait une catastrophe. Pour nous tous. Cependant, nous ne comprenons pas exactement comment un homme a pu porter un enfant. Dans votre monde, possédez-vous des technologies qui pourraient mettre au point un utérus pour un homme ?

Sengoku secoua la tête :

- Nous connaissons quelqu'un, du nom d'Ivankov, un des évadés d'Impel Down, qui a le pouvoir de changer le sexe de quelqu'un, c'est fâcheux, sincèrement fâcheux, Ivankov est un des bras droits de Dragon le Révolutionnaire, quelqu'un qui veut refondre notre monde.

A ces mots, Soi Fon leva brusquement la tête, comme si elle venait de trouver une réponse à une question singulièrement fastidieuse.

- Vous pensez que Dragon et Aizen seraient amenés à s'allier dans un futur proche ?

Sengoku fit la grimace :

- Le gouvernement des cinq étoiles ne voudrait pas qu'on voit des gens aussi forts s'allier, des gens qui n'ont qu'une seule envie, anéantir notre monde. Quant à Roger, le revoir sur nos terres, libre comme l'air, est fort mauvais signe, les pirates voudront se rallier à son nom. Roger, Aizen et Dragon formeraient une terrible armée. Impossible de laisser un tel événement se produire.

Soi Fon argua en sa faveur :

- Croyez-moi, nous ferons notre possible.

Sengoku hocha de la tête :

- Nous aussi préférerions pour préserver la paix que de tels gens se regroupent.

Yamamoto se frotta la barbe :

- Alors nous avons un accord.

Puis les parties de cette discussion se focalisèrent sur leur repas, mangeant en silence, dans une atmosphère apaisée, relaxée, calmée, paisible. Soi Fon elle-même paraissait plus détendue, alors qu'elle était remontée sur un ressort la plupart du temps, sans compter que la main de son amant caressait de temps à autre son intimité. Si Sengoku n'avait pas été présent sur les lieux, ils l'auraient fait sans problème sur la table, les cris de Soi Fon auraient rempli l'espace sans le moindre problème.

- Le repas est délicieux, c'est un plaisir.

Sengoku sourit doucement :

- Je vous remercie, c'est un des restaurants les plus en vue de la capitale.

Mais une idée germa dans son esprit :

- Au fait, avez-vous des nouvelles de ce Monkey D. Luffy ?

Soi Fon reprit son comportement raide, froid, distant :

- A ce que j'ai pu comprendre, il serait enceinte de ce Crocodile, il entretiendrait des rapports très amicaux avec Aizen et Roger.

Yamamoto rassura l'autre homme :

- Ne vous inquiétez pas, ils seront exécutés à vue dès qu'ils en auront les ordres. Pour le moment, nous avons rappelé nos hommes, un seul reste stationné au cas où, mais nous en savons assez pour les détruire au moment opportun.

Une personne, ayant entendu ces mots, tiqua, broncha, se tint silencieux, et reprit son attitude joviale, chaleureuse et cordiale, reprit un verre d'alcool et un autre, avant de partir quelques heures plus tard, un peu ivre. Cette personne prit une bonne douche avant de déssouler légèrement. C'était un des soldats positionnés parmi les clients du restaurant, un des meilleurs hommes de Sengoku, et de l'armée en général, il était aussi discret qu'un chat, aussi rapide qu'un serpent sur sa proie, et furtif qu'un caméléon…

A ceci, on pourrait aussi ajouter qu'il fut un temps un des hommes de Garp. Il lui devait la vie après que l'amiral lui eut sauvé la vie maintes années auparavant, dans une attaque de pirates, sa famille était sauve aussi grâce à cet homme, il méritait son respect le plus profond. Il savait bien sûr que les Monkey avaient une famille un peu particulière, Garp avait arrêté Roger, le fils de Garp dirigeait le mouvement des révolutionnaires, quant au petit-fils, Luffy, il s'était enrôlé chez les pirates…

Si jamais il venait à le rencontrer, il savait qu'il devait l'arrêter, il savait qu'il devait faire son devoir envers la Marine, cependant, il se ferait aussi l'effet d'un traitre, il n'aurait pas pu participer au massacre de cet enfant. Il s'habilla en vitesse, prit l'escalier de secours, avait pris une tenue radicalement différente, rejoignit un coin peu connu des forces de l'ordre.

Dans cet endroit, on avait caché un escargophone spécial, pour contacter Garp le plus rapidement possible, en cas de problème majeur, le soldat le récupéra et composa son numéro, fort heureusement, l'appareil était indétectable, personne ne pourrait remonter à lui. Il attendit quelques secondes avant qu'on réponse à son appel.

- Oui ?

Garp lui-même avait répondu à l'appel.

- Pourquoi cet appel tardif ?

L'espion murmura quelques mots dans l'escargophone, et il entendit et ressentit un silence assourdissant, il semblait presque voir les rouages du cerveau de Garp à l'œuvre, malgré les milliers de miles de distance entre les deux hommes.

- Et ?

L'espion confirma ce qu'il venait d'entendre :

- Ils projettent de le tuer, ainsi que l'enfant porte Luffy.

Ce fut un coup au cœur du vieil homme, il avait déjà perdu un petit-fils en la personne d'Ace, il n'allait pas permette qu'on lui enlève ses arrière-petits-enfants du tout !

- Je vais voir ce que je peux faire. Merci pour l'information, je vous en suis redevable.

A son tour, Garp sortit un escargophone d'un genre un peu particulier, personne dans son entourage n'était au courant de son existence, même ses anciens secrétaires ne savaient rien au sujet de cet objet. Il composa le numéro spécial, à n'utiliser qu'en cas d'extrême urgence. L'attente ne fut pas longue, la personne décrocha le combiné et parla à voix basse, pour éviter qu'on entende cette conversation qui n'aurait jamais dû avoir lieu en circonstances normales, même en d'autres par ailleurs.

L'autre personne fut attentive aux moindres mots, aux moindres sons, aux moindres paroles de celui qui avait arrêté Roger en son temps, personne ne savait comment il avait réussi ce tour de force, mais l'autre personne s'en fichait, les prochains mots allaient déterminer le sort d'un monde et d'un autre, alors elle laissa parler Garp.

Respectueusement.

Alors quand la discussion fut terminée, l'autre personne conserva le silence, songeuse, tandis que Garp attendait sa réponse impatiemment, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine.

- Très bien, alors c'est convenu.

Garp posa la question qui n'aurait pas franchi ses lèvres autrement :

- Une rencontre est-elle possible ?

L'autre sourit froidement à l'autre bout du fil :

- Tout à fait, selon mes convenances.

Garp lâcha un soupir :

- Merci.


Alors qui est cette personne à l'autre bout du fil? ;)

Une réponse éventuelle en review ? ;)