Démenti : Bleach et One Piece ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété intellectuelle de Tite Kubo et Eiichiro Oda !
Merci de me lire encore malgré les trois années d'absence !
Attention, ce chapitre pourrait heurter votre sensibilité.
Parents et enfants
Dragon voguait en compagnie de ses bras droits, notamment Sabo, qui venait se retrouver la mémoire, et il était impatient de retrouver son petit-frère spirituel, qu'il avait longtemps perdu de vue. Sans compter qu'il était curieux de rencontrer Roger ainsi qu'Ace, revenus d'entre les morts, il avait vaguement entendu parler des mythes autour des Shinigami, il avait toujours été intrigué par ces fantômes, et il allait en voir en vrai ! Dire qu'il piaffait d'impatience était un euphémisme.
Le chef des révolutionnaires, quant à lui, observait attentivement le petit manège de Sabo, quand ce dernier lui avait narré son histoire, il avait été toute ouïe, et singulièrement ravi de voir que son bras-droit connaissait très bien Ace et Luffy. Quand il avait recouvré l'intégralité de ses souvenirs, il avait été fort surpris de ses révélations, corroborées par ses agents postés autour de Garp, même s'il ne remettait jamais en cause les dires de ses conseillers.
Et maintenant, ils se dirigeaient vers cette petite île, aux abords de celle des Amazones, tous les deux à la fois effrayés de ce qu'ils allaient y trouver, et pourtant, tout autant excités de revoir des êtres chers, plus vus depuis tellement d'années ! Dragon se morigénait quand il pensait à toutes ces années perdues sans donner signe de vie à son propre enfant, résultant une terrible angoisse et un vide profond dans la vie de cette descendance.
Il était l'homme le plus craint par le gouvernement mondial, mais en ce moment, il n'en menait pas large, il craignait d'affronter son propre fils, sa propre progéniture, sa chair et son sang, n'était-ce pas ironique ? Cela faisait-il de Luffy quelqu'un à craindre ? Dont on devrait avoir peur ? Si les dirigeants l'avaient su, ils se seraient jetés en chasse contre ce jeune homme, enfin, jeune fille selon les rapports quotidiens d'Ivankov.
Ses plus proches collaborateurs avaient été foncièrement surpris d'apprendre que le fils de Dragon était d'un des jeunes pirates les plus en vue, qu'il avait recruté Nico Robin, une femme pourchassée depuis son plus jeune âge, qu'il avait réussi à vaincre un des tueurs les plus féroces du gouvernement. En d'autres termes, ils avaient tous respectés le jeune homme immédiatement.
Jeune homme ne convenait plus totalement, ce serait plutôt jeune fille, il avait sourcillé, mais l'effet de surprise passé, il avait respecté la décision de son fils. Il n'avait pas à interférer dans sa vie plus que ça, tout ce qu'il désirait pour Luffy, c'était qu'il soit heureux, peu importaient les circonstances. Il espérait de tout cœur que son enfant réalise et vive pleinement ses rêves, comme tout parent qui se respectait !
Un homme annonça l'île où avaient élu domicile Luffy et ses amis, son cœur manqua un ou deux battements, si le sauver des griffes de Smoker ne lui avait posé aucun souci, parler à son enfant serait une toute autre épreuve.
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Les habitants de l'île, quant à eux, ne semblaient pas en mener large, Roger avait été mis au courant du statut du père de Luffy, et ne cachait pas son admiration à vouloir démolir ce que le gouvernement mondial avait mis en place. Il devait admettre que le système n'était pas très juste, au contraire, il avait vu des démunis se voir encore plus rabaissés, des femmes laissées sans défense à la rue, des sirènes utilisées comme esclaves sexuelles.
C'était un monde pourri jusqu'à la moelle.
Son fils était parfaitement d'accord avec ça.
Il en était la preuve vivante.
On l'avait haï et pourchassé toute sa vie durant, pensant qu'il portait l'engeance du mal en lui.
Rien que ce fait mettait hors de lui Roger, et il remerciait chaque jour Garp d'avoir fait du mieux qu'il avait pu pour se protéger.
Il détestait profondément Sengoku et tous les autres de l'avoir exécuté juste parce que c'était son fils !
Ivankov se pressait de toutes parts, histoire de s'assurer que tout le monde savait qui était l'homme qui allait leur rendre visite, un homme de la plus haute importance, Ichigo sourit doucement, elle avait l'impression de voir une mère poule face à ses petits, ce qui était le cas. Sa mère adoptive avait complètement retourné le sous-sol de sa maison, la transformant en salle de conseil de guerre, elle aurait bien voulu aider, mais elle avait son fils à s'occuper.
Shôsan demandait beaucoup sa maman. Aizen aidait Ichigo comme il pouvait, mais l'allaitement était hors de sa portée. Il l'aidait à le changer, à la bercer, à le coucher, parfois, il demandait à son épouse de ne pas y aller la nuit, ayant elle aussi besoin de repos. La magnifique jeune femme lui en était d'ailleurs profondément reconnaissante.
L'accouchement avait été profondément horrible, c'était un cas unique en son genre, Ivankov le savait, jamais un des humains transformés en femmes n'avait mis au monde un enfant, l'énergie demandée avait été sûrement énorme. En tous cas, le petit était sain et sauf, entre les bras de ses parents, il avait présentement cinq mois. Il faisait leur bonheur à tous les deux. Aizen n'était plus seul, Ichigo avait retrouvé une famille.
Ivankov, Aizen et Shôsan représentaient le centre de son univers, le couvant tous les trois d'un amour inconditionnel. Parfois, elle croyait qu'elle n'avait pas le droit à ces moments d'attention, mais elle s'y accoutumait et en redemandait constamment. Elle était enfin sortie de sa dépression, tout allait pour le mieux.
Luffy aussi se sentait vraiment bien dans son corps, son ventre rond devenait de plus en plus important chaque jour. Ses enfants prenaient de plus en plus de place, ce qui la plongeait dans la félicité. Et en plus, la jeune femme allait enfin voir son père et lui parler pour la première fois ! Cependant, l'appréhension était tout de même à son comble dans la maison de Crocodile et de Luffy. Si la jeune femme l'avait bien comprise, Luffy craignait plus que tout que son père la rejette sachant son choix de devenir une femme.
En tous cas, Ace avait fait de son mieux pour calmer les craintes de sa jeune sœur, souhaitant qu'elle sourit à nouveau, Crocodile avait haussé les épaules, il espérait vraiment que Dragon se pointe le plus vite possible pour apaiser la jeune femme. Certes, il éprouvait une légère panique rien qu'à l'idée de se retrouver dans la même pièce d'un homme aussi puissant, père de sa dulcinée, de se faire massacrer en un claquement de doigts.
Mais bon.
Il faudrait vraiment que Dragon vienne de lui-même dans leur maison, histoire de prendre Luffy dans ses bras.
- N'aie pas peur, mon amour, si le monde s'écroule autour de toi, je serai là à tes côtés, quoiqu'il advienne de nous.
Et pourtant, l'effroi à l'idée de s'opposer à Dragon étreignait aussi son cœur, mais il faisait bonne figure pour Luffy, pour leurs enfants à naître, ce qui n'était pas vraiment évident en soi. Il fallait bien lui accorder tout ça.
- Il arrive dans quelques jours, nous avons encore le temps de nous préparer, tu le sais, non ?
Luffy était franchement tétanisée pourtant. C'était son père, la personne qui avait contribué à la mettre au monde, elle n'avait pas le droit de le décevoir. En faisant ce choix, elle n'avait pas un seul moment imaginé que son propre père, même si absent, puisse se mettre en colère à son encontre. C'était impensable, il faudrait cependant le mettre au parfum, l'affronter, discuter avec, mais Luffy n'était pas douée pour la diplomatie, ce n'était pas vraiment son fort.
Robin, Nami et Sanji étaient beaucoup plus à l'aise dans ce domaine qu'elle-même. Robin, par son expertise en matière d'histoire, Nami en sa qualité de navigatrice et Sanji en tant que cuisinier étaient plutôt experts en la matière. Mais là, c'était de son père dont on parlait, la personne la plus recherchée au monde, celle qui faisait frémir les mers et les terres, son propre enfant.
Ces pensées avaient fini par achever la jeune fille, incapable de continuer de la sorte, s'était évanouie sur le lit conjugal, sous l'œil inquiet de son époux et amant. Ce dernier l'avait veillée pendant toute la nuit, cherchant à la réconforter, tout en tâtant son ventre, comme Ivankov le lui avait appris, s'assurant que les petits étaient parfaitement en sécurité. A son grand soulagement, ils allaient plutôt bien, même si les états d'âme de la mère étaient plutôt violents, il fallait bien l'avouer.
Chacun se souvenait des crises de tétanie de Luffy après la mort d'Ace, la perspective de rencontrer son père après tant d'années passées sans avoir la moindre nouvelle était une épreuve beaucoup plus horrible aux yeux de Luffy. Bref, tout n'allait pas exactement pour le mieux dans le meilleur des mondes pour la jeune capitaine pirate.
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Au même moment, à la Soul Society, un messager vint annoncer une nouvelle, une très bonne nouvelle aux oreilles de Yamamoto et de la Division Zéro, le bébé d'Inoue Orihime allait venir au monde dans quelques heures. Ravi, Yamamoto se précipita hors de la pièce afin d'assister au spectacle de ses propres yeux, Soi Fon le suivit comme son ombre, faisant claquer sa cape de capitaine dans le vent.
Elle aussi attendait ce moment depuis des mois, elle voulait que le résultat soit optimum, elle espérait même que l'enfant à naître saurait se rapprocher de son propre enfant, ainsi, il serait guidé le mieux du monde. Naturellement, elle ne ferait jamais courir de grands risques au fruit de ses entrailles, mais elle provoquerait cette amitié quoiqu'il en soit.
Yamamoto avait d'autres projets, l'enfant serait envoyé à la section recherche de la douzième division, afin d'étudier la portée de ses pouvoirs, leur nature et leur étendue possible. Il ne devait être disséqué d'aucune manière ! Kurotsuchi avait monté un appareil permettant de sonder l'âme de tous les Shinigami, alors analyser un enfant relèverait d'une simple vérification de routine.
Si cet enfant était raté, il faudrait alors recommencer jusqu'à ce que le spécimen sélectionné soit le bon, Inoue était jeune, elle avait la force avec elle, cependant, elle pouvait se révéler être une source épuisable d'énergie. Ils comptaient sur Kurotsuchi pour lui fournir de quoi se sustenter en la matière, elle serait entièrement vouée à cette tâche pendant les années qui suivraient le premier accouchement.
Et, prime en plus, Kenpachi pourrait se lâcher dans le corps de la fille sans ménagement, ce nouveau joujou semblait être une nouvelle passion intarissable pour l'animal de la Soul Society.
En tous cas, les deux capitaines parvinrent au moment où la jeune femme était en plein travail, personne ne lui avait donné d'anesthésiant pour le labeur, personne ne l'assistait, ne lui tenait la main, personne ne devait savoir qu'elle était ici, présente en ces lieux perdus de la douzième division. Elle criait, hurlait, vociférait, mais on ne viendrait plus voler à son secours.
Ichigo Kurosaki avait tenté de sauver cette chose sans valeur à part ses pouvoirs exceptionnels, à part peut-être sa beauté, mais Soi Fon n'en savait rien, cependant, elle était retenue contre son gré entre ces murs, à participer à une expérience sans précédent dans leur royaume des morts.
On lui avait ceinturée les bras et on l'avait attachée à son lit de fortune, incapable d'effectuer le moindre mouvement, elle ne pouvait pas entourer de ses mains délicates les barreaux de métal, histoire de se focaliser sur autre chose.
Elle n'avait pas d'autre choix que de contempler le fruit de sa propre gestation, cet enfant qu'elle ne désirait pas, qu'elle prenait en pitié bien avant de naître, elle savait pertinemment que ce dernier trésor, issu de son sang ne prendrait jamais son sein entre les lèvres, pour se nourrir.
Non, c'était quelque chose de particulièrement affreux, elle n'arrivait pas à se résoudre que ce seraient les derniers moments passés avec ce nourrisson, cette graine qui avait poussé dans son ventre. Elle aurait bien aimé qu'on la sauve, qu'on la sorte de ce pétrin, mais personne n'était venu à sa rescousse, elle était livrée à elle-même.
Elle ne sortirait jamais de ce cauchemar, et son corps le lui rappelait douloureusement, et pourtant, la prote s'ouvrit comme par magie, mais hélas pour elle, c'était Kenpachi, venu spécialement pour elle, voir le fruit de son ensemencement qui lui tenait lieu de compagnie. Le sourire était carnassier, elle serait offerte à titre gracieux comme esclave sexuelle.
Elle n'aurait plus besoin de porter de vrais vêtements pour le restant de ses jours, elle serait simplement vêtue de lingerie fine qui serait irrémédiablement détruite dès que le fauve pénétrerait en elle. Elle n'avait pas envie de ce destin elle aurait aimé que son premier baiser, que sa première fois, que son premier enfant soient avec quelqu'un qu'elle aurait chéri, mais on avait décidé autrement pour elle.
Avec un dernier hurlement, une dernière goutte de sang, l'enfant jaillit de son corps, et les capteurs de reiatsu de Kurotsuchi atteignirent un pic exceptionnel, pour ne pas dire unique en son genre, il était tel que l'avaient voulu les gardes de la division zéro. Ils affichèrent tous un sourire que porteraient les plus grands prédateurs de la planète, l'enfant fut pris des bras de sa mère, qui en rugit de désespoir.
- MON BEBE !
Et Orihime s'évanouit brusquement, dans l'incapacité à se relever de cette dure épreuve, de ses émotions, de cette mise bas difficile, de ses mauvais traitements, elle aurait très bien pu ne jamais se relever, son esprit ne voulait plus être de ce monde, mais elle se réveilla dans un endroit totalement différent.
Elle se trouvait dans une salle duveteuse, pelucheuse, uniquement habillée d'un bikini en dentelle, dans un lit de princesse, mais le ventre toujours aussi rond, signe de son ancienne grossesse, elle pouvait sentir un délicat parfum l'embaumer, et ce fut à ce moment-là qu'elle remarqua les bracelets dorés autour de ses mains.
Ils étaient reliés au mur, tout comme ses pieds, elle sentit une rivière de larmes s'écouler de ses joues, enlevant le mascara qu'on lui aurait mis pendant son sommeil, elle s'observa dans la glace accrochée au mur, elle ressemblait à une poupée. Et Yumichika pénétra dans la pièce, un pot de fond de teint entre les mains.
Il posa la dernière touche de son maquillage sur son visage et quitta la pièce, la jeune femme aurait bien aimé le retenir, mais il suivait scrupuleusement les ordres de son capitaine féroce. Elle serait une nouvelle fois seule, et les seuls soins qu'on lui prodiguerait seraient une séance de maquillage, de manucure, de coiffure par jour.
Mais tout allait être démoli, Kenpachi ne faisait pas dans la dentelle, le sexe était pour lui comme pour le combat, il devait être rude, âpre, sans la moindre douceur. En un mot, elle serait traitée de la même manière que dans la cellule de Kurotsuchi.
Comme une chose dont on s'arrogeait le droit de disposer à sa guise.
La jeune femme qui avait en elle le rêve de devenir institutrice était morte depuis longtemps, elle n'était plus qu'une coquille vide secouée par le chagrin.
Et oui, pauvre Orihime !
Une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé ?
