Démenti : Les personnages et les univers que j'utilise ici ne m'appartiennent pas, à mon grand désespoir. Si tel avait été le cas, Ichigo aurait fini soit avec Rukia, soit avec Aizen. Mais je rêve éveillée, je sais. Naturellement, une réunion entre les trois frères de One Piece aurait eu lieu quelque part...

Merci à ceux et à celles qui me suivent encore malgré la longueur de la publication, et malgré les horreurs qui se déroulent dans cette histoire.

Alors, pour le titre du chapitre, je n'ai pas franchement été inspirée.


Encore des mises au point

Luffy pleurait de soulagement, un soulagement comme elle n'en avait plus connu depuis sa plus tendre enfance, son père la regardait sans la moindre haine ni la moindre honte. Au contraire, Dragon semblait ravi pour elle quoiqu'il se passe dans sa vie, naturellement, son père s'inquiétait beaucoup pour son enfant, mais ce n'était pas ça la question.

Elle s'était avancée vers lui, les jambes tremblantes, le corps frissonnant, le visage blêmissant, et le front recouvert de sueur, mais l'homme en face d'elle l'avait prise dans ses bras, signifiant tout son amour et son approbation. Dragon n'avait pas eu besoin de dire ce qu'il pensait, c'étaient par les gestes qu'il exprimait ce qu'il ressentait.

Mais Luffy attendait quelque chose, songeait tout de même aux pensées et aux idées que pouvait bien avoir eues son père alors qu'il avait appris sa transformation. Son père s'écarta d'elle, lui caressa avec affection les cheveux, lui sourit tendrement, montrant toute sa fierté. Le père s'éloigna légèrement de l'enfant, les yeux toujours pétillants.

— Luffy, si quelqu'un devrait avoir une once d'opprobre, c'est moi.

Alors la digue avait éclaté, le flot continu de larmes avait inondé son visage composé de gomme et légèrement maquillé, son mascara n'avait pas tenu bien longtemps face aux émois de l'âme. Luffy se précipita dans les bras de son père qui les referma dans son dos.

— Au fait, tu es magnifique, je dois féliciter Ivankov pour ce travail, et toi, pour ton idée géniale de t'être transformée en fille.

Alors Dragon délaissa sa progéniture devant les autres, épatés par l'ouverture d'esprit de Dragon, et ils s'écartèrent tous sur son passage, laissant passer l'homme le plus recherché au monde, qui devait vaquer à ses occupations. Des occupations de la plus haute importance semblait-il. On ne menait pas une armée en se tournant les pouces et en lisant des magazines à longueur de temps.

Il fallait être une force de la nature, être un esprit clair et méthodique, avoir une intelligence hors normes, être conscient de son rôle et de l'image qu'on renvoyait, se montrer à la fois clairvoyant et attentif aux besoins des autres. Dragon avait l'air de remplir toutes ces qualités, tout en montrant son affection au grand jour, mais uniquement devant des personnes triées sur le volet.

Dragon passa devant Crocodile sans rien dire, et Crocodile lâcha le soupir de soulagement qu'il ne pensait pas retenir. Si Dragon ne passait pas sa colère sur lui, alors c'était une bonne chose, il ne voulait pas de mésentente familiale, surtout pas devant la belle-famille. Il glissa un bras autour de la taille de Luffy qui l'embrasa chaudement, malgré un bain continu de larmes.

Une personne était restée en retrait, cette personne avait les cheveux blonds et les yeux bleus, un véritable petit ange en somme. Cette personne avança légèrement, tout sourire, et signala discrètement sa présence. Luffy et Crocodile se tournèrent comme un seul homme vers cette personne et Luffy eut du mal à la reconnaître.

- Qui êtes-vous ?

Le blond sourit doucement :

- Tu te souviens ? Nous avons volé une bouteille de sake à Dadan quand nous étions enfants.

Alors les yeux de Luffy s'ouvrirent comme des soucoupes, elle se défit de l'étreinte de Crocodile et serra fortement l'autre dans ses bras. Elle avait retrouvé son autre frère qu'elle croyait mort ! Ace, au loin, crut avoir des lubies, il pensait reconnaître la personne sans pour autant y croire à cent pour cent.

- Sabo ? Est-ce toi ?

Le frère et la sœur tournèrent leurs têtes vers un Ace éberlué. Sabo se précipita vers Ace en se confondant en excuses.

- Je suis désolé, j'aurais dû être présent.

Ace sourit d'un air désabusé :

- Décidément les petits frères et sœurs sont toujours aussi impossibles. Au moins les gens pensent que je suis mort.

Sabo rétorqua :

- Mais c'est faux hein ?

Ace rit joyeusement :

- C'est vrai, mais au moins personne ne me cherche des noises, je me sens en paix, depuis que je suis né, c'est bien la première fois.

Les deux autres le regardèrent quelques minutes avant de sourire largement, le prenant dans leurs bras aimants. Luffy veilla à ce que son ventre enceint ne toucha pas trop Ace, mais le fait restait, elle était ravie pour son frère. Même s'il devait revenir dans les parages pour effectuer une mission à laquelle il trouvait peu d'intérêt.

Plus tard, dans la journée, Dragon et les autres discutèrent du sort qui les attendait tous et toutes, si jamais les menaces proférées par Sengoku étaient avérées. Il n'avait pas l'habitude de diriger un groupe aussi hétéroclite, mais ce n'était pas le cadet de ses soucis. Il n'avait pas mené des morts à la bataille, des shinigami au front, des un ancien capitaine pirate que tout le monde savait mort. Diantre, ça allait se savoir dans le monde entier tout ça

Ou pas.

Dragon offrit une mission assez discrète à Roger et à Ace, accompagner Luffy dans la quête du One Piece, lui montrer où il se trouvait, et faire d'elle le Roi des Pirates. Les deux pirates acquiescèrent, tandis que Luffy eut les yeux qui pétillèrent ! Elle pourrait enfin accomplir son rêve ! Après cette découverte, avec l'équipage de Luffy, ils devraient tous se rendre sur une île indiquée par Dragon. Il leur donna une carte pour cela.

Aizen et Ichigo s'étaient regardés pendant la durée de cet entretien, sans mot dire, ce n'était pas leur monde, mais ils voulaient quand même s'impliquer dans cette aventure. Dragon arrêta toute action de leur part, Ichigo avait un enfant en bas âge, Aizen devait les protéger, naturellement, Ivankov était suffisamment fort pour aider en cas de besoin, pour une certaine durée cependant.

Parce que le rôle d'Aizen ne le limiterait pas à organiser de la paperasse ou entasser les couches dans une poubelle. Ichigo était singulièrement déçue, mais au moins, elle pourrait profiter de la présence de son mari. Ils s'étaient mariés selon les coutumes de l'île d'Ivankov, la nuit de noce avait été franchement torride, dans une maison éloignée de la côte.

Elle en rougissait encore, sa robe uniquement constituée de dentelle fine avait été réduite en miettes sur le lit, tandis qu'Aizen avait fait disparaître ses propres vêtements.

Cependant, Aizen avait d'autres idées en tête, il pourrait contacter le Hueco Mundo pour avoir de plus amples informations sur ce qui se passait chez les Hollows. Et s'ils étaient toujours d'accord pour renverser le système instauré injustement par les Shinigami.

Renverser ce que son cher géniteur avait construit.

Intérieurement, il sourit cyniquement.

Il ne restait plus qu'à les convaincre de les aider.

XOXOX

Rukia, quant à elle, n'en menait pas large du tout, ce qui était le cas de le dire, elle ne quittait plus le domaine des Oomaeda sauf pour les réceptions officielles entre les différentes familles de noble. Renji avait tenté de l'approcher, mais une noble ne devait pas fréquenter une gueuse, selon les gens de sa nouvelle famille. Elle avait eu beau protester sur le statut de lieutenant de Renji, rien n'y aurait fait, il était sans doute le vice-capitaine de son propre frère, mais elle ne pouvait pas lui parler !

C'était un comble !

En plus, elle était forcée, devoirs d'épouse obligent, à coucher toutes les nuits avec ce porc qui se couvrait de sueur rien qu'à l'idée de pratiquer ne serait-ce qu'un peu de marche. Elle devait supporter ses assauts contre son vagin, elle devait accepter cette douleur, parce qu'il n'était pas doux du tout. Elle vomissait souvent après leurs rapports, cela s'était intensifié lorsqu'elle avait appris qu'elle portait l'enfant de cette chose que tout le monde détestait.

Tout le monde savait que ce gros lard avait obtenu son poste seulement grâce aux relations entre sa famille et la Soul Society, rien de plus. Et il obtenait une épouse, celle qui possédait le plus beau Zanpakutô de la Soul Society, elle, grâce à sa famille aussi. Sans prendre soin de son apparence, sans faire le moindre effort pour les manières, sans réellement montrer d'intérêt pour les choses, à part son sexe.

Il avait réussi par on ne savait quel miracle à mettre en cloque Soi Fon, ce qui était surprenant, vu comme elle le traitait. Elle devait avoir le feu aux fesses pour oser coucher avec ce monstre laid et hideux. Elle avait appris l'existence d'un fils entre eux, un fils naturel comme le surnommait, mais qui était cet enfant ? Pourquoi l'avait-on soigneusement caché ? Etait-il au Rukongai ?

Rukia pensait que Yamamoto y était pour quelque chose, il avait aussi des rapports sexuels torrides avec la jeune et svelte capitaine au goût prononcé pour le sang et la violence, il n'avait pas dû apprécier qu'un bambin se place entre sa conquête et lui. Dire qu'elle portait à son tour un enfant de cet homme, son époux haï.

Elle posait ses mains sur son ventre, alors que Unohana passait personnellement trois fois par jour pour s'assurer de la bonne santé de l'enfant, Rukia s'était mise à détester son sourire angélique qui conférant à l'hypocrisie. Elle devait écarter les jambes pour voir l'état de son vagin, de son ventre, se préparer à accoucher dans de bonnes conditions. Elle n'en était qu'à quatre mois de grossesse, elle en avait déjà plus qu'assez.

Mais ce ne fut rien quand elle comprit qu'elle attendait des jumeaux de la part de cet homme horrible et puant. Savoir qu'elle allait avoir un garçon et une fille ne la mettait pas en émoi, elle avait fait son devoir, voilà, une tâche détestée, elle l'avait faite. Quand on avait su la nouvelle, on avait hissé des banderoles partout dans la citadelle.

Son frère était venu la voir en personne, pour la féliciter de son immense exploit, elle aurait volontiers giflé son frère devant témoins, les convenances l'en empêchait cependant.

Renji lui avait demandé si elle était heureuse, elle avait répondu avec toute la dignité dont elle se sentait capable qu'elle avait fait son devoir, elle avait remonté son kimono et avait disparu. Elle avait passé une nuit entière à pleurer. Renji, la seule personne encore à se soucier d'elle, lui était complètement hors d'atteinte !

Ichigo avait mis au monde l'enfant de leur ennemi, Orihime venait d'accoucher d'un monstre sans foi ni loi, quant à elle, elle attendait des jumeaux d'un homme de peu de valeur tant humaine que de puissance. Elle se souvenait clairement du regard sardonique de Soi Foi, triomphant de Yamamoto, de la soi-disant compassion d'Ukitake, rien ne pouvait lui rendre un peu de chaleur dans son cœur.

Elle caressait son ventre, n'appréciant pas la vie qui y poussait doucement mais sûrement, elle avait l'impression d'avoir perdu tout honneur. Elle se retrouvait là, devant cette immense glace de salle de bains, à passer ses mains sur cette peau tendue, une peau qu'elle ne se reconnaissait plus d'avoir jamais possédé. Elle se roula en boule, sur le sol froid et humide de la pièce, des larmes de glace coulaient sur ses joues froides.

Des pas se firent entendre, on venait, elle essaya de retrouver un semblant de dignité en se douchant rapidement, pour expliquer les traces sur ses joues, et à son grand effarement, son mari était derrière elle, il la prit par la hanches, la plaqua presque au mur, le ventre à l'avant…

Elle hurla :

- Pitié, pas le mur, tu vas écraser les enfants !

Alors, il lui ordonna de se mettre à quatre pattes sur le carrelage, il déboutonna son pantalon, sortit son érection, la planta dans le vagin de la jeune femme sans réel intérêt pour son absence de douleur, il se fit juste plaisir et se retira d'elle au moment opportun. La jeune femme en resta tremblante et frissonnante.

- Tu dis rien, sale garce, Soi Fon est plus bandante que toi.

C'était la honte assurée, c'était la preuve qu'il entretenait toujours plus ou moins des rapports illicites avec cette femme au corps de guêpe, à la silhouette toujours plate, même lors de ses grossesses, elle la jalousait pour des raisons complètement futiles !

Elle aurait tellement voulu resserrer les mains autour de cette nuque, mais cette femme sentirait un papillon approcher et tuerait l'animal sans défense la seconde qui suivait, sans autre forme de procès. C'était de sa faute à elle si elle était dans ce pétrin, dans cette situation sans autre issue que la mort, elle ne pouvait pas mettre un terme à ses jours, elle était sous surveillance constante.

Elle devrait attendre la fin de sa grossesse pour mettre son plan à exécution, et même là, la jeune femme sentait très clairement qu'on allait lui imposer d'allaiter les enfants, de veiller sur eux, sur leur éducation, de faire en sorte qu'ils ne manquent de rien. Elle jouerait les mères austères et effacées, et pourtant, quelque chose en elle ne voulait pas que ces enfants deviennent comme leur géniteur qui en méritait à peine le nom.

Son cœur hésitait sur la conduite à tenir, sincèrement, d'un côté, elle ferait en sorte de saper l'autorité d'Oomaeda sur ces gosses, et d'un autre, elle voulait se donner la mort, elle qui avait peu d'amour à offrir, en désirait plus que n'importe qui au monde ! Elle priait pour que Renji vienne la sortir de ce coup fourré où elle avait été impliquée.

Elle ferait en sorte que l'homme qu'elle avait appris à aimer puisse comprendre ses intentions, même si les possibilités de communiquer quoique ce soit étaient devenues franchement compliquées avec la surveillance constante de sa belle-famille.

Et puis, elle tenait à découvrir ce qu'Orihime pouvait bien devenir dans l'antre de cette bête féroce, elle avait peu d'espoir, mais elle devait tenter le tout pour le tout !


Et oui, pauvre Rukia, elle en bavera encore...

Une petite review ?