Les personnages et les univers que j'utilise ici sont les propriétés respectives de Tite Kubo et d'Eiichiro Oda !
Encore du retard, je sais j'en accumule beaucoup, j'ai entamé cette fanfiction voilà des années, je sais, c'est mal, mais vu la longueur de mon scénario, parfois, j'ai besoin de prendre une pause ou deux histoire de bien poser la suite des péripéties des personnages. Je ne sais pas encore combien de temps je vais l'écrire, je ne sais pas à quelle fréquence je vais publier cette oeuvre, parce que c'en est une à mes yeux, mais je vais tenter de faire apparaître le mot "Complete" en-haut de cette page ! Sachant que j'ai des projets que j'ai envie de voir publier un jour sous formes de romans sur les étals des librairies, ça va me prendre un peu de temps.
La colère d'un chat
Yoruichi pénétra la maison de Kisuke à Karakura, mais il n'y avait pas âme qui vive dans les parages, Kisuke avait-il encore emmené les enfants et Tessai au cinéma, assistant à une des dernières projections du film le plus en vue ? Etait-il au parc en train de méditer sur le sort du monde ? De toutes façons, l'homme faisait ce qu'il voulait de sa vie, il était tellement facétieux que les règles ne semblaient avoir aucune prise sur lui.
La femme chat sourit chaleureusement, depuis qu'elle avait rencontré Kisuke, sa vie avait été transformée en profondeur, elle se sentait en paix, pour une fois, elle avait l'impression d'avoir retrouvé la quiétude d'une existence sans tâche. Enfin, sans tâche, elle avait commis de considérables bévues lorsqu'elle était plus jeune, lorsqu'elle jouait encore à chat avec tous les garçons dans les parages, s'amusant à leurs dépens de leur lenteur.
Certains garçons voulaient simplement l'attraper en raison de sa beauté, d'autres par fougue, d'autre par défi, mais aucun n'avait réussi à l'emballer suffisamment. Yamamoto Genryûsai lui avait tourné autour pendant quelques temps avant que le vieil homme ne désiste en faveur d'une femme plus jeune qu'elle, le grand-père de Byakuya aussi, et tant d'autres membres éminents de la gent masculine.
Ce n'était clairement pas les envieux qui manquèrent quand elle avait personnellement sélectionné Urahara Kisuke pour le poste de Capitaine, mais l'homme avait effectivement les capacités pour devenir capitaine. Tout le monde s'était tu et il avait même créé un bureau dédié à la recherche scientifique à la Soul Society.
Tandis que la femme chat le visitait dans son lit la nuit venue, ils n'avaient jamais pu avoir d'enfants ensemble, mais leurs ébats avaient été et étaient toujours une forte source de jouissance entre eux. Ils se sentaient parfois comme une vieux couple marié, ils avaient les habitudes d'un vieux couple marié mais leur dynamique retrouvait toujours les éclats de la jeunesse.
C'était une chose qu'on ne pouvait pas réellement comprendre, et certainement pas Soi Fon, qui avait toujours jalousé profondément le blond doux et rêveur qu'était Kisuke. Elle avait toujours vilipendé fortement le pauvre homme alors qu'il ne cherchait qu'à améliorer le confort de tout un chacun avec ce nouvel institut, complètement inédit à la Soul Society.
Yoruichi avait même constaté que Yamamoto cherchait par tous les moyens de discréditer en douce le scientifique, par jalousie et dépit, l'homme ne retrouverait jamais ses atouts de jeune garçon, encore viril et téméraire. Il n'était plus qu'un bureaucrate de la pire espèce, un légionnaire prêt à envoyer une armée se faire massacrer sous ses yeux sans lever le petit doigt pour l'aider malgré sa grande puissance.
-Si seulement tu acceptais mes faveurs… Jeune dame.
Mais elle refusait toujours, jamais elle ne coucherait avec le vieillard pour avoir des faveurs, elle n'était pas une prostitué ! Au contraire, elle menait des gens au combat tous les jours, en prenant elle-même les commandes de la petite escouade, remportant victoire sur victoire, chérissant les petits nouveaux tout en étant un solide appui pour les plus anciens, conservant un rôle très fort pour les jeunes femmes issues de la Seireitei et ailleurs.
Elle déposa ses affaires sur une chaise non loin de là, elle portait sa robe noire la plus moulante et la plus sexy qu'elle avait dans sa garde-robe, histoire d'émoustiller son Kisuke d'amour dès son retour d'escapade. Elle prit un grand verre de lait dans le réfrigérateur, le saupoudra de sucre de canne et en but le contenu. Elle se lécha les babines, Kisuke avait acheté exprès le lait qu'elle adorait tellement dans l'épicerie fine du coin.
Pourtant l'homme de ses nuits et de ses rêves ne venait pas, que pouvait-il donc bien faire ? Elle décida alors de faire un peu de ménage en l'attendant plus longtemps, sans doute les gamins voulaient-ils encore jouer au parc ? Kisuke était lui-même un grand gamin, pourquoi le lui refuser ? Elle ouvrit le placard à balais, passa en revue tous les parquets de la maison à la vitesse de l'éclair, pour finir par la cave.
La femme ouvrit la porte de la cave, et surprise par l'odeur pestilentielle qui y régnait, elle se boucha fermement le nez, en quête d'un parfum plus exquis. Elle alluma la lumière pour ouvrir les fenêtres et poussa un cri d'horreur. Ses yeux s'embuèrent de larmes, elle plaqua sa main contre ses lèvres et ses joues, elle ne pouvait se résoudre au spectacle qui se présentait sous ses yeux terrifiés.
Là, étendus à ses pieds gisaient les corps de Jinta, d'Ururu, de Tessai et celui de Kisuke étendus dans leur propre sang, la gorge coupée avec une précision chirurgicale, la peau portant des marques très reconnaissables pour l'ancienne espionne qu'elle était. Elle posa sa paume sur la poitrine de celui qui fut de son vivant son amant, un papillon d'un blanc étincelant y brillait de mille feux.
-Non, Kisuke, non…
Ses joues furent baignées de larmes, elle baisa une dernière fois les lèvres de l'amour de sa vie, pestant contre son assassin avec véhémence, elle savait qui c'était, elle l'avait formé, c'était…
-SOI FON !
Elle brandit son poing et frappa durement le sol, qui se brisa en mille morceaux, des éclairs s'échappant par tous les pores de sa peau, ses yeux s'illuminant dans l'or le plus pur, ses cheveux se hérissant sous l'effet de l'air chargé en électricité. Tout son cœur n'était plus qu'un orage qui demandait à éclater sous des hospices qui semblaient hors de portée des autres. Elle se leva dans cet état, dans cette fureur divine, une colère toute justifiée.
Elle savait qu'elle avait commis une erreur quand elle avait laissé Soi Fon, alors que Yamamoto n'était pas loin pour cueillir sa virginité, pour détruire toute trace d'innocence, pour en faire son chien de garde et celle qui était son homme le plus fidèle, celle qui partageait sa couche, celle qui était son nid à sperme, la mère pondeuse de son fils, son plus grand trésor.
Cet enfant n'y pouvait rien, elle en était parfaitement consciente, mais ses parents le transformaient petit à petit en arme ultime, en futur seigneur de la Soul Society, celui qui prendrait la tête de la Garde Royale un jour, celui qui obéirait aveuglément à toute forme d'ordre. Il avait pour cela les meilleurs professeurs et guerriers de la Soul Society à sa disposition.
Kenpachi devrait lui enseigner l'art du sabre, Byakuya l'art de la vitesse, quant au corps d'assassinat, les tactiques de camouflage ou encore de corps à corps, il apprendrait l'art du kidô sous la houlette sévère de Unohana Retsu. Yoruichi devant bien admettre que cet enfant était vraiment doué de chez doué, il était doté d'une puissance immense dès sa naissance, cependant, ce n'était pas lui qu'on avait choisi pour vaincre Aizen Sôsuke.
La pauvre Orihime en avait fait les frais, sa douce élève avait été transformée en génitrice, sélectionnée pour ses pouvoirs uniques, elle n'avait rien pu faire. Kenpachi l'avait engrossée comme l'animal qu'il était, et l'enfant avait été arraché à la mère dès sa naissance. Si elle en croyait ses missions de surveillance, Orihime avait beaucoup pleuré et avait sombré dans l'inconscience la plus noire.
Jusqu'à se réveiller dans l'antre du monstre, condamnée à servir de jouet sexuel jusqu'à ce que mort s'ensuive ou désintérêt total de la bête. Elle finirait la tête arrachée de son corps pour ce qu'elle savait, parce qu'elle voulait récupérer son enfant. Yoruichi la connaissait, Inoue ne supportait pas toute forme de combat.
Yoruichi ferait en sorte de récupérer la fille, de la remettre sur pieds, de l'embrasser dans ses bras protecteurs, comme une mère. Enfin, pas tout à fait quand même.
XOXOX
Luffy, quant à elle, accoucha de ses jumeaux rapidement, ils se nommèrent respectivement Lucky et Lucy. C'étaient deux enfants merveilleux qui faisaient le bonheur de leur mère, Elle attendait encore un peu avant de retrouver tous les membres de son équipage, avant de leur donner un rendez-vous bien précis, dans un endroit caché sous un nom de code.
Ichigo était sincèrement ravie pour Luffy, elle méritait tellement ce bonheur, les deux mères feraient en sorte que leurs enfants s'entendent le mieux possible, se rendant visite à longueur de journée, de temps, papotant des progrès de leurs fils et fille. Luffy allaitait Lucy au sein quant Lucky dormait et inversement, elle adorait prendre dans ses bras ses enfants.
Quant à Crocodile, il se montrait plus protecteur que jamais et surtout, il veillait sur ses enfants comme une poule veillait sur ses œufs. Personne ne s'approchait de sa famille sans son autorisation, et Luffy trouvait naturellement toute cette situation très drôle et ravissante. L'homme de la famille ne supportait pas trop que son épouse ne soit pas très coopérative, mais il le fallait, grands dieux il le fallait.
Luffy était débordante d'humour et de bonne humeur, elle était très communicative quant à sa joie de voir ses deux petits bouts dans leur berceau, gazouiller, jouer avec ses cheveux ou ceux de son amant. Bref, c'était un pur bonheur de la voir évoquer sa vie de famille. Quant à Ichigo, son fils évoluait bien, était aux bons soins d'Ivankov, et montrait déjà des signes de pouvoir intéressants.
L'autre jour par exemple, il avait fait léviter sous l'effet de la colère un lourd canapé vers le mur, Aizen avait su rattraper le coup rapidement, cependant, un peu pour le goût de la jeune femme, le mobilier avait été mis sens dessus dessous. Alors, Aizen avait un petit peu bridé les pouvoirs de son propre enfant histoire que ce genre de situation ne se reproduise plus dans un avenir proche.
-Ca a dû être marrant à voir.
Ichigo afficha une mine assez désolée :
-Je ne sais pas, je n'aurais pas su quoi faire dans ce cas du tout. Je manque de connaissances dans ce domaine bien précis. Je ne suis pas devenue Shinigami par la voie dite académique. Mais par la force des choses.
Luffy éclata de rire :
-Tu sais quoi ? C'est par la force des choses qu'on devient bon, pas en suivant ce que disent les autres bien sagement.
Ichigo observa Luffy avec un regard nouveau :
-Tu dois avoir raison, je suis sans doute devenue meilleure qu'eux en termes de duels ou encore de réactivité au combat.
Luffy posa une main rassurante sur l'épaule de son amie :
-Ce qui importe, c'est que tu sois heureuse avec Aizen, pas que tu penses être plus mauvaise que les autres juste parce que tu manques de certaines notions dans des domaines que tu n'as jamais étudié auparavant.
Aizen, quant à lui, observait de loin ces échanges enthousiastes entre les deux femmes, et il se demandait si les bébés allaient réellement être en sécurité tant que la Soul Society et le Gouvernement des Cinq Etoiles étaient à la tête de ces mondes. Il fallait d'abord reconstruire les mondes avant de parler avenir et douceur. Ichigo avait toute sa tête et voulait venger sa famille. Luffy voulait aider son père dans sa révolution.
Elles attendaient juste encore un petit peu avant de se lancer dans une quelconque aventure, Ivankov leur avait assurées qu'il prendrait soin de leurs charmants petits, les mettrait en lieu sûr avant leur départ à chacune des deux femmes. La guerre n'était pas un endroit pour les enfants, et pourtant Ichigo et Luffy étaient à peine sortis de l'enfance, le monde était parfois vraiment cruel avec ses rejetons.
En tous cas, selon les nouvelles apportées par Ivankov, dans le monde des Révolutionnaires et des pays qu'ils avaient libérés de l'emprise du Gouvernement, le bruit se répandait que d'autres gens venus d'ailleurs étaient emprisonnés dans leur monde. En d'autres termes, ils servaient de dépotoir pour les autres et de bagne. Ils devaient conserver leurs prisonniers et mieux les traiter !
Aizen, Ichigo, Luffy et Crocodile avaient avidement écouté ses propos tandis que Roger affichait un sourire discret, comme s'il était au courant d'une blague qui leur échappait à tous et à toutes. Ace fixait son père, curieux de connaître le fin mot de l'histoire, mais il n'en souffla mot à quiconque. Son père lui lança un clin d'œil, ravi de son petit effet. Ce fut leur petit moment à eux, personne ne pouvait les en arracher.
Leur complicité n'avait cessé de croître au point qu'ils se comprenaient parfaitement, et leur relation était sans anicroche, sans tache, comme Roger l'avait voulu dès le départ, malgré sa grande appréhension à l'idée de rencontrer son fils. Au bien entendu, Ace lui avait voulu à mort, mais la haine était passée à un état bien meilleur : celui de la complicité entre un père et son fils. Cela leur suffisait amplement pour le moment.
Ils aspiraient à rejoindre le monde des morts, le temps n'était pas encore venu, ils désiraient aider leurs nouveaux camarades pour le moment. Naturellement, ils s'attaqueraient au monde des morts quand Aizen leur proposerait, cela ne faisait aucun doute, ils se reposaient simplement, faisaient des plans, réorganisaient certaines choses, voire inventaient des théories complètement farfelues. Tout en buvant une bonne chope de bière à la belle étoile, assis sur le toit de leur maison.
Parfois, ils évoquaient la mère d'Ace, Rouge, que Roger n'avait pas encore trouvée à la Soul Society, mais il espérait vivement la revoir un jour, raison de plus pour s'activer un petit peu, il lui arrivait de fondre en larmes quand il parlait d'un souvenir bien précis. Une fois, il avoua même à Ace que s'il n'avait pas été arrêté, il aurait tout simplement cessé ses activités de pirate, et l'aurait élevé tranquillement, loin du regard des autres.
Le jeune homme, fort surpris par cette découverte, parut se rasséréner quand il entendit les mots qui avaient franchi les lèvres de son père, et son cœur se fendilla aussi, il aurait bien aimé connaître sa mère. Maintenant que Roger se remémorait son passé, la blessure s'ouvrait petit à petit, mais elle était bien présente, fraiche et puissante.
Ace se demanda s'il pouvait quérir l'aide des habitants du Rukongai pour une telle mission, retrouver une femme rousse, au caractère doux et déterminé, cependant, étant donné qu'une bonne partie de ces gens perdaient la mémoire en arrivant à cet endroit, il songeait que c'était une demande impossible à assouvir.
Et pourtant c'était tellement beau, tellement tentant, tellement alléchant, prendre sa mère dans ses bras, lui murmurer à quel point il l'aimait, et l'admirait pour son sacrifice, quant à Roger, il laisserait la mère et le fils se connaître, se présenter, avant de se lancer dans une discussion avec eux deux. Le temps de profiter de sa paternité était sans doute venu.
Mais pas pour le moment, ils avaient encore trop à faire, à construire…
A détruire.
Une petite review ?
