Démenti : L'habituel : je ne possède rien à part l'intrigue !

Sinon, je sens que je m'essouffle, mais je vais tenter d'atteindre le chapitre 50 ! Promis ! Au moins ça !


Encore des inquiétudes

Si la survie de Roger et d'Ace avait été une surprise totale pour l'équipage au Chapeau de Paille, le choc une fois passé, ils avaient fêté l'ajout intéressant pendant trois jours de ripaille incessante. Roger, Ace et Luffy avaient un appétit digne des baleines bleues, il fallait pêcher, chasser et cueillir, aussi, leurs celliers furent rapidement mis à sac par les trois convives.

Cela dit, l'équipage avait participé à la liesse générale, renforcée par les éclats de rire de Luffy, les mimiques d'Ace ou encore les vieilles histoires de forban de Roger. Zorro, Nami et Sanji se sentaient particulièrement heureux d'avoir parmi eux une telle légende. Naturellement, pour d'autres, la quête du One Piece n'avait plus de sens, comme quelque chose de volé, cependant, après avoir entendu les raisons de Luffy, ils n'avaient guère le choix.

Ils devaient se battre aux côtés de Dragon, assembler tous les pirates sous leur bannière étoilée, et faire tomber le gouvernement une bonne fois pour toutes. Si les chapeaux de paille éprouvaient un sentiment de malaise rien qu'à l'idée de s'engager contre des forces qui les dépassaient tous, ils ne l'affirmèrent pas à voix haute.

La seule personne à mesurer l'ampleur des conséquences de leur geste était Robin, pourchassée depuis son enfance pour un savoir qui n'aurait jamais dû être selon les politiciens, embrigadée de force dans les pires intrigues, obligée de fuir dès que son nom était évoqué… Elle aurait bien voulu demander conseil à sa mère sur ce sujet-là, hélas elle était morte en même temps que le reste de la famille.

Non loin de là, Franky la fixait intensément, celle qui était devenue l'élue de son cœur avait le pouvoir inconcevable de faire cesser tout battement du myocarde en un claquement de doigts… Rien qu'en raison de ses préoccupations. Ils n'avaient jamais révélé leur relation au grand jour, privilégiant l'équipage dans tout le monde était dans les parages, cependant ils adoreraient quand le moment viendrait leur annoncer à tous la bonne nouvelle !

Robin et Franky avaient rugi intérieurement de joie quand Luffy les avait pris sous son aile protectrice, ils avaient senti qu'ils faisaient partie d'une famille reconstituée, pourtant les liens étaient tout aussi forts, si ce n'était davantage. Quand ils s'étaient découverts des sentiments l'un pour l'autre, ils n'avaient pas cru une seconde leur chance, ni leur bonheur. Si Luffy ne les avait pas acceptés tous les deux, leur histoire n'aurait jamais vu le jour…

-A quoi tu penses, mon amour ?

Franky avait passé un bras autour de la taille de Robin, dans la salle des machines, la jeune femme avait prétexté vouloir aider Franky un instant pour être seule avec lui.

-A cette situation… Je me demande ce qui va nous arriver si…

Franky soupira, Robin se comportait parfois comme une mère à leur encontre à tous, cela dit il devenait de facto le père de toute cette joyeuse bande insouciante.

-Tu te fais trop de soucis, il ne se passera rien. Et tu sais quoi ? Le père de Luffy, Dragon, nous offrira sa protection. Personne n'osera nous toucher.

Robin fit la grimace, Franky avait sans doute raison, comme toujours, mais quelque chose la taraudait toujours autant :

-Suis-je la seule à penser aux cataclysmes que ça va engendrer ?

L'architecte de navires posa une main réconfortante sur la joue de Robin, lui baisa les lèvres délicatement :

-Et bien, si c'est le cas, tu raconteras à tous cette ère à une quelconque université, non ?

L'archéologue ricana doucement :

-Tu sais toujours me rendre plus folle, m'offrir plus que je ne le mérite, tu sais ?

Franki enlaça sa douce dans ses bras puissants :

-Je serai toujours là pour toi, mon amour.

Leurs langues se lièrent, les chemises furent jetées à terre, les poitrines dévoilées, Robin se hissa contre la coque du bateau… Franky la pénétra d'un coup sec…

-Tu m'as trop manquée…

Plus tard, les deux amants quittèrent les lieux, remirent un peu d'ordre dans leurs cheveux, avant de rejoindre les autres, le visage de la femme s'assombrit une fois de plus, Crocodile l'avait délibérément mise enceinte, l'avait fait avorter, encore et encore… Elle priait chaque jour les vagues des océans pour qu'un tel sort ne lui arrive plus jamais !

XOXOXOXOX

Sengoku et Yamamoto fumaient tranquillement dans le bureau privé de l'amiral de la Marine mondiale, les deux hommes affichaient une mine assez sérieuse, de circonstance, étant donné les propos qu'ils allaient aborder ce soir.

-Toujours pas de nouvelles ?

Sengoku répondit :

-Le gouvernement des cinq étoiles est toujours un peu long à se décider, ils sont trop occupés par les prostitués qu'ils emploient à longueur de temps. Sans compter les mômes issus de ces accouplements qui ne sont jamais pris en compte par leurs géniteurs.

Yamamoto émit un son à mi-chemin entre l'exaspération et le mépris, heureusement que Soi Fon était entièrement dévouée à sa cause, sinon, il perdrait beaucoup de sa confiance en elle.

-Au fait, vous et cette femme, cette Soi Fon… ?

Le shinigami prit une bouffée de tabac entre ses dents, ainsi qu'une gorgée d'une liqueur corsée qui arrachait la gorge.

-Elle se porte bien, elle fait une jolie chatte, qui ronronne dès que vous la prenez. Elle n'est pas aussi frigide qu'on le pense.

Sengoku renchérit :

-Parfois ce sont celles qui sont les plus distantes en apparence qui se révèlent être les meilleures. Je me demande, laissez-vous d'autres personnes l'essayer ?

Yamamoto expira une grande goulée de fumée :

-Elle s'amuse avec son lieutenant, tout aussi chaud bouillant qu'elle, c'est juste son chien, si j'ai bien compris. Autrement, elle m'est entièrement dévolue.

Le commandant s'avança :

-Cela dit, si vous voulez la prendre… Pourquoi pas ?

Sengoku pouffa de rire :

-J'avoue qu'elle a de belles formes, cependant je lui ai préféré cette Matsumoto. Ca me rappelle la fois où Hancock a accepté de coucher avec moi. Un moment d'extase pure. Elle a accouché d'une fille peu après. Naturellement, personne n'est au courant. Au départ, elle était destinée à servir dans une maison close, c'était la plus belle attraction du moment. Elle n'a fait ôter ses moyens de contraception juste pour moi. Elle aime les gens de pouvoir. Le pouvoir aussi.

Yamamoto haussa un sourcil étonné :

-Une fille ? Intéressant. Soi Fon a engendré un mâle puissant. Serait-il possible d'organiser une rencontre ?

L'amiral de la marine esquissa un sourire :

-Pourquoi pas les faire se rencontrer. Ma fille aime le sexe il paraît, comme sa mère, je pense que votre rejeton a dû hériter de votre virilité superbe, Yamamoto.

Le vieil sourit de toutes ses dents :

-Alors c'est entendu…

Et il pourrait observer les ébats. Tout comme Soi Fon… Et Sengoku s'il le fallait. Voilà qui renforcerait leur alliance.

XOXOXOXOX

Ivankov observait de loin sa fille adoptive, Ichigo était plus seule que jamais, alors il s'approcha d'elle, et lui passa un bras autour des épaules, la rousse pulpeuse se laissa aller dans cette embrassade plus que bienvenue.

-Allons, que se passe-t-il ?

Ichigo soupira :

-Je m'ennuie. Terriblement, Sôsuke se déplace constamment alors que moi je…

Elle ne fit jamais sa phrase, elle éclata en sanglots. Ivankov la prit contre son cœur.

-Tu sais bien qu'il est occupé à faire la guerre, à rassembler ses troupes, je sais que toi tu hais les batailles, que tu ne veux pas y participer, mais si tu veux, on peut faire quelque chose ensemble, tu sais ?

La rousse enlaça la maîtresse des travestis, à la fois homme et femme et aucun des deux, renforçant l'étreinte aimante, et puissante.

-Si seulement je n'avais pas connu ce monde.

Ivankov releva le menton de sa fille :

-Et tu n'aurais jamais vu la beauté qu'est Aizen tu sais ?

Ichigo renifla :

-Tu sais, c'est le seul aspect positif, le reste, tout le reste est immonde.

Ivankov compatit :

-Tu as été le fruit d'une expérience, c'est compréhensible, ce Kisuke ne t'a pas aidée. Cependant, tu es une véritable poupée, digne d'adoration et d'admiration. Une fille belle comme toi ne devrait pas pleurer, mais toujours sourire !

Ivankov adressa un clin coquin à sa fille :

-Je pense savoir ce qui pourrait te changer les idées !

XOXOXOXOX

Loin, très loin de là, Dragon rassemblait ses troupes, ordonnait un rassemblement général ou demandait à ses contacts du monde entier de se tenir prêts pour le jour prochain qui promettait d'être plus sanglant que jamais ! Tout le monde frémissait d'impatience, tout le monde éprouvait un léger sentiment de peur, tout le monde se demandait à quoi pourrait bien faire allusion leur chef. Et pourtant, personne ne remit en cause ses exigences.

Au contraire.

On savait tous que Dragon était un meneur d'hommes tout autant craint qu'il était respecté, que chacun des pays libérés sous le joug du gouvernement des cinq étoiles connaissaient un essor économique singulier. Ils avaient vu des sourires naître sur les lèvres des esclaves libérés, des bras leur étaient tendus dès leur arrivée, un système juste était instauré. Certains venaient de ces endroits, ils avaient vu leurs droits grandir.

Ils le suivraient jusqu'à la mort s'il le fallait.

Dragon observait les rapports de ses subordonnés, il analysait chacune des lettres envoyées, il voyait et revoyait sa stratégie de combat tous les jours, voulant être sûr de sa décision finale. Le chef de guerre qui avait toujours sommeillé en lui prenait enfin son envol… Et quel envol ! Les actions des Révolutionnaires étaient galvanisées par sa présence même, par ses rencontres avec ses gens, l'homme ne reculait plus devant rien…

Les réunions ne portaient plus qu'à moitié sur l'élaboration d'un gouvernement juste, réellement à l'écoute de son peuple, peuple qui devait être heureux et non maté ! L'autre jour encore, l'homme avait entendu parler des mines de diamant et d'or dans les contrées sud, ce qui avait été révélé avait été édifiant, les enfants de quatre enfants étaient envoyés là-bas ! Des enfants devaient jouer, apprendre à l'école, engranger des connaissances…

Pas servir de bêtes de somme dans des camps !

Il avait crispé sa mâchoire de rage, il avait croisé les mains sous son menton histoire de reprendre contenance, jusqu'à ce qu'un de ses amis les plus proches, Sabo, vienne frapper à sa porte. Il apportait encore un flot de mauvaises nouvelles et de bévues commises par les plus grands, histoire qu'ils aient tout leur confort. Ils s'en fichaient bien que leur peuple crève tant qu'eux survivraient ! Le blond avait affiché une mine assez triste, de circonstance…

Des êtres aquatiques étaient utilisés pour servir d'esclaves sexuelles aux nobles d'une région, sans compter qu'elles devaient exhiber leurs corps pour appâter une clientèle toujours plus obscène, plus portée sur le sexe malsain et non-désiré. Dragon et Sabo avaient envoyé des émissaires dans cette partie du monde, libérant doucement mais sûrement ces femmes abusées et violentées.

Avec un immense soulagement, elles avaient retrouvé leurs familles, avaient trouvé un travail honnête dans des bars, accueillaient des touristes dans leurs régions, ou encore, avaient intégré les Révolutionnaires. D'autres s'étaient retournées contre leurs maîtres, leur tranchant la gorge dans leurs rêves…

Doucement, mais sûrement, tout le monde se réveillait, à l'image du maître des Révolutionnaires.


Une petite review pour une autre qui commence à perdre le souffle ?