Démenti : Bleach et One Piece ne m'appartiennent pas !
Vent de rage
Les pirates pénétrèrent une des banques les plus huppées de Grand Line, un symbole même de la corruption du gouvernement des cinq étoiles, des gens qui ne payaient pas nécessairement leurs impôts, appauvrissant encore plus le peuple. Ces impôts devaient suffire à construire des hôpitaux, des orphelinats, des centres de recherche cependant, prétextant un manque flagrant de moyens, on s'échinait à prendre davantage l'argent du peuple, alors que les gens les plus riches bénéficiaient de meilleurs conditions de vie que la plupart.
Naturellement, des mariages avantageux avaient eu lieu dans la haute noblesse et les plus riches entrepreneurs, afin de consolider les liens entre les gens plus influents et les plus puissants au monde. Pour acquérir encore plus de bénéfices personnels, et de protection fiscale. Les plus pauvres, eux, devaient crever de faim, car c'était leur destin. Ils ne participaient pas à la construction du monde, au contraire, ils dépendaient du bon vouloir des plus grands, personnes qu'on pouvait sacrifier.
Les pirates venaient des strates les plus pauvres de la société, ils avaient toujours rêvé de pouvoir fouler de leurs pieds les plus beaux châteaux, les plus belles demeures, les endroits les plus beaux de leur monde, cela dit, ils étaient toujours férocement rabroués dans leurs démarches. Ils avaient tenté de prouver leur valeur en apprenant un métier correct, mais le travail acharné, le dur labeur n'étaient pas suffisants pour amasser suffisamment d'or pour construire un tel paradis.
Alors, ils s'étaient tournés vers la piraterie, amassant beaucoup d'argent pas ce biais, ils n'en étaient pas fiers, cependant c'était ça ou crever dans les mines de charbon ou de diamant des riches propriétaires terriens. Aussi, quand ils réussirent à détruire les chambres fortes des gens qu'ils enviaient pour leur bonheur et leur bonne santé, ce fut une sorte de délivrance. Ils prirent ce qu'ils purent autrement dit, tout, et le rapportèrent dans la soute de leurs navires.
Comme convenu avec Dragon et les Révolutionnaires, ils redistribuèrent leur butin aux gens les plus nécessiteux, à leurs familles, aux orphelins trouvés sur le passage, ils manquaient de discipline mais le cœur ne manquait pas ! Certaines revoyaient leurs propres jeunesses se dérouler sous leurs yeux alors qu'ils rencontraient les plus démunis. Ainsi, ils s'acharnèrent encore plus à leur tâche, détruisant et pillant les habitats des gens influents.
Le royaume d'Arabasta fut exempt de ces violences, traitant avec bonté et gentillesse son propre peuple, malgré l'absence d'eau dans la plupart de ses contrées. La princesse Vivi tenait particulièrement à ce que tout un chacun ne manque de rien, s'assurant parfois personnellement de la bonne répartition des denrées ou des biens de consommation les plus utiles. Comme les médicaments ou les aliments.
Elle avait ouvert des hospices pour les gens dont la société ne pouvait plus s'occuper, comme les personnes âgées, les handicapés ou les enfants ayant des maladies virulentes, leur empêchant de vivre convenablement. Elle partageait au mieux l'argent ramassé.
-Père, je crois que Dragon a lancé son offensive.
Le roi d'Arabasta secoua sa tête :
-Et bien, accueillons-le comme il se doit.
Vivi grimaça :
-Tu sais, j'espère qu'il ne va pas prendre cette initiative comme une insulte.
Son père répondit :
-Vivi, s'il se sent insulté par notre convivialité, alors cet homme ne mérite pas d'être suivi. Mais sois sans crainte, il viendra de lui-même, verra de ses propres yeux que nous sommes bons envers nos propres sujets. Comme un roi devrait tout le temps l'être.
-Tu as raison, père, je me fais trop de soucis.
Cela dit, ses pensées se tournèrent vers ses amis pirates, Luffy avait réussi à s'emparer du One Piece, avait joint ses mains à celles de Dragon, dont elle la fille, elle espérait que son choix était le bon dans tous les sens du terme. Qu'elle ne commettait pas là une terrible erreur de jugement, qu'elle était certaine de ses décisions.
-Je crois que changer d'air te ferait le plus grand bien, tu ne crois pas ?
Vivi soupira :
-Sans doute, père, sans doute.
Et elle quitta la pièce, sans mot dire, toujours la tête dans ses soucis, elle savait que ses amis étaient forts, fiers et courageux, cependant, elle n'arrivait pas à s'empêcher de se faire du mouron pour eux.
Prenant une cape bleu nuit, elle s'enfonça dans la nuit, sous terre, à la recherche de cette personne, cette personne qui saurait la guider vers de meilleurs horizons, elle lui avait toujours fait confiance, son jugement était souvent très à propos.
Elle l'avait rencontré voilà plusieurs mois alors que cet homme était en mission, elle sourit doucement quand elle se rappela cet événement particulier.
-Je m'appelle Sabo, avait-il dit.
-Vivi, avait-elle répondu.
Et en véritable chevalier servant, il l'avait guidée dans la ville de son père, alors qu'elle était seule, sans garde, elle s'était sentie en sécurité auprès de lui. Avec surprise, elle avait appris qu'il avait envie de réformer le système dans son intégralité, de faire en sorte que tous aient la meilleure vie possible, qu'on soit heureux, peu importait son niveau social.
-C'est magique ce que tu me racontes, mais comment comptes-tu réaliser ce rêve ?
-Avec beaucoup d'aide, avait-il renchérit mystérieusement.
Depuis, ils s'étaient beaucoup revus, sans tenir compte de son statut de princesse et lui de personne sans titre apparent. Ils s'étaient rapprochés, lentement mais sûrement, jusqu'à devenir de très bons amis.
-Ah ! Te voilà !
-Sabo ! Que je suis heureuse de te revoir !
Elle lui sauta dans les bras, contente qu'il ne soit pas blessé, qu'il soit en bonne santé, fringuant, à son service. L'homme parfait. Il lui rendit son étreinte amicale comme souvent, et chaque embrassade était plus longue que la précédente. Mais la jeune femme se détacha très vite.
-Comment vas-tu ?
Le jeune homme lui serra la main, chaleureusement.
-Très bien, cependant, je ne suis pas là pour échanger des banalités, comme tu le sais très bien. Je n'ai jamais été totalement franc avec toi depuis notre première entrevue. Je fais partie des Révolutionnaires depuis ma plus tendre enfance. Avec Portgas D. Ace et Monkey D. Luffy, nous avons formé un pacte de sang, faisant de nous une fratrie.
Vivi baissa la tête :
-As-tu l'intention d'attaquer notre pays ? Dragon le veut-il ?
-Non. Et tu peux me croire, je suis son bras droit.
La nouvelle choqua la jeune femme, elle n'arrivait pas à croire qu'elle était aussi en connivence avec quelqu'un issu d'un tel groupe, qu'elle considérait toujours comme barbare.
-Et pourquoi ? Tous ces crimes ? Ce sang versé ?
-Nous ne versons pas le sang de gens qui n'ont jamais fait souffrir leur nation. Les gens comme toi. Des personnes exemplaires.
-Que veux-tu de moi ?
-Rien. Juste être au clair avec toi, une bonne fois pour toutes. Je ne te demande pas de déclarer ouvertement que tu soutiens Dragon, mais te rassurer sur mes intentions.
-D'accord.
Soucieuse, Vivi releva la tête :
-Laisse-moi le temps de digérer la nouvelle.
Et elle le délaissa, incertaine sur la conduite à tenir.
XOXOXOXOXOX
De son côté, Yoruichi enquêtait toujours sur le sort de la belle Orihime, elle avait appris qu'elle était détenue dans une cellule de recherche, cellule de recherche qu'elle trouva vide, comme de bien entendu. Si la femme ne cacha pas sa déception, il n'en fut rien de sa tristesse. Elle se mit à fureter ici et là, à la recherche d'odeurs familières, puis, avec joie, elle trouva enfin le filon qu'elle quêtait désespérément depuis des heures, pour ne pas dire des jours entiers.
Elle suivit cette trace, avec beaucoup de minutie, évitant les obstacles, tels que les pieds des Shinigami un peu trop grands. Cependant, on ne tint pas compte de sa présence, ce n'était qu'un vulgaire chat errant pour la plupart. Si Soi Fon tombait sur elle, elle finirait très certainement dans le Nid des Asticots. Voire pire, dans la prison nommée « Enfer ». Elle avait entendu parler de ce niveau, mais elle n'avait jamais envoyé de criminels dans cette zone.
Elle espérait vivement que la jeune fille ne serait pas dans ces murs ignobles, personne ne méritait un tel sort, pas même son pire ennemi. D'autant plus que personne ne savait, à part la Chambre des 46, où se situait cet endroit bien particulier. Par chance pour Yoruichi, les indices menaient à une place bien différente, vers les quartiers de la Onzième Division, la plus sauvage. La pauvre. Être un vulgaire rat de laboratoire n'avait pas suffi, elle logeait dans cette unité.
Ainsi, avec beaucoup de circonspection, la femme y pénétra, elle n'était pas certaine de la courtoisie des gens envers les chats par ici, cela dit, elle comptait toujours sur la discrétion la plus totale. La piste se faisait plus forte, plus enivrante. La jolie rousse devrait patienter un peu encore avant d'être libérée de sa prison sordide. Finalement, Yoruichi parvint devant les portes de l'aile privée de Kenpachi.
Oh bon sang !
Quel calvaire subissait la pauvre fille entre ces murs ? Quelle ignominie avait guidé les pas de Kenpachi à prendre la fille dans ses propres appartements ? Et surtout pour quelles raisons ? Si Yoruichi était naïve, elle n'aurait pas de réponses à ces questions, pourtant, elle était femme d'expérience et craignait fortement de comprendre le sens derrière cette mascarade sordide.
Aussi, elle fila comme l'éclair à l'intérieur des pièces, furetant ici et là, dans l'attente d'une nouvelle donnée lui indiquant où se situait la jeune femme. Elle investigua pendant quelques bonnes minutes avant de saisir où était Orihime. Ce fut comme si une pluie de grêle était tombée sur la chatte noire. Des parfums embaumaient sous une planche, elle glissa ses griffes entre les interstices, trouva un loquet qu'elle fit sauter.
Rapidement, elle se hissa dans le tunnel, en direction de ces odeurs un peu trop révélatrices. Avec horreur, elle arriva devant une porte bien gardée, d'où sortaient toutes ces émanations. Le chat réussit à l'ouvrir après des dizaines de tentatives. Elle avait beau être une espionne aguerrie, parfois trouver le remède n'était pas à la portée de tous !
Yoruichi trouva une pièce où était disposé un lit en baldaquin, d'une odieuse couleur rose, où une personne reposait. Une personne d'une maigreur affolante. Le cœur de Yoruichi manqua un battement, pour ne pas dire que son cœur cessa de battre pendant une bonne minute. Orihime était sur le point de mourir ! La fille avait les yeux éteints, des vêtements qui cachaient à peine l'essentiel… Elle avait servi d'esclave sexuelle à cette bête !
Prenant délicatement le pouls de la fille étendue sur le lit, elle se rasséréna, il était faible, elle pouvait encore la sauver. Aussi, elle sangla le corps de la jeune rousse dans deux couvertures confortables, l'entoura de multiples cordelettes et la glissa dans son dos. Orihime était tellement dans les vapes qu'elle ne se rendait plus compte de rien ! Les dents de Yoruichi se transformèrent en crocs l'espace d'une seconde avant de se reprendre. La rousse avait besoin de son aide immédiat, pas qu'elle tranche les testicules de ce monstre !
Vive comme l'éclair, la femme au teint mat se fraya un chemin au-dehors avant de réaliser avec horreur qu'on avait déclenché une alarme. Elle avait intérêt à ne pas traîner dans les parages ! Elle réussit à atteindre la trappe, à sortir des quartiers de Kenpachi, elle se vêtit d'une cagoule, afin qu'on ne la reconnaisse pas. Du moins, pas tout de suite.
Les guerriers impitoyables de la Onzième lui firent face, l'encerclèrent et voulurent la contrecarrer. Bientôt, ce fut une armée entière qui se positionna sur tous les toits, les balcons et le sol.
-Couchez-vous, messieurs.
Un sourire carnassier se dessiner sur les lèvres de la jeune femme avant de se lancer dans la plus grande démonstration de shunpo de tous les temps, en un laps de temps de dix secondes à peine, elle mit KO plus de trois-cents personnes ! Il fallait se lever sérieusement tôt dans la vie avant qu'on le batte à ce petit jeu !
Fière du résultat, Yoruichi vérifia le harnachement de la couverture dans son dos, elle n'avait pas chuté une seule fois au cours de l'opération ! C'était un miracle ! Cependant, elle fila aussi vite que possible, à la recherche d'une petite retraite paisible qu'avaient construite Urahara, Tessai et elle une fois, près des montagnes, où personne ne saurait les déranger.
Elle atteignit les lieux tard dans la nuit, évoluant difficilement vers la fin, elle sentait le froid pénétrant des pics enneigés, elle était chez elle, son vrai chez elle. Elle soupira d'aise quand elle posa le pied dans le hall d'entrée, enleva ses chaussures, et posa Orihime sur un futon vaste. Elle était encore vivante, avait commencé à se mouvoir, mais rien de probant pour le moment.
Yoruichi n'était pas médecin, or, elle connaissait les premiers secours. Kisuke avait eu une idée de génie en concevant cette maison, il y avait installé des pièges, des antennes qui brouillaient le reiatsu, ainsi la place était imprenable et indétectable. Cela dit, sa meilleure invention était cette pièce, quelque chose qui se rapprochait d'une salle de chirurgie. Les appareils étaient encore fonctionnels.
Elle utilisa les seringues pour diffuser dans le sang de la rousse des nutriments, des fortifiants, et des capsules de reiatsu pour qu'elle revienne à elle, du moins physiquement. Pendant ce temps, Yoruichi ne profita pour sonda l'organisme d'Orihime. Elle faillit vomir quand elle découvrit le résultat des analyses.
Non seulement elle avait eu une grossesse qui avait abouti, mais en plus elle avait subi de multiples avortements par la suite ! La douce princesse de Yoruichi avait perdu ses rêves depuis fort longtemps dans les bras de cette chose.
Yoruichi pleura de rage. Elle haïssait la Soul Society de toutes ses forces pour un tel crime !
Quelle décision va prendre Yoruichi ?
Review ?
