Démenti : Bleach et One Piece ne m'appartiennent pas !
Vers d'autres aventures
Aizen et Ichigo analysaient une carte de Grand Line façonnée par les bons soins de la navigatrice Nami. Elle était plus que douée, elle était géniale même ! Personne n'avait jamais réussi ce tour de force auparavant ! A leurs côtés, se tenaient Dragon, Ace, Roger et Luffy dans toute leur splendeur. Ils étaient à la recherche des bastions les plus importants de la Marine.
Si Nami avait répertorié avec brio les grandes places fortes, ils cherchaient toujours comment les attaquer, sans que personne ne parvienne à les surprendre, la surprise pouvait naturellement se transformer en réussite, ou en échec. Tout dépendait du nombre des forces en présence ou des paramètres tels que l'absence ou non d'éléments plus puissants que d'autre.
Ils savaient qu'Aka Inu se trouvait dans les parages d'une île volcanique, cela dit, restait à savoir où se trouvait ladite île. Ace serrait et desserrait le poing quand il entendait ce nom maudit, l'homme qui avait provoqué sa mort et tant d'autres de façon inique. C'était un semeur de malheur et de tristesse ! Si Roger partageait sa hargne à l'encontre de cet homme, il n'en restait pas moins qu'ils ne l'avaient toujours pas localisé.
- C'est possible d'obtenir l'aide des sirènes ?
Les gens se tournèrent vers Roger, stupéfaits par sa bonne idée. L'homme n'avait jamais été à court de ressources pendant sa longue vie, et maintenant dans sa mort, il leur permettait à nouveau de retirer une épine dans le pied.
- Effectivement, bonne idée.
Ace s'avança aussitôt, proposant son aide, les gens se tournèrent instantanément vers lui afin de l'écouter.
- Je pense que Jinbei serait d'accord de nous rendre service, il hait autant les gens du gouvernement que nous, son peuple est souvent vendu en esclavage sexuel pour les plus grands.
Dragon hocha de la tête, l'enfant que Garp avait recueilli sous son aile protectrice possédait beaucoup plus de valeurs qu'à eux tous réunis au gouvernement, et pourtant on le surnommant l'engeance du démon ! Ils devraient tous avoir honte !
- Très bien, je te charge de le contacter, et je crois bien que tu pourrais prendre Nami avec toi, je pense qu'elle sera ravie de te proposer ses services.
Dragon s'était tourné vers Luffy afin de savoir si elle était d'accord avec l'emprunt d'un des membres les plus importants de son équipage.
- Si elle veut y aller, pas de problème pour moi !
Le cœur d'Ace bondit de joie rien qu'à l'idée que sa dulcinée participe à cette expédition.
- Et je propose même que Nami, Ace et Jinbei s'occupent du cas d'Aka Inu dès qu'ils l'auront retrouvé !
Ace se tourna vers Luffy, plein de reconnaissance pour cette proposition, il pourrait enfin se venger de cette personne qui l'avait tant souffrir !
- Attention, jeune homme, garde ton sang-froid, le fait que tu sois parmi nous est un secret que l'on porte chèrement dans notre cœur, je pense que te voir sera la plus grande frayeur de toute sa vie !
Le jeune homme en question hocha de la tête, emmagasinant les phrases pleines de sagesse de Dragon, pendant que son père approuvait en silence les dires du meneur des Révolutionnaires. Il ne fallait pas que son fils perde la vie une seconde fois !
- Dans ce cas, souhaitez-moi bonne chance.
Ace avait presque frappé son cœur de son poing puissant, provoquant l'admiration des gens autour de lui, en particulier celle de Nami, qui crut que son cœur allait chavirer encore une fois dans l'océan.
- Bon courage !
Roger se plaça devant son enfant tant chéri retrouvé :
- Et si Aka Inu te cherche des noises, souviens-toi de ce que ton père te dit, le feu est impuissant face à la vague provenant du fond des mers.
Ace songea un instant que l'émotion allait le gagner, que la reconnaissance tant aimée, tant recherchée de son paternel à son égard allait le bouleverser, l'ébranler dans ses convictions, pourtant il se sentit plus fort que jamais !
- Merci papa.
Roger serra son fils dans son bras et Ace répondit à cette embrassade, les sentiments se dégageant des deux hommes prirent toute l'assistance à cœur ! Plus loin, Barbe-Blanche respecta une distance afin de préserver l'intimité du père et du fils, il n'avait pas le droit d'intervenir, c'était leur combat à eux. Et puis, il devait l'avouer au fond, il était heureux que son fils adoptif ait enfin trouvé la paix avec lui-même après toutes ces années !
- Je t'accompagne.
Nami rejoignit les deux hommes vers les rivages maritimes de leur île dont personne n'osait approcher, les forces des pirates et des révolutionnaires faisaient trembler plus d'une personne. Nami bénéficiait aussi d'une certaine aura, elle était la navigatrice personnelle de la reine des pirates, c'était de la folie de se la coltiner. Elle espérait vivement que cette réputation nouvellement acquise lui permettrait d'asseoir un peu d'autorité chez ses hommes.
- J'ai pris mes bâtons.
Ace posa une main rassurante sur ses épaules :
- Avec un peu de chance, il ne s'approchera pas trop de toi.
Nami sourit doucement :
- Tu sais, Franky les a modifiés rien que pour moi.
Ace ouvrit grand les yeux :
- Comment ?
Nami cligna de l'œil :
- Tu verras.
Le jeune homme serra la main de son amante, dans un geste complice, il aimait beaucoup quand elle était pleine de secrets. Il était même heureux qu'elle lui en réserve.
- Je suis heureux que tu veuilles te battre à mes côtés.
Nami baisa les lèvres d'Ace :
- Toujours, mon amour, toujours.
Et ils quittèrent l'île sous les yeux larmoyants de Roger, qui pensait que son fils avait grandi beaucoup trop vite à son goût. Barbe-Blanche eut un geste amical :
- Tu sais, il se débrouille très bien.
Roger, le visage couvert de larmes, répliqua :
- C'est pas ça le problème !
Et il fila directement dans sa chambre, pleurer toutes les larmes de son corps. Si Rouge le voyait ainsi, elle se gausserait de lui ! Il était devenu un véritable papa poule !
XOXOXOXOXOX
Orihime ouvrit lentement les yeux, se réveillant dans une chambre qu'elle ne connaissait pas, elle paniqua horriblement, ne sachant pas où on l'avait encore emportée ! Elle ne se rappelait plus le nombre de fois où elle s'était éveillée sur un lit différent de celui sur lequel elle s'était endormie, le mobilier changé, une nouvelle robe accrochée sur la porte de l'armoire.
Et puis, contrairement aux autres fois, elle était vêtue d'un pyjama simple, aux manches longues, doté d'un pantalon long. Elle n'avait jamais été aussi habillée depuis de longs mois ! Un instant, elle toucha l'étoffe blanche douce sous ses doigts… De la soie ! C'était de la soie ! Incroyable ! L'habit paraissait de bonne facture.
Cependant, cherchait-on encore à l'amadouer, à la désorienter, pour mieux la casser ensuite ? Si elle avait encore des larmes pour pleurer, elle l'aurait fait, pourtant son cœur s'était asséché depuis des mois et des mois ! Ses tourments l'avaient complètement démolie. Impossible de retrouver son âme de douce jeune fille innocente après une telle expérience éprouvante !
La dernière dont elle se souvenait, c'était Kenpachi qui l'avait anéantie en la pénétrant de force, malgré ses hurlements de douleur, une coulée de sang était née au niveau de ses jambes, quand il avait éjaculé, il l'avait jetée comme un chiffon malpropre. L'assommant au passage, la douleur sur sa tête avait horrible.
Plus surprenant encore, c'était la douce odeur de thé et de café mêlés qui lui parvenait à ses narines, elle ne se rappelait pas que Kenpachi avait l'habitude de prendre son breuvage à proximité de sa chambre embaumée de parfums qui la faisaient vomir. Elle fronça les sourcils, quelque chose d'anormal était en train de se produire ! C'était certain !
Instinctivement, elle porta ses mains à sa tête, à la recherche des barrettes magiques, avant de se remémorer qu'elle les avait perdues, cela dit, à la place, elle trouva une espèce de diadème en forme de collier qui encerclait sa tête. Elle sentit des fleurs un peu partout, comme une couronne de fleur que portait une femme celtique.
Elle pivota vers un miroir qui trônait dans la pièce inconnue, intriguée malgré elle. Elle s'approcha lentement de l'objet. C'était une glace murale, qui occupait tout un pan du mur, du grand luxe pour ce qu'elle avait connu pendant plus d'un an ! Les fleurs étaient d'une couleur sombre, étaient-elles violettes ? Bleu marine ? Noires ? Elles dégageaient une aura sinistre. La jeune fille déglutit.
- Elles sont apparues pendant ton sommeil.
Orihime sursauta et se tourna vers l'origine de la voix. Avec ébahissement, elle constata la présence de Yoruichi Shihôin dans la salle ! La femme lui souriait, visiblement ravie. Une douce expression qui remplit de joie Orihime, qui n'avait connu que des sourires sarcastiques ou des regards méprisants.
- Yoruichi ! Comment ?
La femme au teint mat éclata doucement de rire :
- Les gardes ne sont plus ce qu'ils étaient autrefois, la onzième division n'a pas été formée par mes bons soins, ça se voit.
La femme avança vers le centre de la chambre, le cœur d'Orihime eut pour la première depuis fort longtemps un sursaut d'espoir, une émotion qui lui fit couler quelques larmes. Tremblante, elle voulut se précipiter dans les bras de cette femme à qui elle devait tant, qui lui avait sauvé la vie, et le peu d'honneur qui lui restait.
Cependant, ses jambes refusèrent de bouger, et ce fut la femme qui prit Orihime dans ses bras, l'entourant d'une odeur douce et agréable. Elle n'aurait jamais cru que le parfum d'une femme puisse la mettre dans un tel émoi, cela dit, après avoir perdu de vue la lumière, toute étreinte chaleureuse revêtait des allures incroyables !
Délicatement, Yoruichi aida la jeune fille à s'asseoir sur le lit, tandis que cette dernière paraissait incapable de se séparer d'elle. Orihime voulait tellement une présence rassurante à ses côtés, un peu de douceur et de soutien ! Elle avait tellement subi !
- Je suis heureuse que tu sois réveillée. Je t'ai transportée jusqu'ici, un endroit de haute sécurité, et je t'ai soignée, tu étais dans un piètre état.
Orihime posa sa tête rousse contre la poitrine de la femme, éprouvant une profonde reconnaissance à son égard, elle accepta sans peine que l'autre lui enserre la taille de ses bras puissants et protecteurs et la ramène tout près de son corps.
Ce n'était pas un homme, un homme qui la manipulait affreusement, d'ailleurs, elle ne pensait plus pouvoir supporter le moindre effleurement de la part d'un membre de la gent masculine. Voir Kenpachi tous les jours l'avait brisée autant mentalement que physiquement. Mais une femme, c'était possible.
- Merci.
Yoruichi caressa les cheveux de la petite rousse, se forçant à ne pas lui baiser sa belle tête, la savoir éveillée lui suffisait amplement. Elle avait tout le temps d'apprendre à la connaître, et à faire naître une complicité qu'elle souhaitait ardemment.
- Ce fut un plaisir de t'aider.
Orihime garda les yeux clos sur ses épaules.
- J'ai faim, j'ai soif.
La femme prit Orihime comme une princesse dans ses bras forts, et la porta vers une petite cuisine, où les attendaient des morceaux de pain chaud, du beurre, des confitures, du lait, du thé et du café. Orihime qui n'avait plus partagé un tel moment avec quiconque depuis belle lurette, crut un instant que c'était un festin consacré à un invité d'honneur.
Elle.
- Tout ça, c'est pour toi.
Orihime releva la tête de la poitrine de l'autre :
- Vous ne mangez pas ?
Yoruichi secoua sa tête, et ses cheveux violets volèrent avec elle.
- Si tu veux, je prends un morceau avec toi. Je vais t'aider à prendre ton petit-déjeuner.
Orihime se demandait toujours comment une femme avait pu tenir tête à tellement de soldats réunis. Mais elle se rappela que Yoruichi n'était pas n'importe quelle femme ! C'était quelqu'un d'exception même !
Aussi, elle laissa la femme plus âgée lui porter un morceau de tartine beurrée à la bouche, savourant le met délicieux et l'instant magique. Elle avait l'impression que tout irait mieux dorénavant pour elle !
Les yeux pétillants, elle se tourna vers sa sauveuse, elle avait envie de dire son chevalier servant, cependant, elle ne connaissait pas le terme exact pour une femme !
Son héroïne peut-être ?
En note d'auteur, je pense que je peux dire que l'incendie de Notre-Dame-de-Paris m'a bouleversée cette semaine. Je félicite de tout mon coeur les pompiers qui ont travaillé d'arrache-pied pour que l'incendie soit contenu au mieux. Je ne suis pas catholique, je suis protestante, mais ce genre d'événement me bouleverse tout autant ! On espère qu'elle serait construite encore plus belle et resplendissante qu'avant !
Joyeuses Pâques !
