Démenti : Bleach et One Piece ne m'appartiennent pas !
Le feu et l'eau tourmentée
Ace et Nami parvinrent en vue de l'île volcanique où avait élu domicile Aka Inu et ses sbires. Les sirènes de Jinbei avaient été formelles sur l'information, elles n'arrivaient pas à s'approcher suffisamment pour glaner la moindre fleur des mers. D'ailleurs, quand l'amiral posait les pieds dans l'eau, le territoire des poissons baissait de manière conséquente, empêchant leur reproduction. Autant dire, que les demoiselles des mers n'aimaient pas trop ce traitement.
Ainsi, les deux jeunes gens s'étaient retrouvés au pied de l'île, sans que les soldats installés ici et là ne viennent les déranger, prétendant être de simples touristes sans histoire. Nami faisait mine de lire une revue de mode, tandis qu'Ace était parti à la pêche, l'un amassait les nouvelles sur terre, tandis qu'Ace récoltait les commérages des êtres de l'eau.
Le soir, ils se retrouvaient tous les deux dans leur chambre d'hôtel, au bord de la mer, à converser. Ils avaient mis au point un code, sous couvert d'utiliser des mots romantiques, ils y glissaient des allusions ici et là au sujet du roi de cette île. Tout ce qu'ils emmagasinaient n'était guère folichon, au propos de cette personne impitoyable.
Ils recueillaient surtout des données au sujet de ses habitudes dans les meilleurs restaurants de la ville, ses visites aux bordels de l'île, et de ses environs, l'homme paraissait insatiable en matière de sexe. Il privilégiait les esclaves issues de la mer par ailleurs. Les sirènes faisaient souvent les frais de ses lubies assez hautes en couleur.
Ils avaient entendu parler de traitements particulièrement avilissants pour ces splendides créatures de la mer, l'une de ces femmes avait été écouté, en larmes, par sa chef, elle avait réussi à s'échapper malgré les mesures de sécurité, dans les profondeurs. Quand elle était parvenue à se retrouver parmi les siens, la sirène avait réalisé qu'elle était enceinte, à sa grande horreur, cependant, aimant la vie, elle ne l'avait pas détruit.
Elle avait narré son calvaire à sa famille, qui à son tour avait ébruité son témoignage, petit à petit, les ondes de l'océan avait rassemblé des témoignages similaires, et la mer se gonflait de rage rien qu'à l'idée qu'on détruise ses créatures. Nami avait pris la main de la sirène enceinte jusqu'au cou, se préparant prochainement à accoucher, en pleurs elle aussi.
-Nous te vengerons.
Ace renchérit :
-On ne peut pas laisser passer ça !
Tandis que l'infirmière de la jeune sirène l'emporta au loin, dans une bulle d'eau hermétique, la protégeant du monde extérieur. Ils apprirent trois semaines plus tard que la femme avait mis au monde une charmante fille, rejoignant ainsi les légions d'enfants naturels de l'amiral de lave.
Quand un être de l'eau mettait bas, ses nageoires se transformaient petit à petit en jambes, prenant forme humaine, tandis que les écailles ne disparaissaient pas totalement du corps, offrant à la peau des éclats irisés. L'enfant était éjecté par le vagin. Puis, les blessures se refermaient d'abord avant que les nageoires ne reprennent forme pendant l'allaitement.
Ace eut un moment d'émotion brute en observant cette scène, même s'il n'en avait aucun souvenir, il remercia sa propre mère de s'être sacrifié pour lui, et Roger d'avoir aimé une telle femme ! Il aima de tout son cœur ses parents qui s'étaient réellement aimés depuis le premier jour de leur rencontre. Cet enfant, dans les bras de cette pauvre sirène, n'avait pas cette chance.
-Félicitations à vous, madame.
C'était tellement faux, mais le sourire radieux, la compassion se lisant dans le regard de l'autre, la petite fille n'y était pour rien dans cette histoire, elle était innocente.
-Merci.
Quand ils furent rentrés dans leur chambre d'hôtel, Nami faisait une drôle de tête, une chose qu'Ace nota tout de suite, inquiet pour sa belle, il lui releva le menton, la forçant à le regarder bien droit dans les yeux.
-Qu'y-a-t-il ?
Nami fit la grimace, et serra fort les doigts d'Ace entre les sien, cherchant un appui, un soutien, comme s'il était sa bouée de sauvetage dans un océan impitoyable. Elle lui caressa les cheveux.
-Tu sais, il les choisit vierges, sans exception…
Ace, comprenant l'origine du trouble de Nami, posa une main rassurante derrière sa nuque.
-Comme tous les hommes, il veut être le premier à conquérir la fille qu'il a en face, mais tu sais très bien comme moi que c'est chose impossible. La fille a le droit d'avoir des expériences autres avant de trouver le bon. Cependant, plus l'homme est imbu de lui-même, assoiffé de pouvoir et de conquêtes, plus les conséquences sont dévastatrices.
Les mots d'Ace captèrent immédiatement l'attention de son cœur, le soulageant d'un poids immense, bien malgré elle.
-Tu sais ce qui est terrible ? C'est qu'elles sont toutes…
Ace afficha une mine triste, doublée de colère et de rage.
-Elles sont toutes en période d'ovulation.
Nami laissa les larmes couler sur ses joues, les hommes pouvaient être impitoyables envers les femmes ! C'était lamentable ! Personne ne méritait un tel traitement !
-On trouvera un moyen de le mettre hors d'état de nuire, mon amour, et bientôt !
Les mots d'Ace remontèrent le moral de la jeune fille, pourtant, les maux de dizaines d'autres représentantes de la gent féminine souffraient encore des conséquences de leur rencontre affreuse avec ce prédateur sinistre.
Le lendemain, toujours d'humeur maussade, la jeune femme se leva, se retira des bras de son amant, malgré leur nuit à se rasséréner l'un l'autre, leurs corps nus enlacés, leurs cris envahissant la petite chambre, faisant trembler le lit de façon jouissive. Nami avait beau avoir fermé les yeux, tenté de ressentir la force de l'amour d'Ace en elle, les images de ces pauvres sirènes malmenées revenait sans cesse la hante. Ace était bien conscient de ses sentiments… Il avait éjaculé en elle, il avait éprouvé l'orgasme profondément, or, le cœur n'y était pas non plus. Ses mots d'amour n'avaient pas été suffisants, malheureusement. Ils s'étaient écroulés, vidés, s'étaient endormis, mais les tortures, les viols, les enfants abandonnés revenaient les hanter dans leur sommeil. Aussi, la rousse se réveilla, les yeux dans le brouillard, incapable de penser à autre chose, Ace sortit plus tard du lit, la rejoignit, la prit dans ses bras, Nami posa sa tête sur l'épaule du beau brun, or, son esprit était toujours autant tourmenté.
On frappa à leur porte, service de chambre, apparemment. Les deux jeunes gens se rhabillèrent rapidement.
-Oui ?
Un jeune homme fringuant, parfaitement coiffé leur tendit un morceau de papier.
-On a déposé ceci pour vous, une invitation semble-t-il.
Nami remercia le jeune domestique, avant que celui-ci ne reparte, la mine toujours professionnelle.
-Oh !
Ace se précipita vers elle :
-Quoi ?
Nami se tourna vers le fils de Roger et lui sourit de toutes ses dents :
-On à l'info qui nous manquait, mon amour !
Ace lut à son tour la feuille et un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres :
-Je vais enfin pouvoir me venger !
Et Nami posa une main sur celle d'Ace.
XOXOXOXOXOX
Rukia s'inquiétait pour sa fille, atteinte d'une fièvre depuis quelques jours déjà. Si elle avait obtenu une audience avec Neliel, la guérisseuse, elle devrait patienter encore plusieurs heures avant de pouvoir la voir. La femme était très demandée, les Hollows venaient de partout pour qu'elle les soigne de leurs maux.
Grimmjow était présent à côté d'elle, tandis qu'il observait chacun des gestes de la Shinigami sur le corps d'Hikari. Elle avait appliqué compresse sur compresse sur le front de la petite afin d'aider à la baisse de la température, mais ce n'étaient que des remèdes de fortune, pas une réelle médication. Elle craignait pour son sort.
Son frère, inconscient des maux de sa sœur, dormait paisiblement à sa gauche, dans un berceau de fortune. Ca ne la dérangeait pas, au contraire, c'était toujours beaucoup plus luxueux que ce qu'elle avait connu au Rukongai. Voire la rassurait, elle avait eu l'impression d'étouffer dans le lit d'Oomaeda.
Cependant, ce qui la troublait c'était que le fait que Grimmjow soit là ne la gêne pas, il n'était pas intrusif, lui permettait d'avoir un maximum d'intimité, ce qui était vraiment surprenant, connaissant sa personnalité assez puissante. Au contraire, il l'apaisait d'une certaine manière, se montrait même soucieux de son bien-être, comme si…
Non, il n'était pas Renji, ils avaient beau avoir beaucoup de points communs, ils restaient totalement différents l'un de l'autre. Renji était… Non il n'était plus… Et Grimmjow devenait… Non ça n'était pas possible ! Il devait la maudire, la haïr, la détester, la conspuer ! Et pourtant, cette image était tellement douloureuse pour Rukia.
Elle n'avait pas envie d'être rejetée, d'être reléguée au rang de simple amante, de passe-temps sexuel pour la panthère. Elle rougit presque. Elle avait entendu dire que le tigre, au moment du rut, était capable de produire jusqu'à soixante coïts en un jour ! Serait-elle apte à survivre à un tel rythme ? Elle en doutait. Elle n'était pas assez endurante pour ça.
Elle n'avait pas le temps pour ça. Elle avait ses enfants et…
-Qu'est-ce qui se passe ?
Etonnée, Rukia se tourna vers l'Arrancar :
-Oui ?
Grimmjow soupira :
-Tu sais que tu fronces les sourcils depuis plus de trente minutes ?
Nerveuse, la jeune femme répondit :
-Ah ? Je fais ça moi ?
La panthère s'avança vers elle, et Rukia recula instinctivement d'un pas. Elle avait l'impression que s'il s'approchait trop d'elle, elle ne répondrait plus de rien. Qu'elle…
-Ouais. Détends-toi, ta gamine survivra.
Rassérénée, Rukia inspira un grand coup :
-Je ne sais pas, elle est si malade.
Le tigre haussa les épaules :
-Mets-la près du feu en attendant.
C'était à la fois touchant et si bienvenu que Rukia s'exécuta aussitôt. Grimmjow se plaça à sa droite, il aurait pu toucher son épaule, l'entourer de ses bras et puis faire d'elle ce qu'il voulait. La jeune femme ne demandait que ça d'ailleurs, d'être caressée et de voir si cette bête féroce ronronnait vraiment. Comme s'il était indifférent à son émoi, Grimmjow frôla presque sa peau, le Shinigami émit un frisson qui n'avait rien à avoir avec la température alentour.
Son cœur battait la chamade, manquait de briser sa cage thoracique, son souffle s'accélérait, tout son corps était en ébullition. Elle se voyait très bien gémir de plaisir et crier de jouissance alors que le félin la prenait impitoyablement. Elle pivota sur elle-même, et son visage se trouva presque collé contre celui de Grimmjow dont l'haleine la rendait elle-même plus chaude que jamais.
Grimmjow, quant à lui, était aussi tourmenté que la Shinigami dont il avait la charge. Quand il était avec elle, il sentait une odeur montant entre ses jambes, le capturant en entier. Sa nature profonde de prédateur s'éveillait petit à petit, et son peu de contrôle de soi était sérieusement secoué. D'une part, il n'avait pas envie de la brusquer, et de l'autre, il voulait la prendre immédiatement.
Cependant, devant ses gamins, c'était pas la chose à faire, et c'était réellement rageant. Il ne pouvait pas assouvir son désir tel qu'il le voulait. Il ne niait pas qu'il avait envie de se caler entre ses jambes, de lécher cette partie tentatrice, de l'explorer plus en avant. C'était un supplice d'être en sa compagnie. Son érection n'était pas visible en raison de ses pantalons bouffants, mais s'il était doté de vêtements plus moulants, il se serait trahi.
L'envie de la serrer bien fort, de voir ses longs cheveux noirs étalés sur un drap blanc de soie, ses yeux bleus pétiller sous la ferveur de ses émotions, entendre son cœur battre violemment, ardemment, observer ses tétons se gonfler avec les caresses sur sa peau blanche rougissante… Oui, il en éprouvait le besoin viscéral. Et là, alors qu'elle était à peine à moins de dix centimètres de lui, la toucher aux endroits les plus intimes. Ses doigts esquissaient des mouvements fiévreux.
Rukia, dévisageant ses mains murmura :
-Que faites-vous ?
Grimmjow, fixant toujours la Shinigami dont les iris réfléchissaient la lumière des flammes dans l'âtre chuchota :
-Je ne sais pas.
Je sais que je n'ai pas reçu beaucoup de reviews depuis quelques chapitres... Mais j'ai quand même envie de poursuivre et de terminer cette fanfiction.
L'aimez-vous toujours vous ?
