Démenti : Bleach et One Piece ne m'appartiennent pas !
La joie de la princesse des sables
Le visage de Vivi était en larmes, Sabo avait réussi, il était vivant ! Elle se jeta dans ses bras suite à l'annonce de sa victoire. Elle avait beaucoup espéré, prié la mer de lui rendre son ami, son confident, son amant. Aussi, quand elle avait ouvert le journal du jour, elle avait lu l'intégralité des articles parlant de lui. Elle les avait découpés savamment, disposés dans un classeur, et avait fermement calé l'objet contre elle.
Ao Kiji n'était plus, c'était une nuisance en moins selon les Révolutionnaires. Il avait semé trop de morts, trop de discorde entre les peuples sous les ordres du Gouvernement Mondial. Sabo avait énuméré la liste de ses crimes, et elle était longue ! Il avait participé à des génocides sur des peuples qui étaient pacifiques, et juste parce qu'ils voulaient apporter une vision différente du monde qui les entourait, ils avaient été exterminés !
Quand Vivi avait annoncé à son père les raisons qui la poussaient à devenir membre de l'Armée Révolutionnaire, il avait fermé les yeux, espérant que rien de grave ne lui serait infligé. Il aimait beaucoup trop sa fille pour laisser un acte à son encontre impuni. Il n'appréciait pas l'esprit de vengeance, or sa mort serait un véritable cataclysme dans son cœur. Il ne comptait plus les journées où il avait observé le ciel, croisant les doigts pour que sa fille lui revienne saine et sauve.
Puis, il avait rencontré le jeune homme qui avait séduit sa fille, la personne qui faisait battre son cœur, celui qu'elle chérissait plus que tout au monde, et il avait été conquis à son tour. Finalement, sa fille, son héritière, avait peut-être fait le bon choix en le suivant dans ses aventures. Seulement, son âme de père n'aurait pas tenu le choc si jamais on lui présentait le corps de sa fille sur un brancard. Il avait perdu sa mère, hors de question de perdre sa fille également !
Il avait mis Arabasta sous la protection de Dragon, en avait fait un bastion de l'Armée Révolutionnaire, et les avait accueillis comme de bons amis. Puis, il avait fait connaissance avec le père du jeune pirate qui avait contribué à sauver son pays, l'homme était honorable, digne d'être suivi, même s'il restait très secret sur certains aspects de sa vie. Il lui avait montré le ponéglyphe dans la salle du trésor, or, le meneur de l'Armée n'avait pas été intéressé par Poséidon. Il n'était pas un destructeur, mais un bâtisseur.
-Ma fille, tu es bien bouleversée.
Cobra s'assit à côté de la jeune femme aux cheveux bleus, coiffés en tresse, habillée d'une robe de couleur pastel, rehaussant magnifiquement sa peau pâle.
-Regarde le journal !
Le roi d'Arabasta ne se le fit pas redire une deuxième fois, il connaissait trop bien sa fille pour ne pas prendre en compte ce qu'elle disait.
-Oh !
Il ne pouvait pas nier qu'il était ravi, que son futur gendre mériterait largement son titre de roi consort, au contraire, il était le plus à même de les protéger !
-Je vois.
L'homme posa une main sur l'épaule de la princesse d'Arabasta, en un geste affectueux, tendre, chaleureux.
-Il est digne d'être ton fiancé, n'est-ce pas ?
La jeune Vivi hocha de la tête, plus que contente que son cher Sabo, la personne qui faisait battre son cœur soit sorti indemne de cette épreuve !
-J'aimerais tellement le voir !
Cobra éclata de rire, attendri par les envies de sa fille, néanmoins, il se devait de se rappeler son rôle de parent.
-Sois patiente, il viendra, et je suis certain qu'il te parlera de tout plus tard.
La jeune princesse se rua vers les sommets de son château en plein désert, elle savoura une brise légère qui fit onduler ses cheveux paresseusement. Elle avait les yeux levés vers le ciel, appréciant le soleil qui inondait son visage, en plus de ses larmes. Ses iris pétillaient littéralement de joie. Son Sabo, l'homme qui avait ravi son cœur était vivant ! C'était formidable !
Elle resta là, à contempler l'azur pendant toute la journée, à lire et relire le journal contenant l'article annonçant la victoire du magnifique blond. Elle était tellement heureuse de connaître un tel homme ! Un homme qui était clairement digne d'être roi. Un instant, elle fut ravie qu'il ait refusé ce titre au royaume de Goa, par égoïsme, mais elle fut écoeurée.
Les nobles de son île natale avaient brûlé impitoyablement les gens les plus pauvres de son environnement, provoquant un génocide inique. Quand Sabo lui avait narré son histoire, elle avait cru à une fable, aucun dirigeant de pays ne devait nier sa sérénité à ses sujets ! C'était impensable ! Elle qui s'était battue pour les autres, rendre à Arabasta sa dignité, c'était inconcevable !
Malheureusement, c'était la triste et sinistre réalité. Elle saisissait parfaitement pour quelles raisons le blond ne voulait plus rentrer chez lui, trop de sang avait coulé sous les ponts, dans les fleuves pour être ignoré. Au moins, il se battait pour une cause plus juste, plus honorable, plus en accord avec ses propres valeurs !
Vivi aurait adoré célébrer l'événement en sa compagnie, cependant, il lui faudrait attendre. Elle avait fait apprêter un salon exprès pour le numéro deux de l'armée révolutionnaire dans ses appartements privés. Personne ne le chercherait là, il était hors d'atteinte. Elle avait donné des ordres pour qu'on ne vienne pas la déranger certains soirs, prétextant un besoin de paix et de sérénité.
Or, cette situation ne saurait durer, tout le monde commençait à se poser des questions, surtout dans les classes les plus hautes. Une rumeur à son sujet circulait, comme quoi elle sortait avec quelqu'un de peu net, de peu fiable, qu'elle en avait honte. Sabo était un criminel de classe mondial, il ne fallait pas l'ignorer, pourtant, il était infiniment plus juste que la plupart des nobles !
Au final, quand cette guerre serait terminée, elle n'aurait plus peur de révéler cette relation au grand jour, de se marier avec lui, d'avoir des enfants avec lui. On ne lui tournerait pas le dos quand le gouvernement mondial serait anéanti pour un système plus droit.
-Eh bien, ne te fais pas attendre, mon amour…
Des papillons dansaient dans son estomac, la rendant toute chose, une sensation de chatouillis très agréable se répandait dans ses veines, faisant battre son cœur. Ils ne l'avaient pas encore fait, leur relation restait très chaste, très douce. Ils ne voulaient pas se brusquer l'un l'autre. Ils avaient beaucoup trop de respect.
-Je n'en peux plus d'attendre.
Et puis, elle rit, se rappelant d'une information de la part de Sabo, Nami sortait avec Ace, son frère, son amie sortait avec Ace ! Elles feraient partie de la même famille dans ce cas ! Elles seraient sœurs ! Elle bondit de joie rien qu'à cette pensée !
-Ce sera tellement génial !
Elle rejoindrait officiellement la famille de Sabo, de Luffy et d'Ace de la sorte ! Luffy et elles feraient partie de la même fratrie. C'était insensé. Complètement insensé. Dans un rire embué par les larmes, elle exécuta une pirouette.
Quiconque l'aurait vue à ce moment-là aurait cru voir un oiseau bleu en elle, elle était si aérienne, si légère, qu'elle aurait pu s'envoler à tout instant. Elle étendit les bras vers les nuages, les doigts tendus, le menton relevé, elle ferma les yeux, ne songeant qu'à son bonheur.
-Ah, j'ai vraiment hâte !
Que ces noces soient célébrées, que son désir d'enfant soit assouvi, que son fiancé soit enfin libre de ses mouvements, de ses choix, de ses décisions. Ils auraient tant de moments ensemble, tant de sujets à évoquer…
-La vie est si courte, pourquoi se priver de joie ?
Et elle quitta le balcon, après avoir passé de longues heures sous le soleil chaud et accueillant. Elle devait décider quelle robe elle mettrait quand elle rencontrerait à nouveau l'homme qui gouvernait son cœur !
XOXOXOXOXOX
Yoruichi, Orihime, Rukia et Grimmjow contemplaient les restes de Zaraki Kenpachi, étendu à leurs pieds. Ils étaient essoufflés, couverts de sueur, et de sang. L'homme n'y était pas allé de main morte, et surtout pas à l'encontre de la pauvre rousse. Il lui avait insidieusement rappelé les tourments qu'elle avait subi entre ses mains expertes, qu'elle n'était qu'une prostituée sans valeur. Juste un utérus.
A ces mots, Orihime s'était énervée, avait balancé l'intégralité de son pouvoir contre cet homme qui avait fait de sa vie un enfer, et le reiatsu du monstre sanguinaire s'était comme figé dans les airs. Kenpachi avait été incapable de se mouvoir, il était entièrement gelé. Ce fut ce moment qu'avait choisi Rukia pour intervenir.
Elle avait elle aussi lâché l'entièrement de ses capacités pour mieux s'infiltrer dans ses veines, les globules de l'autre avaient éclaté dans ses veines, et il avait perdu la vie en moins de temps qu'il ne fallait. Résultat des courses, Kenpachi avait implosé, et le liquide rougeâtre s'était écoulé en-dehors de son organisme.
-On peut dire que tu es violente, ma tigresse.
La fierté pointait dans la voix de l'Arrancar du groupe. Il adorait quand elle était furieuse de la sorte, elle était encore plus appétissante au lit. Elle le chevaucherait la nuit prochaine, il se ferait une joie d'être étalé sur le dos, elle à califourchon au-dessus de lui, les seins pointant vers le ciel. Le hurlement de jouissance n'en serait que plus exquis.
-N'est-ce pas mon amour ?
La voix suave de Rukia était franchement délicieuse, pour un peu, il la prendrait aussitôt, cependant, il n'avait pas envie de dévoiler l'intimité de sa douce devant les deux autres femmes. Elles seraient capables de lui demander de partager. Il devenait jaloux ? En voilà une nouvelle et des meilleures ! Il l'accueillait avec joie !
-Il était drôlement coriace ce mec quand même.
Rukia renifla de mépris, ce qui lui donna une allure de femme noble effarouchée, ou bien de chatte un peu arrogante. En tous cas, Grimmjow la trouvait sacrément tentante, pour ne pas dire bandante. A leur droite, Yoruichi, qui prenait dans ses bras Orihime, et lui susurrait des mots d'amour, remplis de la même satisfaction que Grimmjow à l'égard de Rukia.
-J'ai envie de fêter ça dignement.
Et Yoruichi baissa langoureusement sa voix, et approcha ses lèvres de l'oreille de sa merveilleuse Orihime. Elle glissa une main autour de son ventre, et elle se promena sous sa ceinture, avant de trouver le bouton rosé de la belle rousse, qui émit un petit cri.
-Tu sais très bien que je t'appartiens, comme tu m'appartiens.
Orihime avisa Rukia et Grimmjow :
-On les invite à la fête ?
Yoruichi lécha les lèvres de sa douce :
-Non. Tu es à moi toute seule.
Elle susurra encore plus bas, tout en flattant le bas-ventre de sa dulcinée :
-Il est plus que temps de prendre en compte toutes les utilisations du godemiche de Kisuke, tu ne penses pas ?
Le cœur d'Orihime bondit de joie :
-Tu veux dire que… ?
Yoruichi se colla contre elle, lui assurant une position de dominance, tandis qu'Orihime se sentait toute petite à côté d'elle.
-Je veux un enfant de toi.
Yoruichi plongea ses yeux d'or dans les iris argentés de la rousse :
-Tu n'as pas tes règles.
Orihime se colla encore plus contre les flancs offerts de Yoruichi :
-Qui suis-je pour refuser ton invitation ?
Elles observèrent à la dérobée les tourtereaux en train de se faire de l'œil, pour un peu, Grimmjow était possessif, racoleur, il ne laisserait jamais Rukia approcher les deux jeunes femmes, il était beaucoup trop attaché pour cela.
Orihime avait constaté à l'époque pour Rukia avait été beaucoup plus intense qu'elle ne l'aurait cru. Sans s'en rendre compte, elle était son premier véritable amour. Elle avait toujours cru à ce moment-là qu'elle était amoureuse des hommes, cependant, elle n'était fasciné que par leurs corps.
Peu à peu, elle s'était mise à voir le corps des femmes autrement, surtout des femmes aussi sensuelles que Yoruichi qu'elle avait prise pour modèle. A présent, avec sa maîtresse, elle saisissait mieux les implications d'une telle attirance.
Elle regrettait de ne pas avoir accordé plus d'attention que cela à ses pulsions, elle aurait eu tellement plus de temps avec la jeune femme issue d'une famille noble. Elles seraient beaucoup amusées, même si beaucoup moins lorsqu'on les aurait découvertes…
Orihime avait décidé de balayer du revers de la main ses regrets et ses remords pour partir de l'avant, son avenir avec Yoruichi, et elle serait ravie de porter ses enfants.
Ca avance, et doucement, je sais !
Un commentaire ? ^^
