Démenti : One Piece et Bleach ne m'appartiennent pas !


Fin d'une époque

Le cœur de Byakuya saignait abondamment, pire que la mort d'Hisana, celle de Yamamoto le frappa immédiatement. D'autant plus que ses hormones d'homme enceint le taraudaient implacablement. Ses enfants frappaient impitoyablement son ventre afin qu'il réagisse, mais il ne le put pas.

Il avisa un temps le responsable de cet assassinat, Aizen Sôsuke en personne, accompagné de Kurosaki Ichigo, tout aussi engrossé que lui. Le roux avait insisté pour voir le trépas du meurtrier de sa famille de ses propres yeux.

En revanche, le jeune homme ne s'était pas attendu à ce que Byakuya Kuchiki attende les enfants de ce monstre, et pourtant, il aurait dû s'en douter, la manière de l'autre de se montrer toujours complaisant envers Yamamoto, envers la Soul Society, tout aurait dû lui mettre la puce à l'oreille.

Ichigo posa une main sur l'épaule de son amant, il avait pitié de Kuchiki, ne voulant pas qu'il subisse le même sort que celui qui était étendu à ses pieds. L'homme pleurait toutes les larmes de son corps, et il paraissait incapable de se relever tout seul.

-Laissons-le vivre.

Aizen avisa celui qui porterait ses enfants pour le restant de ses jours, et son regard s'adoucit, il lui baisa les cheveux, finalement, il accepterait cette requête. Sa victoire était totale, la Roi et sa famille étaient arrêtés le jour-même.

Les membres de la chambre des 46 aussi, il avait dans sa tête une idée d'un système plus juste, basé entièrement sur les élections. Les habitants du Rukongai pourraient y participer sans aucune doute, il fallait juste leur offrir l'éducation adéquate.

On offrit le temps à Byakuya Kuchiki de rassembler ses affaires, de s'exiler de la Soul Society, pour un endroit retiré, reculé, isolé de tout. Une vieille servante le suivit, ainsi qu'une enseignante. Toutes deux le connaissaient depuis petit.

Le fils de Soi Fon et Yamamoto, d'Oomaeda et Soi Fon prirent leurs propres effets personnels et se réunirent auprès de leur « nouvelle mère ». Kuchiki combattit durement pour obtenir la garde du fils de Kenpachi et Inoue, la jeune fille lui affirma qu'elle aimerait l'élever.

Dépité, l'homme enceint délaissa le Gotei 13 pour d'autres contrées, plus propices à l'accueillir, lui et sa grossesse. Il prit la direction des montagnes, emprunta des vallées et des routes inconnues pour les Shinigami.

Il dénicha un petit village désolé, il s'y construisit un petit nid, et dans le stade avancé de sa grossesse, il se laissa tomber sur un lit de fortune. Lui qui avait été habitué au traitement de faveur reçut un sévère rappel à l'humilité.

Le fils de Soi Fon et Yamamoto avait reçu une formation d'infirmier en plus des arts militaires prit soin de Byakuya, le pouponna et fit en sorte qu'il se sente le mieux possible. Il avait la fièvre, ne supportait plus ses jambes.

Le jour de l'accouchement fut terrible, le cœur de Byakuya était littéralement en feu. Trois enfants naquirent. Deux garçons et une fille. Ils soupçonnèrent Mayuri d'avoir exagéré la dose d'hormones femelles dans l'organisme de Kuchiki.

Hélas le scientifique fou était mort et enterré, dans l'impossibilité de répondre de ses actes. Les semaines qui suivirent il fut particulièrement bichonné, on le remit sur pieds. Les vieilles dames s'occupèrent du mieux qu'elles purent de ces enfants à peine sortis du ventre de leur maître.

Kuchiki fut incapable d'allaiter ses rejetons, néanmoins, le temps faisant, il réussit à leur offrir un peu de son sein. Leur croissance le combla de bonheur. Le manque éprouvé par la mort de Kenpachi et le sort de Yamamoto fut réduit à néant grâce à ses chers petits.

Les deux fils de Soi Fon l'assistèrent dans sa toilette et sa protection personnelle. Byakuya comptait sur les deux aînés de la fratrie de cinq enfants pour l'aider. C'étaient de véritables garnements. Il aimait faire la lecture, leur apprendre des trucs de Shinigami et partager des trucs au sujet des garçons avec sa fille.

Le fils de Soi Fon et Yamamoto se joignait à ces sessions. Lui aussi avait de l'attirance pour les hommes et regrettait de ne pas avoir trouvé l'âme-sœur avant de rejoindre Byakuya Kuchiki dans son exil. Byakuya et le jeune homme se consolaient mutuellement.

Il arrivait que Kuchiki se réveille en sursaut, dans la nuit, après un cauchemar mouvementé, cela dit, il était vite réconforté, rien de grave ne se passait. Il se rendormait ensuite dans sa chemise de nuit en dentelle.

Ses bébés dormaient paisiblement dans leurs berceaux à ses côtés, pas de raison de s'inquiéter, juste de mauvaises pensées passagères. Il apprit à prendre soin des plantes, à concocter des petits plats, et à coudre des habits.

Il plaisantait en affirmant qu'il était une vraie femme au foyer, mais c'était le cas. Il langeait ses enfants, leur offrait le sein, sous le regard bienveillant des femmes, rangeait le linge, aérait la maison, faisait le ménage.

Il portait essentiellement des vêtements de femme, se coiffait telle une femme, se peignait le visage telle une femme, à tel point qu'on ne devinait pas que c'était un homme autrefois. Kenpachi et Yamamoto avaient cerné sa personnalité, il était une vraie femme au fond.

Byakuya exigea qu'on l'appelle « madame » et non plus « monsieur ». Il se caressait le vagin, en cas de manque, avait ses règles, ses humeurs. Parfois, si un marchand passait dans les parages, il lui offrait le logis, et si l'homme était attirant, son lit.

Le chef du village était un de ses « invités » réguliers. Il s'était coupé le pénis lui-même, avec l'assistance du fils de Soi Fon et Yamamoto. L'opération pour la transformation complète avait duré plus d'un an.

Parfois le fils de Soi se joignait à Byakuya pour ses nuits, ils s'échangeaient leurs amants, un des riches fermiers des environs pénétrait aussi cette femme inconnue, et d'autres gens tout aussi importants. Mayuri avait abusé des hormones et des produits, il n'y était pour rien.

Aucun n'avait la saveur des mâles qu'étaient Yamamoto et Kenpachi mais au moins, il était satisfait pour le moment. Il lui faudrait chercher un père pour ses nombreux enfants, il tomba sur un charmant seigneur guerrier qui l'invita chez lui.

Leurs noces furent ardentes, aux goûts de Byakuya. Il trouva le bonheur en sa compagnie et eut une ribambelle d'autres enfants. Il goûta aux joies de la grossesse et de l'allaitement encore et encore. Le clan s'agrandit et Kuchiki ne quitta plus la chambre du seigneur local, vivant comme une dame de la cour.

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Sengoku fut moins chanceux, il fut envoyé en prison après qu'on eut révélé ses liens un peu particuliers avec des esclavagistes qui envoyaient des tas de sirènes et de filles dans les bras d'Aka Inu. Il comptait son propre lot d'esclaves sexuelles et de prostitués.

Tout comme Aka Inu, il comptait une flopée d'enfants répartis dans le monde. Il avait refusé à ce que chacune de ses conquêtes avorte, leur ayant inculqué que c'était un honneur de recevoir sa semence, ainsi que de couver sa progéniture.

Malheureusement, la plupart d'entre elles étaient voués à des travaux ménagers, condamnées à des petits boulots pour joindre les deux bouts. Toutes étaient rejetées par leurs familles, et leurs amis, si elles en avaient encore.

De ce fait, certaines avaient construit des associations qui regroupaient les victimes de Sengoku, même si l'homme n'était pas inquiété pour ses méfaits. Au contraire, on trouvait toujours une parade pour le défendre.

Toutes les femmes avaient décidé de leur propre chef de coucher avec un des hommes les plus puissants de la planète afin de porter son enfant. Elles avaient apparemment ambitionné de devenir les amantes officielles de Sengoku.

L'Armée Révolutionnaire avait trouvé des emplois pour les jeunes femmes en détresse, les avait redirigées vers des centres de soin, des hospices. Hélas, plusieurs d'entre elles avaient une telle mauvaise estime d'elles-mêmes qu'il leur avait fallu des années pour se rétablir psychologiquement.

Les plus combatives de ces femmes avaient rejoint les cercles des défenseuses des victimes d'Aka Inu. Leurs enfants avaient grandi ensemble, elles avaient fondé des écoles, rien que pour leurs rejetons, monté des villages entiers dans des zones moins favorables.

Elles avaient révélé une force mentale herculéenne, pour les plus puissantes d'entre elles. Les autres avaient rejoint les rangs de l'Armée Révolutionnaire, s'étaient cantonnées à des postes de regroupement de données.

Les gens de Dragon n'avaient eu rien contre le fait de voir les enfants naturels d'Aka Inu et de Sengoku dans leurs rangs, au contraire, ils les voyaient comme autant de victimes. Ils n'avaient pas demandé à naître sans amour.

Ils étaient autant d'orphelins, et avaient gagné les instituts fondés par l'Armée au fil des années.

-Que deviendront-ils ?

Dragon avait répondu à cette question simplement, et tellement cyniquement :

-A eux de choisir !

Il avait clos le débat.

A présent que l'homme était derrière les barreaux, qu'il ne se rendait toujours pas compte de l'ampleur du désastre humain qu'il avait commis, l'homme ne souriait pas, les menottes en granit marin muselaient son pouvoir.

Il haïssait le fils de Garp plus que tout et Garp aussi.

Il n'arrivait pas à croire que le vieil homme l'avait pris en embuscade, lui avait fichu une raclée digne de ce nom après tant d'années en bons termes ! Sengoku avait vécu cette scène avec une humiliation sans nom.

S'ajoutaient à cela le fait qu'Ace avait survécu, que Sabo et Luffy se tenaient à ses côtés, qu'à eux trois, ils formaient une armada invincible. Il avait eu envie de les écraser de son poing. D'effacer leurs expressions victorieuses.

-Te voilà vengé cher frère !

-Sabo, tais-toi !

Le blond s'était tu, avait observé son aîné de loin, et aperçut une mine qu'il ne lui avait jamais connue autrefois, un air d'espoir. Il était enfin libre ! Il n'était plus le fils d'un démon sanguinaire !

D'ailleurs, Roger et lui avaient fêté ses fiançailles avec la belle Nami. Les trois personnes s'étaient rendus dans un bar et avaient bu sans relâche jusqu'au lendemain matin.

Quand Nami avait annoncé sa grossesse à Ace, l'homme n'avait pas masqué sa joie. Il allait avoir des petits-enfants ! C'était génial !

Ace, quant à lui, était resté sans voix pendant quelques minutes, puis un torrent de larmes avait jailli de ses yeux.

Il avait pris sa magnifique épouse dans les bras, sans trouver quoi dire, les bras tremblants. C'était incroyable ! Dément !

Puis, Ace avait révélé la nouvelle à ses frères, qui avaient à leur tour organisé une célébration pour la famille qui s'agrandissait !

-Je suis le seul qui n'est pas encore parent de nous trois.

Nami était enceinte, Luffy avait déjà des jumeaux, et enchaînait sur plusieurs autres frères et sœurs.

-Tu te maries quand ?

Sabo vira au rouge vif :

-Je ne sais pas.

Luffy et Ace levèrent les yeux au ciel :

-T'es sérieux ?

Sabo évita leurs yeux désapprobateurs :

-Ecoutez, Vivi est si pure…

Ace répliqua :

-Tu l'aimes ou quoi ?

Sabo baissa le menton, baragouina quelque chose dans le genre qu'il n'y arriverait jamais… Ace lui frappa le dos de la tête. Le blond releva la nuque, éberlué par le geste d'Ace.

-Quoi ?

Ace assena froidement :

-La vie est courte, fais-le ! Vis pas dans le regret comme moi !

Sabo resta bredouille pendant quelques minutes avant de réaliser la portée des mots de son frère aîné. Ace était déjà dans l'au-delà, il avait le statut de Shinigami, pouvait espérer vivre des siècles, cependant, Sabo était encore dans le monde des vivants.

-Très bien, je vais organiser une cérémonie de fiançailles…

Ace et Luffy se dévisagèrent pendant de longues minutes, conscients qu'ils avaient la même chose en tête. Les nobles et leurs manières…


Une petite review ?