Note de l'Auteur: Bonjour, Bonsoir, cher lecteur, chère lectrice. Nous commençons à entrer dans les chapitres qui n'ont pas été vérifié par mes escl-amis, par mes amis, je m'excuse (même si c'est malpoli, de s'excuser soi-même) donc si c'est un peu plus... brouillon? Moins compréhensible? Bref.
Je ne savais pas comment finir ce chapitre (j'ai mis près d'un mois à l'écrire, j'ai été plusieurs fois bloqué pendant l'écriture) alors, me taper pas. S'il vous plait. Je vous aime, lecteur, je vous aime!
Petit fait: Quand j'imaginais d'Appy, je voulais -pour son nom- faire un mot-valise en rapport avec les pommes, et il m'est revenu en tête "Pomme Reinette et Pomme d'Api". Oui oui, z'avez bien lu. Apple voulant dire pomme, j'suis parti sur ça, "Appy". Puis je me suis souvenue que les français avaient, en moyenne, un mauvais accent anglais. Happy devant Api. C'est bon, j'avais son background avec ce simple mot.
Réponses Aux Reviews:
Lia9749: Merci pour ta Review! J'ai toujours vu Sirius comme quelqu'un qui pense au court terme, et cette fanfiction se déroule pratiquement que par la vision de Severus, donc on ne voit pas trop ce que fait notre cher Gryffondor -même si j'essaye de régler ça dans le chapitre 5. De base, Appy ne devait pas apparaître si tôt mais j'ai tant aimé le créer que je voulais l'utiliser tout de suite. (Merci d'avoir relevé la faute, je ne l'avais pas vu même après avoir vérifier le chapitre plusieurs fois)
adenoide: Je me doute que si Sirius commence à penser comment ça pourrait se passer avec les yeux d'autrui, ce ne serait plus trop Sirius (et Severus n'aurait pas autant souffert lors de Poudlard)
Disclaimer: Je dois rendre à César ce qui est à César: Harry Potter ne m'appartient pas, la saga a été créée (y'a trop de 'e' à la suite dans ce mot) par J.K. Rowling. Cette fanfiction n'est que l'œuvre d'un Ocelaw débordant d'imagination.
Voici ici des repaires pour savoir qui est qui:
Grigori 'Gricha' Ilitch Bezhatev: Severus Rogue
Léonid 'Lionia' Ilitch Bezhatev: Sirius Black
Louka Léonidivitch Bezhatev: Harry Potter
Appy: l'Elfe de Maison
PS: Ce chapitre est posté en avance parce que je n'aurais pas le temps de le faire pendant les jours qui suivent.
Severus avait envoyé Sir-Léonid dormir, lui assurant qu'il allait s'occuper de l'aigle. Ce dernier était maintenant sur son épaule à attendre. Le vampire s'était assis dans le Salon Orange.
Le Serpentard décacheta la lettre de la part de Walburga Black. Il était inscrit:
"Cher Sirius Black, mon fils accusé à tord, cher Severus Rogue, mon neveu perdu,
Je tiens tout d'abord à vous rencontrer pour que l'on puisse discuter de votre avancée dans l'éducation de l'enfant.
Je passerai vous voir, si je ne m'abuse, dans deux jours à l'heure du repas. Vous n'aurez qu'à allumer la cheminée de la salle la plus confortable.
J'aimerai aussi vous informer qu'un environnement aussi princier doit être traité avec la meilleure des façons, je vous transmettrai, lors de notre proche rencontre, comment s'occuper de ce domaine.
J'aimerai aussi m'excuser auprès de toi, Sirius, de t'avoir rejeté alors que tu étais pour la juste cause. Et de vous, Severus Rogue, de ne pas être allée vous récupérer de chez cet infâme chose qu'était votre géniteur et de votre naïve mère.
Veuillez recevoir, mon cher fils, mon cher neveu, l'assurance de ma considération distinguée,
Walburga Black, Lady de La Noble et Très Ancienne Maison des Black."
Alors. Bon. Ils auraient environ deux jours avant l'apocalypse, si ce n'est plus. Il ne doutait pas que Lady Black voudrait des explications sur le pourquoi du comment Sir-Léonid ne lui avait rien dit. C'était quoi cette histoire de neveu perdu? Pour qu'elle le mette autant en avant voulait dire qu'il était un très proche parent. Est-ce que la Dame savait pour Le Manoir de la Forêt? Il ne comprenait pas vraiment, lui qui, d'habitude, intégrait facilement les choses. Cela le frustrait.
Ils avaient environ deux jours pour imaginer une histoire cohérente et qui mettrait la Mère Black dans leur poche. C'était tout juste suffisant. Quoique avec le Cabot, cela allait être difficile. Surtout qu'il devrait expliquer réellement ce qu'était un Calice pour un Vampire, que c'était une sorte de 'mariage', en résumant grossièrement. Quoique, peut-être pas.
Et l'aigle ne voulait pas partir. Même après avoir grogné dessus. Comment Severus enverrait une réponse ? Parce qu'il ne voulait pas utiliser le seul animal volant qui ne s'enfuyait pas à sa vue. Un très bel oiseau, par ailleurs. Noir pétrole était la couleur recouvrant son corps et ses longues ailes. Son bec, sac gulaire, et plumes aux extrémités étaient d'un rouge rayonnant. Les plumes sombres, au Soleil, avaient des reflets d'un orange envoûtant. Le Vampire sentait qu'il devait protéger le volatile, c'était donc hors de question d'envoyer l'animal à un endroit potentiellement dangereux.
Severus avait une migraine rien qu'à penser à tout cela.
C'était le Jour J, le Moment M, le Temps T. Il était en train de préparer l'entrée du repas sous l'œil curieux de Sir-Léonid. Severus vérifia la qualité de la viande. Trois fois. Il ne savait pas si la Dame préférait si elle était grillée ou cuite normalement. Il tourna à la tête tellement vite qu'il aurait pu se faire mal, s'il n'était pas mort, ce jour-là.
-Ta mère. Elle préfère la nourriture cuite ou grillée?
-Cuite. Mais pourquoi tu donnes tant d'effort pour elle? Tu n'aimes pas les gens, d'habitude. Et on a un elfe. Severus se remit à son travail.
-Elle sera une bonne alliée. répondit le Vampire. Laisserais-tu un ou une invité mourir de faim ou qui n'aimerait pas ce qu'il prépare à ta table? L'elfe préparera le thé et ce qui l'accompagnera, sur cela, je ne m'y connais pas assez. Va chercher un vin et une bouteille au lieu d'être inutile.
Ils avaient décidé, enfin plutôt le Serpentard avait décidé, que le petit mangerait avant eux. Là, il dormait tranquillement.
Après quelques temps, ils étaient enfin prêts. Ils attendaient dans le Salon Orange. Sir-Léonid avait allumé la cheminée. Trois minutes passèrent et une femme apparut dans les flammes vertes. L'Animagus et le Vampire se levèrent pour saluer Walburga Black, puisque c'était elle, convenablement.
D'un coup de baguette, elle enleva la suie de ses vêtements.
Elle n'était pas dans la fleur de l'âge, des cheveux blancs parsemaient sa chevelure noire, mais la femme gardait une posture noble. Ses perçants yeux d'argent les sondaient, comme pour vérifier s'ils n'étaient pas des dangers potentiels à son égard. Elle sourit discrètement, certainement contente de celle qu'elle vit.
-Appy, débarrasse Lady Black de sa cape. dit Severus.
-Voyons, mon neveu, appelez-moi par mon prénom. exigea Walburga. Comme tu t'es assagit, Sirius. Ton père, Orion, serait fier de l'image que tu renvois.
-Asseyez-vous, Mère. Je n'ai fait qu'arrêter d'être ce que je n'étais pas. Mais, pour éviter des erreurs -même si je sais que vous en feriez pas- nous préférions vous proposer de nous appeler par nos nouveaux noms. informa Sir-Léonid.
Severus devait l'avouer, Sir-Léonid savait rentrer dans son rôle. Il se demandait bien où était bien passé le Lion Téméraire qu'il était avant que Lady Black fut arrivée.
-Puisque je n'ai jamais vu l'utilité de t'apprendre le Russe, je suppose que c'est Severus qu'il les a choisis. Me fourvoierai-je, mon neveu? demanda Walburga.
-C'est bien cela, ma Tante. J'ai décidé de prendre le nom de Grigori Ilitch Bezhatev, et que votre fils porte le nom de Léonid Ilitch Bezhatev.
Elle acquiesça légèrement, sans doute pour approuver ces choix.
-D'après les torchons qui servent de journaux aux Britanniques, vous auriez enlevé Harry Potter. Est-ce vrai?
-En apercevant la disparition du Seigneur des Ténèbres, nous avons trouvé judicieux de l'emmener avec nous ici. Si, un jour, Il reviendrait, le petit, maintenant nommé Louka Léonidovitch Bezhatev, sera du bon côté. répondit Severus. Malgré ce que Karkaroff a pu révéler, jamais Lionia ne s'est retrouvé devant le Seigneur des Ténèbres.
Sir-Léonid avait voulu réfuter ce fait énoncer par le Directeur de Durmstrang, cette rencontre était facilement contestable. Si par un pur hasard, vous commenceriez une discussion avec Bellatrix Lestrange, de naissance Black, très rapidement, elle assurera que toutes les rencontres avec le Seigneur des Ténèbres par autrui étaient surveillées par la Mangemorte. Autant elle était très loyale, autant elle était fière de cela et le criait sur tous les toits.
-J'ai cru comprendre que toi, mon fils, tu étais du bon côté. Je sais qu'il faut faire attention à ce que crachent ces médiocres quotidiens, mais toutes rumeurs naissent bien quelque part. remarqua la Dame.
-En effet Mère, seulement, même si sur mes avant-bras, aucune marque d'un quelconque reptile n'est visible, j'ai saboté certaines missions de Dumbledore. Vous souvenez-vous de la Bataille de Helga's Hills? Celle-là même qui mit fin aux derniers héritiers portant le nom Prewett, ne laissant qu'une vieille dame et un homme stérile à la lignée. Et bien, j'y ai mis mon grain d'asphodèle, quelques sorts de découpes ici et là lancés, par inadvertance, sur l'un des deux Prewett, ne voulant toucher, qu'au départ, un simple Mangemort de bas-étage. affirma Sir-Léonid.
Le regard plein de fierté de Lady Black se posa, en premier temps, sur Severus, puis sur son compagnon de galère. Le Serpentard n'avait pas été là à cette bataille, mais d'après les Mages Noirs survivants, cela avait été un massacre, des deux partis. La Gazette du Sorcier en avait longtemps parlé, et avait pointé du doigt Bellatrix Black, surnommé la Folle Sombre, en remarquant qu'en effet, c'était une dangereuse sorcière, et que sa puissance n'avait d'égale que sa folie.
Le Vampire proposa à Walburga de changer de pièce pour débuter le repas. La nouvelle salle avait été choisie, parce qu'elle possédait une table ronde. Cela prouvait qu'ils étaient tous égaux. S'ils avaient dégusté le dîner sur une table rectangulaire, quelqu'un aurait forcément voulu être en tête de table, il y aurait eu conflit, où, en tout cas, une marque de la personne qui commandait. Or, Sir-Léonid faisait presque rien pour leur situation, ce qui aurait mis Severus en bout du meuble, et leur invitée aurait compris que sa progéniture n'était point utile. Mettre celle-là à cette place lui ferait comprendre qu'elle contrôlait leur condition -ce qui n'était que très peu vrai.
Ils s'assirent, et Appy apparut, une bouteille de sang et une de vin dans ses mains. En jugeant le visuel, Severus ne constata aucune différence, mais par l'odeur et le goût, aucune ressemblance ne pouvait être détecté. L'Être de la Nuit sourit et prit la bouteille contenant son alimentation principale, pour ne pas dire exclusive. Il s'éclaircit la voix.
-Il est évident, ma chère Tante, que ce que nous vous avions révélé, jusqu'à maintenant, n'était point important. En cherchant un peu, toutes les données pourraient être vérifiées, et pour les faux-noms, nous pourrions les changer, ou, tout simplement, vous effacer la mémoire et partir dans un autre pays. Je ne vous ai rencontrée qu'une seule fois avant, sous conseil de ma mère, ma chère naïve mère. Je peux donc affirmer sans aucun doute que vous êtes bien celle que nous attendions. Sans oublier Lionia, qui a vécu avec vous pendant assez longtemps pour vous reconnaître simplement à votre posture.
Le Serpentard regarda intensément son colocataire. Ce dernier tapota en dessous de son œil. Se retenant de souffler, Severus ouvrit la bouteille d'une main, attira un verre à son autre. Il remplit son récipient en fermant les yeux. Il entendit Appy en faire de même pour les humains en annonçant ce qu'il allait leur donner. Le prédateur prit une grande inspiration pour arrêter son instinct de chasseur avant qu'il ne s'installe trop, et il but son verre lentement, appréciant le liquide. Il fronça les sourcils en découvrant le goût qui n'était pas celui d'un animal. Le Buveur de Sang n'avait pourtant pas tué un être humain, ces derniers temps. Il demandera plus tard à l'humain à ses côtés.
-Excusez-le, Mère, il a certains problèmes incurables. Il n'en mourra pas, c'est bien certain, mais ce que son Elfe lui a donné est un... stabilisant. informa Léonid. Gricha, si tu ne te sens pas bien, tu peux remonter, ta maladie ne te permet pas de rester très longtemps comme ça, tant qu'on ne trouve pas ce-que-tu-sais.
Ils avaient décidé cela. Ne pas révéler directement sa nature et l'Animagus de l'autre. Et le fait d'être très proche, comme des vrais frères. 'Même si tu fais semblant, un jour tu le feras pour de vrai.' avait dit un des enseignants qu'il avait eu avant Poudlard. Bon, ce n'était pas au sujet des sentiments, mais sur le fait d'écouter en classe. Et même pas une phrase pour lui. Sauf que ce n'était qu'un petit détail.
La femme hocha la tête et goûta le vin, qui devait être de bon cru, vu le visage qu'elle affichait. L'humain continua.
-Vous aviez écrit dans votre lettre, que, Gricha, était votre neveu, et par extension, mon cousin. Comment cela est-ce possible?
-Son grand-père, Ilia Bezhatez, n'ayant pas de femme à ce temps-là, cherchait une mère à son futur héritier. Son dévolu s'est jeté sur Irma Crabbe, alors que celle-là avait été fiancée à Pollux Black. Suite à cela, le mariage s'est dépêché et je suis née de cet... imprévu. Un rituel d'adoption à ma naissance permit à garder le secret et à truquer la tapisserie. Un rituel d'adoption marque sur celle-ci l'enfant qui le subit. Je ne l'ai su qu'à mes dix-sept ans, quand Iloucha me retrouva et me rattacha à sa demeure en Sibérie, c'est-à-dire, ici. Il était connu comme étant un coureur de jupons, mais seulement deux filles furent déclarées, et bientôt deux autres personnes.
-C'est donc pour cela que vous n'avez pas les yeux bleus des Prince, malgré votre ascendance. conclut Sir-Léonid.
Chaque famille avait une particularité physique, et la plupart du temps, elle était héritée du père. Des cheveux indomptables pour les Potter, les cheveux blonds, presque blancs, des Malfoy, les yeux argentés pour les Black et les ceux, bleus, des Prince, étaient des exemples parmi tant d'autres. Chose rare était que les Prince n'avaient pas un bleu défini, il pouvait être clair, presque vert, banal, ou encore foncé. Chose extraordinaire était que Severus avait les yeux bleus, presque noir, mais bleus, et qu'il les avait hérités d'Eileen Prince, sa mère.
Lady Black tourna la tête vers lui.
-Eileen était donc ma demi-sœur, ce qui me donnait les droits de vous récupérer lors de sa mort, puisque apparemment, votre géniteur ne s'occupait pas de vous. Même si j'aurai dû refaire toute votre éducation et que je n'étais pas dans les meilleurs rapports avec votre mère, je l'aurai fait. Je ne supporte pas savoir qu'un descendant des Prince, même de sang impur, ne soit pas bien traiter. Je regrette de m'être souvenu que trop tard que feu Regulus, mon autre fils, m'avait révélé que vous étiez un Prince qui portait le nom de Rogue après la mort de ce Répugnant Insecte.
Oh, cela. C'était son premier acte en tant que Mangemort. Tuer Tobias Rogue. C'était quatre ans après qu'il eut assassiné sa mère en la poussant du haut des escaliers. Aucun témoin. Aucune preuve contre lui. Aucun emprisonné. Mais Severus avait toujours su qu'il était son meurtrier. Et Tobias l'avait avoué le jour de son décès. Sous la torture, il avait rit et avait mis encore plus en colère le Vampire en le révélant. La Police n'avait jamais retrouvé son corps, ni de sang. Ni rien, en fait.
Essayant de ne pas se remémorer cette date, il but un autre verre. Et l'entrée apparut sur la table. Du Borsch à la betterave et avec quelques morceaux de viande. Il avait exigé avoir une plus petite part que les deux autres. Sa maladie l'y obligé. Officiellement, cette dernière lui coupait la faim. Officieusement, c'était pour gâcher le moins de nourriture, parce que son corps n'assimilait pas les aliments dits "normaux" et Severus était obligé de régurgiter ce qu'il ne pouvait pas en tirer des nutriments.
La soupe, qui ressemblait plus à un bouillon, avait l'air mangeable. Juste mangeable. Elle n'avait pas l'air appétissante, ni déroutante. Enfin, pour lui. Il l'a bu sans impatience. Son goût n'était pas mauvais. Son goût n'était pas bon, non plus. Mais au vu de la tête de Sir-Léonid, le Vampire avait réalisé une entrée succulente. Il était peut-être bon pour jouer un rôle, mais cacher sa joie gustative, cela devait être impossible pour lui.
-Ma Tante, commença Severus, ne vous inquiétez pas de mon éducation. Je n'ai rien retenu de la sienne. Ma Mère m'a donné la bonne méthode de vivre, sans m'apprendre que les Moldus étaient des êtres répugnants. Mais cela, j'ai pu le comprendre très tôt, et, Lucius Malfoy me l'a bien fait souvenir lorsque je n'étais plus sur la bonne voie. Malgré le fait que j'ai pu m'associer plusieurs fois avec une... Sang-de-Bourbe, j'ai su me racheter de cette erreur de jeunesse. Ce qui me dérange, c'est l'éducation de Louka.
-Il faudrait l'élever tel le Sang-Pur qu'il aurait dû être, sans compter son ignoble ascendance maternelle. Puisque Léonid va être son père, ce que vous avez sous-entendu plus tôt dans la soirée, il serait raisonnable de cacher que sa mère était une Sang-de-Bourbe.
-Nous avons décidé de faire un rituel d'adoption après un rituel d'apparence. Celui d'adoption ne serait fait que par Lionia, dans le but d'effacer la Marque des Potter, pour la mère, on la laissera comme telle. Bien sûr, il sera fait après avoir changé nos apparences pour qu'elles ressemblent à celle de mes aïeuls, et de façon durable.
Et Severus ne put en dire plus. Le reste du repas, il le passa dans un état second, à chercher en vain des réponses -le vampire savait qu'eux deux ne pouvaient pas risquer la ré-apparition des yeux rouges.
Parce qu'il trouvait cela dérangeant, le fait que Lionia savait aussi bien jouer un rôle. C'était à la limite de l'effrayant. Qu'avait-il pu cacher grâce à ce talent? Il n'aurait jamais pu ne pas l'utiliser. Il avait pu mentir lors de la blague de la Cabane Hurlante pour que ses amis lui pardonnent plus vite. Peut-être était-il vraiment le Gardien du Secret, par ailleurs. À vérifier avec la Légillimencie.
Mais si Severus l'observait mieux, il remarquait que ses mains étaient parcourues de tics dès que l'Animagus mentait ou que la Dame Black disait quelque chose de trop limite. C'était léger, très léger. Un doigt s'appuyait sur la table quand la Lady prononçait une insulte envers les Nés-de-Moldus et les Moldus. Deux autres d'une même main se frottaient lorsque Sir-Léonid sortait leur histoire remaniée –stress ou mensonge? Telle était la question.
Ah. Il y avait eu un mouvement dans la périphérie de sa vue. La Dame se levait.
-Mon fils, mon neveu, je dois malheureusement m'éclipser. Des affaires attendent, même si elles sont moins importantes que vous deux, je dois vite les finir. Lionia, l'aigle est un présent, il est normalement arrivé la veille de ton anniversaire, il n'a pas de nom, c'est donc à toi de lui en donner.
Les deux faux-russes accompagnèrent la Lady Black à la cheminée du Salon Orange, se firent des au-revoir, et la regardèrent partir dans les flammes vertes.
Oh. Il avait encore la bouteille de sang dans la main. Il se sentait mieux après s'être abreuvé de la sève humaine. La fragrance de cette dernière n'était pas si inconnue que cela. Il était difficile de deviner à qui le liquide vermeil appartenait s'il n'était pas dans son récipient initial. Sauf qu'il n'y avait que très peu de possibilités pour apprendre l'identité du donneur.
Sirius Black. Ou Léonid Illitch Bezhatev. Cela dépendait de la période où on avait connu cet humain.
Celui-là se retourna vers lui, l'air de vouloir le voir dans un cercueil, six pieds sous terre.
-T'as failli tout faire foirer! Et c'est toi qui n'arrête pas de répéter de ne rien échoué pour ne pas se faire prendre! Cria l'humain.
-Tu aurais préféré finir à Azkaban, ou être en train de fuir inlassablement avec un gamin que tu es incapable de soigner? Répliqua le Vampire.
-Si c'est pour éviter de voir ta gueule de mort-vivant chaque putain de jour, ça me dérangerait pas, Mangemort! Cracha l'inconscient.
-Vas-y! Va crever dans la forêt, dans le froid, dans la solitude! Va retrouver ton loup, pour mieux voir en face la Sombre Dame à la Faux! Va, je ne te retiendrai point, je voudrais voir ta tombe pour mieux ricaner face aux conséquences de ta stupidité! Fuis, fuis comme le lâche que tu as toujours été. Va, renie encore ton côté Gryffondor.
Severus le voyait partir, sans un regard en arrière. Mais il dit quelque chose. Quelque chose qui lui fit savoir qu'il ne reviendrait pas.
-Je préfère croiser la Sombre Dame à la Faux en serrant ma veste autour de moi en étant transi de froid, que de croiser tes canines en retournant ma veste en étant caché dans un pays qui n'est pas le mien.
Il partit faire ses affaires, prendre l'enfant, marcher dans entre les arbres.
Dans ses affaires, il y avait des vêtements simples, de la nourriture, sa baguette, l'aigle. Et la solitude les suivit tous les deux. Louka ne comptant pas.
Sans que Severus s'en rende compte, un lien trop fragile s'était tissé entre eux. Il le savait, maintenant. Le Vampire n'aurait pas pu imaginer à quel point la solitude était fourbe. Oh, ça, non. Il n'aurait pas pu.
