Note de l'Auteur: Bonjour, Bonsoir, cher lecteur, chère lectrice. Je viens de finir ce chapitre. Mea Culpa s'il reste des fautes, je ne voulais pas le poster dimanche. J'ai bien aimé l'écrire -surtout la partie où je teste plein de choses. J'ai pas l'habitude d'écrire depuis Sirius, mais j'espère que ça ne va pas trop vous déranger. Bon Chapitre, mes chers lecteurs!

Réponses Aux Reviews:

Lia9749: Merci pour ta Review! Oui, oui, Sirius s'en va avec Louka et tu sauras pourquoi très très bientôt. Et ne t'inquiète pas pour nos deux protagonistes!

adenoide: Sirius a toujours été immature, et Severus l'a été dans presque tous les livres avec Sirius et Harry. Je ne pouvais pas laisser cette partie de leur caractère de côté, ce serait un crime!

Disclaimer: Je dois rendre à César ce qui est à César: Harry Potter ne m'appartient pas, la saga a été créée (y'a trop de 'e' à la suite dans ce mot) par J.K. Rowling. Cette fanfiction n'est que l'œuvre d'un Ocelaw débordant d'imagination.

Voici ici des repaires pour savoir qui est qui:

Grigori 'Gricha' Ilitch Bezhatev: Severus Rogue

Léonid 'Lionia' Ilitch Bezhatev: Sirius Black

Louka Léonidivitch Bezhatev: Harry Potter

Appy: l'Elfe de Maison

PS: Je crois qu'écrire ce chapitre en écoutant des OST's de JoJo était une mauvaise idée, je passais plus mon temps à danser qu'à rédiger (Ahlalah, Torture Dance, Killer et Il Vento d'Oro! Sans oublier The Pillar Men Awaken!)


Severus. C'était un nom qui le hantait, d'une certaine manière. Pas comme Nick-Quasi-Sans-Tête ou encore James. Nick n'était qu'un simple fantôme, un spectre qui parlait avec des vivants. James… James était un 'Et si', comme il les appelait. Qu'est-ce qui se serait passé s'il était resté le Gardien du Secret ? Et si Remus, James et lui avaient vu que Peter sombrait du mauvais côté, qu'est-ce que se serait-il passé? Et si… Et s'il arrêtait de penser à eux? Cela semblait être une bonne idée car Sirius sentait son souffle s'alourdir.

Severus, donc, le hantait. Que le nom, pas la personne. Quoique... Il haussa les épaules. L'Animagus se disait que rester avec ce monstre –un Vampire ne peut être qu'un monstre, surtout un Serpent comme lui- lui assurait leur mort, à Harry et lui. Mais… Mais Rogue n'avait pas eu l'air de vouloir le tuer, il y avait presque deux jours. Environ une trentaine d'heures depuis qu'il était parti. Le Soleil allait bientôt pointer le bout de son nez, par ailleurs.

Severus n'était pas affecté par l'Astre Lumineux. Apparemment, les Vampires qui n'étaient toujours pas des Canines Sanguines (des Dents Blanches, s'il avait bien compris, mais peut-être était-ce ceux qui étaient matures et n'avaient pas de Calices, Sirius n'était pas sûr de lui) ne brûlaient pas face à la lumière du jour. Seuls les Originels pouvaient se balader le jour sans une quelconque crème Anti-UV, et ils n'étaient que très peu –moins d'une dizaine au court des deux derniers siècles.

Severus lui avait expliqué brièvement que ceux-ci perdaient la mémoire de leur ancienne vie, étaient immunisés contre les Rayons Solaires, et étaient, en général, plus puissant que trois Vampires réunis à la pleine force de l'âge. Par contre ils devaient avoir au moins deux Calices, comparé aux autres Vampires qui n'avaient besoin (et ne pouvaient avoir) qu'un seul Serviteur Vampirique. Et ça, il l'avait appris dans le peu de livres en anglais ou en français traitant le sujet. En effet, un certain monstre avait grogné sur un certain Animagus, puisque ce dernier n'arrêtait pas de le faire chier et je ne suis pas une encyclopédie vivante sur les Originels, sers-toi de tes quelques neurones pour aller prendre une encyclopédie non-vivante, Imbécile.

Severus était presque toujours dans la bibliothèque immense, dans les cuisines et dans le laboratoire, Sirius ne le croisait donc que peu de fois. En un peu plus d'une semaine, le Gryffondor avait pu observer certaines de ses manies, quand il n'était pas occupé par Harry. Le Vampire fixait le vide lorsqu'il réfléchissait à quelque chose (il ne faisait pas ça à Poudlard), mais cela ne voulait pas dire qu'il n'était pas dans un autre monde. Black avait essayé une fois de le dessiner (par un quelconque hasard, il avait trouvé des parchemins vierges et des fusains), sauf que dès le troisième coup de crayon, le Serpentard avait levé les yeux vers sa direction en lui avait interdit de le dessiner.

Severus lui avait dit son inutilité à cette mission. Mais ce n'était pas de sa faute, il n'avait pas appris comment s'occuper seul, il avait toujours eu de tout ce qu'il avait besoin. Par contre, il savait comment s'occuper de filleul. Lily et James le lui laissait parfois chez lui et Remus -avec qui il habitait en colocation- avant que ce dernier n'accepte de le toucher –par peur de lui faire mal, un truc en rapport avec sa lycanthropie.

Severus ne regardait jamais l'enfant, aussi –il ne devait pas avoir remarqué que Harry une cicatrice sur le front depuis le 31. Autant Sirius le détestait… Vraiment? Siri? T'es sûr de ça? Tais-toi… Autant, il n'avait douté de l'amour qu'il portait pour Lily. Pour toi aussi, à ce temps-là. Et les Serpentards avaient les mêmes façons de passer outre un problème: l'enfouir au plus profond de soi.

Severus n'était pas vraiment un inconnu pour lui. Loin de là. Ils étaient sortis ensembles pendant environ un an. De la mi-sixième jusqu'au début de la septième. C'était une amourette d'adolescent. Pas très vrai cette affirmation, Siri. Mais, le Vampire ne l'avait pas écouté et était parti vers les Mangemorts en croyant que s'il revenait, Sirius l'accepterait. Sirius n'avait pas accepté. Alors, l'Animagus avait scellé les souvenirs du Serpentard au sujet d'eux et de ce qu'ils avaient fait. L'esprit avait oublié, le corps s'en souvenait. Sirius voyait bien que l'autre n'était plus autant virulent qu'avant leur mise en couple. Tout le monde dirait que c'était parce que le Monstre était devenu plus mature. Pas Sirius. Parce qu'il savait que Servilus n'avait oublié qu'à la surface. Et parce qu'il était en deuil.

Severus. Severus. Severus. Toujours ce nom. Encore et toujours. Il faisait toujours des fixettes sur les gens quand Solitude se posait près de lui. Elle n'aimait pas les chiens, ou les animaux en général. Ils étaient trop stupides pour elle, apparemment. D'ailleurs, elle commençait à susurrer à son oreille:

Pourquoi pars-tu, Siri? Reg' n'est plus là, Cornedrue aussi, Lunard ne voudra plus jamais te voir, Sevy t'a oublié tu n'as plus que moi. Reste avec moi. Patmol ne sera pas toujours là pour m'empêchait de te parler… Laisse-moi rester avec toi, Siri.

Il se transforma.

Gricha. J'ai faim. Tu te grouilles pour préparer à manger? J'ai froid, tu peux allumer la cheminée, Louka a aussi froid. Je voulais trouver une famille pour Louka, pour qu'il puisse vivre loin des dangers qu'on est. Gricha, je suis perdu, c'est par où que je dois rentrer après la chasse? L'aigle connait pas le chemin et il est parti. Severus, les Vampires peuvent retrouver les gens avec qui ils ont cohabité pendant un peu plus d'une semaine et bu leur sang? Y'a pas de livre qui en parle… Severus, c'est quoi le remède contre la solitude? Tu devrais le savoir, vu comment t'as passé ta dernière année à Poudlard. C'est quoi, hein, Severus?

Le chien entendit des pas se rapprocher de lui et de l'enfant humain avec la cicatrice sur le front. Le canidé se posa sur le petit pour protéger l'être contre un quelconque agresseur. Ah non, il y en avait deux. L'Animagus grogna sur les individus inconnus. Un d'eux s'accroupit au niveau de lui et soupira.

Ils n'étaient pas humains. Il y avait le Vampire et un être qui ne ressemblait à aucun humain qu'il n'avait connu. Un humain androgyne, noir, pas le noir d'une peau, mais un noir profond, comme la nuit. Cet être avait des cheveux rouges et des yeux de la même couleur. Ses vêtements n'étaient fait que de plumes noirs et rouges. Il (elle?) avait l'air irréel(le?). L'inconnu(e?) n'était pas forcément beau (belle?), mais une grâce se dégageait de la chose.

La créature sourit. Il avait des dents pointues, et elles étaient d'un blanc éclatant.

-Je t'ai dit que tu pouvais le retrouver, Gricha!

-Il ne pouvait pas aller loin, vu qu'il préférait rester au chaud avec le gamin que faire quelque chose.

Patmol grogna encore plus fort. C'était faux! Il chassait pour eux-trois! Il essaya d'avancer avant de se rendre compte qu'il était blessé. Depuis quand l'était-il? L'Animagus n'avait pas mal, mais sa patte était mouillée, rouge et sentait l'odeur de l'alimentation principal des Vampires.

Sirius leva son regard vers le Serpentard. Ce dernier observa sa patte intensivement, et ses yeux brillèrent d'une couleur vermeil le moment d'un instant. Cela avait été si furtif que le sorcier se demanda s'il n'avait pas rêvé.

-Donne-moi ta patte. Ordonna le Vampire.

Il fit le total inverse: il rangea sa patte sous son corps. Pourquoi la lui donner? Oh, il savait que la salive vampirique était un puissant désinfectant et cicatrisant –c'était quelque chose qu'on apprenait dans l'école des Aurors, au cas où vous en affronteriez un- mais Severus avait, par multiples fois, prouvé qu'il ne pouvait pas se contrôler.

Le sorcier-animal était –en force physique- inférieur à Severus, si ce dernier décidait de prendre de force son membre blessé, il ne pourrait pas lutter bien longtemps. En même temps, cela pourrait être autant dangereux de se traîner avec une blessure saignante à côté de ce monstre.

Le Vampire l'immobilisa rapidement –Sirius ne fit pas le moindre effort pour se dégager, il était épuisé- et pris l'enfant de sous le chien noir. À ce moment, fatigue ou pas fatigue, l'humain-pas-tout-à-fait-humain mordit le bras du monstre. Ce dernier n'eut aucune réaction d'une quelconque douleur, mais il était vraisemblablement ennuyé par ce comportement. En plantant ses crocs dans le membre, l'Animagus fut surpris par la froideur glacial du corps et par la dureté de la peau. Cette dernière était douce, et non pas rêche comme on pourrait le penser.

Il aurait dû le savoir, il était sorti avec lui. Mais, à ces instants, le Serpentard était chaud, il n'était pas ce monstre gelé qui faisait face à Sirius. Comme le Gryffondor ne s'attendait pas à cela, il lâcha ce qu'il mâchait –depuis quand il mâchait cette partie du corps?

Pas une goutte de sang ne tomba du bras. Ce n'était pas surprenant suite à la découverte, mais plutôt perturbant. Le monstre le lâcha.

-Ne le fais pas tomber. Informa Severus à la créature noire en lui passant l'enfant.

-Ne t'inquiètes pas, Gricha, je ne ferais jamais tomber ce précieux bambin! S'écria l'androgyne.

Patmol grogna et rampa vers le faux-humain. Même s'il ne savait pas si cette chose était dangereuse ou pas. Et justement d'ailleurs! Lui qui voulait trouver une nouvelle famille au garçon pour qu'il puisse vivre hors des dangers! Voyant que l'être ne changeait pas d'avis, le chien aboya fort. Une, deux, trois fois. Rien n'y faisait, la bête magique restait sur ses positions.

-Léonid, appela le Serpentard, on rentre, Krilo n'est pas dangereux pour lui.

Le Sinistros le regarda d'un air sceptique. Il n'avait jamais vu la bête avant et Severus ne devait pas la (le?) connaître depuis bien longtemps. Pourquoi lui faisait-il confiance?

-Krilo est un Cikavac. Informa-t-il comme si cela voulait tout dire, mais, voyant que Sirius ne comprenait pas, il continua: Il aide les habitants de son territoire et est dans cette forêt depuis plusieurs siècles.

Krilo attrapa avec sa bouche le haut de Harry, sauta et déploya ses vêtements comme des ailes pour voler. Rectification, ses vêtements étaient des ailes. De très longues ailes. Petit à petit, l'être irréel se transforma en oiseau qui ressemblait un petit peu à un pélican. Il était noir et le lever du Soleil fit resplendir ses plumes couleur pétrole d'un orange mystique, les plumes rouges du bout de ses ailes et son bec prenant les mêmes reflets –même si cela était beaucoup moins visible. Son bec tenant toujours l'habit, le reliant à l'enfant.

-Rentrons, nous sommes presque à la limite du domaine. Léonid, si tu ne me laisses pas te soigner, fait-le toi-même. Au fait, l'Aigle est au manoir. Dit le Serpentard, voulant rejoindre le centre du domaine, l'étrange oiseau le suivant en volant.

Sirius repris sa forme originelle et trottina jusqu'à Severus pour le retenir, pose sa main indemne sur une de ses épaules. Sa blessure s'étendait sur tout son bras gauche et il la sentait enfin –elle avait dû empirer en se changeant en humain. Le monstre tourna sa tête vers lui. Pour sûr, cette fois ses yeux étaient d'un rouge écarlate. Il enleva sa paluche de l'épaule.

-Pourquoi me chercher? Je croyais que je t'étais inutile, Mangemort. Aurais-tu de la culpabilité, Meurtrier? Demanda le Gryffondor.

-Tu en sais trop sur les Vampires. Soit tu deviens un Calice, soit tu deviens comme une des victimes du Seigneur des Ténèbres. Répondit l'ex-espion en respirant profondément.

Comme une des victimes du Seigneur des Ténèbres? Il en avait vu deux-trois au cours des dernières années. Pas les sorciers, mais les moldus. Ces derniers étaient ceux en pire état après le passage du Mage Noir. Les sorciers étaient juste tués. Les Sans-Magies étaient torturés à mort et se faisaient prélevé tout leur sang-

-Attends un peu, le sang était pour toi? Celui des moldus? James croyait que c'était pour des rituels de Magie Rouge, puisque ça ne ressemblait pas au mode opératoire des Vampires.

-Pratiquement que pour moi. J'étais le seul n'étant pas majeur, les autres ayant des Calices me donnaient leur part. Le Seigneur des Ténèbres ne connait pas l'existence des Serviteurs Vampiriques, avant que tu poses la question, Imbécile. Le dernier mot fut dit avec une voix rauque.

Donc, c'était comme cela que Severus se contrôlait si bien lors des rares fois où le Lion l'avait combattu. Et là, il était sur les nerfs. Sirius décida de faire quelque chose de très stupide (ou serait-ce la folie des Black?), il en avait conscience. Prenant son courage à une main –l'autre ne voulait plus beaucoup bouger- il approcha son compagnon de galère, se trancha plus profondément son bras grâce à un sort et colla son membre ensanglanté aux lèvres du monstre.

La réaction fut immédiate: le Vert et Argent planta ses canines dedans son bras et bu son liquide vitale. Après deux ou trois gorgés, il sentait la créature essayait de se retenir, l'Animagus glissa sa tête dans le cou de l'autre.

-Je saurais t'arrêter à temps, fais-moi confiance. Murmura-t-il.

Léonid passa son bras libre autour de la taille de son Vampire, le rendant plus décontracté. Oui, il était le sien. Il ne l'aimait pas, ou du moins plus, mais s'il ne devenait pas son Calice, il deviendrait qu'un simple cadavre.

Il savait qu'un Calice était l'équivalent d'un mari ou d'une femme pour un ou une Vampire. Franchement, cela ne le dérangeait pas plus que ça. Il pourrait toujours aller voir ailleurs. Et ainsi, Louka serait en sécurité vu qu'il n'avait plus peur de le nourrir directement depuis son corps -il répugnait voir son sang se déverser. Ce qui le dérangeait était le fait que toute cette merde tombait sur lui –le Vampire, Louka, la Russie…

Il jeta un sort sur Gricha pour le faire reculer, ce dernier fut légèrement étourdit, lui donnant le temps de refermer la blessure avec sa baguette –il ne connaissait pas de sort désinfectant mais la salive de Vampire avait résolu son problème.

-Rentrons, Gricha. Dit Lionia en s'appuyant sur son Vampire –il avait quand même perdu beaucoup de sang.

Il ne savait pas pourquoi c'était tombé sur lui, mais Léonid se dit que c'était pas si mal. Il aurait dû finir en prison s'il avait tué Peter, ce qu'avait empêcher Grigori.