On entendit le son des draps qui se froissent, des pas de ses pieds nus contre le sol frais, le froissement du tissu de son pyjama.
La lune brillait haute dans le ciel ce soir là, et aussi étonnant que celui puisse paraître pour la ville de New-York quelques étoiles parvenaient à percer de leur formidable lumière l'épaisse couche de pollution.
Ainsi Tony observait les étoiles ce soir là, boules de gaz à des centaines, des milliers d'années lumières de là où il se trouvait. Certaines étaient déjà éteintes sans même qu'on ne puisse en avoir conscience, leur éclat leur parvenant toujours.
Elles étaient la raison de leur propre déclin, brûlantes, tombant toujours sans jamais parvenir nul part. Leur destruction orchestrée au nom de leur propre existence.
Fermant un bref instant les yeux, l'ingénieur laissa échapper un profond soupir, puis redressant son dos courbé il alla à nouveau poser sa tête sur l'oreiller, son esprit ne cessant jamais une seule seconde de tourner sans même qu'il n'essaye d'ajouter quelque idée.
Il resta ainsi, les yeux fixant le plafond et pensant à toutes sortes de choses, passées et présentes, importantes comme dérisoires.
Ce soir là, Morphée ne vint pas l'accueillir dans son royaume. Et Tony, jetant un bref regard à ses mains, ne pouvait certainement pas lui en vouloir.
—
La lumière de l'aube le trouva toujours aussi éveillé, assis en tailleur sur le sol avec quelques pièces de métal et de technologies étalées tout autour de lui, éparses.
Sous ses yeux s'étalaient de larges cercles noirâtres, témoins de ses nuits sans sommeil où les cauchemars venaient le hanter avec la même acuité que la toute première fois.
Il ferma un bref instant les yeux, expirant un souffle tremblant.
Tony était seul, dans cette chambre trop grande pour lui. Seul, entre ces murs qui recelaient tant de souvenirs que ça l'atteignait presque physiquement, entouré de ses anciens coéquipiers qui le voyaient comme un fantôme, pâle imitation de qu'il avait été revenant à la vie.
Pouvait-il leur en vouloir ?
Non. Et telle était la réponse qui l'avait taraudé toute la nuit durant.
Si la discussion qu'il avait eu avec Pepper était parvenue à libérer un peu du poids pesant dans sa poitrine à la réalisation du mal qu'il avait causé autour de lui ce n'était pas pour autant que la douleur avait disparue.
Tony avait la poignante impression qu'il était revenu bien des années en arrière, alors même qu'il réalisait à quel point le commerce d'armes de son entreprise avait détruit des vies, brisé des familles et déchiré des peaux.
Sam, Bruce, Natasha et Pepper avaient compris. Il aurait dû se sentir mieux, respirer plus librement, mais... il savait que ça ne suffisait pas. Il les avait laissés dans le noir complet, des années durant, avait étouffé de ses mains seules une flamme qu'il s'efforçait maintenant de rallumer du bout des doigts.
C'était bien, c'était bien plus que prévu, même.
Mais ce n'était pas assez.
Après tout, n'avait-il pas cette réputation lui collant à la peau ? Celle d'un homme insatiable ? Son intarissable soif de plus, et toujours toujours plus était bien connue des médias.
Elle était toujours valide, quel que soit le moment de sa vie, eh ?
Il était plein de convoitise. Il avait mais recherchait toujours plus, désirant l'incessible pour inévitablement se voir rabrouer et rabaissé.
Tony voulait que Steve comprenne. Il voulait lui expliquer la douleur de son esprit et les sentiments de son cœur. Il voulait voir dans ses yeux bleus pigmentés d'éclats verts la compréhension et l'acceptation.
Rêve naïf et ô combien stupide en face duquel il ne put s'empêcher de rire à voix basse.
Quel idiot il faisait parfois.
À croire qu'il ne ferait autre chose que se jeter au visage des paroles plus blessantes et haineuses les une que les autres.
Curieux lien que celui qui les reliait.
La curiosité même qui l'avait mené à tomber dans les affres d'un amour sans retour, immarcescible et tellement tellement cruel.
Tony soupira, posa sa tête contre la vitre en face de lui, ses cheveux humides d'une précédente douche collés sur son front.
Parfois... souvent, continuellement, Tony songeait avec langueur au fameux bouton off qu'il aurait voulu posséder, pour laisser le sommeil le faire sombrer et l'univers se fondre sous le coup de rêves plus simples dont il ne se souviendrait pas au réveil.
Douce fantaisie.
Était-il interdit de rêver, et ce éveillé ?
Ou était-il plutôt condamné à cauchemarder ?
—
Malgré cette nuit sans sommeil, passée à ressasser les derniers événements, Tony fit comme si rien de tout cela ne s'était jamais passé, arrivant dans la salle commune qu'il avait établi avec Sam avec son léger sourire coutumier au lèvres, sans même avoir le besoin de le contrefaire tant il était à chaque fois sincèrement heureux de revoir le plasturgiste.
Et si Sam remarqua le froncement plus prononcé de ses sourcils et la profondeur de ses cernes il n'en fit part, acceptant de jouer le jeu.
Pour le moment, du moins.
Même si il avait passé cette pensée en boucle dans sa tête, Tony n'y avait trouvé aucune réponse: comment agir envers Clint, Thor, si il apparaissait, et surtout Steve ?
Tony souffla doucement contre lui-même, il n'avait pas la réponse à ces questions, trop incertain, pas assez assuré.
Et que faire du fait qu'aux yeux du monde entier il venait tout simplement de revenir à la vie ?
Tony n'en savait rien, et cette pensée le glaçait.
D'ordinaire, les idées s'enchaînaient dans son esprit comme un fleuve sans fin, prenant naissance aux cœur de son esprit pour finir aux confins de ses lèvres ou de ses doigts.
Néanmoins, le problème lui semblait comme un nœud inextricable en cet instant, et la réponse qui aurait pu lui venir en un claquement de doigt -aurait-il été dans un état de fonctionnement normal- semblait vouloir lui rester inconnue.
Il allait falloir prendre une décision, et ce rapidement. Malgré tous les plans qu'il aurait pu mettre en place le long de ces cinq années il ne s'était jamais vraiment autorisé à penser plus qu'à la théorie.
Tony rouvrit ses yeux, qu'il avait fermé un bref instant, pour jeter un regard au café qu'il avait saisi au passage.
Un café tourbillonnant, brûlant. Mais qui finissait toujours néanmoins par se ralentir, se refroidir.
N'était-ce pas sa vie ?
Il n'avait qu'à suivre le mouvement, espérant qu'un jour où l'autre elle puisse se calmer à nouveau.
Une accalmie.
——
Tony marchait d'un pas déterminé dans les couloirs de la tour, ayant demandé il y a de cela quelques minutes à peine à JARVIS la direction qu'avait pris Steve. Sa position.
Comme tout, en ce moment de sa vie, il lui semblait qu'il était temps. Qu'avait-il à perdre ?
Il n'avait plus le temps de se lamenter sur ses choix en n'agissant de ce fait pas.
Tony devait agir, prendre les choses en main. Et c'est ce qu'il ferait, dès cet instant, la confrontation avec le Captain ne pourrait pas être autre chose que houleuse, mais il tâcherait au mieux de garder pour lui sa verve et son zèle.
L'ingénieur arriva dans l'embrasure de la porte (comme hier, songea-t-il d'une pensée cinglante) et, non pas comme à l'instar du jour précédent, pénétra d'entrée de jeu dans la pièce.
Cette dernière était plutôt sommaire, axée sur le côté cozy plutôt que sur l'utilité comme pourrait l'être une cuisine, ou la fonction comme une chambre ou salle à manger.
Elle était décorée dans des tons chauds, d'un rouge sombre penchant vers le bordeaux, accompagnés par les teintes variées de jaunes des coussins. L'image vivace de la Maison Gryffondor l'effleura.
Steve était là, entouré d'un halo de lumière éclatante qui soulignait sa silhouette et dessinait en amusante ombre chinoise les mouvements souples de sa main, alors qu'il semblait esquisser avec habileté quelque croquis sur un carnet.
Tony s'approcha à pas de loup, hésitant, reluctant à déranger pareille quiétude, se sentant comme étranger à cet instant.
Après une brève lutte interne, Tony finit par s'assoir non loin du blond, sur un des petits coussins lui offrant le meilleur accès pour jeter un coup d'œil au dessin.
Un instant, le mécanicien s'étonna du manque de réaction du super-soldat, puis, apercevant sa figure concentrée avec application, il ne se posa pas plus de questions.
N'était-il pas lui même le moins sociable lorsqu'il venait de travailler sur un projet durant des heures ?
L'ingénieur se pencha légèrement, de manière à pouvoir apercevoir le croquis naissant de la main du blond.
Tony découvrit un fin dessin d'un singe sur un motocycle, un bouclier au bras et un parapluie dans l'autre.
Le dessin était joliment réalisé et Tony ne put s'empêcher d'imaginer le destin d'illustrateur qu'aurait pu avoir Steve si il n'avait été choisi en temps que sujet d'expérience militaire.
L'ancien soldat, qui avait du sentir sa curiosité dans son attitude, prit la parole d'une voix tranquille, continuant d'affiner ses traits et d'ajouter des détails:
-Ce dessin à une signification toute particulière pour moi, il commença, paisiblement. La première fois que je l'ai dessiné je venais d'être humilié par toute la garnison militaire devait laquelle je m'étais présenté avec le désir de leur donner de l'espoir. Ils n'avaient pas tort, qu'est-ce que faisait un bleu comme moi à parader devant eux en l'honneur d'une guerre que je n'avais pas expérimentée, habillé comme un drapeau ambulant alors que tous ces soldats risquaient continuellement leur vie au front.
-Je me suis senti... impuissant, uniquement un outil aux mains d'une Amérique qui me prenait comme un joli objet à exposer, afin de motiver les troupes et de donner de l'espoir aux civils, souriant d'un sourire de plus en plus plastique, me rendant compte qu'il n'avait jamais vraiment été planifié que, comme promis, je prenne part à la guerre. Ce dessin... ce singe, il représente tous les sentiments qui ont pu me traverser avant que je ne décide de prendre les choses en main et d'aller au front aux côtés des autres soldats. Après tout, au nom de quoi ma vie aurait-elle eu plus de valeur que celle de chacun d'entre eux ? Je n'aurai jamais pu rester sans rien faire. J'avais cru m'être débarrassé de cette image de singe entre les mains du gouvernement.
Néanmoins... j'ai beau être dans ce présent, relique du passé, je ne serai jamais vraiment plus que ça, un pion à placer au centre de conflits, de plans dont l'objectif m'est même inconnu.
Steve ferma d'un mouvement brusque le carnet racorni aux pages d'un jaune ancien, faisant sursauter Tony qui s'était perdu dans ses pensées.
Ce dernier suivit des yeux le blond, alors qu'il se relevait et prenait la direction de la sortie.
Steve fit halte dans l'embrasure de la porte, tournant la tête et croisant le regard de Tony.
-Je sais que tu peux faire preuve d'un sens du sacrifice plus que remarquable Tony, et que tu as les meilleurs intérêts de tous à cœur. Cependant, tu peux être d'un tel égoïsme, d'un tel je-m'en-foutisme que j'en suis sidéré. Je n'oserai certainement pas m'avancer comme un parangon de vertu, ce serait ridicule, mais je ne comprends tout simplement pas comment tu as pu un instant penser qu'il serait acceptable de nous abandonner tous ainsi. Je ne sais que te dire, Stark, car j'ai toujours haï ceux qui fuient devant les épreuves, ceux qui hissent le drapeau blanc sans bataille et abandonnent, ceux qui renoncent sans même essayer. Je ne comprends tout simplement pas ce qui a pu te passer par la tête pour que tu ailles jusqu'à mettre en scène une explosion pour te faire passer pour mort.
Ne pouvais-tu pas te lever, sortir de ton atelier et venir nous dire face à face les problèmes que tu rencontrais et... comme tu souffrais ? Je ne peux pas dire comprendre, je ne peux qu'essayer, mais Stark, il y avait tellement d'autres moyens disponibles, tellement d'autres alternatives. Pourquoi as-tu dû nous faire autant mal ? N'est-ce pas le paroxysme de l'égoïsme que de, au nom de ta propre personne, blesser tous ceux autour de toi ?
Steve était hors d'haleine, et Tony pouvait comprendre, sachant comme il avait parlé sans prendre de pause.
-C'est ce que tu penses, Rogers ? (Une fois de plus le nom sonna étrange dans sa bouche, le serait il toujours ?) Que je n'ai pas réfléchi à tout ça avant de le mettre en scène ? Sache que j'ai certes pu être biaisé, comme la douleur et l'angoisse que je ressentais m'aveuglais. Je me sentais piégé, Rogers, acculé, sans autre alternative que de fuir sans regarder derrière moi.
Pas très héroïque, pas vrai ? Je ne l'ai jamais été et ne le serait jamais alors cesse de reporter sur moi toutes tes attentes. Je ne pourrais pas les atteindre. Je ne suis pas un héros. Je ne suis rien de plus qu'un homme ayant voulu changer un peu le monde et ayant bien trop vite abandonné. Je ne suis pas comme toi, je ne fonctionne pas au seul désir de protéger la veuve et l'orphelin mais ceux qui me sont chers. Et lorsque ces derniers me rejettent, que puis-je seulement faire ?
Tony reprit son souffle, et enchaîna avant que Steve ne puisse le couper dans sa tirade.
-Je le regrette, si tu savais comme je le regrette. Je n'ai pensé qu'à moi, qu'à cet espoir qui me tournait en tête, c'était devenu une obsession, la seule sortie de secours. Peut être ai-je eu tord. Sans doute. Mais je ne me blâme pas sur des choix que j'ai fait en désespoir de cause, ne t'avise pas de me juger, toi qui a même choisi de risquer ta vie pour l'obtention de tes capacités surhumaines, pour ce sérum, utilisé lors d'une expérience dont le taux de réussite, de survie, était inconnu. Ne t'avise pas de me dire qu'un tel désespoir ne t'étreignait pas pour que tu en viennes à ce point, à risquer ta vie.
Alors, Rogers, j'admet avoir eu tord, je l'admet et je le crie au monde, c'était une erreur et peut être une des plus grande que j'ai jamais commise -et en voyant la liste ce celle que j'ai faite tu en comprends l'ampleur- et je le regrette à un tel point.
Néanmoins, Rogers, ce qui est fait et fait. On ne peut pas retourner dans le passé, et même si je le pouvais sans doute ne le ferai-je pas, rien que pour ce que j'ai pu trouver loin d'ici... Rogers... Steve, je regrette profondément. Ne t'avise plus jamais de juger les actions d'une personne ayant sombré dans le désespoir, là où plus rien n'est cohérent et tous se liguent contre nous.
Tu ne me comprends pas et je ne te comprends pas, mais peut être qu'en s'exprimant comme deux personnes, deux adultes, on arrivera à se comprendre.
Tony était essoufflé, les yeux brillants de larmes retenues. Cependant il apparaissait résolu: il voulait que Steve comprenne son point de vue, il le voulait sincèrement.
Les deux Avengers se fixèrent longuement, droit dans les yeux, Steve recherchant au plus profond des yeux de l'ingénieur sa sincérité, la preuve que ce discours venait du plus profond de son cœur.
Voyant qu'il pensait chacun des mots qu'il avait prononcé, Steve baissa les yeux. Le blond portable son regard sur le paysage urbain qui s'étalait sous leurs yeux, au dehors, au loin, comme tentant de reprendre pied dans la réalité, qu'il avait oublié dans le feu de leur échange.
-Peut être, Stark, peut être que c'est la solution. Peut être que durant tout ce temps au lieu de te voir toi je n'ai vu que ce que moi je voulais voir, une poupée rassemblant tous les défauts que je méprise le plus dans ce vingt et unième siècle des plus déboussolant. Je vais y réfléchir, j'essaierai d'y songer à tête reposée et j'espère que tu en feras de même. Je ne pense pas pouvoir te pardonner, mais je te dois au moins d'y réfléchir.
Le blond détourna enfin son regard pour le replonger dans celui de Tony, perplexe quant au déroulement des événements.
-Je ne te comprends en effet pas, Stark, mais j'espère qu'une autre de ces conversations pourra apporter plus de lumière sur tes motivations, ce désespoir et cette décision. Peut être qu'après toutes ces années je devrais essayer de te comprendre au lieu de te haïr aveuglément.
Tony prit une large inspiration, mêlant son regard noisette à celui céruléen en face de lui.
-J'y réfléchirai, Steve, puisque ça ne peut être expliqué aussi clairement que tu le voudrais que ça le soit. Je ne te demanderai pas le pardon, je sais que c'est bien trop tôt pour ça, mais au moins d'essayer de comprendre, comme j'essaierai de comprendre ton point de vue. J'aimerai seulement que l'on cesse de se fixer en chien de faïence et de se prendre à la gorge dès que l'on se croise.
Soudainement, après cette discussion à cœur ouvert, les deux s'évitèrent du regard, à la fois pour ne pas rallumer par mégarde une dispute mais également par cette timidité qui suit ces grandes discussions traitant de sentiments.
Tony se releva, les joues brûlantes. Après tout, c'était en premier lieu lui l'intrus.
Il s'apprêtait à partir lorsqu'il entendit le bruit crissant d'une page qui se déchire.
Le brun se retourna, avec un regard interrogateur, pour découvrir le croquis du singe dont Steve lui avait plus tôt fait la présentation.
-Prends le, et rappelle toi ce que je t'ai dis, comme tu l'as dit parfois nos choix ne sont jamais les meilleurs... mais j'espère pouvoir comprendre les tiens.
Tony prit la fine feuille de papier, admira une dernière fois -bien malgré lui- la figure de Steve sous le soleil couchant et fit demi-tour, laissant derrière lui un super-soldat pensif, tout autant qu'il l'était lui même au même instant.
Cette rencontre paraissait irréelle, tout droit tirée d'un des rêves farfelus qu'aurait pu avoir Tony.
Par précaution, ce dernier tenta même de repérer le signe que ce pouvait en être un.
Cependant tout était en ordre, tout était réel.
Peut être était-ce le premier pas vers une future réconciliation. Tony... l'espérait.
Ce dernier était quelque part satisfait du déroulement de cette conversation, même si toujours incroyablement perplexe: ils étaient tous deux comme deux bombes en présence l'un de l'autre, prêts à exploser à la moindre remarque. Pepper, dans toute son analyse minutieuse, en avait conclu qu'il leur fallait commencer par exploser, comme c'était définitivement inévitable.
Puis une fois le souffle de l'explosion passé ils pouvaient avancer en direction de la prochaine étape, apaisés, du moins Tony l'espérait, de tout cœur. Il croyait en les plans de Pepper, ah, elle avait toujours eu un don pour percevoir ce que d'autres ignoraient.
Pour sa santé mentale comme pour les sentiments qu'il ressentait, toujours persistants malgré tous ses efforts, Tony espérait pouvoir arranger tout ça. Même si ce n'était qu'une fragile amitié, un échange cordial lui suffirait.
Peut être finirait-il enfin par se débarrasser de ses sentiments, qui le rongeaient qui avaient finis par lui empoisonner la vie alors que le seul moyen qu'il avait eu de le voir, d'interagir avec lui avait été par le biais des médias.
(Ou peut être, juste peut être, Tony pourrait faire de leur réconciliation quelque chose qui amènerait sur leurs deux visages un sourire miroir, signe d'un bonheur partagé...
Juste peut être.. il souffla, alors que son cœur se contractait dans sa poitrine.
Ça n'avait jamais été que pour lui, et ça ne sera sans doute jamais pour un.e autre.
Tony était condamné, il n'espérait plus qu'un allègement de sa peine désormais.)
(Oh que l'amour était vicieux, alors qu'il vous dévorait le cœur et vous enivrait de sa douce chaleur.
Ah, que Tony regrettait.)
