Disclaimer: Aucune des persos de Tolkien n'est à moi :,(... *reniflement tristounet*, mais je les emprunte joyeusement pour cette nouvelle fic ^___^

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LA COMMUNAUTÉ DES ELFES
Chaptitre deux - La menace venue du ciel

Le soleil entamait sa lente descente vers l'horizon. La nuit ne viendrait pas avant quelques heures, mais la troupe avait décidé de faire halte un moment pour se restaurer avant de reprendre une partie plus difficile de leur traversée parmi les plaines et montagnes. Ils avaient parcourru plus de miles qu'ils ne l'avaient escomptés, et leur avancée sur les prévisions semblaient rendre une certaine gaieté à Legolas. Pendant un moment, il en oubliait presque ses tourments nocturnes.

Vu la rapidité de leur progression, ils n'auraient pu exiger des hobbits plus d'effort sans leur accorder un arrêt. Tous, en réalité, savouraient cette pause sous le soleil de ce doux après midi. Quelque fois, sacrifier quelques moments pour remonter le moral des troupes pouvait se révéler très bénéfique.

Sam venait une fois de plus de plonger dans la marmitte où cuisaient viandes et oeufs pour reprendre un peu de victuailles qu'il partagerait avec Frodon. Ce dernier, assis aux côtés d'Aragorn, regardait Merry et Pippin que Boromir entraînait aux maniement de l'épée. Aragorn riait et essayait de conseiller les jeunes hobbits. Boromir avait également du mal à rester sérieux. Toute trace de son avidité vis-à-vis de l'anneau semblait envolée en ce moment-là. Legolas les considéra sans réaliser qu'un doux sourire s'était peint sur ses lèvres. Il aurait réellement oublié les évènements de son rêve, s'il n'avait perçut quelque chose de sombre dans le regard que Frodon tourna vers lui.

Dans les yeux de Frodon, c'était un refus total d'abandon à l'insouciance. Il savait que tout ceci n'était que le calme avant la tempête. Il se sentait responsable de tous les maux des terres du milieu; et cherchait le regard de l'elf dans la crainte que ce dernier ne brise le charme actuel en les prévenant d'un danger. Legolas sentit son coeur se serrer: Frodon ne voulait pas qu'il les avertisse d'un danger, et d'un autre côté, il savait que c'était une fatalité indéniable et était dès lors "en attente" d'un danger imminent. Les joies étaient si inhabituelles pour lui depuis que son oncle lui avait remis l'Anneau Unique, qu'il avait l'air de ne pas se sentir à sa place dans la gaieté actuelle.

Le contact de leurs regards n'avait pas duré plus d'une seconde avant que Frodon ne se détourne vers Boromir et les deux autres hobbits et ne fasse semblant de s'intéresser à la conversation de Sam; mais pour Legolas, cette simple seconde avait réveillé des souvenirs presque oubliés. Ce regard adulte rempli de fatalité dans un visage enfantin... Oui, dans son rêve, la petite fille aux cheveux roux foncés avait le même regard. Legolas revit la scène où elle levait le bras pour lui indiquer quelque chose - si du moins ce geste était adresé à son intention - on aurait dit à son expression 'regarde, voici une catastrophe que je sais arriver et que je ne peux empecher...'. Legolas sentit un picotement désagréable sur son échine et une sueur froide dans son dos. Il regarda face à lui.

Dans la plaine qui s'étendait sur plusieurs miles à son regard, aucune ennemi ou danger n'y figurait. Et pourtant, Legolas avait la sensation d'être observé, et un sentiment proche de la peur se déplaçait en lui. Etait-ce une menace réelle, ou une simple réminescence de son rêve? Il se souvint alors de sa résolution du matin: demander conseil à l'Ystari. Il se retourna pour regarder Gandalf. Ce dernier parlait avec Gimli, ou plutôt, Gimli lui parlait, essayant une fois de plus de persuader leur leader de passer par les mines de la Moria. Legolas serra les dents. Pourquoi avait-il fallu que ce nain stupide insiste pour se joindre à eux? L'attitude de Gandalf montrait bien que lui-même n'était pas très chaud pour passer par les dites mines, ce qui soulagea un peu Legolas. En un instant, l'elfe jugea que la conversation entre le nain et l'ystari était stérile et décida d'intervenir. Il fallait qu'il parle à Gandalf avant qu'une catastrophe ne survienne. Oh, il n'en était pas à l'après de quelques minutes, où d'une heure ou deux, mais il fallait qu'il sache. Et puisque la discussion entre le nain et l'ystari ne menait nulle part, il n'aurait aucune culpabilité à arriver au milieu d'eux et de demander à conseil à Gandalf. Il n'aurait peut-être plus cette occasion avant longtemps. Il sauta agilement de rocher en rocher pour s'approcher de Gandalf. Gimli l'aperçut et eut un froncement de nez incontrôllable. Legolas allait lui rétorquer la même expression quand quelque chose capta son attention avant même qu'il ait pu commencer à parler à Gandalf.

Quelque chose dans le ciel...

Il passa devant Gandalf et Gimli sans s'arrêter et bondit sur un rocher dont la hauteur les dominait tous. Il s'y stabilisa et concentra tous ses sens vers l'anomalie qu'il avait détectée dans le grand Azur. Ses yeux plissés n'étaient plus que deux fines fentes, ses oreilles aux aguets essayaient d'éliminer tout son venant de la communauté. Tout son être était tendu dans l'interprétation de l'anomalie.

Aragorn observait Legolas de temps à autres depuis quelques jours. Quelque chose semblait clocher chez l'elfe. Il ignorait s'il s'agissait de quelque chose de grave, mais cela devait être suffisamment sérieux pour que Legolas ait dans son sommeil une réaction assez rare chez un elfe. Il n'osait pas encore poser de questions, essayant de voir si c'était passager, car il ne connaissait que trop bien l'immense fierté de l'elfe. Legolas nierait toute maladie ou toute blessure aussi longtemps qu'il le pourrait, ne l'admettant peut-être que si quelqu'un comme Sam l'apercevait. Alors il n'aurait plus aucune excuse. Aragorn mordilla dans sa pipe. L'attitude de Legolas ne paraissait pas alarmante en soit.... Mais il était décidé à ouvrir l'oeil pour ne pas que la situation actuelle dégénère. Il fallait que tous les membres de la Communauté soient au meilleur de leur forme... Surtout avec l'anneau si proche d'eux.

Legolas serait-il victime de l'Anneau?, cette pensée lui effleura soudainement l'esprit. Au moment où il se tourna vers l'elfe, il remarqua que Legolas avait changé de poste d'observation. L'instant d'après il aperçut l'elfe, perché sur son rocher, dans une attitude qui ne prêtait aucune confusion: il avait repéré quelque chose, et apparemment, ce n'était pas un allié.

"Que se passe-t-il, Legolas?", cria Aragorn à son intention, essayant de couvrir les piallement des hobbits qui avaient piégé Boromir en feintant une blessure, et le maintenaient désormais au sol en essayant de le chatouiller. Tous - exceptés les dits hobbits, trop affairés à leur technique d'immobilisation du fils de Gondor - levèrent les yeux vers l'elfe. Sam aperçut l'anomalie dans le ciel. "On dirait un nuage...", dit-il simplement.

Boromir examina également. Il n'avait pas la vue perçante de Legolas, mais il remarqua un détail pourtant: "Un nuage qui avance rudement vite... et contre le vent!" Ce fut comme si un signal muet était passé chez tous. Oublié les moments de gaieté insouciante. Tous retrouvaient rapidement leurs réflexes de guerriers traqués

Les yeux de Legolas s'écarquillèrent. Il venait de reconnaître ce qui fonçait sur eux à grande vitesse. Un ennemi plus redoutable que ce qu'il avait escompté dans les premiers moments.

"DES CREBAINS DU PAYS DE DUN!!!"

Aragorn réagit automatiquement, ses habitudes de rangers prenant le dessus sur tout autre réflexe. "Tous aux abris!!! Eteignez le feu!!"

Et pendant que Sam versait rapidement de l'eau bouillante sur le feu et que Gimli aidait Gandalf à se cacher derrière un des rochers, les autres membres de la Communauté bondirent chacun vers la première cachette qu'ils purent trouver, fut-ce crevasses ou buissons.

Pendant quelques secondes, ce fut le silence complet... Comme si Legolas avait lancé une fausse alerte. Mais au moment même où Merry voulut parler à ce sujet, une explosion de croassements et de piallements assourdissant se fit entendre. Sam, relevant a tête, vit de gigantesques corbeaux aussi sombres que la nuit, les survoler en rase-motte.

Chacun dans leur cachette, essayait de garder une immobilité parfaite afin de se fondre avec les éléments autour de lui. La rapidité des crébains étaient un avantage pour eux, mais ne leur permettaient d'apercevoir un être vivant que si celui-ci bougeait - ou était trop exposé aux regards. Ils parurent détecter des relents d'odeurs d'un campement car ils firent une boucle au-dessus des rochers, épiants de leurs petites yeux noirs et vifs toute trace de cible potentielle.

D'où il était dissimulé, respirant à peine, Sam voyait le tourbillon de plumes noires voltiger au-dessus d'eux et eut une pensée paniquée pour Frodon qui ne se trouvait pas à ses côtés. Remuant lentement, il tendit légèrement le cou pour essayer de distinguer les autres, mais son endroit sous les rochers offrait peu de vue sur l'extérieur. Il allait se rapplatir sur le sol quand il distingua Legolas non loin de lui, immobile telle une statue parmi les broussailles et fixant les oiseaux, le corps tendu. Pendant un instant, Sam fut rassuré par la seule présence d'un autre de leur groupe, mais ensuite il réalisa avec frayeur ce qui lui avait permi de distinguer Legolas: si sa tenue lui permettait de se dissimuler parfaitement parmi les broussailles sombres, son visage pale et sa chevelure claire en faisait une tache de lumière au milieu des ténèbres.

Et si les crébains repéraient l'elfe, toute la communauté serait en danger...

Le survol des oiseaux au-dessus d'eux sembla durer une éternité pour tout en chacun. Mais après un dernier cercle, ils repartirent aussi bruyamment qu'ils étaient venus. S'ils remarquèrent l'un ou l'autre des membres de la Communauté, ils ne le montrèrent pas car ils n'attaquèrent point. Mais peut-être qu'attaquer n'était pas ce pourquoi ils avaient été envoyé, se dit Sam en se redressant lentement alors que d'autres têtes apparaissaient ci et là. Tout le monde était indemne apparemment. Mais ce qui venait de se produire allait les obliger à reconsidérer leur situation.

"Qu'est-ce que c'était que ça?!", s'exclama Merry d'une voix peu assurée, comme craignant le retour des crébains s'il faisait trop de bruit. "Je n'ai jamais vu d'oiseaux de cette sorte!"

Gandalf s'appuya sur son bâton pour se redresser complètement de sa cachette et parla d'une voix grave. "Ce ne sont pas de simples corbeaux. Ils sont de la race des crébains des pays de Dun et Fangorn", il hocha la tête vers Legolas pour approuver son analyse et continua, "J'ignore pourquoi ils sont si loin de leur territoire. On pourrait croire qu'ils fuient quelque chose, mais j'opterais plutot pour le fait qu'ils sont envoyés espionner. J'ai aperçut plutôt des faucons qui volaient haut dans le ciel, et de manière stationnaire. Notre route vers le sud est surveillée..."

Il prit une profonde respiration. Instinctivement Legolas se tourna vers les hautes montagnes enneigées à l'Est d'où ils se trouvaient en ce moment. Si la route vers le sud ne pouvait plus être empruntée, il était presque certain de la décision que Gandalf allait prendre.

"Nous devrons emprunter la voix de la montagne de Caradhras!", continua Gandalf, ocnfirmant les pensées de Legolas. "Nous devrons voyager de nuit également le temps d'attendre les montagnes, afin de ne pas ête vus! Et nous ne pourront pas utiliser de feu."

"Parlez d'une nouvelle!", s'exclama Pippin sur un ton mi indigné, mi désespéré. "Pas de feu, et voyager de nuit! Et tout ça à cause d'une bande d'oiseaux!". Il leva les yeux vers le ciel d'un air pitoyable, "Et moi qui avait espéré un bon festin ce soir..."

"Et bien, Peregrin Took", commença Gandalf calmement, "tu peux toujours continuer à espérer... Car d'autres festins quelquefois même innatendus t'attendront certainment plus loin sur ta route. Pour ma part, un bon tabac et un petit feu pour me réchauffer les pieds serait l'idéal, mais nous ne pouvons nous attarder à ces détails de confort. Une chose est certaine...", il ajusta son chapeau bleu sur sa tête et levant les yeux vers la blancheur de la montagne, "la température va s'accroître grandement alors que nous nous dirigerons vers le Sud...".

Ces phrases légèrement énigmatique les réduit tous au silence, un moment. Chacun visualisant les flammes du Mordor et de Barad-dûr et autres horreur qui pourraient les attendre là-bas...

[A suivre]

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Oui, je sais.. Aucune trace des "guerriers" envoyés dans le temps... Mais laissez l'action s'installer et Legolas en apprendre plus sur son "rêve étrange".
Je n'ai pas beaucoup parlé de son rêve ici, style, je n'i pas montré de séquence onirique, mais Legolas en regardant Frodon a comprit un élément de son rêve -- il a accomplit une evolution par lui-même. reste à savoir, va-t-il pouvoir en parler avec Gandalf, et Gandalf pourra-t-il l'aider?
Et quelle est la chose que Aragorn a remarqué concernant Legolas?

A suivre dans le prochain épisode ;-)

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