DisclaimerAucun des persos de Tolkien n'est à moi ,(... reniflement tristounet, mais je les emprunte joyeusement pour cette nouvelle fic

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LA COMMUNAUTÉ DES ELFES
Chapitre sept – La vague de feu


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Legolas montait toujours la garde, appuyé contre la paroi de la grotte. Il faisait plus froid à l'entrée, mais son aversion naturelle pour les endroits fermés et sous la roche le poussait à préférer cet endroit exposé. Et puis d'où il se trouvait, il pouvait distinguer plus facilement les rayons du soleil, si rares en cet endroit. Depuis plusieurs jours, le temps avait parut se charger et devenir menaçant. Ces quelques lueurs, si elles ne réchauffaient pas vraiment, allégeaient les esprits. Il respira profondément, les yeux fixés vers cette lueur dorée qui perçait péniblement les nuages lourds, rendant à cette fin d'après-midi une allure un peu onirique.

Il n'avait plus dormi depuis quatre jours. Craignant ce que le rêve pourrait lui montrer. Oh, ce n'était pas qu'un elfe avait besoin de sommeil! Un elfe pouvait même se reposer - si tant soit-il que les humains appellent ça se reposer" - en marchant les yeux ouverts, tant que leur esprit pouvait trouver un peu de repos. Or la crainte de ce que son rêve signifiait mettait trop de pression à Legolas pour qu'il puisse se relaxer un instant, et il commençait à sentir les effets de la fatigue.

Il songea aux hobbits. Si les humains, les nains et les elfes étaient habitués au combat, les hobbits étaient des créatures pacifiques qui n'auraient jamais du être mêlés à cette guerre. Et même si les autres étaient plus taillés pour les combats, Legolas pensant que chacun devait faire face à ses propres démons pour le moment.

Il reporta à nouveau son attention sur le soleil qui descendait lentement. Il voulait profiter au maximum de cette lueur, craignant ne plus la voir pendant longtemps s'ils continuaient dans la montagne. Il y avait une force à l'oeuvre derrière ce climat changeant. Ses nerfs mis à rude épreuve sentaient ces ondes non naturelles flotter dans l'air. Il le sentait dans le vent, dans l'eau, dans la terre sous lui.

Les rayons du soleil le frappaient droit dans les yeux. Ils lui cuisaient. Il passait sa main devant ses yeux sans y réfléchir et sentit une légère douleur... très diffuse. Ses yeux étaient irrités et secs, du au manque de sommeil, et à cette soudaine luminosité après ces jours à avancer dans l'obscurité de la nuit ou sous le couvert de lourds nuages. Essayant de ressentir la maigre chaleur se diffusant de ces rayons, Legolas tentait de relâcher un peu son corps aux rayons réparateurs du soleil. Pendant un moment, il sembla presque en paix avec lui-même. Il ferma les yeux un instant.

Juste un instant.

Ce fut une erreur.

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Il était à nouveau sur le terrain de jeu. Les enfants y jouaient avec une liberté totale, certains que leurs parents les protégeraient pour toujours contre les méchants de ce monde. L'air était empli de leurs rires. L'herbe était d'un vert tendre, et le soleil n'était pas aveuglant mais chaud et bienfaisant.

Il savait que ça allait venir. Comme un implacable coup de marteau...

Il se tourna sur sa droite et vit la petite fille aux cheveux rouge qui regardait le ciel. Il devait agir maintenant. Legolas s'élança vers elle, mais une fois de plus, il trouva que ses mouvements étaient horriblement lourds et lents. Et elle venait se lever sa main vers le ciel.

Legolas avait réussit à se rapprocher à deux mètres d'elle quand sa main fut totalement tendue vers le ciel. Il observa cette main avec horreur, tant ce qu'elle montrait était horrible. Mais il fit attention aux regard de la petite fille: l'horreur et une tristesse immense y figuraient.

Mais la main était tendue. Et soudain tout autour d'eux devint lumineux. Le ciel passa du bleu clair au blanc aveuglant. Legolas se retourna et vit que enfants et parents s'étaient recroquevillés sur eux-mêmes pour se protéger. Au loin, Legolas vit la vague de feu rouler depuis l'horizon et se rapprocher avec une vitesse effroyable. Il se sentit gagné par une terreur sans nom, et leva les bras vers son visage pour se protéger.

Dans cette lumière infernale, plus brûlante que mille soleils, l'elfe vit les enfants prendre feu comme du bois sec. Legolas lui-même s'enflamma, essayant de hurler en voyant apparaître sous la chair consumée des enfants leurs os blancs et nus. La lumière était insoutenable, une lumière qui n'aurait jamais du exister, éclairant impitoyablement l'agonie des enfants qui se tordaient comme des vers sur le sol convulsé par la chaleur.

Legolas pensa que les flammes lui feraient perdre conscience, mais il semblait que son esprit demeurait intact et il assista impuissant à ce qui suivit. La vague de feu traversa l'horizon comme un mur presque solide. Des vents d'une violence immense la précédèrent. Les enfants, transformés en statues de charbon, explosèrent en feuilles de cendres noires, emportées par le tourbillon de haine.

Legolas entendit son propre hurlement horrifié monter des profondeurs de sa poitrine, rager dans sa gorge, passer ses lèvres, et être étouffé par le grondement de tonnerre de la vague de feu qui atteignit l'aire de jeu, l'englobant tel l'enfer qui s'ouvrirait béant pour accueillir son âme.

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Legolas sursauta en se réveillant, les yeux grands ouverts fixant l'horizon. Le soleil venait de se coucher et les quelques parcelles de ciel encore visible se teintaient de pourpre et de violet. Legolas estima que moins d'une demi-heure s'était écoulée. Il haletait avec difficulté. Puis brusquement, les horreurs de son rêve revenant dans sa mémoire, il s'enfuit rapidement le poing dans sa bouche pour étouffer le cri qui montait depuis les profondeurs de lui-même. Nul besoin d'alerter à nouveau ses amis. Il détestait au plus haut point être le centre d'attention. Seul un gémissement d'effroi peut-être audible, et attira l'attention d'Aragorn, qui se redressa.

Il vit l'elfe assis et recroquevillé sur lui-même, serrant son point dans sa bouche et se balançant légèrement, comme en proie à une horreur trop grande à assimiler.

En un instant il fut aux côtés de Legolas. Ce dernier sentit la présence du ranger et redressa rapidement la tête. "Tout va bien, Aragorn. Il n'y a aucun problème". Il avait dit cette phrase par pur réflexe défensif, mais Aragorn vit que les yeux de l'elfe étaient emplis de larmes et que ses cheveux étaient dégoulinant de sueur. Il fronça les sourcils et posa sa main sur le front de l'elfe.

Il était brûlant.

Comme la dernière fois qu'il avait eu sa transe. Si froid pendant le sommeil et brûlant comme le feu quand il se réveillait. Ca ne pouvait continuer ainsi, ça finirait par le tuer, tout elfe résistant qu'il fut. Aragorn décida de profiter de l'état encore désorienté dans lequel Legolas était après ce rêve. Il ne disposerait que de quelques secondes, mais il allait agir sans tarder ; ceci ne pouvait durer plus longtemps. Il passa ses bras autour des épaules frêles de l'elfe et l'écrasa presque contre son torse; ses bras formant un étau que l'elfe aurait du mal à briser s'il voulait s'échapper.

« Rama, Legolas. Le saa en-mi maur! Terhat angwenda-tya ar lerya-le, sí ! Si var le fira ! Legolas ! »
crie, Legolas. Tu es encore dans le rêve ! Brise tes chaînes et libère toi, maintenant ! Maintenant ou tu disparaîtras ! Legolas !

Il appuya la fin de sa phrase en serrant encore plus fort l'elfe contre lui. Veillant juste à ne pas le blesser. Mais il fallait qu'il se montre brutal, s'il voulait provoquer une réaction chez Legolas. La violence était la seule chose qu'il connaissait en temps de crise.

« Ványë lembauva ! amin saa tye mellon ! Sí le lerta Rama, Laegolassië ! Terhat tanya maur… SÍ !»
Je ne te laisserai pas derrière ! Je suis ton ami ! Maintenant tu peux crier Legolas ! Brise ce rêve… MAINTENANT !

Il avait terminé sa phrase en passant une main derrière la tête de Legolas et en appuyant son visage contre sa tunique de manière à ce qu'il ne puisse plus voir le soleil. Legolas était resté sans réaction pendant quelques secondes, trop secoué pour réagir à ce qui se passait. Puis, il réalisa… Pour la première fois depuis qu'il se souvienne, il était en sécurité, sous la protection de quelqu'un. Et il avait peut-être sa porte de sortie de ce rêve maudit.

Il se cramponna à Aragorn de toutes ses forces, comme quelqu'un qui va se noyer se rattrape à tout objet flottant, fermant les yeux avec force, et hurla pour couvrir le bruit des flammes qui revenaient à son souvenir, aussi vif que s'il était encore en train de rêver.

« HÍNÍ USTAA ! »
Les enfants, ils brûlent !

Aragorn sentit un grand froid l'envahir… Ou plutôt, il eut l'impression que toute chaleur quittait son corps par ses pieds. Car ce que Legolas venait de dire ne correspondait à aucuns des événements qu'il avait essayer de deviner à propos de cette transe.

Il était renvoyé à la case départ et sentait les prémices d'un mal de tête l'envahir.

Alors, récapitulons…Les enfants brûlent. Quels enfants ? Parle- t-il des hobbits ? Il sait pourtant que ce sont loin d'être des enfants, même s'ils en ont l'air. Frodon est plus vieux que Boromir, même si les apparences peuvent vraiment tromper à ce sujet… Mais Legolas n'est pas dans son état normal. Si je considère qu'il est possible qu'il délire, alors les enfants peuvent bien être les hobbits.

Passons outre cette histoire d'enfant pour le moment. Il parle de brûler… Ca expliquerait pourquoi il était paniqué à son réveil près des flammes. Mais quel feu ? A part le feu de l'œil Sauron, je ne vois rien d'autre qui pourrait l'effrayer.

Si je me souviens bien, il m'a dit plus tôt que cette chose – quoi que cela puisse être – était venu pour lui.

Alors, quelque chose qui brûlerait tout sur son passage et tuerait les hobbits en essayant de l'atteindre ?

Plus aucune parole ne venait de Legolas, qui se cramponnait toujours à Aragorn en pleurant silencieusement. Aragorn le sentait trembler dans ses bras. Il releva la tête et croisa le regard de Frodon fixé droit sur l'elfe. Un regard qui en disait long, mais avant que Aragorn ne pu déchiffrer sa signification, Frodon réalisa qu'il était observé et détourna son regard de Legolas vers le ranger, avec une expression à la fois étonné et inquiet. Aragorn n'aimait pas trop la manière dont Frodon avait regardé Legolas. Sans être d'une manière franchement hostile, cela n'était guère très amical non plus.

En tournant le regard, il remarqua également que Boromir ne dormait pas. Ce n'est pas comme s'il avait été réveillé par le cri de Legolas. Non, on aurait dit qu'il n'avait pas fermé l'œil depuis un moment, restant là à ruminer des pensées qui ne devaient pas être joyeuses si Aragorn en croyait le regard sombre que le fils du Gondor jetait à Legolas ; il s'attarda un instant sur le ranger avant de se détourner vers Gandalf qui s'était levé et s'approchait du duo formé par Aragorn et Legolas. Le vieux magicien posa sur Aragorn un regard qui était à la fois doux, triste, et dur. Aragorn desserra un peu son étreinte et Legolas parut se recroqueviller sur lui-même.

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Frodon s'était rapproché de l'entrée de la grotte. D'où il était, il pouvait voir Aragorn, Legolas et Gandalf , assis par terre en tailleur, et apparemment en grande conversation. Ou plutôt, c'était Legolas qui menait la conversation, les deux autres se contentant d'écouter. La mine soucieuse et l'œil perçant de Gandalf signifiaient qu'il écoutait chacune des paroles de l'elfe, et qu'il soupçonnait déjà l'arrivée d'une catastrophe. Aragorn lui aussi regardait Legolas. Ses yeux étaient sérieux, plus de traces d'excès de compassion ou de gentillesse. Il voulait protéger Legolas, c'était un fait, mais il voulait également percer ce mystère et devait demeurer ferme.

Legolas, face à eux, était méconnaissable. Les traits tirés, la peau pâle, et les yeux rougis, luttant difficilement contre le sommeil, ou contre une solide migraine. Il était recroquevillé sur lui-même et regardait devant lui sans voir. Il avait l'air au bord de l'épuisement total, ce qui était étonnant chez un elfe supposé ne jamais réellement avoir besoin de dormir. Frodon se concentra pour écouter ses paroles, mais sursauta en sentant une présence derrière lui. Et il sursauta une fois de plus en se rendant compte qu'il s'agissait de Boromir.

Depuis le conseil d'Elrond, Frodon n'avait jamais beaucoup aimé être à proximité de cet homme. Il voulait l'anneau. C'était une chose claire ! Frodon se demandait souvent ce qui avait prit à Gandalf et Elrond d'accepter que cet homme se joigne à eux. Mais pour l'heure, il semblait que Boromir n'aie aucune pensée concernant l'anneau. Il ne fixait que Legolas, et son regard était à la fois inquiet, soupçonneux et sombre.

« Alors, petit homme », commença-t-il d'une voix basse et étrangement douce, « ont-ils percé les secrets de l'elfe ? »

Soudain, Frodon su que Boromir n'aimait pas Legolas. Et ce n'était pas une légère animosité stupide comme ce que lui-même ressentait. Non, Boromir craignait quelque chose de la part de Legolas. Quoi, se demanda Frodon. Qu'est-ce que l'elfe pouvait bien faire qui porte atteinte au fils du Gondor ?

Qu'il sente que Boromir en aie après l'anneau et le révèle à tous ? Tout le monde avait clairement comprit où était l'intérêt de Boromir depuis le moment même où il avait essayé de prendre l'anneau au Conseil d'Elrond. Frodon ne voyait pas vraiment ce que Boromir pouvait craindre d'autre de la part de l'elfe, mais dans son regard, quoi que ce fut, il était évident que c'était lié d'une manière ou d'une autre à l'anneau.

Legolas serait-il lui aussi sous l'influence de l'anneau ?

Frodon porta instinctivement la main à sa poitrine et ses doigts effleurèrent au travers de sa chemise, l'anneau qui pendant à une chaîne. Soudain il eut la vision de tout le monde autour de lui s'entre déchirant pour la possession de l'anneau, et il vit le vainqueur, couvert de sang et les yeux déments, s'approcher de lui pour réclamer son du.

Il se recroquevilla sur lui-même, décidé à fuir le plus loin possible. Puis, il se souvint, Legolas était en train de parler à Gandalf et Aragorn. S'il était tombé sous l'influence de l'anneau, les deux autres sauraient quoi faire de lui. Frodon se sentit rassuré… un peu… il décida de prêter oreille à ce qui se disait dans le petit conseil là-bas… tout en surveillant Boromir du coin de l'œil.

L'humain et le hobbit, pour une fois d'accord sur quelque chose, firent le silence le plus total et arrêtèrent presque de respirer pour arriver à écouter ce que l'elfe racontait.

« C'est comme un soleil gigantesque… », Legolas parlait avec peine ; se souvenir du rêve était apparemment très épuisant nerveusement, « … sa lumière me traverse et me brûle les yeux… Mais j'arrive encore à voir… ». Legolas ferma les yeux avec force et secoua la tête comme pour en chasser le souvenir. « Bon sang, c'est le même rêve chaque nuit, qu'est-ce que- ». Gandalf posa une main sur l'épaule de l'elfe. « Continue, Legolas, tu dois tout nous dire. »

Legolas prit une profonde inspiration et pendant un moment, Frodon crut qu'il n'allait jamais poursuivre. Mais l'elfe finit par se relever et fixa droit devant lui du regard vide des aveugles alors qu'il revivait la situation. « Le feu avance détruit tout sur son passage… comme s'il était vivant… »

A cette phrase, il sembla à Frodon que Gandalf tiquait ; comme si ce que Legolas venait de dire ravivait certains souvenirs qu'il aurait préférés oublier.

« Les enfants ont l'air de morceaux de bois brûlés… noirs… ils ne bougent plus… », il ne retenait plus ses larmes maintenant, fixant toujours droit devant lui, « la vague de feu englobe les tours et les fait exploser… ».

Dans les yeux de l'elfe, on pouvait y lire toute l'horreur de laquelle il était témoin, « puis la vague atteint les enfants et les pulvérise… ». Legolas eut une respiration saccadée, il était à deux doigts de perdre le contrôle de lui-même. « Il n'y a plus que le feu… ». Il rassembla ses bras autour de lui, et se recroquevilla exposition fœtale, imitant sans le vouloir les enfants qui avaient cherché à se protéger du feu maudit. Aragorn entendit l'elfe émettre un long gémissement qui se mua en un sanglot. Aragorn posa juste le plat de sa main sur le dos de Legolas, se demandant s'il devait le laisser pleurer ou éviter que la tristesse le consume.

Mais de toute façon, le rêve de Legolas l'avait surprit. Dans ses plus folles idées, il n'avait jamais imaginé ce dont Legolas venait de parler. Une cité faite uniquement de tours qui reflétaient le ciel et le soleil? Un soleil qui déversait une vague de feu et détruisait tout sur son passage ?

Il se repassa mentalement la géographie des Terres du Milieu. Si l'on considérait que la vague de feu était de la lave… alors, le « soleil » que Legolas avait vu était l'œil de Sauron.

Et la Cité remplie de tours…

Aragorn leva les yeux vers la grotte et aperçut à ce moment-là Frodon et Boromir qui les espionnaient. Son regard croisa celui de Boromir et il trouva une explication. Minath Tirith et ses tours d'argents…

Legolas avait peut-être vu l'attaque prochaine de Sauron et la destruction imminente de la cité du Gondor. Involontairement ses yeux s'écarquillèrent, signification que Boromir comprit de travers.

'Si Legolas a vu l'avenir de Minath Tirith…', se disait Aragorn, fixant désormais droit devant lui sans réellement regarder, 'suis-je censé avertir Boromir ? Que pourra-t-il faire depuis ici ? On ne pourrait prévenir personne et sa Cité est trop loin pour qu'il puisse intervenir en quoique ce soit. Et renvoyer quelqu'un à Rivendell prévenir Elrond d'envoyer un message à Minath Tirith prendrait plus de deux mois. Il serait sûrement trop tard à ce moment-là.'

Aragorn débattait du bien fondé ou non de cacher la triste vérité à Boromir, sans se rappeler que ce n'était que des suppositions et non la pure vérité, qu'il avait dégagé de la vision de Legolas.

Mais Boromir, lui, crut au regard d'Aragorn, que Legolas avait dit quelque chose le concernant directement. Probablement quelque chose en rapport avec l'anneau. Maudit elfe ! Il aurait du s'occuper de lui avant qu'il ne parle à Aragorn et à Gandalf. Maintenant c'était trop tard…

Puis Boromir marqua une pause, réalisant le tour de ses pensées. Tuer Legolas ? Non, l'éloigner aurait suffit, nul besoin de verser le sang… Et puis maintenant, le savoir avait été transmit à Aragorn et Gandalf, alors que Legolas soit vivant ou mort ne changerait plus rien. Mais pourquoi cela lui était il venu si naturellement, cette vision de Legolas baignant dans son sang et la gorge ouverte, les yeux vitreux fixant le vide au-dessus de lui. Gandalf avait-il raison ? L'anneau pouvait-il influencer les gens sans même qu'un contact soit nécessaire ?

Il jeta un bref regard à Frodon, ou plutôt à l'endroit sous sa chemise où était caché l'anneau. Mais Frodon perçut ce regard et l'interpréta mal, se recroquevillant automatiquement et jetant un regard haineux à Boromir. Ce regard parut blesser Boromir qui eut l'air de sortir de longues et profondes pensées. Il cligna des yeux rapidement, fixant Frodon, puis ensuite Legolas, et se passant une main sur le visage, les traits tirés, avant de commencer une retraite vers le fond de la grotte.

Quant à Gandalf, il fixait sur Legolas un regard de pitié, tandis que de sombres pensées ruminaient en lui ; il y avait bien un ennemi auquel personne de la communauté ne connaissait, hormis lui-même, et peut-être Legolas de manière instinctive. Un ennemi qui correspondait bien à la description faite par Legolas… Et qui se trouvait juste sous eux… Sous des tonnes et des tonnes de pierres.

C'était peut-être pour cela que Legolas avait ces visions. Visions qui devenaient plus précises au fur et à mesure qu'ils s'en approchaient.

Puis un détail le fit se détourner un instant de cette « solution ». Il repassa rapidement la dont le rêve de Legolas état construit. Il sembla à Gandalf qu'il aurait du se souvenir de quelque chose à ce propos. Il fronça les sourcils en se massant la tempe droite du bout des doigts, et en maudissant cette mémoire qui vous jouait des tours avec l'âge avançant.

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à suivre

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JE L'AVAIS PROMIS:D
Je vous ai fait attendre longtemps entre le chapitre 5 et le 6… et seulement 24 heures entre le 6 et le 7 ;)

Je sais que le précédent était assez court, mais tu as raison, Nadia , il fallait le mettre pour amorcer la tension entre Frodon et Legolas et mieux cerner les interactions entre certains des antagonistes (y avait encore quelques prises de têtes dans ce chapitres… Mais bon… Bientôt, le rythme va s'accélérer ;) ).

Certain(e)s de vous ont peut-être deviné à quel ennemi Gandalf pensait à l'instant… celui sous le roc… Bah c'est pas grave, ça sera rappelé à vos mémoires dans les prochains chapitres ;-)

Merci en tout cas pour celles qui m'ont écrit si vite rougis comme une timate (non C pas les boucles de la princesse leyla ; )
à merci à Alana,Erika, Nadia, et Gwendolen ;)
Erika, marrant le coup des deux tours du WTC… pour une fois que j'avais essayé de faire dans le sérieux sans arrières pensées… ;-) Mais bien trouvé -)
Gwendolen, alors heureuse qu'il ne se soit pas écoulé 12 lunes entre les deux chapitres ? ;-)

Bon, ben voilà… Une petite pause pour le moment, histoire de voir comment répartir les rêves pour pas tout dire tout de suite, mais pas trop traîner en longueur non plus ;-)
A bientôt et passez une bonne nuit :) (il est 00 :56 ici, moi vais aller dormir ; )
Rrrrr……zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz…………… -)