Disclaimer: Aucun des persos de Tolkien n'est à moi ,(... reniflement tristounet, mais je les emprunte joyeusement pour cette nouvelle fic
·..·
(¯·..·..· ----•(-•---------------------------------•-)•----..·..·´¯)
LA COMMUNAUTÉ DES ELFES
Chapitre
Vingt Trois – 'Pas mon rêve''
(¯·..·..· ----•(-•---------------------------------•-)•----..·..·´¯)
·..·
Il faisait froid. Très froid. Legolas gisait sur le dos, incapable de faire un mouvement. Il n'entendait rien autour de lui, juste la sensation de dureté et de froid. Il rassembla ses forces et ouvrit les yeux...
Mais il n'y eut aucun changement dans les ténèbres que sa vue captait. C'était le noir total. Legolas sentit son cœur accélérer dans sa poitrine. Il haïssait le noir. Surtout quand il ne pouvait point avoir de repères avec ses sens restants. Le froid était omniprésent, aucun son ne se faisait entendre. Il déplaça lentement ses doigts et sentit la texture de la pierre sous lui.
'Où étais-je avant ? Comment suis-je arrivé ici ?'
Puis un autre pensée, 'y a-t-il jamais eu un 'avant' ?'
(Père ! Faites moi sortir d'ici, je vous en prie ! Père !)
Legolas s'assit en un instant, essayant d'ignorer la migraine qui lui déchirait les tempes.
Cette voix, il la connaissait ! Il ne pouvait dire si elle était réelle ou si elle venait de son esprit, mais il la connaissait !
« Non... », sa propre voix, plus adulte que le cri précédent, « pas cet endroit... pas de retour... ! ».
NON !
Il bondit sur ses pieds, et regretta rapidement ce mouvement brusque, car la migraine qui le torturait s'amplifia, faisant apparaître des taches de lumières devant ses yeux. Il tangua et s'écroula à nouveau sur la pierre froide.
'Je suis dans le cachot de mon père', ses pensées rebondissaient avec terreur sur les parois de son crâne. 'Je suis de retour ici. J'y reviens toujours. J'ai toujours été ici. Tout le reste
(quoi ?)
n'a été qu'un rêve. C'est pour ça que je ne m'en souviens pas.'
Voici ta punition, fils, pour avoir osé me défier !
Legolas se redressa et hurla. Il ne pouvait rien voir, il ne faisait qu'entendre les échos de son cri qui se prolongeaient indéfiniment, comme si l'elfe voulait que le son déchire la pierre, et qu'il soit enfin libre...
Libre...
libre...
Personne ne t'entendra crier ici...
Prit d'un vertige, l'elfe s'écoula sur le sol, et pendant un moment, il se dit que sa tête avait du heurter violemment le dallage de pierres grossières sous lui, vu le trait de lumière qui flasha douloureusement devant ses yeux.
Il plissa les yeux pour prévenir la migraine qui allait revenir en force, puis ouvrit lentement les yeux.
Le trait de lumière était toujours là !
Il roula sur lui-même pour lui faire face, et se rendit compte de ce qu'il regardait : de la lumière qui filtrait par-dessous une porte.
Il ne perdit pas de temps à réfléchir quelle était l'origine de cette lumière, ni pourquoi le dessous de la porte paraissait étrangement régulier par rapport à la pierre qui devait l'entourer. Il fit fit de sa migraine et bondit sur la porte comme un félin, s'abatant sur sa 'proie' de tout son poids, sans savoir si la porte était prévue pour s'ouvrir vers l'extérieur ou vers l'intérieur. Dans les microsecondes qui précédèrent l'impact, une voix froide et méthodique dans sa tête lui murmura que les portes qui s'ouvraient vers l'extérieur étaient prévues pour permettre aux gens de sortir facilement...
Ce qui ne collait pas avec une porte de cellule destinée à maintenir son occupant à l'intérieur.
Sous l'impact du corps de l'elfe, la porte céda vers l'extérieur. Legolas se dit sur le coup qu'il avait beaucoup de chance.
Il allait revoir son jugement dans la demi-douzaine de secondes qui allait suivre...
L'elfe perdit l'équilibre et roula sur le sol dans la lumière aveuglante, surtout comparée à l'obscurité du cachot. Il s'arrêta, face contre terre, et identifia à l'odeur et à la texture, de l'herbe sous lui.
Pendant un moment, il resta allongé sur le sol, savourant cette verdoyante et rassurante présence de liberté. Puis il releva lentement la tête pour identifier son environnement...
Et se figea...
Le ciel au dessus de lui était d'un beau bleu matinal. Il était allongé sur une colline herbeuse qui montait en légère pente vers un endroit où des enfants jouaient sur d'étranges constructions colorées. Au-delà de la plaine de jeu, se trouvait une petite barrière, probablement placée là pour délimiter l'aire de jeu...
Certainement pas placée là pour les protéger de ce qui allait suivre...
Legolas sentit son sang se figer dans ses veines. Il venait de passer d'un lieu horrible à un autre lieu horrible. Il se retourna vivement, se disant que l'autre endroit pouvait peut-être le rendre fou... s'il restait ici, il mourrait dans les flammes.
Mais il n'y avait plus rien derrière lui. Plus de porte. Rien que la colline verte, les arbres, et des habitations d'apparence humaines.
Beaucoup d'habitations.
Legolas se redressa et s'avança vers la plaine de jeu, presque comme un somnambule. Il savait ce qui allait se produire, il ne pouvait plus y échapper. Il n'y avait plus d'endroit où se réfugier. Il ne pouvait que monter en haut de la colline...
Et regarder quand la ville allait s'embraser...
Elle était là, terrifiante avec sa multitude de tours, ses routes innombrables et ses ponts incurvés. Les carrioles avançaient toujours sans que des chevaux ne les tirent, en émettant des feulements rauques. De cette ville semblait venir un brouhaha constant, qui ne variait que lorsque ci et là, le son d'un cor (probablement) se faisait entendre.
S'il ne savait ce qui allait arriver à cet endroit, Legolas l'aurait déjà trouvé bien effrayant en soi. Mais il disposait d'une connaissance de l'avenir que ne semblaient pas détenir les enfants qui jouaient insouciant, accompagnés de leurs parents. Les enfants devaient leur faire confiance. Ils devaient penser que leurs parents les aimaient. Que jamais l'un d'eux n'irait embraser le ciel et réduire tout en un monde de cendres.
Et ce fut la première fois que la question frappa l'esprit de Legolas. Qui avait pu embraser le ciel ? Non pas comment, ni pourquoi, mais... qui ?
Personne ne détenait la réponse ici... A part--
Il eut l'impression que son esprit d'emballait comme un cheval au galop. Il tourna lentement la tête vers sa droite. Il y avait quelqu'un qui savait. Qui n'avait peut-être pas toutes les réponses, mais qui pourraient lui en apprendre suffisamment pour élucider ce rêve.
'Oui, c'est un rêve, je ne risque rien'
(j'espère)
'Je suppose que je dois apprendre quelque chose de ce rêve, sans quoi je ne reviendrais pas tout le temps ici'
A côté de lui, à moins de trois mètres, la petite fille aux cheveux rouges était assise sur une coccinelle géante, probablement en bois. Legolas remarqua avec horreur qu'elle amorçait son lever de bras.
Elle allait montrer le ciel.
Et tout exploserait en une lumière brûlante.
(Tu dois lui parler, Legolas. Il le faut. )
La voix d'Alek résonna dans son esprit. Il eut une rapide successions de souvenirs imprécis qui flashèrent dans son esprit, avec trop de rapidité pour qu'il puisse un identifier un seul avec certitude, mais qui le laissèrent avec un sentiment d'urgence dans un cœur qui commençait déjà à battre la chamade. Il ne pouvait s'attarder sur ces images rapides, il savait ce qu'il avait à faire.
Même si ça paraissait fou.
Il avança d'un pas vers la petite fille, et se rendit compte que ses jambes étaient aussi lourdes que du bronze, et chaque mouvement lui faisait presque mal. Le deuxième pas fut presque impossible à terminer, et pendant ce temps, la main se levait avec une lenteur presque exaspérante vers le ciel. Encore quelques instants et il serait trop tard. Legolas prit une profonde respiration et s'élança vers l'enfant, comme il s'était élancé sur la porte un peu plus tôt.
Il eut l'impression de flotter dans l'air pendant une durée interminable, et la douleur sourde dans ses jambes parut disparaître. Il commença à retomber avec l'impression de lenteur d'une plume. Pendant un horrible instant, il crut qu'il allait retomber trop court, qu'il ne pourrait pas l'atteindre.
Mais juste comme la main de l'enfant allait être tendue complètement vers la ville aux nombreuses tours, la main de Legolas lui saisit le poignet et la rabaissa un peu.
« Non ! Ne le montre pas ! »
Il se réceptionna sur un pied, presque maladroitement, avant de poser l'autre sur le sol. Il tenait toujours le poignet de la petite fille dans sa main droite, et s'étonnait inconsciemment que la main ne se réduise pas en cendre, sans savoir d'où exactement lui venait cette idée.
« Ne le provoque pas ! », lui dit-il sans savoir à quoi exactement il faisait référence. Il avait l'obscure impression que s'il l'empêchait de montrer le ciel, le ciel n'exploserait pas. La petite fille le regardait droit dans les yeux, une lueur de surprise mélangée à de la peur dans son regard gris. Legolas n'avait toujours pas lâché son poignet.
« Tu... », elle déglutit, « tu peux me voir ? »
'Hein ?', Legolas cligna des yeux, il s'était probablement attendu à beaucoup de dialogues possibles s'il parvenait un jour à lui parler, mais... pas à ça.
(Pas mon rêve... Ce n'est pas mon rêve !)
Mais dans les deux secondes qui suivirent, le ciel passa du bleu clair au blanc aveuglant, et la lumière tout autour d'eux devint intense. Il se retourna vers la ville, même si inconsciemment il savait ce qu'il allait voir. Il espérait sans doute qu'il y ait désormais des petits changements, suite à son intervention.
On pouvait toujours espérer, dans un rêve...
Mais la boule de feu explosa de la même manière sur la ville. Le bas des tours explosa en une énorme vague de feu, qui roula vers eux à une vitesse effroyable, les enfants se tordaient sur le sol, autant pour se protéger de la lumière insoutenable que de la chaleur intense. Et la vague de feu n'était pas encore sur eux !
Mais elle se rapprochait.
Legolas sentit sa vieille peur remonter en lui et mit quelques instants avant de réaliser qu'il tenait toujours le poignet de la petite fille dans la main. Instinctivement, il se plaça devant elle l'abritant contre lui, en une futile tentative pour protéger l'enfant.
Mais alors qu'il se préparait à l'impact brûlant, il sentit deux petites mains se refermer sur sa tunique alors que le petite fille se relevait et fonçait vers la vague de flamme, le tirant à sa suite.
« COURS ! ».
Son visage n'était plus triste et empli de fatalité, pour la première fois, il exprimait de la peur, de l'urgence et aussi de la rage. Legolas se figea, cette expression... Il eut l'impression qu'il avait déjà vu ce visage auparavant...
"K--"
La petite fille tira alors plus fort sur sa tunique, avant que le nom ne put se former complètement dans la gorge de l'elfe, et elle l'entraîna alors vers la vague de feu.
Avec une force étonnante pour un enfant si jeune.
« VITE ! AVANT QU'ELLE NOUS ATTEIGNE ! ».
Legolas se laissa entraîner à sa suite. Il avait toujours l'impression que ses jambes étaient lourdes comme le bronze, mais il se rendit compte que s'il ne résistait pas, l'enfant avait apparemment assez de force pour les faire avancer tous les deux. Que savait-elle qu'il ignorait sur cet endroit et cette vague de feu ?
Ils coururent tous deux au milieu des enfants et des parents, déjà recroquevillés sur eux-mêmes pour ses protéger de cette lumière aveuglante. Legolas avait du mal à voir où ils allaient. Pour une fois que le rêve prenait une tournure différente de ses cauchemars habituels, il aurait du être curieux, voir même heureux.
Mais il avait perdu toute notion de ce qui était réel ou pas. Tout ce qui importait maintenant, c'est qu'il ne pouvait échapper à la vague de feu en restant en arrière. Il devait faire confiance à l'enfant aux cheveux rouge qui l'entraînait vers l'avant.
Legolas avait la sensation étrange que, contrairement à ses précédents rêves, la vague de feu arrivait au ralenti.
'Tu ne dois plus traîner Legolas. Le temps presse. Bientôt il sera trop tard...', la voix d'Alek, étrangement calme compte tenu des événements, se fit entendre, au moment même où ils atteignirent la barrière qui délimitait le terrain de jeu. Legolas vit alors que sa fonction réelle était d'empêcher les enfants de tomber.
Car après cette barrière, il y avait deux mètres d'herbe, puis le vide.
Sans hésitation, la petite fille s'élança par delà la barrière, entraînant Legolas dans son mouvement. L'elfe leva les yeux et vit la vague de feu qui se rapprochait avec une lenteur exaspérante par rapport à ses précédents rêves de cet endroit.
Lente peut-être, mais effrayante, car elle se rapprochait. Et plus elle était proche, plus Legolas se rendait compte de l'horreur qu'elle annonçait.
'La destruction du monde tel que tu le connais est proche, Legolas'. A nouveau, la voix d'Alek.
Et à ce moment là, la petite fille se jeta dans le vide, tirant sur la tunique de Legolas, entraînant l'elfe avec elle ; il aperçut alors une rivière, dans les trente mètres plus bas, renfoncée dans un petit creux entre deux collines. Une du côté de la ville, et une du côté de la plaine de jeu. La vague de feu arriva au niveau de la première colline.
Legolas hurla. Ils tombaient rapidement en tournoyant, avec une impression de vertige monstrueusement familière pour l'elfe. Il avait la sensation d'avoir déjà rêvé ou vécu une chute similaire dans une rivière. Il releva la tête et vit que la vague de feu était sur le point de les toucher. Il entendait son grondement infernal, et déjà il sentait la peau de ses joues se rétracter face à la chaleur de la fournaise. Et ils tombaient plus bas. Toujours plus bas.
Le début de la vague de feu les frappa une fraction de seconde avant qu'ils ne heurtent la surface de l'eau de la rivière.
Le bruit horrible du feu diminua d'un seul coup, ne laissant qu'un vague bruit de roulement de tonnerre. L'eau était glacée, mais bénédiction comparé à l'enfer qui les avait touché. L'eau allait éteindre le feu qui s'était pris à leurs vêtements et cheveux.
Legolas eut un doux sentiment de détachement. Avec une horreur lointaine, il réalisa qu'il s'était probablement assommé par l'impact avec l'eau et qu'il était en train de perdre conscience.
Qu'ils allaient finir noyés, tous les deux.
Mais ses membres étaient paralysés et curieusement, il ne s'en inquiéta pas, les yeux fixés sur le ballet de flamme de la vague de feu, au dessus d'eux, déformée par les remous de l'eau. Sa lumière tellement intense semblait traverser l'eau en autant de chauds rayons. Mais Legolas demeura là, à flotter presque paisiblement, la petite fille toujours agrippée à sa tunique.
Et les flammes au dessus d'eux disparurent alors que tombèrent les ténèbres.
·..·
Aragorn se battait contre la neige tellement comprimée qu'elle ressemblait presque à des morceaux de glaces. Il essayait de ne pas trop bouger les jambes, pour ne pas blesser les hobbits sous lui. La glace qui s'infiltrait dans ses vêtements et ruisselait en eau glacée contre sa peau, lui faisait presque perdre tout raisonnement cohérent. Il n'était pas claustrophobe, mais détestait être aveuglé dans un univers où tout ennemi pouvait surgir à tout moment. Qui sait ce qu'il se passait en surface. Les envoyés de Saruman étaient-il déjà arrivés, supportés par les éclairs que le magicien blancs leurs avaient envoyé ?
Et une autre pensée le frappa. Etaient-ils tous saufs ? S'il arrivait en surface et qu'aucun adversaire ne les attendait, combien de personne de la communauté, à part Frodon et Sam sous lui, allait-il pouvoir extraire de la neige ?
Il creusait à l'aveuglette, partant légèrement en oblique (mais pas trop !) afin de s'éloigner un peu des jeunes hobbits. Ses gants ne protégeaient que la paume de ses mains, ses doigts gelés devaient être à sang, à force de creuser sans cesse dans les couches de neiges et de pierres.
A un moment, sa main ne rencontra que de l'air et il redoubla d'effort. Il lui tardait de revoir l'air pur, mais il se préparait toujours à une éventuelle attaque
Il se hissa à la lumière du jour, sur ses gardes, jetant un rapide regard aux alentours. Aucun ennemi n'était à vue, c'était une bonne chose. La mauvaise chose était qu'il n'y avait aucun membre de la communauté non plus. Il était remonté le premier, se dit-il pour se rassurer. Il se hissa jusqu'aux hanches, hors du trou de glace, puis roula sur lui-même sur la surface, avant de revenir vers le trou et de tendre un bras secourable aux deux hobbits. Il entendit du bruit un peu plus loin et vit une main jaillir de la neige. A l'ornement sur la protection d'avant bras en cuir, il sut que c'était Boromir. Les deux autres hobbits devaient donc être sauf aussi vu qu'ils étaient avec lui au moment de l'impact. Il hissa d'abord Frodon à la surface, aidé par Sam qui lui faisait la courte échelle, puis se pencha plus loin pour aller chercher Sam, se surprenant une fois de plus de son poids non négligeable pour sa taille.
Une hache troua la neige à un mètre de sa tête et il sursauta, avant de réaliser que c'était Gimli qui se creusait un chemin vers la lumière. Il rampa vers lui et lui dégagea une ouverture pendant que Boromir extrayait de la neige les deux hobbits Merry et Pippin.
Un bruit derrière lui attira son attention et il vit un bâton de bois fouiller la neige comme une marionnette devenue folle. Il se creusa un chemin, la neige jusqu'à mi-cuisse pour arriver vers Gandalf et saisit son arrière-bras pour le hisser à la surface. Le vieux magicien avait l'air plus outré que blessé, ce qui rassura un peu le ranger. Quand Gandalf fut complètement hissé à la surface gelée de la neige, Aragorn se pencha un peu dans le trou pour voir si Legolas avait aussi besoin d'aide, mais il n'y avait personne à la suite de Gandalf.
Le ranger se tourna vers son aîné. « Legolas n'était pas avec toi ? ». Le magicien le regarda, interloqué. « Il aurait du ? ».
Aragorn plissa les yeux, tentant de se rappeler les derniers instants avant l'avalanche. Avait-il bien vu l'elfe saisir le magicien pour le ramener à l'abri ? Comment Gandalf aurait-il pu être contre la parois de la falaise si Legolas ne l'avait pas tiré en arrière ?
« Legolas ? », Aragorn appela d'une voix pas trop forte afin de ne pas provoquer une nouvelle avalanche. Peut-être que l'elfe était à un ou deux mètres d'eux, lui aussi contre la falaise, et qu'il allait ressurgir dans les secondes qui suivaient.
Il se tourna un instant et vit Boromir qui tirait le poney d'une épaisse couche de neige et de glace mélangées. L'animal se secoua, mais ne put se débarrasser du tremblement qui avait prit ses jambes minces. Le robuste petit animal devait avoir atteint ses limites, à force de froid, de fatigue et de malnutrition dans ces montagnes désertes.
Ses pensées revinrent alors vers Legolas. Lui aussi ne dormait pas beaucoup, ni ne mangeait à sa faim... et il était souvent sujet à des hypothermie, surtout depuis qu'il avait perdu beaucoup de sang. Son corps n'avait probablement pas encore eu le temps de récupérer. Peut-être était-il inconscient à un mètre ou deux d'eux, mais peut-être que le froid allait lui être fatal s'ils ne le trouvaient pas rapidement.
Aragorn attendit encore quelques secondes qui lui parurent interminable, afin de laisser à l'elfe la possibilité de remonter à la surface tout seul. Puis, l'absence de ce dernier le fit paniquer.
« Legolas ? »
Aucune réponse.
Aragorn descendit rapidement dans le trou d'où s'était extirpé Gandalf quelques secondes auparavant et se mit à creuser, sentant le gel mordre ses doigts exposés. Il fouillait presque frénétiquement la glace, la panique le faisant presque perdre tout sens de l'orientation et de la prudence. Un pan de glace glissa dans le trou et le coinça jusqu'aux hanches. Le ranger s'en dégagea avec un juron et se hissa de nouveau à la surface.
·..·
Saruman se tenait toujours sur le sommet de la tour d'Isengard, immobile, les yeux mi-clos mais fixant devant lui sans voir. Depuis qu'il avait lancé son dernier sort, sa vision de ce qui se passait sur la corniche où il avait piégé la communauté allait en s'amenuisant. Il ne pouvait plus distinguer que des formes sombres se déplaçant sur la blancheur de la glace. Et une brume de plus en plus persistante se déplaçait devant ses yeux, rendant sa vision de moins en moins précise. Bientôt il ne pourrait plus rien voir du tout, mais il avait déjà perçu quelque chose de plaisant et s'amusant.
Quand sa vision fut complètement réduite à zéro, il ouvrit complètement les yeux vers le paysage ravagé qu'était devenu Isengard depuis que les orcs avaient été accueillis en cet endroit. Il sourit et se dirigea vers la trappe. Un long escalier en colimaçon, sombre et luisant, menait à la salle principale de la tour, celle où il avait installé le palandir... Celle où il avait autrefois vaincu Gandalf.
Et tout en descendant les marches, il marmonna pour son ancien compagnon de magie. « Ainsi donc, Gandalf le gris, maintenant que ta compagnie est réduite, et que le chemin est bloqué, vas-tu oser prendre l'autre chemin ? Celui qui mène à l'obscurité et à la flamme ? »
Un sourire presque doux de peignait sur les traits du magicien déchût. Tout se passait selon ses plans. Bientôt, les derniers obstacles tomberaient les uns après les autres, et il pourrait récupérer l'anneau.
Mais avant, il faudrait qu'il envoie une troupe de ses propres orcs récupérer ce bien, avant que les orcs de Sauron lui-même ne mettent la main dessus.
Car l'anneau serait sien. Comme il l'avait dit à Gandalf, au sommet de cette tour, à une époque qui semblait désormais remonter à quelques siècles...
·..·
(¯·..·..· ----•(-•----------------•-)•----..·..·´¯)
A suivre...
(¯·..·..· ----•(-•----------------•-)•----..·..·´¯)
·..·
Et voilà :)
Comme promis sur mon skyblog (voir mon profile) la fic est sortie avant la dead-line... Même avec une journée d'avance :D Sur le même skyblog, il y a une tentative de poster de la fic ;
Et d'ici quinze jours, la suite sera là aussi ;)
(de la fic, pas du poster :p )
Merci beaucoup pour vos reviews :) Ca fait toujours plaisir de savoir ce que les autres pensent du travail effectué :) Merci à tout ceux qui me suivent dans ce délire et qui essayent de deviner les événements, ou qui simplement mettent leurs petits mots gentils (ou étrange parfois) :)
·..·
ENEE :
J'étais écroulée à lire ta review :D
Comment
ça, Legolas est champion de jérémiades ? ;)
(Ah
bbboooooooonnn :) )
Pour ton analyse concernant les 'clones' de Dune, c'est encore plus vicieux que simplement des clones (à ce propos, allez voir THE ISLAND si vous aimez le thème ;) ). Il s'agit de GHOLAS. Ce sont effectivement des sortes de clones, mais effectués non pas à partir d'une cellule vivante, mais d'une cellule morte, avec une particularité de récupération de mémoire, typiquement technologie Tleilaxu ;)
Je suis contente en tout cas que tu ais pris attention aux petits indices que je déposais ci et là :D Coupineuuuuh :D
(maintenant, je te rassure, tu n'as pas tout trouvé, il reste encore pleins de trucs à découvrir ;) Mais dans deux chapitres, les choses devraient devenir plus claires ;) ... ou du moins, un peu ; )
·..·
NIPH :
Objet doré ? un certain oscar... ça te dit rien ? ;)
Pour John Howe, il a accepté :D
Je vais donc faire mon mémoire avec lui l'année prochaine :D
Quant à Kaamelott, j'ai jeté un œil sur leur site, et ça a pas l'air mal ce qu'ils font :)
Mais à ce sujet, nous sommes en train de préparer la série TV de DONJON DE NAHEULBEUK pour France2, et Jean-Luc Cano, qui co-réalise avec moi, a proposé de faire une série d'épisodes de 6-8min, un peu à la Kaamelott, mais sans leur principe de sketches ;
Plus d'info et photos sur mon skyblog ;)
·..·
ELYSABETH :
OUAAAAAAAAIS, I'M BACK :D Vous allez encore souffrir, hee hee hee :D
·..·
ELI-CHAN :
Merci :) WOW ! 10 heures pour lire la totalité :O C'est vrai que la dernière fois où j'ai essayé de faire une compile de Communauté des Elfes, on dépassait les 150 pages :p Et c'était il y a pas mal de chapitres. Je suis contente de savoir que l'histoire te passionne à ce point :))))))
·..·
FUSHICHO :
Uhm... DEUX heures, toa ? oO; Ca a été de l'intensive lecture dans les WC :D « Communauté des elfes » a remplacé quelle BD :D Félicitations, en tout cas :) Emue, que je suis ,-)...
Quand à faire ou non mourir Legolas, je vais quand même pas révéler L'information maintenant et tuer le suspens, heh ? ;p
·..·
ANGEL OF SEVEN DREAMS :
Merci tout plein pour ces gentils commentaires :) Mais heeeeuuu ! Pourquoi tu as abandonné ta fic Legolas :'( Veut lire, moa :'O...
(à moins que ce soit la Prophétie des Mondes ? ;) )
·..·
WILYA :
Je devine que tes nerfs ne sont pas en meilleur état à la fin de ce chapitre que pour le précédent ; (évite un lancer de tronçonneuses volantes)...
·..·
ALANA CHANTELUNE :
non :( je n'étais pas à Epita :( La prochaine activité où je suis ets à Bannegon en France, pour une semaine médiévale :)
·..·
JAYSE MAÂT :
Alors, le bonheur a-t-il envahis ton âme :)
·..·
ERIKA3 :
heeeeeeuuuuuuuuuuu... oO;
Là, c'est de la violence gratuite :D On trouverait plutôt ce genre de description dans ONLY ONE LIGHT (cf les deux premiers chapitres, surtout :p )
Mais
bon... créative et imaginative, ta suggestion ;)
(s'éloigne
lentement et prudemment :P )
·..·
ORENA :
Je suis vraiment flattée que tu aies trouvé que le style et l'histoire valaient la peine de se replonger dans :) Je n'ai pas lu les Harry Potter (je n'ai lu que le premier des livres, et donc, je suis vite larguée concernant les persos) ; mais pour les LOTR, il est vrai que récemment, quand je furète de ci et de là, sur les versions anglaises principalement, les histoires sont rapidement finies, et quand ce n'est pas du Mary-sue à la guimauve, c'est du Legolas-Aragorn à la guimauve :(
Loin de moi l'idée de traîner dans la boue ceux qui écrivent des fanfics sur ce sujet, car ils veulent aussi partager avec nous leurs pensées et leur adaptation sur LOTR, mais hélas, certaines fics se ressemblent tellement, que finalement, on perd l'envie de les lire en voyant le résumé alors que peut-être il s'y cache un joyaux de créativité ,)
Pour ce qui est des fics que j'autorise à mettre sur les sites autres que je demande toujours une url de retour afin de pouvoir jeter un œil sur le site en question et voir son évolution.
Et parfois je lance des recherches google ou autre, sur des phrases clés de mes fics, pour voir où elles sont répertoriées. Quelque fois je tombe sur une de mes fics, mais avec un autre nom d'auteur... Et là, il y a baston :D
(un peu à la Only One Light, tiens :pppp )
J'espère en tout cas que tu reviendras un jour sur et que la suite de Communauté des Elfes te plaira autant que l'histoire que tu as déjà découvert jusqu'à présent ,-)
Aa'
lasser en lle coia orn n' omenta gurtha
(que
les feuilles de ton arbre de vie ne deviennent jamais brunes)
·..·
LILYNETTE :
Hé non, le chapitre 23 a mis moins de temps à sortir que le chapitre22, et le chapitre24 mettra encore moins de temps :) (sauf si vous en avez marre du suspens, et que l'un(e) de vous décide de passer me dire un ti koukou, armée d'une bombe H ;)
·..·
AGUILA :
Alors, heureuse :D
Diiiiis, t'as pas eu d'hydrocution, au moins :O
·..·
NINI :
Le voilààà ;) Merci pour tes gentils compliments :)))))))
·..·
EXOCNES :
Woaw :) Le gentil post que voilà :)
Cette histoire ci étant un mix de LOTR et d'autres thèmes (certaines ont reconnu du Terminator, du Dune, et la liste est encore longue), ça tournerait vite au plagia si je la sortait en changeant les noms. Surtout qu'elle a été créée dans le but de n'être qu'une fanfic ;
Bon, à un prochain Japan Expo, je la sortirai peut-être (si j'ai le temps) sous forme d'un livre avec illustrations/artbook dedans, ainsi que des commentaires... Il faudra juste alors que je décide d'un moment où la première partie de l'histoire est finie et entame la seconde partie. Ce sera probablement à la sortie de la Moria :)
M'enfin, on verra :)
Merci en tout cas pour cette note sympathique :) J'ai en cours des histoires originales, et peut-être que si elles sortent un jour, bah c'est que le style aura plu :)
Certaines peuvent être lues pour le moment à ma section sous fictionpress . com :)
En tout cas, merci tout plein :))))))
·..·
LASGALENYA GREENLEAVES :
FANFICS POWAAAA :D
Ah ben toi tu as eu plus de chance que les autres ;) Tu as du seulement attendre 3 jours pour lire le chapitre suivant ;) Elle est pas belle la vie :D
J'ai commencé à lire Dawel, j'aime l'auto parodie du premier chapitre :D hi hi hi :)
·..·
Ben voilà, les reviews sont finies pour cette fois :)
J'attends vos prochaines avec impatience :)
Bisooooooooooooooous :x
:Roselyne:
