Disclaimer: Aucun des persos de Tolkien n'est à moi ;,(... reniflement tristounet, mais je les emprunte joyeusement pour cette nouvelle fic

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LA COMMUNAUTÉ DES ELFES

Chapitre Trente-et-un – Traîtrise et Châtiment

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L'enfant elfe ouvrit les yeux et regarda ses mains. Pendant un instant, il ne put se remémorer les derniers événements. Il ne comprenait pas pourquoi ses mains étaient rouge sang. Il s'était déjà blessé par le passé, mais jamais il n'y en avait eu une telle quantité.

(le sang est collant, et poisseux. Tu peux l'utiliser pour t'échapper de liens trop serrants)

Il laissa tomber sur le sol la dague que sa main droite tenait. Elle résonna lugubrement dans la pièce silencieuse. Il rabaissa son regard vers le sol et sa mémoire lui revint en un éclair douloureux en voyant l'enfant qui gisait dans une flaque carmine.

(ou pour te délivrer du propre lien de la vie)

Alek. L'enfant des caravaniers. Les elfes avaient tué son clan. Thranduil l'avait menacé de mort, lui, son fils cadet. Pour vivre, Legolas devait tuer l'enfant humain de ses propres mains. Il ne voulait pas le tuer. Il ne voulait pas.

Mais ses mains, ce sang, cette dague, Alek mort... Il l'avait finalement fait. Il pouvait même maintenant se remémorer les pleurs et les supplications d'Alek. Legolas avait fermé les yeux, puis avait entendu le cri de l'autre enfant, avant sentit ses mains agripper ses épaules, puis glisser alors que l'enfant tombait. Il avait entendu ses râles, et ses mouvements saccadés au sol. Mouvements et râles s'étaient ralentis, jusqu'à ce que revienne le silence. Alors il avait rouvert les yeux.

C'était la première fois que Legolas tuait quelqu'un.

(Oh, tu as bien tué ta mère en venant au monde).

Legolas corrigea sa pensée. C'était la première fois qu'il tuait sciemment quelqu'un. L'avenir prouverait qu'il allait devenir excellent dans cet art.

'Tu as tué un enfant humain... Un enfant innocent et sans défense...'

Près de trois mille ans plus tard, Legolas ne se rappellerait que trop bien des paroles cruelles de son père ...

'Les humains ne te pardonneront jamais ce crime...'

... et leur conclusion, lui interdisant tout espoir en dehors des murs du palais et des bois sombres et dangereux.

'N'espère jamais trouver refuge parmi eux...'

Legolas faisait face au corps sans vie d'Alek, baignant dans son sang, les yeux figés à jamais en une expression de douleur. Sa vision se troubla et à la chaleur sur ses joues, il sut que les larmes venaient à nouveau de couler. Il parcourut du regard la salle du trône, et par delà le carnage des corps humains qui jonchaient le sol, il chercha le soutien d'un des elfes présents. Que quelqu'un lui dise que ce n'était pas grave, que tout irait bien...

Que ce n'était qu'un cauchemar, qu'il allait se réveiller...

Les elfes étaient pâles, encore plus pâles que d'habitude. Peut-être y en avait-il parmi eux qui désapprouvaient ce qui venait de se passer. En effet, des murmures commençaient à se faire entendre. Le regard de l'enfant elfe était une supplique, un appel à l'aide, car il soupçonnait que ce n'était pas fini, que d'autres horreurs l'attendaient encore.

Thranduil claqua ses mains l'une contre l'autre, une seule fois, pour intimer à la fois silence et attention à l'assemblée.

« Il suffit ! ». Cet ordre était bref, mais calme. Les autres elfes hésitèrent, puis détournèrent le regard. Leur roi pouvait paraître cruel, ses décisions les avaient pourtant toujours préservés de catastrophes encore plus grandes que celles qui frappaient déjà le royaume. Bien sur, le domaine de Mirkwood était constamment assiégé par des orcs, des wargs ou des araignées géantes, mais la sagesse de leur roi avait permis de limiter les pertes lors des raids. Son « extravagance » d'aujourd'hui avait probablement une explication logique... Rapidement, le calme les gagna. Pour un moment du moins, et Thranduil devait se douter qu'il disposait de peu de temps pour étouffer toute idée de rébellion.

« Toi ! »

Legolas frémit, se sachant visé par cette appellation. Il tourna lentement son visage vers son père qui le regardait avec des yeux semblables à de la glace.

« Combien de fois ne t'ai-je point dit que les humains étaient bannis du Royaume de Mirkwood ? J'avais donné des ordres, les concernant, si d'aventure ils se risquaient à nouveau sur nos terres», commença Thranduil d'une voix calme, mais qui semblait annonciatrice de tempête. « Et toi, tu as osé braver ces ordres... devant nos ennemis jurés ! Tu m'as ainsi HUMILIÉ

Legolas pouvait encore se voir, quand il avait surgit au devant des humains, les bras en croix pour les protéger, quémandant la clémence de son père pour des créatures capables d'aimer et de souffrir. Ce qui avait motivé son geste n'avait pas été un esprit de rébellion contre son père, mais la vue des mères protégeant leurs enfants.

Et cette femme brune qui lui avait parlé avec douceur, comme une mère, pour qu'il se mette à l'abri et ne risque pas sa vie pour eux. Elle savait qu'ils étaient déjà condamnés par la sentence du Roi.

Et lui, l'enfant elfe, venait de tuer le fils humain, presque son frère d'âme. Qu'importe qu'il y ait été forcé par Thranduil, Legolas n'en voyait – dans son esprit d'enfant – que la conséquence : il avait tué l'enfant de cette femme, et il allait être haï par les humains, autant que par les elfes. Plus d'aide à attendre dans ce monde. Que son père l'exécute ensuite semblait la chose la plus logique qui soit, la seule chose qu'il lui reste à connaître...

Il se crispa quand son père avança vers lui, la grande épée tachée de sang toujours tenue dans sa main. Involontairement, il jeta encore un coup d'œil aux alentours afin de trouver une éventuelle échappatoire, une issue, une aide. Il lui semblait au regard de certains elfes, qu'il n'était pas le seul à craindre les coups de colère du Roi. Mais personne ne s'avançait pour prendre sa défense. Tous détournèrent une fois de plus leur regard. Personne ne se mettait entre lui et son père, les bras en croix pour le protéger...

« J'ai tenté de te faire comprendre qu'ils étaient tels la peste ».

Legolas réalisa à ce moment précis que son père avait recommencé à lui parler. Il tourna son visage vers lui, alors que le roi se rapprochait encore, toujours plus près... mortellement plus près.

« Qu'ils pouvaient se glisser derrière nous et nous poignarder dans le dos », continua le roi, « qu'importe qu'ils aient l'air faibles et pitoyables ; mais il a fallu que tu les défendes ! »

Thranduil fit encore un pas en avant. « Qui penses-tu être pour défier mes ordres ? Moi, ton père, et ton ROI ! », rugit-il presque.

L'enfant elfe reculait pas à pas, il n'était pas encore terrifié, mais ça allait rapidement venir. Déjà son cœur cognait avec force dans sa poitrine et il avait du mal à respirer. Il trébucha sur le bras d'un des gardes humains et tomba à terre, ses mains touchant le sang qui s'était répandu sur le dallage de la salle du trône. Involontairement, il fit le geste de s'essuyer les mains sur sa tunique avant de reculer à nouveau, rampant au sol, face à l'avancée de son père. Ce dernier semblait pour l'instant s'adresser à l'assemblée des elfes présents dans la salle du trône : « Est-ce trop demander que votre confiance et votre respect dans mes décisions? Mes voies pourront vous paraître étranges de temps à autres, mais je connais assez sur les choses à venir pour savoir comment agir. Ne vous ai-je point guidé et mené le royaume en sécurité depuis que le roi Oropher, mon propre père, est mort ? Vous ai-je faillit une seule fois ? ». Le silence gêné et contenu des elfes fut sa seule réponse. Il reprit : « Nous avons combattus des araignées géantes, des loups, des orcs, divers envoyés de Morgoth... »

Il engloba d'un geste de la main les corps éparpillés dans la salle. « Mais ce sont les humains qui nous ont infligé la plus grande perte ! ». Legolas eut l'étrange impression d'être inclus dans le geste de son père.

« Ils étaient innocents... », sa voix était à peine perceptible dans l'immense salle du trône. Il eut alors l'impression que son père allait exploser sur place. Le grand elfe prit une profonde respiration, son visage se faisant de marbre, avant de récupérer un semblant de contenance ironique.

« Et qui es-tu pour décider qui est innocent de qui ne l'est pas ?! », le Roi ramena son attention sur le jeune elfe telle un rapace qui vient de localiser une souris. « Ces créatures sont tout sauf innocentes ! »

Legolas continuait à reculer au sol, mais sentit un objet mou contre son dos lui barrer son chemin de retraite. En se retournant, il vit que c'était le corps de la mère d'Alek, ses grands yeux verts pour toujours figés dans une expression de douleur, de fatalité et de tristesse. Il retint un cri de désespoir et d'horreur

(j'ai tué son fils. Elle a été gentille avec moi, et j'ai tué son fils !)

et se retourna pour voir que son père l'avait atteint et le dominait désormais de toute sa hauteur. L'enfant elfe devait lever la tête bien haut pour voir le visage du Roi, sombre et menaçant.

« Ils apportent la mort, le chaos et la destruction autour d'eux », disait ce dernier, ses yeux semblables à de la braise. « Ils accomplissent de grandes erreurs, puis viennent lier les autres à leur destin ! ». La haine semblait suinter de ses paroles comme du venin épais et acide. Il marqua une brève pause alors que son regard ne se portait plus sur l'enfant elfe, mais au-delà de lui. Pendant un bref instant, des horreurs inimaginables semblèrent défiler devant ses yeux. Quand il reprit la parole, sa voix était presque un murmure rauque.

« Mais je ne laisserai jamais cela arriver... Je ferai ce qu'il faut, quel qu'en soit le prix »

'Il va me tuer', se dit à nouveau Legolas en regardant le regard presque dément de son père et la manière dont ses doigts enserraient le manche de son épée au point que les jointures en fussent blanches.

Pendant un instant, un instant de silence pesant, il n'y eut plus que le père et le fils, se faisant face. Le père, debout avec sa longue épée ; le fils, au sol, terrorisé, et essayant de reculer dans la grande flaque de sang qui inondait les dalles de la salle du trône.

'Il va me tuer', fut encore la pensée de Legolas. 'Il est en train de peser le pour et le contre'.

(... quel qu'en soit le prix)

L'enfant trouvait ça vraiment injuste.

« NON ! ELLE VOULAIT QU'IL VIVE !»

La voix claqua dans le silence oppressant du palais, soulageant un peu la tension qui s'était accumulée. Tous se retournèrent vers l'entrée où une elfe d'âge avancé, aux cheveux tellement pâles qu'ils en paraissaient presque blancs, vêtue d'une toge bleue, se tenait debout, haletante d'avoir couru de longs couloirs. C'était Serindë, la sage-femme, celle qui était en charge d'aider la venue à la vie de la plupart des elfes. Le premier visage que Legolas avait réellement vu.

« La reine Cyndúviel voulait qu'il vive ! », reprit-elle en s'avançant vers le roi. Les autres elfes s'écartèrent respectueusement de Serindë. Cette dernière tremblait légèrement, comme sous le coup d'un trop profond émoi. Elle posa un instant un regard sur l'enfant elfe et Legolas frissonna, car un mélange complexe d'émotions étaient passé dans ces yeux anciens. Avec la compassion et l'angoisse prévisible, se trouvaient également d'autres sentiments qui mirent l'enfant mal à l'aise car il lui semblait qu'ils n'avaient pas leur place: de la pitié et du respect. Legolas détourna son regard vers son père, se disant qu'il avait mal du voir.

Thranduil regardait vers son fils, mais on aurait dit qu'il voyait au travers, se rappelant des événements lointains avec un mélange d'amertume et de haine sur ses traits. Sa main se crispait sur le manche de son épée, comme s'il était en plein combat intérieur. Ce serait pourtant si simple, devait-il se dire, de mettre fin une bonne fois pour toute à cette vie maudite. Le bras levé, le scintillement de la lame de son épée, rapidement abaissée. Il n'y aurait peut-être même pas un cri de l'enfant si son mouvement était précis. Et tous ces cauchemars arriveraient à terme.

Legolas en était presque à souhaiter qu'il le fasse. Que ses souffrances arrivent à leur terme. Que pourrait-il arriver de pire dans l'au-delà ?

« La reine Cyndúviel s'est faite abuser », siffla alors le Roi. Il regardait vers Legolas, mais l'enfant savait qu'il s'adressait à la sage-femme. « Elle a écouté des belles paroles et des contes impossibles ! »

Il tourna alors un doigt accusateur vers Serindë. « Et TOI ! Tu l'as laissé donner à cet enfant un nom interdit ! ».

La sage-femme prit l'accusation sans broncher. Legolas oublia un instant ses peurs, son esprit avivé par la curiosité et l'échappatoire qu'elle lui procurait. « Mon nom est interdit ? Mais pourquoi ? »

« La reine a choisi d'y croire», répondit Serindë à Thranduil, ignorant la question de l'enfant elfe, « et son choix ne pouvait être nié. Mais si pour vous, majesté, ce ne sont que des contes impossibles … que craignez-vous donc ? »

Thranduil plissa les yeux et reporta son attention sur son fils. « S'ils s'avèrent qu'ils ne sont pas impossibles, il y aura beaucoup de morts ».

Serindë répliqua sans hésitation : « et il y en aura peut-être bien plus s'il ne survit pas ».

Thranduil se retourna vers son fils en un éclair, et les craintes de l'enfant affluèrent à nouveau avec force. L'optique de voir la fin de ses souffrances ici même semblait rester à l'ordre du jour.

Thranduil sourit alors de manière énigmatique qui ne présageait rien de bon pour Legolas. « Je pourrais prendre le risque... », murmura-t-il doucement pour lui-même. « Après tout, nous avons ici un serpent dans le nid d'oiseaux... ». Il y eut quelques secondes pendant lesquelles il sembla débattre en lui-même, et peser le pour et le contre.

« Si vous le tuez maintenant », commença doucement Serindë, comme si elle ne voulait pas le brusquer et lui faire commettre un geste irréparable, « la Reine sera morte pour rien ».

Est-ce que ce fut l'élément qui décida Thranduil ? Legolas ne le saurait jamais. Mais son père se redressa de toute sa hauteur et fit alors face à tous les elfes assemblés qui avaient eu la décence de se faire discrets pendant la joute entre leur roi et la sage-femme. « Suite au souhait de la reine, je ne tuerai pas l'enfant. Mais souvenez-vous de mes paroles, vous tous ! Je prendrai des décisions qui ne vous plairont pas toujours, mais je sais suffisamment sur les choses à venir, pour savoir que c'est la meilleure solution. »

Legolas comprit en un éclair que ce dont son père et Serindë s'étaient entretenus plus tôt, peu d'elfes devaient être au courant.

« Ce sacrifice aujourd'hui », continua le Roi, « marquera peut-être notre survie plus tard. Car ce n'est jamais qu'un elfe maudit. »

Son regard s'abaissa vers Legolas, toujours au sol. Le sang des humains dans lequel il baignait lui détrempait les vêtements et il commençait à en sentir l'humidité sur sa peau.

« Et un elfe maudit qui s'est opposé à mes ordres et à moi-même ! » reprit le Roi. « Il souffrira du même châtiment que le plus vile de mes ennemis ».

Thranduil fit à nouveau un pas vers l'enfant elfe. Malgré qu'il avait annoncé qu'il ne le tuerait pas, l'enfant recula encore, terrifié.

«Quand ton Roi ordonne, tu obéis!», reprit l'elfe plus vieux. «Si tu refuses, tu es un traître.»

Le Roi fit un dernier pas vers l'enfant.

«Et il n'y a qu'un seul endroit pour les traîtres...»

Legolas parcourut du regard l'assemblée des elfes et vit alors que son frère aîné, Odùrin, arborait un large sourire mauvais, comme s'il savait quelle serait sa sentence, et qu'il s'en délectait à l'avance. La dite sentence ne tarda pas à claquer dans la sale du trône. L'enfant elfe eut l'impression qu'elle en avait même gagné en écho, catégorie sinistre.

«Pour avoir bravé mes ordres et avoir défendu des humains, tu seras jeté dans les cachots souterrains. Dans les ténèbres, tu demeureras, jusqu'à ce que vienne ma clémence, ou que la folie t'emporte!». Il se tourna face à Serindë, et inclina la tête vers elle, d'une manière presque moqueuse : « De telle sorte, je respecte les désirs de la reine Cynduviel. Je ne le tuerai pas... Sa survie dépendra de lui désormais ! »

Un murmure d'appréhension parcourut les elfes assemblés. Serindë laissa s'échapper l'air contenu dans ses poumons. Etait-ce un signe de soulagement ou de crainte? Legolas ne put jamais lui demander car son père se pencha légèrement vers lui, et lui parla d'une voix plus basse, comme s'il lui confiait un secret qu'il ne voulait pas partager avec les autres elfes.

«En ce qui me concerne, tu peux y pourrir toute ta misérable vie. En t'opposant à moi, ton père et ton Roi, tu as perdu tous tes droits ici. Les ténèbres mettront peut-être un peu plus de sens dans ton esprit, et prie les Valars pour ma pitié. »

Et alors que des mains soulevaient Legolas du sol pour l'emmener, Thranduil parla encore doucement « Mais médite là-dessus. Là en bas, tu ne seras plus une menace ».

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Aragorn attendit un peu que Legolas continue son récit. Pour l'instant, cette sentence ne le surprenait pas trop. Le dégoûtait, oui. Mais connaissant le tempérament de Thranduil, il ne pouvait pas dire qu'il était surpris. Legolas lui avait déjà dit plus tôt que son père l'avait obligé à tuer Alek après avoir massacré tous les humains de la caravane marchande.

Que le Roi se fut ensuite servi de cet événement pour condamner son fils était méprisable et haïssable... Mais pas vraiment surprenant. Aragorn se dit qu'il faudrait beaucoup désormais pour que Thranduil arrive encore à le surprendre.

Il changerait d'avis dans les 5 minutes qui suivraient.

« Mon frère et un autre garde m'ont empoigné, et traîné dans les souterrains », reprit Legolas d'une voix presque éteinte, comme s'il essayait de se remémorer les faits, sans se remémorer les émotions. Plus tard, Aragorn en viendrait à penser qu'en réalité, il gardait des forces émotionnelles pour le récit qui allait suivre.

« Ils m'ont emmené dans les tréfonds du donjon du palais, et jeté dans une cellule faite de grosses pierres. Je pouvais voir certaines de ces pierres à la lueur des torches des gardes... et à la bougie que mon frère Odúrin me donna ensuite. »

Aragorn fut surpris de ce geste positif de la part du frère aîné que Legolas avait décrit comme quelqu'un de méprisable et méprisant. « Ah, quand même, un bon geste d'un des membres de ta famille, ça change... »

Legolas se tourna vers l'humain. « Mon frère ? Bon ? ». Il éclata alors de rire. Un rire tellement triste et hystérique qu'Aragorn en eut froid dans le dos.

'Petit frère, tu verras, il y a des choses dans le noir, insoupçonnables. Tu vas faire leur connaissance, et un jour tu finiras par voir dans les ténèbres. Mais alors, tu souhaiteras être aveugle.'

« Oh non », reprit Legolas quand son rire finit par mourir dans sa gorge, « cette bougie n'était pas vraiment faite pour m'aider ». Il marqua une légère pause, perdu dans ses souvenirs. « Avec le recul, j'aurais préféré qu'il ne me la donne pas du tout. »

Aragorn cligna des yeux, sachant que le pire était probablement à venir dans le récit de l'elfe. « Et tu as été enfermé seul là-dedans pendant combien de temps ? »

Legolas serra alors les dents et allongea involontairement la mâchoire vers l'avant alors qu'il avait l'air de devoir se retenir d'exploser. Aragorn comprit qu'il avait du commettre une erreur dans sa question, et se prit à craindre la réponse qui allait suivre. Les poings de l'archer étaient crispés et ses narines se dilataient à chaque respiration saccadée. Aragorn sentit sa haine pour Thranduil remonter en anticipation. Les yeux de l'archer se plissèrent d'amertume, et sans regarder le ranger, il reprit la parole.

« Non, Aragorn, je n'étais pas seul...», commença-t-il, les poings toujours serrés. «Ils m'ont mis de la compagnie... Je crois que c'est ça qui a été le pire de tout...»

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A suivre...

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Et voilàààààà ;D Quand je vous disais que j'avais pas abandonné l'écriture ? ;) Bon, je sais, il s'est écoulé ENOOOOOOOOOORMEMENT de temps entre le dernier chapitre et maintenant T.T Mais il s'est passé tellement de choses ici (principalement tournages) que j'ai plus eu le temps de m'y mettre sérieusement ;(

Enfin, j'ai continué à développer le scénario, mais le passage à l'écriture autre que plan me semblait telle une montagne à déplacer ;( Heureusement que je suis repassée par le Poney Fringuant, qui m'a rendu l'énergie nécessaire pour cette tâche ;) (Bizz à mes coupineuh de là-bas ;-) )

Le chapitre 31 devait être plus long et expliquer le pourquoi du dégoût/peur de la roche pour Legolas, mais si j'avais du tout écrire, vous auriez encore attendu un bon moment, et puis, en découpant ici le chapitre en 2, ça m'a permit de développer d'autres passages pour annoncer l'horreur qui attend notre petit elfe dans le prochain chapitre. J'avais essayé de planifier le chapitre 31 avec la partie « jugement » et la partie « cachot », mais à la fin, je me rendais compte que « trop d'horreur, tue l'horreur ». Il faut un garder un peu pour après, et souffler entre deux ;-)

Je vais maintenant tâcher de répondre à vos questions depuis la dernière fois ;)

Les talents de combats de Legolas : bah oui, pour le moment, on l'a pas encore vu bastonner. Mais comme il a la réputation d'être un des maîtres assassins de Mirkwood, ça ne saurait tarder ;) Si vous êtes en manque de Legolas qui distribue des beignes, allez vous défouler à « Only One Light » en attendant que ça s'accélère ici ;)

Le côté morbide des pensées de Legolas : non, n'allez pas vous jeter par la fenêtre après avoir lu ;'(… Comment connaîtriez vous la suite alors ? ;)

Le prénom d'Alek : Heu… Non, ça ne vient pas d'un crossing entre Alix et d'Enak OO ; Mais si je vous dis exactement d'où vient ce nom, je donne trop d'info par rapport aux événements futurs de l'histoire ;) Je sais que quand je réponds aux questions, pas mal de réponses sont « attendez de voir », mais… j'ai pas l'choix, quoi. OUIN !

Le prénom de Kyrieh : HOURRAH à Lily Evans ;-) Effectivement, quand j'ai du chercher un nom pour ce personnage, je suis tombé sur le cantique « Kyrie Eleison », et ça m'a donné l'inspiration. Trouver des noms pour des persos est toujours la partie la plus dure pour moi T.T Note pour Lily, y a d'autres similitudes que tu as trouvées ;-)

La vallée : Bah, ils sont en train de revenir plus ou moins à leur point de départ. Là d'où ils étaient partis lorsqu'ils avaient été repérés par les Crébains (chapitre 2 – la menace venue du ciel). Pour eux, ça veut dire aussi qu'ils ont perdus des jours précieux et qu'ils ont traversés toutes ces souffrances pour rien. D'où leur moral pas très haut.

Bientôt la Moria : Bah oui, ils vont devoir y passer ;-) Même si l'idée n'enchante pas Legolas. Vous saurez pourquoi au chapitre 32 ;-)

L'enfance et l'âge de Legolas : certaines de vos réflexions m'ont intrigué. Legolas a ici 2931 ans (âge annoncé par P.J. et Bloom, mais qui n'est jamais que l'année de naissance d'Aragorn ;-) . Comme aucune indication à ce sujet n'existe dans le bouquin, j'ai repris leur suggestion. L'incident de la caravane est arrivé quand il avait 9 ans. Et par la suite, il va dater le « rêve Kyrieh-HommeBlond-MontMaudit » pour l'âge de 10-11 ans. Donc, 2920 ans se sont écoulés depuis ce « rêve » (si c'en est un ;-) ) et son récit à Aragorn. Il est normal que certains événements deviennent flous dans sa mémoire ;-)

Les rêves de Legolas : une partie vient de ses souvenirs, parfois « revus ou influencés » par d'autres rêves « imaginaires » avec lesquels ils se mélangent. Parfois il a l'impression qu'un rêve ordinaire a plus de chance d'être réel qu'un rêve relativement bizarre, mais on ne sait jamais… ;-) Dans un monde qui sombre dans la folie, le terme bizarre peut devenir la norme ;-) Donc pour l'instant, il ne sait même pas quelle est la part de souvenir et quelle est la part de délire dans ses rêves. S'il pouvait être certain que Kyrieh n'est qu'un rêve, ou que Kyrieh est la réalité et qu'on lui a mentit, il pourrait y voir plus clair, mais comme il doute d'un cas comme dans l'autre, il n'a pas l'ancrage nécessaire et suffisant pour pouvoir s'y retrouver. Gandalf lui a remis un journal. S'il l'utilise, ça devrait déjà l'aider un peu (et par la même occasion, vous aider vous ;P )

Le manque d'explications : est volontaire ;-) Comme je l'ai déjà dit plus tôt, il y aura des moments, quand vous recevrez de nouveaux indices, vous aurez envie de relire tous les anciens chapitres, éclairés de cette nouvelle connaissance et vous verrez que tout était devant vos yeux dès le début ;-)

« A bas Frodon et Boromir » : pourquoi je me délecte à l'avance à propos d'un des chapitres qui va se passer dans la Moria ? ;-) Vous êtes prévenu(e)s ;P

Lyane : le coup du caillou dans la chaussure pour occuper ses pensées? Moui ;-) Pas mal ;-) Il est possible qu'on le retrouve dans les solutions qui vont être proposées à Legolas ;D (version moins trash que l'automutilation du bras ;-) ).

Question Non-Fic – Donjon de Naheulbeuk : C'est à la base une série d'épisodes audio (26 épisodes pour l'instant), avec aussi des fausses pubs, des chansons, etc… vous pouvez trouver les épisodes audio à penofchaos point com ;) Et pour les videos, sous youtube, cherchez à « MFC » « Naheulbeuk » ;-) Pour le casting final, j'ai failli ne pas jouer l'elfe. Le producteur ne voulait pas prendre le risque de me voir cumuler réalisation ET comédie, pour ne pas bacler les deux. On est arrivé à un compromis (surtout vu que j'avais quand même réussi l'audition), et je pourrai faire les deux : pour la première saison au moins, un autre réalisateur bossera avec moi (il a la même vision du découpage technique que moi et les mêmes délires). On sera deux, donc, à diriger ce… truc :p

Question Non-Fic : Silence of the Rings. Il serait fait APRES Naheulbeuk ;-) (question de crédits et de droits ;-) ) Mais si tout va bien, fin août, je pourrais déjà vous annoncer si c'est faisable, et peut-être qui sera derrière la production (si tout va bien, y en a qui vont rester sur le Q, moi en premier ;P ).

Voilà ;-) Je pense avoir fait le tour des questions que j'ai relevées dans les reviews ;-) Merci encore tout plein pour vos commentaires ;D Ca me fait chaud au cœur quand, entre deux pubs pour du viagra, je reçois une review. Ca me donne l'énergie pour continuer ;,-)…

GROS BISOOOOOOOOOOOOUS ;-X

::Roselyne ::