Chapitre 18: L'essentiel est invisible pour les yeux.

Cela faisait cinq jours déjà que Hermione avait pris sa décision, cinq jours que Théodore était resté dans sa chambre et cinq jours que Drago ne comprenait plus rien.

DRAGO: Elle m'a bien choisie non? Ça va faire une semaine qu'Hermione ne parle à personne, elle ne fait que m'éviter dans les couloirs. J'ai cru avoir fait quelque chose de mal alors je suis allé au chemin de traverse acheter un joli pendentif en forme de livre. Je veux juste lui faire plaisir, je suis devenu tellement... niais depuis que je l'aime. Je n'apprécie pas vraiment ce côté de moi mais bon... J'ai déposé son cadeau sur son lit, pour accéder à sa chambre j'ai même du passer par la fenêtre en volant sur mon balai. Et bien laissez moi vous dire que c'est franchement pas facile! Mais je l'ai fait. Pour elle. Pour qu'elle m'aime. Je veux qu'elle m'aime. J'en ai besoin. Toutes les filles veulent sortir avec moi et elle, elle doit le vouloir aussi. Il le faut.

HERMIONE: Je marche tranquillement dans un couloir, mes livres à la main et je... Oh non! Pas Drago! Vite je me cache dans un placard avant qu'il ne me voit.

C'est lâche, je sais, mais je ne peux pas lui parler. Pas encore, pas maintenant. Et Théo? Il est où? J'ai besoin de le voir, je ne pourrais pas lui parler mais je veux juste le voir. Il a ce réflexe de rester dans sa chambre en attendant que le problème se résolve. Il faut que je lui parle, mis je ne pourrais pas. Théodore Nott, viens à moi je t'en supplie.

THEODORE: Il y a 1214 rayures sur le plancher de ma chambre, ça fait une semaine que je reste dans mon dortoir. J'ai du négocier avec Dumbledore mais il a été très compréhensif.

Je ne veux pas sortir, je ne peux pas sortir. La journée je reste dans la chambre pendant que Drago et Blaise sont en cours, le soir quand ils reviennent je ferme les rideaux autour de mon lit et j'active le sort de silence. Ils ne me dérangent pas, ils n'ont aucuns intérêt à le faire. Cela fait cinq jours que je dessine Hermione, mais pourtant je ne dessine jamais son visage en entier, sur certaines feuilles sa bouche, son joli sourire, ses dents de devants un peu écartées, sur mes cours de botanique ses joues parsemées de taches de rousseurs et son nez courbé. Mais c'est ses yeux que je fais le plus, ses yeux marrons dans lesquels je me perds, ce regard touchant rempli de tendresse, d'intelligence, de colère et de tristesse.

Hermione. Je veux t'entendre, parles de moi de tes journées, parles moi de tes amis, de ta famille, de ces frères et sœurs que tu n'as jamais eu, parles moi de ta peur constante de perdre ceux que tu aimes, parles moi de tout et de rien. Parle moi et je t'écouterais.

Hermione. Je vois tes peurs, je comprends tes colères et je vis tes joies.

« L'essentiel est invisible pour les yeux » disaient-ils.

C'était faux. Je sais tout ça, je t'aime pour toi, pour ce que tu es. Je peux voir ton essentiel.

Hermione. Je te veux dans mes bras, je te veux avec moi. Hermione rejoins moi je t'en supplie.