Résumé: Ça fait quoi d'aimer ?

Arthur était présentement à table avec deux enfants. Ses enfants. Il avait fini par en avoir, et le plus incroyable c'était que leur mère c'est Guenièvre. Pas qu'il avait soudain eu un intérêt pour cette dernière, mais il c'était dit qu'il pouvait bien faire un effort pour assurer sa descendance. Bon il fallait pas exagérer ils l'avait fait que deux fois, et les deux fois il eu un enfant. Grâce à rien d'autre qu'une potion de fécondité, faite par Élias et non par Merlin. Autant être sûr.

Bref, il se retrouvait à table seul, avec sa fille et son fils. Sa femme et ses beau parents étaient retournés en Carmélide pour quelques semaines. Ils avaient décidé qu'il faisait trop froid pour prendre les enfants avec eux. Alors Arthur avait décidé de rester avec eux.

Sa fille a sept ans et s'appelle Estelle et son fils à six ans et s'appelle Henry. C'est sa femme qui avait choisi les noms, Arthur faisait avec.

-Père ? Ça fait quoi d'aimer ?

Demanda sa fille.

Henry, lui arrêta de manger dans un signe d'intérêt à la conversation prochaine.

-C'est un sentiment incroyable.

Arthur ne voulais pas s'étendre là dessus.

-Et vous avez déjà aimé quelqu'un vous ?

Demanda son fils d'une petite voix.

-Oui, une fois.

-Et c'est mère ?

Arthur soupira.

-Non, j'ai beaucoup d'amitié pour votre mère, mais se n'est pas de l'amour.

-Alors c'est qui ?

Arthur avait espéré que cette conversation sois fini, mais c'était mal connaître sa fille qui était aussi têtue que lui.

-Un chevalier.

-Mais vous ne l'aimez plus ?

Arthur baisa les yeux.

-Si, j'arrêterai jamais de l'aimer.

-Alors on peut le rencontrer ?

Dieu que cette conversation lui faisait mal.

-Non ça va pas être possible.

Au sons de la voix de leur père les enfants suent qu'il ne devait pas continuer dans cette direction.

-Comment on sait qu'on est amoureux ?

Arthur regarda ses enfants à tour de rôle.

-Déjà vous êtes trop jeune pour tomber vraiment amoureux.

Cette conversation aurait du s'arrêter là, mais le sort s'acharna sur lui, comme pour voir jusqu'à où il pouvait tenir avant de craquer.

-Mais on peut déjà se préparer.

Lui expliqua Henry.

-Mère dit que se n'est jamais trop tôt pour se préparer pour les choses de la vie.

Compléta sa fille.

Arthur hésita à dire que sa femme ne ratait jamais une occasion de le faire chier. Mais se retient en se rappelant du bas âge de ses enfants.

-Vous voyez les papillons ?

Ses deux enfants hochèrent la tête dans une affirmation.

-Vous aurez l'impression dans avoir pleins le ventre, vous sourirez tout le temps, même pour aucune raison. Vous serez plus gentils que d'habitude même avec les personnes qui ne le méritent pas. Et..

Arthur pris une grande inspiration. Ses enfants, eux attendaient la suite avec impatience.

-Quand j'était avec lui, j'avais l'impression que jamais j'arriverais à être aussi heureux qu'au moment même, puis la fois d'après je l'étais encore plus. Chaque jours je tombais un peu plus amoureux de lui. C'était incroyable, j'avais l'impression de flotter, d'être invincible.

Il ne s'était même pas rendu compte qui avait arrêté de parler de ses enfants au futur mais de lui au passé.

-J'aurais tout fait pour lui, même mourir.

Le sourire qu'il avait pris en se rappelant de son passé disparu pour laisser place à un regard de tristesse intense. Ses enfants ne se rappelait ne jamais avoir vu leur père aussi triste.

-Et puis des fois se sentiment incroyable, se transforme en la plus grande tristesse que vous pourriez vivre. Là, plus rien ne va. Tout s'effondre, vous avez l'impression de ne plus pouvoir vous tenir debout, ni même vous lever. Vous mangez plus, vous dormez plus. Vous survivez comme vous pouvez.

Il avait les larmes aux yeux.

-Mais vous savez quoi ? Je ne regrette pas de l'avoir aimé, je ne regrette aucun moment passé avec lui. Même si je sais que si ça n'avait jamais eu lieux, ça aurait été plus facile. C'est ça l'amour, c'est aimer quelqu'un tout en savant qu'on peut le perdre. Et faire comme si ce n'était pas possible, jusqu'à quand ça se passe.

Il avait du mal à retenir ses larmes. Mais il devait le faire, garder face devant ses enfants. Et se soir quand ils seront endormis, il ira sur la tombe de Perceval pour lui témoigner son amour éternel.

De nouveau il est court, mais c'est celui que j'ai le préféré écrire ! ^