Bonjour,
Titre : Once Upon A Time - tome 2...
Auteur : Typone Lady
Disclaimer : L'univers de One Piece ainsi que ses personnages ne m'appartiennent pas : ils sont à Eiichiro Oda. Je les emprunte le temps d'une histoire.
Rated: M
Genre : Romance, Hurt/Comfort, Song-fic
Résumé : « Raconte-moi une histoire…une merveilleuse histoire comme on en voit si souvent dans les contes de fées. Laisse-moi imaginer encore un peu que nous aussi, nous avons le droit d'être heureux. » Peu importe à quel point ils le désirent, il y a des choses sur lesquelles ils n'ont aucun contrôle. Impuissant, ils observent les ruines de cette vie sans voir cette lueur d'espoir tapis dans l'obscurité.
Bêta correctrice : pommedapi
Note : Merci à ma bêta pommedapi pour ses précieux conseils et aussi pour avoir corrigé ce chapitre ;).
Bonne lecture à tous !
Once Upon a Time n'est pas une fiction à l'eau de rose.
C'est juste une histoire.
Leur histoire.
Parce que la vie n'est pas un conte de fées...
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Chapitre 12 partie 1
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« Suis ton bonheur et l'univers t'ouvrira des portes où il n'y a que des murs. »
Joseph Campbell
Sabo
Lundi 04 Décembre 2017
-Les membres du Glee Club t'ont parlé de la fête qu'ils voulaient organiser pour le nouvel an ? je demande à Sanji alors qu'on attend patiemment que notre cours d'histoire commence.
-Ouais, Perona en a parlé à Nami.
-Dis donc, elles sont devenues très proches depuis qu'elles sont dans la même classe, je fais remarquer.
-A qui le dis-tu ! rigole-t-il. Aussi étonnant que ça puisse paraitre, elles ont pas mal de points communs et je suis content que Nami se soit fait une aussi bonne amie dans sa classe.
-Je comprends. C'est vrai que même si Perona est un peu exubérante, ça reste une chouette fille et il est très agréable d'être son amie, je confirme.
Sanji me donne raison d'un simple hochement de tête.
-Pour l'instant, la fête est au stade de brouillon parce qu'ils n'ont pas encore de lieu pour faire la soirée mais dans l'idée, la chose me plait assez. Je serai heureux de déserter le Baratie pour un soir ! s'exclame-t-il.
-Tu es sûr ? je fais, l'air suspicieux. J'ai du mal à croire que tu pourras quitter ton restaurant chéri...
-Oh si, crois-moi ! Ça va me faire du bien de ne pas entendre le vieux me gueuler dessus pour un oui ou pour un non! Et puis, je pourrais toujours cuisiner même si je ne vais pas au restaurant ce soir-là. Je vous ferai plein de petits fours salés et de gâteaux!
-J'en ai déjà l'eau à la bouche!
Il me sourit et pointe mon ventre l'air de me dire de faire attention à ma ligne. Je repousse sa main d'un geste désinvolte et faissemblant de m'offusquer de sa remarque. Comme s'il y avait quelque chose d'énorme chez moi!J'ai beau faire énormément de sport, je reste assez fin malgré mes muscles.
Quelques instants plus tard, nous sommes rejoints par Shirahoshi et Margaret et la conversation au sujet de cette soirée continue. Malheureusement, nous n'avons guère le temps d'en dire beaucoup plus car la cloche sonne et presque aussitôt, notre professeur arrive et nous invite à entrer dans sa salle de classe.
En m'asseyant à ma place, je me fais la réflexion que ce sera également l'anniversaire d'Ace ce jour-là et qu'il y a peut-être un coup à jouer. Si jamais je décide d'organiser un anniversaire surprise pour lui, il y a toutes les chances du monde pour que ça marche. Je connais bien Ace et je suis sûr qu'il ne se doutera pas une seule seconde de ce que je pourrais lui réserver. Ça peut être une bonne idée et si je veux la mettre en place, il va falloir que j'en discute très vite avec les autres.
Le bruit du stylo sur le tableau m'oblige à me concentrer sur le cours et le visage sérieux mais toujours aussi souriant de Nico Robin. Cette femme mystérieuse dont je n'ai toujours pas réussi à percer le secret. L'Armée Révolutionnaire refuse obstinément de me divulguer la moindre information sur elle : si je veux des révélations, ce n'est manifestement pas auprès d'eux que je dois chercher. Le plus logique serait que je m'adresse à elle mais depuis la dernière fois, je n'ai pas vraiment tenté quoi que ce soit. A vrai dire, j'ignore quoi lui dire exactement…
-Aujourd'hui, nous allons étudier l'URSS pendant la guerre froide de 1947 à 1991.
Elle fait quelques pas entre les rangs et observe, amusée, nos réactions.
-Si vous tombez sur un sujet comme ça au bac, que faites-vous en premier ?
Je lève la main et d'un hochement de tête, elle m'interroge.
-Lister sur un brouillon toutes les dates importes durant cette période.
-Très bien. Shirahoshi, une idée ?
J'observe la présidente du Glee Club rougir légèrement à cause de sa timidité puis relever la tête dans un effort que je ne suis pas le seul à noter.
-En 1962, la crise de Cuba?
-Bien.
Nico Robin écrit la réponse au tableau et interroge un autre élève qui lui parle de l'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev en 1985 et de la fin des régimes communistes en Europe de l'Est en 1989.
-La doctrine Jdanov en 1947, j'ajoute après avoir baissé la main.
- Peux-tu me rappeler ce que c'est exactement ?
J'ai un petit de moment de flottement dû à la surprise mais je me reprends assez vite et rassemble mes souvenirs de collège et de seconde.
-La doctrine Jdanov affirme la division du monde en deux camps. Les forces impériales dirigées par les États-Unis et les pacifistes dirigés par l'URSS. C'est une doctrine qui a été mise en place pour contrer celle de Truman.
-Parfait. Lors de certains devoirs, vous devrez développer ou préciser vos informations. A vous de bien choisir car il est important de ne pas noyer vos réponses sous trop de précision, nous rappelle-t-elle.
Le cours continue et notre professeur interroge toujours plus d'élèves. Une fois satisfaite, elle s'arrête puis nous annonce le plus simplement du monde qu'elle attend de nous une copie de 30 lignes sur la thématique évoquée.
Au fond, personne n'est surpris. C'est presque naturel que ça se termine comme ça. Mais heureusement pour les moins forts en histoire, Mlle Nico Robin laisse les dates au tableau et beaucoup pourront s'en servir pour combler leurs lacunes.
Après unéchange de regards avec Sanji, j'attaque ma dissertation en commençant par l'introduction. J'évoque la rivalité entre les deux grandes puissances après la seconde guerre mondiale pour finir par interroger la raison pour laquelle l'URSS a fini par voir son modèle s'effondrer à la fin du XXème siècle. Un fois mon introduction écrite, je n'ai plus qu'à m'attaquer au cœur du problème. Je décide de diviser en trois ma copie pour parler du modèle que représente l'URSS, son déclin et enfin son effondrement.
La conclusion est courte pour éviter les répétitions inutiles et contient simplement l'essentiel.
Il n'y a pas un bruit dans la salle. Seul le son des tapotements du stylo de notre professeur sur la table résonne.
xXx
Je prends place en bout de table et attendspatiemment que les autres élèves membres du conseil des élèves s'assoient. J'ai pris la fonction de président cette année alors que Rob Luccia pris mon ancien poste. Il n'y a pas eu tant de changements que ça dans nos rangs : les terminales de l'année dernière nous ont simplement quittés, leurs diplômes en poche. Rob Lucci nous a rejoints ainsi qu'un autre cadre de l'équipe de foot, Kaku. La parité est encore loin mais Adèle, une camarade de classe de Koala avec qui celle-ci a sympathisé récemment, est venue grossir les rangs de la gente féminine.
-Quels sont les sujets à l'ordre du jour, Kaku ? demande Rob Lucci en se mettant à l'aise.
Il reçoit presque aussitôt un regard noir du représentant des terminales qui est très protocolaire. Il est vrai que c'était à moi de lancer la réunion mais je ne vais pas m'énerver pour si peu.
-Un problème avec le club de rugby qui demande un local en plus pour ranger son matériel, répond néanmoins son ami.
-Le club de rugby a hérité d'un tout petit local à leur création et ses membres se sont toujours arrangés avec ceux du club de tir à l'arc pour utiliser le deuxième vestiaire de leur petit gymnase. Mais ça, c'était il y a 20 ans et leur club a bien évolué depuis. Ils sont passés de 15 à 37 et ils ont besoin d'un local en plus, m'explique le secrétaire.
-Très bien, dis-je. Leur demande est tout à fait recevable. Adèle, s'il te plait, j'aimerais que tu étudies la question et que dans 15 jours, tu me remettes une liste de plusieurs lieux susceptibles de correspondre à leur demande.
-Très bien mais ça va être dur, grimace-t-elle.
-Oui, je comprends. Essaye de t'arranger avec les autres clubs, si possible. Certains ont des locaux beaucoup trop grands et au final,on perd des mètres carrés. L'organisation est vieillissante et l'établissement aurait dûse pencher sur ce problème plus tôt, je soupire.
-L'établissement n'a pas à s'occuper de ça. C'est le travail du conseil des élèves que de régler le problème des élèves, me contredit Rob Lucci.
-Peut-être mais des lycéens ne peuvent pas tout faire. Et quoi que tu en dises, l'organisation de Marie-Joa incombe à la direction de Marie-Joa, je lui réponds un peu sèchement en insistant sur les derniers mots.
Il y a un petit silence gêné autour de la table et Kaku, pour dissiper le malaise, reprend sa lecture. Il nous énumère les autres sujets à l'ordre du jour.
-Nous avons eu des demandes pour mettre en place une boîte à idées.
-Pourquoi pas. Je pense que ce serait une bonne idée de faire participer un peu plus les élèves à la vie étudiante, acquiesce Coby.
La réunion reprend de plus belle et à mon plus grand plaisir, Rob Lucci n'a pas l'air de m'en vouloir pour mon recadrage. Tant mieux, je me serais senti mal pendant la soirée du nouvel an. Et puis, Margaret m'en aurait peut-être voulu...
Mercredi 06 Décembre 2018
Assis sur le banc de touche, j'observe avec un mélange d'excitation et d'angoisse le club de basket de Marie-Joa jouer contre la toute nouvelle équipe de GangTrain. C'est une équipe dont on ne sait pas grand chance et qui malgré son bon niveau n'a joué que dans très peu de compétitions. La plupart de ses joueurs sont tous très grands et ont une carrure assez imposante. Ils tirent énormément avantage de leurs physiques et ont parfois un jeu assez brutal : contre une équipe comme la notre, ça marche malheureusement plutôt bien. Nous avons des gabarits moyens, personne ne dépasse les 1m85 et plus de la moitié de nos joueurs font à peine 1m75. Plus que sur notre force et nos capacités physiques, notre groupe a toujours misé sur son jeu d'équipe et le talent de chacun de nos joueurs.
Le coach Ruyma créé toujours de magnifiques combinaisons, exploitant au mieux nos capacités. Même s'il ne fait aucun doute que ce match sera difficile, je ne m'inquiète pas, j'ai confiance en mes coéquipiers. C'est un match amical pour nous mettre en jambe pour la Winter Cup : il n'y a que du bon à prendre. Et puis si jamais nous sommes amenés dans le futur à nous battre contre cette équipe lors d'une compétition quelconque, nous serons préparés.
Le deuxième quart temps a repris depuis deux minutes à peine et les GangTrain sont plein de confiance malgré leur retard de 5 points. Ce qui est plutôt compréhensible, ils ont encore tout le temps de rattraper cette petite différence et même de nous battre.
Je jette un coup d'œil au coach avant de reporter mon attention sur le match. La reprise se fait plutôt lentement et depuis deux minutes, aucune équipe n'a marqué. Les joueurs se jaugent comme s'ils s'attendaient à ce que le cours du match bascule. C'est étrange pour moi de ne pas jouer. Je suis peu habitué à rester sur le banc et à être un simple spectateur. J'aurais voulu jouer, surtout contre une équipe aussi forte, mais je comprends le choix du coach. Si sur le terrain nous ne sommes que cinq joueurs, nous savons que notre équipe ne se limite pas à ce nombre. Il est important de faire tourner l'effectif et de faire sentir à ceux qui sont habituellement remplaçants qu'ils font également partie de cette équipe.
Cela dit, il reste encore du temps pour jouer si le coach décide de changer ses plans et m'autorise à entrer.
Le coup de siffletannonçant la mi-temps est donné et je réalise alors que, perdu dans mes pensées, je n'ai même pas remarqué la fin du deuxième quart-temps. J'avise rapidement le score pour voir qu'on mène à présent de deux points avant de me lever pour accueillir mes coéquipiers. Je les félicite d'avoir tenu et laisse le coach Ruyma les briefer pour la suite alors qu'ils profitent de la pause pour s'hydrater.
-Vous pouvez y arriver, je leur dis juste avant qu'ils n'entrent sur le terrain. Analyser bien le jeu des GangTrain et soyez intelligents. Ils ont un jeu assez agressif. Tournez ça à votre avantage et faites en sorte de les limiter au maximum dans leurs mouvements.
Les joueurs me regardent et esquissent progressivement des sourires. Je saisqu'ils ont sans problème compris mon message. Plus serein, je reprends place sur le banc de touche aux côtés du coach.
-C'est pour ça que tu es capitaine de cette équipe et que les autres joueurs du club de basket te respectent autant.
Je souris, assez fier du compliment.
J'ai toujours eu une bonne analyse du jeu et même si je n'aime pas ça, être assis sur le banc de touche me permet de voir le match sous un autre des solutions, des idées ou des plans d'attaque que je ne verrai pas sur le terrain, jeté dans l'action du match. Provoquer des fautes pour mettre en difficulté les joueurs adverses en est une. Je pense que si on pousse les GangTrain jusqu'à quatre fautes, ils seront plus hésitants et de peur de se faire expulser à l'annonce d'une cinquième, ils seront beaucoup moins offensifs et percutants.
Et alors, nous auront tout le loisir de déchainer nos techniques et combinaisons d'attaque.
On va gagner, ça ne fait aucun doute.
- Lark, prépare-toi. Tu vas entrer dans le dernier quart-temps.
-Très bien.
J'essaie au mieux de cacher mon envie d'entrer sur le terrain pour me concentrer sur le jeu et rien d'autre que le jeu.
Jeudi 07 Décembre 2017
J'ai du mal à m'arrêter de sourire: il faut dire que je suis plutôt de bonne humeur. Je savonne les cheveux bruns d'Ace et m'applique à faire mousser au maximum son shampoing à la saveur fruits rouges. Ça sent bon et sans pouvoir m'en empêcher, je dépose plusieurs baisers sur ses lèvres avant de grignoter tendrement son oreille droite.
J'étais venu à la base pour aider Ace à préparer son devoir d'anglais. J'ai un bon niveau et comme je suis quelqu'un de sérieux, ça fait longtemps que j'ai fait mes propres devoirs pour demain : un simple DM en math et une biographie artistique pour l'art appliqué. C'est Ace qui me l'a demandé ce matin. Pour me convaincre, il n'a pas hésité à mettre en avant « ses faiblesses » pour la langue de Shakespeare. Des fois, il me désespère mais je ne me plains pas trop : j'adore l'aider. Son père m'a accueilli avec joie tandis qu'Hancock s'est tout juste montrée polie envers moi. Luffy par contre m'a sauté dessus, déjà prêt à me faire part de toutes les merveilleuses trouvailles qu'il a faites cette semaine.
Malheureusement, il s'est fait couper dans son élan par Roger et Hancock qui lui ont demandé de se préparer : ils allaient voir un film au cinéma. Apparemment, cela faisait quatre jours que Luffy les tannaient à ce propos et s'ils ne se dépêchaient pas, ils allaient être en retard. Luffy, rappelé à l'ordre, avait bondi de joie et terminé d'enfiler son manteau. Cinq minutes plus tard, la petite famille n'était plus là et je me retrouvais seul avec Ace. Privé de cinéma - pour raison évidente – Ace n'avait pourtant pas l'air de s'en plaindre. Je me suis alors demandé si le film que voulait voir Luffy était si intéressant...
On a vraiment essayé de réviser au début mais c'est toujours pareil avec Ace. Je savais que ce serait long, qu'il rechignerait, mais ça ne m'a pas perturbé. Je l''avais prévu et avais pris mes affaires pour la nuit avant de venir. Une bonne manière d'allier l'utile à l'agréable… Ça fait longtemps que je n'ai pas passé la nuit avec Ace et j'avais hâte rien que d'y penser. Je passe toujours de bonnes nuits quand je suis dans ses bras...
Au bout d'un moment, Ace a demandé une pause au tyran que je suis et je la lui ai accordé, suspicieux. C'est là que je me suis dit que pendant qu'il soufflait un peu, je pouvais prendre une douche. J'ai eu sport en dernière heure et n'ai pas pris la peine de me laver sachant qu'Ace m'attendait : je ne voulais pas le faire patienter encore. Mais je dois dire qu'avoir la peau collante était de plus en plus désagréable. Je l'ai signalé à Ace qui m'a simplement répondu qu'il allait donc m'accompagner. Pour être honnête, j'ai tout de suite vu la lueur d'envie dans ses yeux et ça m'a plu.
Je n'arrive jamais à résister bien longtemps au corps d'Ace et il le sait…
-C'est ton match de basket d'hier qui te rend comme ça ? Je pensais plutôt que la défaite t'aurais rendu morose. Et dire que je me voyais déjà passer ma soirée à essayer de te réconforter !
-Il y a des défaites nécessaire dans la vie ! je réplique. Et puis, on a pu découvrir un joueur très dangereux dont on va devoir se méfier à l'avenir. D'ailleurs, je ne pense pas que nos adversaires avaient prévu de le faire jouer. A mon avis, ils voulaient le cacher le plus longtemps possible. Peut-être même jusqu'au quart de final de la WinterCup ? je m'interroge, pensif. En tout cas, on les a obligés à sortir leur pièce maitresse et crois-moi, la prochaine fois, on ne perdra pas. Mais j'avoue que ce n'était pas judicieux de la part de leur entraineur de procéder ainsi...
Je fronce les sourcils quand je me rappelle les décisions du coach de l'autre équipe.
-Cela dit, leur « ace » a l'air aussi de n'en faire qu'à s-
-Sabo !
Ace pose son index sur mes lèvres et sourit alors que ses yeux me regardent avec malice.
-N'oublie pas que tu t'adresses à quelqu'un qui n'y connait rien du tout et qui rêve juste de continuer à toucher ton corps de rêve. Mais cela dit, je suis sûr de pouvoir faire les deux en même temps si tu ne te vexes pas du fait que je trouve plus passionnant de me frotter à toi que de t'écouter me parler d'un autre « ace »...
-T'es nul !
Malgré ce que je dis, j'avoue à demi-mots que la blague d'Ace m'a tout de même fait un peu rire. Selon ses souhaits, je me recentre sur lui et continue le massage capillaire que j'ai commencé il y a quelques minutes à peine. Il ferme les yeux et soupire d'aise. Nous continuons à nous laver en silence mais en se mangeant du regard et lentement, les frissons du désir commencent à s'éveiller. Quand l'eau de la douche s'abat sur nous, nous avons déjà cédé à l'appel de la chair et le corps collé à celui de l'autre, nous nous embrassons chaudement.
-Faut qu'on se dépêche de terminer cette on attend trop, on n'arrivera jamais à la finir, rigole Ace.
J'acquiesce et n'attends pas plus pour continuer à me laver. Dans un souci d'efficacité, c'est chacun de son côté qu'on termine de le faire. J'ai très chaud et j'ai du mal à calmer l'excitation qui m'habite alors que j'observe Ace se sécher. Mes yeux s'attardent sur sa chute de reins ainsi que sur l'arrondi délicieux de ses fesses. Il se tourne vers moi et j'aperçois de fines gouttelettes s'écouler avec sensualité sur son ventre. L'une d'entre elle vient s'échouer sur son nombril avant de continuer lentement sa course plus bas…toujours plus bas.
Mon regard reste accroché sur le bas-ventre d'Ace et bientôt, ma main se pose sur mon propre désir quand je sens un début d'érection me gagner.
J'ai envie de prendre Ace. De l'allonger sur son lit, de le couvrir de baisers et de me nourrir de ses gémissement avant de m'enfoncer avec envie au plus profond de lui. Ace à raison : j'en ai envie et il ne fait aucun doute que ça doit se lire sur mon visage. Je n'osais pas lui parler de cette envie parce que j'estimais que si jamais je faisais ça, je flouais mon petit-ami ou pire, que ce serait comme une trahison. Je ne sais pas comment l'expliquer et c'est sans doute stupide mais je suis quelqu'un de profondément romantique et je suis complètement amoureux. Ace est la personne la plus importante pour moi. Il est celui qui me connait le mieux, qui me comprend le mieux, et c'est pour ça que je me sens si bien avec lui. Ne pas pouvoir être complètement honnête avec lui me perturbe vraiment. Si je ne peux pas être sincère avec la personne que j'aime, qu'est-ce qu'il me reste ? Qu'est-ce que ça veut dire de notre relation ? Je ne veux pas qu'Ace pense qu'il est le seul à faire des efforts pour nous…
Je lui dis que je l'aime et qu'il compte à un point inimaginable pour moi. Qu'il suffit à mon bonheur et qu'il est mon ancre, mon rêve. Mais est-ce que ça a vraiment un sens quand les actes ne suivent pas les paroles ? Je ne me considère pas comme totalement franc quand je lui dis ça tout en lui cachant d'autres choses. Ce n'est pas la vision que j'ai d'un couple et je dois dire que ça m'a souvent porté préjudice. J'ai bien conscience que nombre des problèmes qu'on a rencontrés sont de mon fait et que n'importe qui d'autre que Ace se serait agacé bien avant. J'avais le même problème avec Koala.
Le sexe.
Je pensais – savais – que j'avais du mal parce qu'elle ne m'attirait pas. J'aimais les hommes mais ne m'assumant pas encore à cette époque, j'avais du mal à l'accepter, à comprendre ce que ça voulait dire. Avec Ace, c'est un autre problème mais au final, on en revient toujours au même. Je me demande pourquoi je m'inflige ça. Quand ce n'est pas un manque de courage – à assumer mon homosexualité – c'est le manque de confiance qui revient en force au moment le plus critique.
On a déjà eu cette conversation quelques fois. D'après moi, on en a d'ailleurs beaucoup trop parlé. J'ai beau ne plus être aussi prude qu'avant, parler de sexe reste toujours délicat pour moi. A vrai dire, je trouve ça un peu gênant. Chez moi, c'était presque tabou et mes parents ne m'ont en jamais parlé. Mon meilleur ami ne s'exprime pas beaucoup là-dessus non plus. Par politesse pour Nami et aussi parce qu'il est comme ça : ses moments avec sa petite-amie ne regardent que lui et il a raison. Au début, j'en voulais à Ace de vouloir un peu me forcer la main en revenant souvent sur ce sujet. C'est comme ça que je le ressentais du moins.
Pourtant, au fil des discussions, j'ai fini par m'ouvrir et comprendre que je devais aussi prendre en compte les envies de mon petit-ami : lui le fait constamment et ce n'est pas juste qu'il soit le seul à le faire. Je me suis écouté, j'ai essayé de comprendre quel était vraiment le problème. Mes secrets en était un et je dois dire que depuis que je me suis libéré du poids que représentait Doflamingo, je me sens mieux. Mais je ne suis pas bête, je lui cache d'autres choses, comme l'Armée Révolutionnaire, et je ne peux pas attendre de lui déballer tous mes secrets pour enfin être prêt à l'aimer comme il le désire et comme je le désire.
Car je le veux.
Et il est peut-être temps que je regarde la vérité en face.
-Viens, me dit Ace en me prenant la main.
Qu'est-ce que je dois faire ? Je ne sais pas du tout mais le plus simple est certainement d'arrêter de me prendre la tête et de juste suivre les désirs de mon corps et de mon cœur. J'ai confiance en Ace, il saura me guider et me rassurer, comme il l'a toujours fait.
On arrive dans la chambre et le silence est assez troublant. C'est comme si nous étions seuls au monde. Oubliés les bruits de circulation, le vent qui souffle si fort qu'il fait chanter les feuilles des arbres. Plus un murmure ni de chuintement, juste nos cœurs qui battent à l'unisson. Nous sommes simplement dans notre bulle, à nous dévorer des yeux.
Ace m'allonge sur le lit et c'est comme être sur un nuage, doux et moelleux à la fois. Il m'embrasse et je savoure cet instant de douceur où plus rien n'existe à part notre amour. De mes mains, je caresse sa mâchoire avant d'empoigner légèrement ses cheveux pour le pousser un peu plus vers moi, le gouter encore plus profondément si c'est possible. Les yeux fermés, je laisse les sensations m'envahir progressivement. Un souffle plus tremblant, ma peau qui se couvre de chair de poule et la chaleur qui inonde mon corps. Ce sont autant de signes qui prouvent mon désir.
La main gauche d'Ace posée négligemment sur le matelas s'aventure à présent sur mon ventre qui se creuse sous la sensation de chaleur que ses doigts dégagent. Lentement, comme pour faire durer le plaisir, il défait la serviette qui ne cache alors plus grand-chose de ma nudité. Il sourit et je capte son regard ainsi que cet éclat dans ses yeux, celui qui me dit à quel point il m'aime.
-Ace… Je… Il faut que je te dise quelque chose...
Ma voix hachée, hésitante, le fait tiquer. Il ne bouge plus et me dévisage, inquiet. Ses yeux cherchent les miens mais j'ai du mal à lui faire face. Je sens ses mains se poser sur moi et il m'oblige à le regarder : il ne veut pas que je le fuis. Son corps touche complètement le mien et mon désir n'en est que plus fort. Je me maudis d'ailleurs de continuer à ressentir tant de désir alors que je me sens aussi confus, que je m'apprête à dire quelque chose de si difficile. Malheureusement, mon corps est traitre et se fiche bien que mon cœur me fasse atrocement mal.
-Si tu veux pas, c'est pas grave, c'est... Enfin, je pensais que tu le voulais autant que moi, me dit-il, perdu.
Ace sait bien que j'en ai envie : je bande affreusement contre lui, je ne peux pas mentir. Je devine qu'il m'offre cette excuse pour que je m'en serve si besoin comme porte de sortie pour décliner ses avances. Et tout ça bien entendu pour éviter une énième prise de tête quant à mon incapacité à prendre les rênes pour changer.
-Non, c'est pas ça, je soupire, fébrile.
Ace embrasse mes joues pour m'encourager mais je le repousse. A cet instant, sa gentillesse me fait plus de mal qu'autre chose. Il faut que je me force, il faut que ça sorte.
-J'ai envie de toi, Ace. Je veux te faire l'amour, je veux te faire gémir, te faire des suçons alors que je m'enfoncerai en toi...
Il rougit, déstabilisé par mes mots, et je poursuis.
-J'ai toujours dit que je ne m'en pensais pas le droit parce que je n'étais pas vraiment sincère avec toi et que j'avais l'impression de te si je l'avais fait, je t'aurais trahi, menti pour avoir ce que je voulais et que ce n'est pas moi. Mais au fond, il n'y a pas que ça... Je ne voulais pas te l'avouer parce que te le dire mettrait en évidence la noirceur de mon âme mais... Tu dis que je suis fort, Ace, et j'ai tellement peur que tu changes d'avis...
Il secoue la tête mais n'ose rien faire d'autre de peur de me couper dans mon élan.
-La vérité, c'est que je t'envie... Je n'arrête pas de me comparer à toi, Ace. Je sais bien que c'est stupide mais je ne peux pas m'en empêcher. J'envie ton assurance, ta luminosité : tu assumes tout ce que tu dis et tu n'as pas peur de te tromper. Tu as une prestance, un charisme qui fait que personne ne veut jamais se frotter à toi alors que j'ai dû subir pendant des mois les conneries de Vergo... Je passe mon temps à douter, à venir pleurer dans tes bras et j'en ai marre. J'ai envie de te montrer que tu peux compter sur moi, que je suis un homme sur qui tu peux…
J'ai un brusque hoquet à cause de mes larmes. J'essaie de ne pas faire de bruit et, honteux, couvre mon visage de mes mains. Je souffle, j'essaie de me reprendre. C'est un fiasco mais il faut que je continue.
-J'ai peur de pas être à la hauteur, Ace ! De mal faire les choses, de pas être performant, de pas réu-
-Sabo !
Ace essaie de dégager mes mains pour voir mon visage mais je résiste. J'ai bien trop honte. Il me supplie de le laisser m'étreindre mais je ne lui réponds pas. Ace, je l'aime plus que tout, je sais que ça ne changera jamais et c'est pourquoi j'ai si peur qu'un jour, il m'abandonne. Il est celui qui me donne la force d'avancer et d'affronter la vie. Celui pour qui je veux donner le meilleur. Alors s'il n'est plus là, à mes côtés… Si par malheur un jour, il soupire et se dit qu'il en a assez, qu'est-ce que je vais faire ? Il est tellement parfait et moi, je…
Ace arrive finalement à me faire lâcher prise et je vois à travers mes cils mouillés son regard sombre braqué sur moi. Il a l'air en colère et je crains le pire.
-Qu'est-ce qui te prend de te dévaloriser comme ça ?! Tu penses peut-être me faire plaisir mais sache que ça me fait mal ce que tu me dis!
J'écarquille les yeux, déconcerté. J'ai voulu me montrer honnête, pas le décevoir. Il remarque alors mon incompréhension et soupire avant de reprendre plus calmement.
-Sabo, tu me vois avec tes yeux d'amoureux transi alors bien sûr que j'ai l'air d'être le meilleur partout mais c'est loin d'être le cas ! Après, je ne peux pas t'en vouloir de faire ça, c'est typique des personnes amoureuses et je n'échappe pas à la règle... Tu es quelqu'un de digne et je suis content que tu puisses compter sur moi autant que je peux compter sur toi.
Il caresse mes cheveux et je m'apaise, doucement bercé par sa tendresse.
-Pour ce qui est de ce problème, ne te mets pas de pression : y a que les acteurs de porno de toute façon qui sont capables de produire des exploits d'une heure.
Il pouffe et je fais de même, soulagé par sa réaction.
-Je t'en demande pas autant. Tout ce que je veux, c'est que tu m'aimes et partager ça avec toi. Ne te rends pas malade avec ce genre de choses, s'il te plait. Si tu n'es pas prêt, j'attendrais, Sabo.
-Non… J'en ai envie, dis-je dans un souffle.
-Ça tombe bien, moi aussi.
Il m'embrasse chastement et je passe mes bras autour de son corps. Notre baiser a le gout un peu salé de mes larmes mais Ace ne dit rien.
-Faisons-le à notre manière. On est deux : repose toi sur moi si tu doutes, c'est comme ça que ça marche, l'amour.
-Encore une fois, c'est toi qui me rassure, je ne peux m'empêcher de murmurer.
Ace m'envoie un regard triste et je m'en veux aussitôt.
Je respire un grand coup et Ace s'éloigne de moi pour me laisser reprendre mes esprits. Ça n'a pas été facile mais j'ai finalement réussi à lui parler et il est toujours là. Je croise son regard bienveillant et un peu timide. Il est nu face à moi et ne sait pas quoi faire. Mon regard balaie son corps parfait, son tatouage écrit en lettres anglaises incurvées, ses muscles précisément dessinés, ses tétons dressés…
Je me redresse alors pour finir sur les genoux et je ne sais pas, c'est comme si je savais quoi faire. Que j'arrêtais de douter et que moi aussi, je voulais le gâter, lui faire ressentir tout ce bonheur que j'éprouve à chaque fois que je suis dans ses bras. Ace me regarde, incertain, mais je ne le laisse pas tergiverser plus longtemps et l'embrasse de nouveau. Avec lui, c'est comme si je n'avais jamais assez de ses lèvres et de leur goûtsi particulier. Celui du bonheur. Celui aussi peu prononcé du sang et du rouge vermillon qui s'accroit quand je les mordille trop. Ma serviette tombe et sans lâcher les lèvres d'Ace,je la dégage un peu plus loin. Elle finit malgré moi par tomber par terre. Ace est déjà nu, n'ayantpas pris la peine d'enfiler quoi que ce soit en sortant de la salle d'eau. Il est juste en face demoi, contre moi, dans le plus simple appareil, et son corps brûlant de désir me fait perdre tous mes sens.
Je n'ai qu'une seule envie, c'est de l'allonger sur le lit, deme fondre en lui tout en le gardant étroitement serré entre mes bras alors que je bougerais lentement pour m'enivrer de ses halètement et de ses soupirs tremblants.
J'ai envie de lui comme je n'ai jamais eu envie de lui auparavant.
Je pense que je suis enfin prêt à lâcher prise et à lui donner ce qu'il veut. Pourquoi maintenant ? Je ne sais pas vraiment, j'ai l'impression de ne plus me poser de questions inutiles, de juste écouter mes envies. Il m'a juste suffi de regarder Ace, de voir à quel point il a confiance en moi pour enfin m'en sentir le droit. Et ça a quelque chose de rafraichissant, de rassurant de se dire qu'il le veut autant que moi. Vider mon sac, lui confier ce que j'avais sur le cœur... C'est comme si maintenant, je ne me bridais plus.
-Tu me laisses faire ce soir ? je lui demande néanmoins pour être sûr.
-Pas de problème, accepte-t-il tout desuite.
Je n'ai pas besoin de préciser le véritable sens de ma question et ça me confirme qu'on est sur la même longueur d'onde.
-J'espère juste pour toi que je n'aurais pas la chiasse demain.
-T'es dégueulasse et t'as de la chance que je sois toujours excité parce que sinon, je t'aurais laissé en plan...
J'effleure dans une caresse aérienne son sexe gorgé de désir et il halète sous le geste. Il se cramponne à moi et ses mains passent dans le bas de mon dos pour me rapprocher de lui. Je sais bien que si Ace est comme ça ce soir, c'est simplement pour me détendre.
-Tu n'aurais pas osé, affirme-t-il, et je souris comme pour le déstabiliser.
Je me mords la lèvre inférieure et c'est comme un signal pour Ace qui effectue de petits mouvements de hanche pour flatter nos virilités respectives alors que sa bouche butine mon cou. Je soupire et me laisse porter par la vague de plaisir que je ressens. Je caresse presque avec paresse son corps. Ses muscles sont bandés et durs sous la pulpe de mes doigts. Je ne m'attarde pas plus de quelques secondes sur la petite cicatrice qu'il a au ventre, souvenir d'une terrible agression homophobe. Je ne sais sincèrement pas comment Ace fait pour apprécier celle que j'ai, que ce soit celle que ma mère m'a infligé petit ou celle qui montre à quel point je suis encore faible. Moi, celle qu'il a sur le bras, même si elle cicatrise déjà, je ne peux pas la voir, j'en suis incapable. J'ai la nausée à chaque fois que je l'aperçois.
-Attends.
Ace relève les yeux, les sourcils froncés.
-Qu'est-ce qui y a ?
-Je voudrais… Enfin, tu sais, te faire une gâterie? je demande, peu sûr de moi.
J'ai presque honte de le demander même si j'en ai vraiment envie. J'ai l'impression que c'est mal vu et que ce n'est pas forcément normal qu'un homme aime faire ça. Même si je sais que ce qui se passe dans l'intimité de notre chambre reste entre nous, je ne peux m'empêcher de me dire que je serais vraiment mort de honte si les gens apprenaient que j'aime faire ce genre de choses. A Ace en tout cas.
-Tu me poses sérieusement la question ? Je serais complètement fou de refuser, s'amuse-t-il. Qu'est-ce qu'il y a, Sabo ? me demande-t-il ensuite en avisant mon air préoccupé.
-Quoi ? Non, euh, tout va bien...
-Je sais quand tu mens, Sabo.
Il me sourit tristement avant de me prendre dans ses bras.
-Tu sais bien que je te jugerai jamais, mon cœur. Ici, on est entre nous, on fait ce qu'on veut. D'accord ?
-D'accord.
Il me sourit et je fais de même. Il semblerait que pour certaines choses encore, j'ai besoin qu'Ace me guide mais à présent, j'arrive à l'accepter. Je l'embrasse avant de le pousser à s'asseoirpar une manœuvre plutôt compliquée contre les oreillers. On rigole bêtement sans raison particulière et après un dernier baiser, je me baisse et couvre son ventre de tendre affection. De ma langue, je joue avec son nombril, trouvant le geste empreint d'érotisme. Le plaisir que ressent Ace me fait plaisir de bien des façons et bientôt, je me retrouve à jouer avec ma propre excitation. Je n'ai pas encore débuté les choses sérieuses et ça semble agacer Ace. Ma main sur son sexe semble le frustrer plus qu'autre chose.
-Ne me fais pas attendre trop longtemps… Rien qu'à te voir comme ça, tes fesses relevées ainsi, j'ai l'impression que je peux jouir à tout moment, gémit-il soudain.
-T'es pas croyable, dis-je en prenant les préservatifs dans son tiroir.
Je me demande d'ailleurs pourquoi il les laisse dans un endroit aussi évident : et si jamais un jour quelqu'un tombe dessus?
Je décide tout de moment d'accéder à sa requête et pour le surprendre, le prend entièrement en bouche après l'avoir recouvert du préservatif. Enfin, ce qu'il m'est possible de prendre… Je ne pense pas être très bon à ça, même si les gémissements d'Ace sont un bon encouragement. J'aime les sensations que je lui provoque. J'essaie de faire de mon mieux tout en écoutant ses réactions : les sons qu'il produit sont vraiment une merveilleuse mélodie à mes oreilles. Je m'arrête après quelques instants et me redresse pour lui quémander un baiser qu'il me refuse poliment en me tendant sa joue. Je ne me vexe pas et sourit même. Ace m'a déjà dit qu'il était hors de question que je l'embrasse si j'avais eu avant son sexe dans ma bouche. J'ai tout de même réussi à l'avoir une fois mais il ne doit pas s'en rappeler...
-Tu as du lubrifiant? je lui demande alors.
-Ouais, enfin j'espère.
Il me repousse doucement pour courir dans la salle d'eau et j'admire avec envie ses fesses et son dos musclé. Son corps est comme une œuvre d'art.
-Ouf. On a de la chance, il me reste du lubrifiant !
Il revient presque conquérant et ça me fait rire.
Je devine sans mal pourquoi Ace est si soulagé et je peux aisément le comprendre. Une première fois sans ce produit magique aurait été très laborieux et douloureux !
-Allez, mon beau blond, c'est le moment de me faire grimper aux rideaux...
-Pas de problème. Mais surtout, dis-moi si je te fais mal. J'ai peur de pas pouvoir me contrôler ou de pas…
-Tout ira bien, me rassure-t-il.
Une fois encore, j'acquiesce, buvant presque ses paroles. Pendant une dizaine de minutes, je vais m'atteler à préparer Ace. Et alors que je suis habitué à recevoir cette attention de sa part, me retrouver de l'autre côté a quelque chose de presque étrange. Je ne prends malheureusement même pas le temps d'observer le visage de mon petit-ami alors que je suis sûr que ça doit être un spectacle magnifique. Je suis concentré par ce qu'il se passe plus bas et mes yeux n'arrivent pas à quitter l'intimité d'Ace qui aspire avec plus ou moins de facilité mes doigts. C'est serré et chaud à la fois, le lubrifiant rend l'endroit plutôt humide et rien qu'à cette pensée, mon cœur rate un battement.
-T'es un amour, Sabo mais si on pouvait passer aux choses sérieuses, me supplie-t-il finalement.
J'opine du chef, en réalité aussi pressé que lui.
J'enfile avec fébrilité un préservatif et me jette dans les bras d'Ace qui étouffe un gémissement de douleur. Il me réceptionne tant bien que mal et caresse mes cheveux avant de déposer un baiser sur ma tête. Je sens son cœur battre contre le mien au même rythme et ça me fait tellement de bien. Peut-être un peu trop.
Sans trop réfléchir, je tourne Ace sur le ventre et c'est naturellement qu'il se met sur les genoux et cambre son dos. Il prend un oreiller entre ses bras et après avoir gigoté un peu, il s'immobilise. Sans doute a-t-il trouvé une position où il ne se sent pas trop mal.
-Ça te va comme ça ? je demande tout de même pour être sûr.
Au tout début, quand nous avons commencé à avoir des relations sexuelles, c'est dans cette position que ça a été le plusindolore pour moi.
-Ouais, c'est bon, c'est juste un peu gênant, sourit-il.
-Mais non, tes fesses sont magnifiques!
Il éclate de rire et me jette un regard aguicheur.
-Comme si en cet instant, tu pouvais dire autre chose, me nargue-t-il.
Je ne dis rien et me mordille la lèvre, à la fois amusé et excité par ce qu'il me dit. Je me place entre ses jambes et commence doucement à m'introduire en lui. Je me perds immédiatement dans la sensation. Ace me parle mais sa voix me semble si lointaine... L'impression que je ressens en cet instant est si bonne, délicieuse… C'est comme si une boule de nerfs venait de se loger dans mon ventre et que d'un instant à l'autre, elle pouvait exploser. D'un coup de rein un peu brusque, je termine de m'enfoncer en lui.
Le mouvement me sort de ma torpeur et je prends une grande inspiration pour essayer de reprendre pied, d'écouter enfin ce que me dit Ace. Je veux le traiter aussi bien qu'il l'a fait pour moi la première fois et toutes les autres qui ont suivies. Mais malheureusement, quand cette pensée me traverse, il est déjà presque trop tard.
-Pardon… Pardon, pardon ! je m'excuse inlassablement quand je vois son visage crispé de douleur. Pardon, Ace...
-C'est bon… Juste, attends...
Il n'a pas l'air à l'aise du tout et ses yeux brillants m'inquiètent. Je bouge un peu, juste pour pouvoir l'avoir complètement contre moi, mon torse calé contre son dos. Il est chaud et je sens ses épaules bouger. Je l'entends prendre de grandes respirations. J'essaie de ne pas bouger mais c'est assez dur car je me rends vite compte que cette position n'est pas des plus confortables. Ace a le visagesur le côté et les yeux fermés, ses mèches brunes s'éparpillent sur l'oreiller et sa nuque qui pour une fois est à découvert brille légèrement. J'aimerais y déposer des baisers par milliers et faire en sorte que ce moment dure indéfiniment mais à peine suis-je en lui que je sens que je peux exploser à tout moment. J'éprouve une irrésistible envie de bouger les hanches, de lui faire l'amour, et je m'en veux pour ça.
C'est là que je me rends compte que c'est très différent de ce que j'ai toujours connu. J'expérimente une autre façon de faire l'amour et c'est très déstabilisant. Même sans pénétration, faire l'amour en ayant les rênes me déstabilise à chaque fois. J'aime vraiment quand Ace s'occupe de moi, il m'aime et me fait du bien parce que justement, ça me fait me sentir bien. Les gestes ne mentent pas et l'importance qu'il me donne à ces moments-là est si essentielle pour moi qui passe mon temps à douter. Je m'abandonne complètement parce que j'ai confiance en lui. Cet autre aspect physique d'une relation charnelle demande plus de contrôle et est assez angoissant à vrai dire car le plaisir de l'autre repose entièrement sur soi. Quand quelqu'un vous fait assez confiance pour vous donner sa virginité, ça met la pression et on a qu'une seule envie : bien faire. Mais au-delà, le plaisir est tout autre et je dirais qu'il est presque meilleur encore. J'ai simplement peur de trop me déchainer et de dévoiler à Ace une part un peu trop bestiale et sombre de mon être.
Le rire d'Ace, bien loin de mes préoccupations, résonne bizarrement à mes oreilles.
-Eh bien, je pensais pas que tu étais si vigoureux!
-C'est pas drôle, Ace. Je suis sincèrement désolé...
-T'inquiète, c'est bon, je n'étais pas mieux que toi la première fois.
J'embrasse le haut de son dos à défaut de pouvoir avoir ses lèvres.
-J'ai confiance en toi et je sais que d'ici quelques minutes, tu vas me faire sentir si bien que j'en redemanderais sûrement.
-Ça m'étonnerait !je m'exclame en me rappelant de ma propre expérience. Ça a beau être plaisant, quand on n'est pas habitué, le corps se rebelle on a l'impression que ça va au début, on change au final assez vite d'avis!
-C'est vrai. Par contre toi, t'en redemanderas!
Ace me sourit et il est si radieux que je me sens instantanément bien. Comme pour me faire pardonner de l'avoir négligéces dernières minutes, je m'emploie alors avec toute la tendresse que j'ai, à lui faire percevoir ce que moi j'ai eu la chance de ressentir grâce à lui.
Doucement, presque avec fébrilité, je m'occupede faire revenir son excitation qui a bien entendu légèrement diminué. Et puis, d'un accord muet, je recommence à bouger et à effectuer cette danse si sensuelle qu'Ace s'était impatienté de voir. Notre amour est à notre image : sans fioriture, puissant et sincère. Ca suffit à nous réchauffer le cœur.
Tout n'a pas forcément besoin d'être tout le temps sérieux, on peut se tromper ou mal faire certaines fois. Ce n'est pas grave tant que c'est fait avec amour.
Et alors qu'Ace et moi faisons l'amour et qu'on s'embrasse entre deux fous rires parce que monsieur ne veut toujours pas que je l'embrasse, on rigole.
Et même si ce n'est pas parfait, c'est la plus belle de nos première fois.
xXx
-Est-ce que ça va ? Tu ne dis rien, je fais remarquer.
-C'est parce que je suis en train de redescendre, il sourit. Et toi, ça va? T'as l'air pensif…
-Oui, je m'interrogeais juste à propos de... Tu sais… ?
Je me pelotonne contre lui pour cacher mon visage dans son cou et espère sincèrement que Ace a compris.
-Tu parles de notre petite partie de jambes en l'air après la douche ?
-Ace ! je proteste en rougissant.
J'ai les images qui me reviennent en tête et j'ai soudain un peu honte. Je dois avouer que me remémorer ces instants là me donne assez chaud.
-Arrête de t'en faire pour ça, Sabo. C'était bien et je suis content d'avoir attendu, ça en valait la peine. J'ai véritablement senti que tu te mettais à nu pour moi et j'ai aimé cette part de toi que je ne connaissais pas vraiment. Et puis, j'ai pu marcher normalement tout à l'heure, les autres n'ont rien remarqué du tout ! rigole-t-il.
Je souris et je change de position.
-Tu crois qu'ils nous ont entendus ? je demande alors que je suis allongé sur Ace, mon corps parfaitement aligné au sien.
Il est presque 21h et les parents d'Ace sont rentrés depuis plus d'une heure maintenant. On est descendu un peu plus tôt pour manger quelque chose et on les a croisés au salon, ils revenaient de leur petite sortie. On est resté un moment avant de remonter et après que Ace m'ait taquiné à propos de ma vigueur, on a refait l'amour. Je l'ai laissé me prendre car comme je l'avais prédit, il ne se sentait pas de remettre tout de suite le couvert dans l'autre sens !
-Je sais pas, peut-être. Mais tu sais, c'est pas comme s'ils ne savaient pas ce qu'on fait toi et moi.
-Oui mais quand même...
Ma timide protestation ne fait ni chaud ni froid à Ace qui évidement, se fiche bien d'avoir été entendu. C'est étrange, il y a quelques semaines encore, il aurait été aussi mortifié que moi. Son ton un peu cassant m'indique qu'il parle plus sous le coup de la colère qu'autre chose. Malheureusement, je ne vois pas du tout ce qui aurait pu l'énerver : on a passé une merveilleuse soirée et avant de monter dans sa chambre, on a même pu s'affronter par équipe à des jeux de société. Luffy, qui n'a pas vraiment l'habitude de ça, en a été très content. Mais comme à chaque fois avec Ace quand il s'agit de sa famille et plus précisément de son père, c'est toujours compliqué. Le problème, c'est que j'ai de plus en plus de mal à comprendre pourquoi. Qu'est-ce qui justifient cette colère et cette distance ? Les choses ont changé bien sûr mais je ne peux m'empêcher d'éprouver de la peine pour Roger. Ce n'est peut-être pas très juste pour Ace mais c'est ce que je ressens.
Ayant eu un père qui a manqué à tousses devoirs et qui n'a malheureusement jamais su m'aimer comme il le fallait, je vois dans les intentions de ce père dépassé par les évènements une simple volonté de réconciliation avec son fils. Roger a fauté et si la colère d'Ace était légitime quand il n'était encore qu'un enfant, à présent, je me demande si lui-même y trouve encore un sens.
C'est parfois compliqué d'être dans le rôle du simple spectateur et de ne pas pouvoir agir. Mais peut-être qu'au moins, je peux essayerde lui faire comprendre que sa manière d'agir n'est pas forcément la bonne.
-Tu es en colère contre ton père, dis-je en posant mes coudes sur ses épaules avant de poser ma tête sur mes bras.
-Pourquoi tu dis ça ? me demande-t-il.
-Parce que j'ai l'impression qu'au fond de toi, tu souhaites que ton père nous ait entendus.
Il ne dit rien et je soupire.
-Pourquoi est-ce que tu fais ça ? Je veux dire, ton père accepte notre couple et vit plutôt bien ton penchant pour la gente masculine.
Je suis franchement étonné et attends avec un peu d'appréhension la réponse demon copain. Est-ce que Roger aurait joué la comédie pendant tout ce temps ? Non, impossible. Il avait vraiment l'air sincère et même en faisant attention, je n'ai jamais vu le moindre signe de dégout chez lui.
-C'est Hancock, me confie finalement Ace. Notre relation ne lui plait pas. Elle fait certaines remarques et mon père ne la reprend jamais. Il avait pourtant dit qu'il arrangerait les choses...
Je grimace en comprenant enfin le problème. Je saisis maintenant la colère d'Ace : il aimerait que son père le soutienne.
-Hancock est une femme très fière et Roger n'aime pas les conflits inutiles, e-
-Tu veux dire que c'est inutile de me défendre ?! s'écrie-t-il en essayant de se relever.
Je soupire et appuie aussitôt sur sa tête qui rebonditsur l'oreiller. Je récolte alors un regard noir de sa part mais je l'ignore.
-Je dis juste que Roger connait Hancock et que la meilleure manière d'obtenir quelque chose d'elle, c'est sûrement en y mettant les formes et surtout pas en la mettant devant le fait accompli ni en donnant l'impression de lui faire la leçon. Et pas devant tout le monde, j'ajoute. Il est aussi difficile de faire changer d'avis quelqu'un qui a des à priori sur l'homosexualité...Je peux me tromper mais il y a de fortes chances que Roger procède effectivement ainsi : dans la discrétion et le dialogue, c'est sans doute ce qui marchera le mieux avec ta belle-mère. Personne n'aime voir ses parents s'engueuler après tout, dis-je en soupirant.
-Ce ne sont pas mes parents, me coupe-t-il froidement. De toute façon, j'ai pas envie de parler de ça avec toi, ça me soule.
Et voilà la fin logique de cette discussion. J'ai fait de mon mieux mais Ace est décidément buté.
Perdu dans mes pensées, je manque de me prendre la tête d'Ace quand celui-ci se retourne sur le dos. Il rigole à moitié et me tient étroitement contre lui tout en remontant ses mains dans mon dos.
-Au lieu de papoter, tu crois pas qu'on pourrait occuper notre nuit d'une bien meilleure façon ? Je veux faire le plein de dopamine...
-Encore ? je fais semblant de me plaindre.
-Deux fois, c'est loin de me suffire.
Ace ne me laisse pas le temps de dire quoi que ce soit, je peux tout juste répondre à ses baisers tellement son empressement est grand.
Samedi 09 Décembre 2017
Je retiens difficilement un bâillement alors que je m'étire précautionneusement. Il est tout juste 7h et en ce week-end de décembre, j'avoue que la compagnie de mon lit douillet et chaud me manque affreusement. Mais j'ai fait une promesse à Gardoa et en plus, il s'en rappelle !
Il est venu meparler hier matin avant le début des cours pour me demander si j'étais intéressé par le fait d'aller courir. J'étais avec Sanji à ce moment-là et mon ami a été bien surpris d'apprendre que je continuais de faire du footing le matin. Il pensait qu'avec mon emploi du temps qui se resserre et mon temps de détente qui diminue, j'aurais logiquement abandonné cette activité. Si seulement je pouvais ! Mais j'adore courir et même si je reconnais que c'est fatiguant, j'aime les sensations que la course procure. Plus rien n'existe, juste nous et une infinité de possibilités. Des bruits, des ébauches de sons et le branle-bas de combat qui ne s'arrête jamais…
C'est vraiment reposant et on se sent si bien après avoir fait un tel effort, surtout quand on constate qu'on a couru plus longtemps que la veille, plus vite aussi! J'ai détrompé Sanji avec le sourire en assurant ensuite à Gardoa que c'était avec plaisir que je l'accompagnerai faire quelques foulées dans le parc connu pour son splendide parcours. Sanji a vite été intéressé par notre enthousiasme même s'il ne le comprenait pas forcément, ça l'a d'ailleurs convaincu de nous accompagner. Cette initiative m'a donné le sourire et Sanji s'est fait un devoir d'aussitôt me remettre les pieds sur terre ! Il est loin d'avoir notre niveau et courra certainement derrière nous mais peu importe. Courir avec mon ami me fait d'ores et déjà plaisir et je suis certain que sa présence me réchauffera le cœur malgré le temps de plus en plus sec de cette fin d'année.
J'ai bien senti le jour où on a planifié cette petite sortie que Gardoa voulait me demander autre chose sans vraiment oser. Malgré son silence, je n'ai eu aucun mal à comprendre ce qu'il désirait sans le dire : inviter Cavendish. Sans doute ne voulait-il pas passer pour un profiteur et encore moins donner l'impression de se servir de moi. Et c'est tout à son honneur, renoncer à un de ses rêves pour ne pas paraitre trop envahissant et ainsi me froisser me touche. Alors je l'ai regardé partir en cours et ai simplement souris en rentrant chez moi le soir.
Et aujourd'hui, alors que c'est le grand jour, malgré ma fatigue, je savoure le visage souriant et exalté de Gardoa qui découvre avec surprise la présence de Cavendish. Le pauvre doit y penser depuis notre conversation de la veille.
Ce spectacle est assez attendrissant : mon ami est si mature et posé pour son âge, le voir avoir des réactions qui ressemblent plus à celles d'un adolescent lambdaa quelque chose de rassurant. Dès qu'il est entré dans le parc, il a tout de suite posé ses yeux sur Cavendish. Je ne suis pas sûr qu'il m'ait vraiment vu mais ce n'est pas bien grave.Çame laisse simplement tout le loisir de l'observer !
Cavendish, qui doit avoir l'habitude d'être ainsi admiré, agit avec naturel et tout comme moi, s'échauffe en accordant un sourire chaleureux auchâtain. Le silence qui s'était installé à l'arrivée de Gardoa s'arrête finalement avec Sanji qui arrive cinq minutes après le plus jeune.
-J'ai failli ne pas venir, maugrée-t-il. Se lever aussi tôt pour aller chercher des légumes au marché c'est une chose mais quand tu te lèves à 5h30 et que tu te dis que c'est pour courir…
Il grimace et je fais semblant de compatir. Je m'approche de lui et en rigolant, lui frictionne les bras pour le réchauffer un peu. Je suis vraiment heureux qu'il soit là, pouvoir partager un nouveau truc avec mon meilleur ami m'enchante.
-Après un ou deux kilomètres, crois-moi, tu l'auras déjà oublié ton lit, dis-je.
-Je crois que tu n'utilises pas les bons arguments pour me donner envie de rester ! plaisante-t-il.
-Peut-être que ces demoiselles un peu plus loin sauront mieux te donner l'envie derester que les bras de ton ami, s'amuseCavendish.
Sanji, joli cœur comme il est, tombe de suite dans le panneau.
-Des jolies filles ?!
Il scrute le paysage avant de se figer, les sourcils froncés. Aucune personne de la gente féminine à l'horizon.
-Ilva sans dire qu'elles sont probablement de toute beauté mais seule ma Nami-chérie est une source de motivation assez grande pour me faire avancer e-
-C'est bon, Sanji, on rigole. Tu vois bien qu'il y a que des mecs ici et c'est nous, je l'informe.
-Même si c'est dur, venir courir à cette période de l'année est sûrement ce qu'il y a de mieux car c'est très peu fréquenté, souffle le mannequin
Sanji n'écoute pas, dégoûté de s'être emballé pour rien. Il aura beau dire tout ce qu'il veut, on sait bien que dès qu'une jolie fille passe, il en oublie jusqu'à son nom. Et malgré ça, il est d'une fidélité sans faille : il est vraiment étrange.
Mon colocataire et mon meilleur ami continuent d'échanger quelques mots alors que je me déplace pour aller saluer plus poliment Gardoa qui, tout intimidé, est resté à l'écart du groupe.
-Eh bien, qu'est-ce qu'il y a ? Je te reconnais à peine, dis-je en faisant référence à sa soudaine timidité.
Il grimace alors, ressentant peut-être la même chose.
-C'est juste que j'y étais pas préparé, t'aurais pu me prévenir quand même !
-C'est pourtant ce qu'on avait convenu, non ?
-Oui, acquiesce-t-il. Ah ! Il doit me prendre pour un idiot fini ou un timide maladif...
-Mais non.
Je me retourne et jette un rapide coup d'œil à Cavendish qui est toujours en grande discussion avec Sanji.
-Il sait qu'il fait cet effet-là aux gens et crois-moi, il adore ça.
Gardoa esquisse un sourire, rassuré.
-Je l'admire vraiment, tu sais. Avant, ma sœur passait son temps à regarder des magazines sur lui, des vidéos où il apparaissait et tout.Ça m'énervait tellement d'ailleurs. Et puis un jour, je me suis posé avec elle pour regarder une de ses interviews et je l'ai vraiment trouvé très chouette. Il dégage beaucoup de charisme et a une forte personnalité qu'il ne bride pas pour se parfaire au modèle qu'on attend de lui. Il est juste, franc et sait ce qu'il veut, bien loin du cliché de la starlette qui se croit tout permis.
Je souris, comprenant parfaitement Gardoa. Les gens auraient tort de juger Cavendish seulement sur son apparence car il est loin d'avoir seulement une merveilleuse plastique.
-Ma sœur va être verte de jalousie quand je vais lui dire que je l'ai vu pour de vrai, sans parler de ma copine ! exulte-t-il.
Je secoue la tête, amusé, et le tire pour rejoindre les autres. Quand on arrive, Sanji et Cavendish parlent d'actrices que le dernier a côtoyé pour son film. La tête de Sanji est fantastique et effectivement, si la copine et la petite sœur de Gardoa font la même tête, celui-ci risque de rire un bon moment.
Sanji est trop marrant et Cavendish adore rire à ses dépens mais le principal, c'est que maintenant, mon ami est complètement éveillé. Prêt pour de longues minutes de course. Quel meilleur moyende commencer sa journée si ce n'est en la débutant avec ses amis dans une bonne ambiance ?
Hey !
ça va pas très fort en ce moment…quand on voit tous ce qui se passe. Mais bon au moins je me dis que pour une fois vous ne déprimerais pas en lisant un de mes chapitres ! C'est assez rare pour le souligner ^^'. Après bon je sais pas si vous vous sentirez super bien ou au moins assez bien pour oublier le climat assez délicat de ces derniers, bon y'a le lemon ou Sabo domine enfin, ah et quelques notes d'histoires, ça peut toujours servir pour d'éventuel contrôle.
Alors je ne sais pas mais je me sens un peu seul ces derniers temps, j'ai l'impression que c'est le silence radio depuis quelques chapitres sur cette histoire et je dois dire que c'est assez déprimant.
Ou sinon de base ce chapitre contenait le pov de Sabo et Ace mais comme je le trouvais long, j'ai décidé de le coupé, je vous posterais la partie de Ace soit dimanche ou mardi.
Merci d'avoir lu et à bientôt.
