Cette fic est écrite pour la 108ème nuit du Fof, il fallait le rédiger sur le thème "Pyramide" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un MP.
Autre
Ce regard n'avait échappé à personne. Comment avait-il pu lui faire cela ? Devant elle, sa mère et sa cousine, il avait jeté un regard plein de concupiscence à l'autre. La bohémienne qui dansait de façon si indécente sur le parvis de la cathédrale.
Phébus à qui elle avait donné son cœur et son futur, qui lui tenait le bras pour une promenade s'était arrêté pour en regarder une autre et sans la moindre retenue, avait commencé à lui lancer des œillades outrageuses. En rentrant chez elle, Fleur de Lys en aurait pleuré si le contrôle aristocratique que sa mère lui avait inculqué depuis son plus jeune âge n'avait pas réussi à prendre le dessus. Elle était amoureuse de cet homme depuis le jour où elle l'avait vu, et avait dû batailler avec sa mère pour être autorisée à se laisser courtiser par lui. Il était inférieur à sa condition, elle le savait, mais il allait pouvoir gravir les échelons pour devenir l'un des premiers soldats du royaume, elle en était persuadée. Sa mère avait finalement donné son accord du bout des lèvres et les fiançailles avaient bientôt été annoncées. Fleur de Lys avait cru mourir de bonheur ce jour-là. Ce beau soldat serait bientôt à elle, rien qu'à elle.
Et cette œillade venait de lui briser le cœur. Elle réalisa qu'à chaque fois qu'il partirait en campagne, elle craindrait pour sa vie, mais surtout pour sa fidélité. Au fond d'elle, quelque chose se brisa, elle sut qu'il ne l'aimait pas. Il se servait d'elle pour faire un beau mariage et obtenir facilement une belle situation, mais qu'il ne serait jamais complètement sien. Sa mère avait tenté de la prévenir, sa cousine avait déjà fait l'objet de ses attentions appuyées, mais elle n'y avait pas pris garde, aveuglée qu'elle était par son allure conquérante.
Fleur de Lys n'était pas méchante, mais elle ne voulait pas se laisser faire sans se battre. Déjà, une bouffée de haine incontrôlable menaça de la submerger. Cette bohémienne devait disparaitre, quelqu'en soit le moyen. L'homme à ses côtés serait sien et jamais cette sale gitane ne poserait une seule main sur lui. Dit-elle la tuer de ses propres mains pour cela. Elle s'en faisait le serment.
