Auteur : Naru12021

Titre : Il était une fois…

Note de l'auteur : Je remercie bien fort mes 9 reviewers ! En écrivant cette fic je pensais que je n'aurais qu'au total, pour le premier chapitre, à peine trois reviews mais non… j'en ai eu 9 ! Je suis vraiment contente ! Merci Merci !

J'en profite aussi pour m'excuser pour le temps que je mets à écrire mes chapitres ! J'espère que vous n'arrêterez pas de me lire à cause de ça …

Et j'espère aussi que ce chapitre vous plaira autant que l'autre… Même si je ne le trouve pas spécialement bien… Enfin… je vais arrêter d'être négative sinon je vais encore me faire disputer par Yosshi ^^'

Je n'ai donc plus qu'une chose à dire : Bonne lecture !


Chapitre 2 : … des princesses et les vêtements disparus.

- … ro… Yûjirô… ouhouh… réveille-toi !

Yûjirô ouvrit les yeux pour se retrouver nez à nez avec Tôru.

- L'avion va bientôt atterrir… il faut que tu mettes ta ceinture…

- Mmmh…

Le blond se frotta les yeux et regarda autour de lui.

Il lui fallu un peu de temps avant de comprendre où il était…

- Tu sais que tu es difficile à réveiller ? J'ai dû te secouer trois fois ! En plus ta tête pesait lourd contre mon épaule.

Tôru rigola et la pièce tomba.

Yûjirô rougit violement, il s'était endormi la tête posée sur celle de Tôru !

- Mais… mais … tu dormais…

- Ca fait un quart d'heure que je suis réveillé !

- Pourquoi tu ne m'as pas réveillé avant ?

Yûjirô était dans tout ses états, il n'avait pas prévu qu'il s'endormirait … et encore moins sur son ami.

- Ben… tu dormais si bien … et puis Mikoto m'a supplié de te laisser dormir… ça rendait le trajet plus calme…

Yûjirô lança un regard meurtrier au rouquin qui déglutit difficilement et fit semblant de ne remarquer…

- Mesdames et Messieurs. Veuillez éteindre tout objet électronique et boucler votre ceinture de sécurité. L'avion va commencer l'atterrissage.

- En tout cas… tu es mignon quand tu dors ! En plus tu parles en dormant ! continua Tôru en respectant les consignes que l'hôtesse de l'air venait de donner.

Yûjirô était encore plus confus.

- C'est pas vrai ?

- Si ! Et ce que tu as dit était… comment dire… (fait mine de réfléchir) … très enrichissant !

- Hein ! Mais qu'est-ce que j'ai dit ?

Tôru souriait d'un air mystérieux.

- Ah ah ! Je ne te le dirai pas !

Et l'avion commença sa descente.

Pendant tout le trajet qui menait à l'hôtel, Yûjiro tenta de savoir ce que Tôru avait entendu mais celui-ci se taisait avec des airs plein de sous-entendus.

Comme il n'arrivait pas à lui faire cracher le morceau, il se tourna vers Mikoto.

- Et toi, tu as entendu ?

- Entendu quoi ? demanda ce dernier, complètement à l'ouest.

- Rahh… oublie… !

Il finit par laisser tomber l'affaire essayant, à la place, de se souvenir de son rêve. Sans succès.

Ils arrivèrent à l'hôtel Kaeru (1) et un jeune homme d'à peu près leur âge les conduisit jusqu'à leurs chambres. Sûrement un job étudiant…

Yûjirô remarqua que ledit garçon n'avait pas arrêté de lorgner Tôru d'un peu trop près, ce qui ne lui plut pas du tout.

- Voici votre chambre, mesdemoiselles. Votre professeur a tenu à ce que vous dormiez toutes les trois dans la même chambre. Vos affaires ont déjà été transportées et mises dans votre armoire…

- Merci mon cher, répondit Yûjirô en faisant signe qu'il pouvait s'en aller. Vous pouvez disposer, maintenant.

Tôru éclata de rire et Mikoto entra dans la chambre.

Le garçon, lui, jeta un regard outré vers la Princesse de l'Est et s'en alla.

Yûjirô murmura entre ses dents :

- Vas-y… dégage maintenant, sale pervers…

- Dites-moi que je rêve !

Mikoto regardait la chambre, la bouche entrouverte, complètement ébahi.

Elle était spacieuse et lumineuse. Une grande porte vitrée donnait sur un balcon, qui, lui, donnait sur la mer. Les couleurs utilisées pour les murs étaient dans les tons bleu pastel et du parquet recouvrait le sol.

Au lieu de mettre des rideaux ou des stores à la porte, on avait installé deux lits en baldaquin (comme dans les vieilles maisons occidentales), un simple et un double, comme ça on pouvait se protéger du soleil en fermant les rideaux autour du lit.

Une magnifique salle de bain de carrelage blanc, douche et baignoire comprises, brillait tellement elle était étincelante de propreté.

Tout le reste de la déco était de style occidental.

- Wahhh ! On se croirait à St Tropez !

Mikoto courut jusqu'au lit simple et sauta dessus.

- C'est mon lit !

Tôru s'assit sur le 2ème en disant :

- On va devoir dormir à deux, Yûjirô, puisque Mikoto veut prendre le lit à une personne…

- J'ai juste pensé que comme vous étiez meilleurs potes, ça ne vous dérangerait pas de dormir ensemble…

Yûjirô fit semblant de se vexer et dit :

- Quel dommage ! J'avais teeeelllement envie de dormir avec Miko-chan ! Pour lui faire plein de petits câlins sous les draps !

- Non mais t'es malade ! cria le concerné. Aucune envie qu'on me tripote pendant la nuit ! Préfère encore dormir avec Tôru ! Et arrête de m'appeler Miko-chan !

- Tu me vexes Miko-chan… !

Le blond fit mine de bouder et s'assis de l'autre côté du lit double.

Tôru se prêta au jeu et attrapa les épaules de Yûjirô pour l'obliger à se coucher sur le lit et murmura, assez fort pour que Mikoto entende.

- Ne soit pas triste, ma Yûko-chan… tu m'auras rien que pour toi durant deux longues et magnifiques semaines…

- J'ai hâte d'être en pleine nuit alors… dit-il en entourant le cou du brun pour l'attirer vers lui jusqu'à ce que leurs nez se frôlent. Rien que nous deux… dans un grand lit… derrière de magnifiques rideaux…

- Non mais vous avez fini tous les deux ! Ca devient obscène !

Tôru releva la tête, redevenant sérieux, et dit :

- En tout cas, j'espère que tu ne prends pas toute la place ! Je n'ai pas envie de finir en bas du lit !

Yûjirô revint brusquement à la réalité et regarda Tôru retirer ses bottes.

- Bon… moi je crève de chaud dans cette tenue, je vais mettre quelque chose d'autre.

Le brun se dirigea vers l'armoire dans laquelle leurs vêtements étaient censés être. Il l'ouvrit et jeta un coup d'œil dedans.

- Oh oh …

Mikoto, qui était couché sur son lit à écrire un SMS enflammé à sa chérie, releva la tête.

- Quoi « oh oh » ?

Tôru fixait l'armoire sans sourciller.

- Ils ont oublié nos effets personnels.

- HEIN ! » crièrent en cœur les deux autres Princesses.

- Ben oui… il n'y a que des vêtements de filles là-dedans…

- Ca ! C'est un coup d'Arisada ! décréta Mikoto.

Le rouquin se leva d'un bond et regarda, à son tour, dans l'armoire.

Yûjirô, lui, se dirigea vers la salle de bain d'un air inquiet.

- Qu'est ce qu'il y a ? demanda le brun tout en regardant Mikoto vider l'armoire.

- Ben… j'avais mis dans ma valise tout les produits de soin pour ma peau et mes cheveux … Je n'ai aucune envie d'utiliser le shampoing de l'hôtel !

- Moi, je m'inquiéterais plus pour nos brosses à dents… bougonna Tôru.

- Les cheveux c'est sacré ! cria le blond de la salle de bain. Oufff ! Nos trousses de toilettes sont là !

Il revint dans la chambre brandissant sa brosse à dent et une bouteille de shampoing en signe de victoire, en disant :

- On est sauvés !

- Sauvés ! Non mais … TU RIGOLES ! hurla Mikoto la tête toujours dans l'armoire. Il n'y a rien ! Rien ! RIEN ! Aucun vêtement de garçons !

Il accentuait chacun de ses mots en balançant un vêtement hors de l'armoire.

Yûjirô suivit du regard la petite culotte que le roux venait de faire valser de l'autre côté de la pièce.

- Hé ! T'as intérêt à tout ranger après !

La Princesse de l'Ouest sortit enfin sa tête de l'armoire.

- Non mais tu comprends rien ! Il n'y a rien de masculin dans cette pièce ! Même pas une chaussette !

Yûjirô haussa les épaules.

- On n'a pas besoin de chaussettes en été… rit-il.

- Ce n'est pas drôle ! On n'a même pas de pyjama ! Ni même de sous-vêtements ! A la place on a ça !

Mikoto brandit d'une main une nuisette super sexy et de l'autre un string en dentelle.

Le blond le lui prit des mains et le regarda.

- C'est sûr que ça va pas être très confortable pour dormir…

Tôru éclata de rire.

Mikoto, lui, bouillonnait de rage. Son visage était tellement rouge qu'il avait prit la couleur de ses cheveux.

- Vous pouvez pas être sérieux deux petites secondes !

- C'est juste pour te taquiner un peu, Miko-chan, dit Yûjirô en lui mettant le string sur la tête. En plus je suis sûr que ça te va très bien.

- NE M'APPELLE PAS COMME CA ! hurla ce dernier en jetant le sous-vêtement par terre.

- Ne t'en fait pas Mikoto, dit Tôru plus sérieusement pour calmer un peu le jeu. Demain, on ira s'acheter des vêtements pendant notre temps libre et ce soir on téléphonera à Arisada pour lui demander quelques explications.

Le rouquin se calma et rangea les vêtements qu'il venait de jeter par terre.

oOoOo

Le groupe gagnant était composé du professeur principal, Nakahara sensei, un élève de troisième année, Harue du conseil des élèves, trois élèves de deuxième, Michihiko Suwa (le petit gros à qui Yûjirô avait piqué des chips), Ikuo Kawatsu et Yuichi Sumeragi, et six élèves de première, Akira Sakamoto, Hideaki Nakajima et Kento Togano ainsi que les trois Princesses. (2)

Akira était assis entre les deux élèves de première (Nakajima et Togano), Harue et Suwa en face et jouait aux cartes pendant que Sumeragi et Kawatsu étaient en pleine discussion avec leur professeur.

Si on pouvait appeler ça « jouer ».

Harue faisait en sorte qu'Akira gagne à chaque fois, que ce soit au Poker, à la Belotte, au Président ou à la Bataille. Il accentuait chaque victoire par un « Bravo Sakamoto-sama ! » ou un « Ca, c'est du Sakamoto-sama ! »

Suwa avait les yeux brillants tellement il était excité.

- J'ai vraiment de la chance ! J'ai pu rencontrer l'année dernière Sakamoto-sama Ier et maintenant je suis en vacances avec Sakamoto-sama II. En plus, j'ai pu toucher aux cheveux de Shihôdani !

Akira ne savait pas quoi répondre à ça. On le numérotait maintenant…. Il avait vraiment l'impression d'être un Roi (genre la lignée des Louis en France).

Togano répliqua :

- Je pense que j'ai plus de chance que vous tous parce que moi je suis dans la même classe que Sakamoto-sama et les Princesses Kôno et Shihôdani.

- Ridicule ! Tu n'as pas eu l'occasion de toucher ses cheveux !

C'était au tour de Nakajima de parler :

- De toute manière vous n'avez pas la chance, comme moi, de toucher aux vêtements des Princesses ! (il faisait partie de la section des arts ménagers)

Harue souriait. Le comptable du conseil des élèves avait pour mission de surveiller les Princesses pour voir si elles faisaient bien leur boulot.

- Foutaises ! C'est moi le plus chanceux ! J'ai eu l'occasion de rencontrer le Sakamoto-sama original !

- Non moi ! Je suis dans leur classe !

- Euh… vous savez… c'est pas un concours… murmura Akira, timidement.

Les trois élèves se turent, honteux. Nakajima leva la tête et regarda vers la porte.

Ils étaient dans une salle dans laquelle, généralement, on organisait des fêtes. Pour l'occasion, on l'avait arrangée pour accueillir les gagnants du concours et leur professeur.

- Je me demande où sont les Princesses, demanda-t-il rêveur.

- Sans doute en train de se changer, répondit Akira.

Il espérait que Yûjirô et Tôru arriveraient vite parce que là, il se sentait un peu mal, tout seul.

Et comme dit le dicton « Quand on parle du loup… », les Princesses firent leur entrée dans la salle.

Elles avaient, effectivement, changé de vêtements et portaient cette fois une minijupe plissée bleu foncée accompagnée d'un-t-shirt blanc à col marin. Celui-ci était bleu clair. Un joli ruban de la même couleur faisait office de serre-tête. Et elles étaient chaussées d'une paire de ballerines blanches.

Heureusement pour eux que Natashô avait laissé tomber la mode Gothic Lolita pour les vacances parce qu'ils n'auraient pas survécu en noir par une telle chaleur.

- Tôru ! Yûjirô ! Par ici !

Akira leur faisait signe de la main.

Avec un grand sourire aux lèvres, les deux amis le rejoignirent, suivis de Mikoto.

Yûjirô, qui avait trouvé son bouc émissaire pour les vacances, pinça le pauvre Suwa pour qu'il lui donne sa place. Ce dernier se leva et, après avoir frotté sa chaise, la tendit au blond.

- Merci ! dit-il avec un magnifique sourire digne d'une pub colgate et en s'asseyant. Je t'aime bien, toi. Tu pourrais trouver une chaise pour elles ? rajouta-t-il en désignant Tôru et Mikoto.

Suwa, qui n'avait entendu que le « je t'aime bien, toi », se mit bêtement au garde-à-vous et dit :

- Tout de suite, Princesse Yû !

Et il partit à la recherche de deux chaises. Après avoir chassé les deux élèves de première, il les tendit à Tôru et Mikoto.

Le rouquin se laissa tomber mollement sur sa chaise et le brun dévisagea Yûjirô d'un air sévère.

- Quoi ? tiqua celui-ci.

- Je croyais que l'esclavage était aboli depuis des années. Tu pourrais être plus poli.

- J'ai dit « merci ».

Tôru leva les yeux au ciel mais fini quand même par s'asseoir.

- Comment trouvez-vous votre chambre ? demanda Akira. Moi je dors avec Harue.

Les Princesses dévisagèrent le pauvre Sakamoto d'un air outré.

- Ben quoi…

- T'as même pas pu choisir ta chambre ! cria Mikoto.

- Je suis sûr que c'est Arisada qui a tout manigancé, affirma Yûjirô.

- Pauvre Akira… rajouta Tôru.

Comme pour confirmer leurs dires, Harue ricana.

- Le Président trouvait que c'était préférable pour Sakamoto-sama de passer deux semaines dans ma chambre pour qu'il puisse voir comment on gère les comptabilités du conseil des élèves.

- Oh… vous savez … ça ne me dérange pas…

- Pauvre Akira… répéta Tôru.

Mikoto en profita pour demander :

- Où est-ce que vous avez mis nos vêtements ?

Harue regarda tristement le rouquin.

- Désolé… mais vos valises ont été égarées pendant le transport.

Yûjirô haussa les sourcils.

- C'est cela… et nos trousses de toilettes sont arrivées à pied après avoir demandé leur chemin à une carte ! Si je me rappelle bien, je l'avais mise avec mes vêtements masculins dans ma valise.

- Ouais ! Et comme par hasard, on a juste la trousse ! s'énerva Mikoto.

Akira regardait successivement les Princesses et Harue.

- Quoi ? Vous n'avez pas de vêtements ?

Tôru était sur le point d'expliquer la situation à son ami quand le prof Nakahara se leva et annonça que le dîner allait bientôt être servi. Il expliqua aussi l'organisation des repas durant les deux semaines après quoi il invita tous les élèves à se rendre au buffet froid pour prendre leur entrée.

- Ouais… on n'a que des vêtements de filles, dit-il, enfin, en se dirigeant vers la nourriture.

- Mais… mais c'est horrible…

Akira avait l'air horrifié.

- Je ne te le fais pas dire, s'exclama le rouquin. Quand je pense que je vais devoir rester habillé en fille toute la semaine, nuits comprises… en plus on n'a même pas de sous-vêtements… je vais mourir avant la fin du séjour…

- Relax Miko-chan ! On t'a dit qu'on irait s'acheter des vêtements demain ! Et on demandera à Harue de sonner à Arisada pour lui demander qu'il nous envoie toutes nos fringues ! De toute manière, on est obligés de s'habiller en filles, alors…

Yûjirô regarda le panneau sur lequel on annonçait les plats. Aujourd'hui c'était la « Soirée de Bienvenue » avec comme menu principal des plats typiquement japonais.

- Ah ? Demain on aura droit à un dîner français !

Tôru s'extasia.

- Waahhh ! On va faire le tour du monde gastronomiquement ! Tous les jours, un pays différent avec un plat différent !

- Yeah ! J'ai jamais mangé français !

Mikoto était tellement content qu'il en avait oublié de râler mais Akira revint quand même sur le sujet.

- Si vous voulez, j'ai le numéro de téléphone du Président… je veux bien vous prêter mon GSM…

Le brun ne put pas s'empêcher de regarder Akira tristement. Le pauvre… il se faisait tirer par le bout du nez par Arisada sans même s'en rendre compte.

Ce n'était pas le point de vue de Mikoto qui s'exclama.

- Oh ! Akira ! Tu es vraiment génial ! Merci Merci Merci Merci !

- Ca c'est du Sakamoto-Sama ! dit le blond, en lui donnant un coup de coude, histoire de le taquiner un peu.

- Mais non… c'est normal…

Le jeune homme rougissait en se grattant derrière la tête. Pour cacher sa gêne, il prit quatre plateaux et les distribua à ses amis.

oOoOo

Le dîner se passa très bien. Comme ils l'avaient deviné la nourriture était délicieuse. Normal pour un hôtel cinq étoiles.

Ils passèrent le reste de la soirée à papoter, écouter de la musique, jouer aux cartes, … dans le petit salon annexé à la salle de repas.

Quand 11 heures sonnèrent, Nakahara-sensei se leva et annonça qu'il était temps de regagner leurs chambres s'ils voulaient être frais et dispos pour le lendemain.

Dans un claquement de chaises, tous les élèves se levèrent et se dirigèrent vers leur chambre respective.

oOoOo

- Ahhhh !

Mikoto se coucha de tout son long sur son lit.

- Malgré cette histoire de vêtements, je suis aux anges ! Un vrai luxe !

- C'est vrai ! En plus la nourriture était dé-li-cieu-se !

Yûjirô se coucha, lui aussi, sur son lit. Mikoto se leva d'un bond.

- C'est moi qui utilise la salle de bain en premier !

Et sur ces mots, il s'enferma à double tour dans la salle d'eau.

- Quel gamin… murmura Yûjirô.

Tôru rigola.

- Non … je pense qu'il a raison de réserver sa place… d'ailleurs c'est moi le deuxième… ça prend toujours trois heures quand tu te laves, Yû…

Le blond fit une mine boudeuse.

- C'est pas vrai… ça prend le temps qu'il faut et puis voilà ! J'y peux rien si mes cheveux et ma peau ont besoin de soins spéciaux. Je suis obligé de laver mes cheveux avec 5 shampoings différents. Le premier sert à laver mes cheveux, le deuxième apporte le soin nécessaire pour réparer les pointes et fourches, le troisième élimine les pellicules, le quatrième n'est pas du shampoing mais du vinaigre qui adoucit le tout (3), ça marche mieux que les après-shampoings, et comme ça ne sent pas très bon, je repasse avec un autre shampoing pour les parfumer ! Et pour la peau j'utilise…

- C'est bon ! Stop ! Quand je dis que ça doit te prendre des heures…

- Mais non ! C'est une question d'habitude !

- Ouais… si tu le dis…

oOoOo

Après sa douche, Mikoto se coucha dans son lit et ferma les rideaux de son baldaquin. Aucune envie d'être dérangé par les deux zouaves qui lui servaient de colocataires.

Tôru prit une douche rapide et comme il l'avait prédit, celle de Yûjirô prit une bonne demi-heure si bien qu'il se mit au lit aux alentours de minuit.

- Wahhh ! Quelle journée ! Je suis crevé !

- Ne m'en parle pas… j'ai mes yeux qui se ferment tous seuls tellement je suis fatigué… pourtant on a rien fait de la journée…

- C'est vrai, répondit le blond dans un bâillement. Bon ben… bonne nuit, Tôru.

- Bonne nuit, Yû…

Tôru éteignit la lampe et ferma le rideau, les plongeant dans le noir.

Un long silence s'abattit sur la pièce puis…

- J'arrive pas à dormir.

Yûjirô se retourna dans son lit. Il vit que Tôru avait les yeux ouverts.

- Moi non plus…

- Je suis trop excité ! Je veux trop être demain !

- Tu parles ! Moi aussi !

Il eut de nouveau un long silence.

- Et si on jouait à un jeu pour passer le temps.

Yûjirô haussa un sourcil (bien que ça ne se voyait pas dans le noir)

- Ah oui ? Quoi comme jeu.

- Gage ou vérité ?

Le blond rigola.

- Ok… euh… vérité.

Tôru fit mine de chercher puis demanda :

- Es-tu amoureux de quelqu'un ?

Le visage de Yûjirô devint rouge écrevisse… mais heureusement pour lui, dans le noir, ça ne se voyait pas. Bien sur il fallait qu'entre toutes celles qui existaient, il pose CETTE question !

- Oui… » marmonna-t-il entre ses dents.

Tôru se releva.

- C'est vrai ! Qui ça ?

- C'est une seule question ! A toi ! Gage ou vérité ?

- Gage !

Yûjirô réfléchit à un gage à lui faire faire. Il eut un sourire sadique quand il dit :

- Va réveiller Mikoto. Tu ouvres son rideau et tu cries « bouh ! »

Tôru fit mine d'être choqué mais il souriait de toutes ses dents quand il se leva et sortit du lit afin de réaliser son gage.

- Tu es vraiment le pire de tous les connards, Yûjirô.

Ce dernier lui passa la langue et dit :

- Moi aussi je t'aime, Tôru !

Le brun arriva près du lit du rouquin, prit une bonne inspiration et tira sur le rideau en gueulant :

- BOUHHHH !

Et il sauta sur le lit du pauvre garçon.

Celui-ci poussa un hurlement qui ressemblait à une sorte de « Ouwwwahhhhh ! » qui partait du grave pour finir dans les aiguës.

Yûjirô éclata de rire.

- Trop bon ! On aurait dû filmer !

- MAIS VOUS ÊTES COMPLETEMENT MALADES !

Mikoto était complètement en état de choc et il se mit à pleurer comme un gros bébé.

- Pourquoi vous êtes toujours méchants avec moi !

- Parce qu'on t'aime bien, évidement ! « Qui aime bien, châtie bien ! » C'est logique, décréta le blond.

- Quand on aime quelqu'un on lui fait pas peur comme ça ! continua à pleurer le roux.

- Mais c'était qu'une blague, Mikoto. Faut pas pleurer pour ça.

Tôru lui tapota l'épaule.

- Un gage plutôt, rajouta Yûjirô.

- Promis… on va arrêter maintenant !

- C'est… c'est vrai ?

Mikoto renifla. Il était vraiment fatigué et il détestait être réveillé comme ça en pleine nuit. Quoique… peu de monde aimait ça.

- Si on te le dit !

Yûjirô fit un signe de croix sur sa poitrine.

- Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer ! On ne te réveillera plus, promis ! En plus, vu comment tu as hurlé, si jamais on recommence le prof va rappliquer et nous donner une punition pour tapage nocturne.

- Pas faux… Quoique c'était vraiment drôle !

- Moi je trouve pas… râla Mikoto. Il ne pleurait plus mais il était vraiment en colère. Maintenant j'aimerais bien dormir en paix, sors de mon lit, Tôru !

Celui-ci s'exécuta et regagna son lit.

Mikoto referma sèchement ses rideaux et se rendormit presque aussitôt.

- Trop drôle !

- On aurait vraiment dû le filmer ! Rien que pour envoyer la vidéo à Makoto-chan !

Tôru ricana :

- Tu parles… elle en serait ravie ! Rien que pour avoir un objet de persuasion sur son frère !

Ils imaginèrent bien la jeune fille, avec la vidéo sur son gsm, en train de dire « Si tu ne fais pas la vaisselle à ma place, je montre ça à Mégumi ! Mouahahahaha !»

- Bon ! C'est à ton tour ! Gage ou vérité ? continua Tôru sur sa lancée.

- Gage.

Yûjirô n'avait plus aucune envie d'être interrogé sur ses sentiments.

Le brun chercha un gage pas trop difficile dans lequel Mikoto n'intervenait pas et finit par dire :

- Embrasse-moi.

- Que… quoi ?

Yûjirô n'en revenait pas. C'était quoi ça ? Des avances ?

- Tu as très bien entendu : Embrasse-moi.

Le blond essaya de reprendre contenance.

- J'ai compris, c'est bon ! Mais je vois pas ce qu'il y a de compliqué dans ton gage étant donné que je t'ai déjà embrassé !

- Si c'est si facile que ça, dépêche-toi de m'embrasser.

Yûjirô se demanda vaguement si son ami ne l'avait pas percé à jour mais finit quand même par se pencher pour réaliser son gage.

Le visage de Tôru était très proche. Celui-ci ferma les yeux, attendant le baiser. Yûjirô fit de même et s'approcha encore.

Il avait une très nette envie de se pincer pour être sûr qu'il ne rêvait pas. Tôru venait bien de l'inviter à l'embrasser ! Bon d'accord… c'était un gage mais quand même…

Il posa enfin ses lèvres sur celles de son ami quand :

- Rzzzzzzzzzzzzzz !

Le blond ouvrit les yeux, surpris, et se recula. Aussi étrange que cela puisse paraître, Tôru venait de s'endormir.

- Tôru ?

Il poussa légèrement son ami. Celui-ci répondit d'un nouveau ronflement.

- Oh eh ! C'est quoi cette blague ! C'est impossible de s'endormir si vite !

Pas de réponse…

- Tôru ? Moshi moshi ? (4)

Il poussa de nouveau le brun. Pas de réactions.

- Tô…ru ! Ouhouh ! Si c'est une blague, c'est pas drôle !

Mais voilà… ce n'était pas une blague ! Tôru était une de ces personnes qui s'endormaient directement quand elles étaient trop fatiguées. Un peu comme un appareil dont on a débranché la prise de courant. (5)

Yûjirô resta assis dans le lit à regarder Tôru dormir comme un bienheureux. C'était comme s'il venait de lui mettre un vent.

Il pinça les lèvres, vexé, ne sachant pas s'il devait rire ou pleurer.

Après quoi, il se pencha et murmura à l'oreille du brun.

- Tu me dois un baiser, baka. (6)

Tôru fronça légèrement les sourcils mais ne se réveilla pas.

Doucement, Yûjirô se pencha encore plus et l'embrassa.

- Par contre celui-là, je le garde pour moi.

Le jeune homme se retourna dans son sommeil sous le regard attendri du blond qui s'endormit à son tour.


1 : Grenouille en japonais … mais je suppose que vous vous en fichez. XD

2 : Merci à mes Détective Conan 11 et 12 pour les noms des autres élèves et du professeur… ^^' Note : Vous n'êtes pas obligé de retenir tout les noms ^^'

3 : Ca peut vous paraître bizarre mais je vous assure que ça marche ! Faut juste s'habituer à l'odeur… (En faite ma mère me lavait les cheveux avec ça quand j'avais beaucoup de pellicules ou des poux… ça marchait encore mieux que les shampoings qu'on vend dans les magasins … en plus après j'avais mes cheveux tellement soyeux que j'avais des reflets dorés…)

4 : J'adore ce mot ! Les Japonais ont une de ces façons pour dire « Allô » ! Je ne pouvais pas ne pas le mettre !

5 : Je vous jure que ça existe ! J'ai une amie qui s'endort comme ça, d'un coup, quand elle est trop fatiguée. Tu lui parles puis, pouf, sa tête bascule en avant et elle dort. (J'ai eu un stress la première fois que j'ai vu ça) D'ailleurs, elle a déjà eu des problèmes en classe à cause de ça…

6 : Je suis sur que vous le savez déjà mais je le dis quand même au cas où. « baka » signifie « crétin, idiot » en japonais.

Voilà ! Comment avez-vous trouvé ce nouveau chapitre ?

Je suis contente de l'avoir terminé ! Pfiuu… encore désolée du temps que je mets pour les écrire… pas que je ne suis pas motivée ! Bien au contraire ! Mais je suis d'un naturel paresseux… si bien que quand j'ai des idées et que je suis couchée dans mon lit à ne rien faire, j'ai trop la flemme d'allumer mon ordi, d'ouvrir Word et de le taper (même chose avec un papier et une feuille). Par contre quand je suis emballé, je peux vous écrire trois chapitres d'un coup ! Et en plus, comme j'ai d'autres fics à terminer, je jongle entre elles. Enfin… vous devez vous en ficher… pardon !

Je promets de terminer plus rapidement le chapitre 3 ! Promis promis ! En attendant… si vous voulez m'envoyer des petits mots d'encouragement, vous savez ce que vous avez à faire ^^ chacune de vos reviews me donne le courage d'ouvrir Word ! Encore merci à vous !

Naru12021