Titre : Il était une fois...

Genre : Humour, romance

Disclamer : Les personnages de Puri Puri ne sont pas à moi (sauf Shin-chan) mais à Tsuda-nounours-sama xP

Note de l'auteure : Hello les gens, je suis de retour (pour vous jouer un mauvais tour), après une longue absence de 7 mois... -_-" et dire que j'avais promis d'être plus rapide... je suis une incapable ! *Se jette à l'eau*

Enfin... Voici donc le chapitre trois de "Il était une fois...", c'est dans ce chapitre que vous constaterez qui est mon personnage préféré ... (si vous n'aviez pas déjà compris auparavant...) car je n'ai fait que le décrire lui... (et pas les deux autres... pardon Tôru... pardon Mikoto... vous aurez votre tour vous aussi... un jour...)

J'ai essayé de faire encore plus comique que les deux premiers chapitres... j'espère donc vous faire bien rire... (*prie dans son coin* Petit Seigneur Jésus, faites que les lectrices/lecteurs de cette fic rient aux éclats sinon je vais passer pour une parfaite idiote ! Amen !)

Bon, avant de commencer je vais remercier mes 5 reviewers !

Pomme Bleu : Merci ! Promis ! Je ne serais plus défaitiste ! Sinon... je voulais te remercier pour une chose que tu as faite indirectement... j'ai été faire un tour sur ton profil de pour voir les différentes fics que tu écrivais... et c'est comme ça que j'ai découvert le magnifiquement manga de Kyou Kara Maoh ! Il est vraiment génial ! Merci de m'avoir fait découvrir (indirectement) ce manga ^^ Merci aussi de suivre cette fic, toi qui avait déjà reviewer dés le premier chapitre ! J'espère que celui-ci te plaira autant que les autres !

Yosshi : Je me demande pourquoi je te réponds... mais pour pas faire de jaloux ! Même si je te l'ai surement déjà dit en face à face, merci pour ta review ma p'tite Yosshi d'amour ! 3

Magorna : Toi aussi tu mets trois plombes pour t'endormir... c'est vrai que sa réaction est bizarre à Tôru-chan mais je pense que tu comprendras assez tôt en lisant ce chapitre ^^

Baka-chan : Arigato ! Arigato ! Ta review était purement génial ! Merci ! J'ai jamais eu une review aussi jolie ! C'est grâce à cette review que j'ai pu terminer le chapitre 3 plus vite ! Merci beaucoup vraiment !

Aleonia : La ? Y a dû avoir un bug au moment où tu as posté ... car je n'ai eu que ton "La !" alors, j'ai supposer que c'était "la suite !" (à moins que ce soit "la ferme !" mais bon... je préfère penser que c'est "la suite !") Merci beaucoup, quand même, pour avoir pris la peine de reviewer ^^

Je remercie aussi tout ceux qui m'ont mise (moi ou la fic) en alerte !

Et donc, je fais place à la fic ! Yeah ! Bonne lecture !


Chapitre 3 : … les Princesses et leur problème de salle de bain.

De la lumière filtra à travers les rideaux du baldaquin, venant titiller les paupières de nos chères princesses.

Yûjirô ouvrit un œil et grogna. Déjà le matin ? Il n'avait pas assez dormi… vraiment pas assez.

Grognant de plus belle, il tourna la tête pour ne plus avoir la lumière dans les yeux mais il se retrouva nez à nez avec Tôru qui dormait comme un bienheureux, la bouche grande ouverte.

« C'est fou à quel point il perd tout son charme d'un coup… » pensa-t-il en regardant son ami ronfler.

Il tourna de nouveau la tête pour l'enfoncer dans le coussin. C'était cool les lits à baldaquins mais pas très très pratique… s'il devait à chaque fois se réveiller avec la lumière de l'aube, à la fin de la semaine il ressemblerait à un vieux panda…

« Je vais avoir des cernes horribles… j'espère que le maquillage pourra cacher ça…»

C'est alors que quelqu'un tira les rideaux d'un coup, faisant entrer toute la lumière.

C'était Nakahara-sensei.

- Debout les Princesses ! C'est pas le moment de faire la grasse matinée ! On a plein de choses à faire aujourd'hui ! L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt !

Yûjirô grogna de nouveaux et mit la couverture sur sa tête.

- Je t'ai vu, Shihôdani ! Tu es réveillé ! Ne fais pas semblant ! Allez Kôno, toi aussi ! Debout ! Les autres élèves sont déjà levés, eux !

Tôru se réveilla et se frotta les yeux puis, dans un bâillement, s'étira en faisant craquer ses articulations et en murmurant, d'une voix pâteuse, un « Ohayooo… »

Le prof s'était dirigé vers Mikoto en criant :

- Debout Yutaka !

Celui-ci se retourna dans son lit en grognant un truc qui ressemblait à :

- Veucordormirunpeu…

- Si tu ne te réveilles pas de suite, je donne la permission aux autres élèves de venir te réveiller à leur façon… N'est-ce pas ?

Il se retourna et Yûjirô vit le reste de la classe, devant la porte de leur chambre, en train de se disputer pour mieux voir.

- Wahh… la Princesse Tôru-chan est trop mignonne au matin ! 3

- Non ! Moi c'est Miko-chan que je veux voir ! 3

- Rahh ! Je vois pas Yû-chan… elle est de l'autre côté du lit !

Mikoto poussa un hurlement et se cacha dans la couverture en criant :

- Sensei ! Faites-les sortir !

Ce qui excita encore plus les élèves.

- Trop mignonne ! Miko-chan ! 3

- Je veux la serrer dans mes bras !

- Et moi, la réveiller à ma façon !

Et voilà que les élèves se dirigèrent vers le lit de Mikoto qui hurla de plus belle.

Mais une aura meurtrière les fit stopper net.

- Vous… fichez… le… camp !

Yûjirô tira sur les rideaux du baldaquin et posa un pied par terre.

- Yû-chan ?

Les garçons parurent étonnés en voyant la sublime princesse (qui n'avait plus rien de sublime) se diriger vers eux d'un air menaçant, sa robe de nuit rose (ben oui… ils n'avaient que ça à mettre) retombant mollement sur ses épaules, ses cheveux qui, généralement, était lisses et bien coiffés, tombaient pêle-mêle sur son visage lui donnant l'air d'un fantôme, sans parler de ses horribles cernes à la L dans Death Note.

- Je ne suis pas lavé… ni coiffé… ni maquillé… et vous, vous osez venir ici !

Les gamins reculèrent jusqu'à l'extérieur de la chambre.

- Hii ! La Princesse Yû fait peur !

- Elle s'est fait posséder par Sadako (1) pendant la nuit !

- C'est plus une princesse, c'est une sorcière.

Yûjirô, qui avait continué sa course jusqu'à la salle de bain et s'apprêtait à ouvrir la porte, s'arrêta dans son geste et se retourna, un regard de tueur, et murmura :

- J'ai pas très bien entendu…

Tôru, toujours assis dans son lit, marmonna un :

- Ah oui ! J'avais oublié que Yûjirô n'était pas du matin.

Les élèves (et le professeur) terrifiés, se jetèrent à plat ventre avec un :

« Gomen nasai ! »

Yûjirô haussa les épaules, et avec un dernier « Fichez le camp », entra dans la salle de bain et claqua la porte.

Le professeur Nakahara se gratta le derrière de la tête et murmura :

- Ce n'était pas une bonne idée…

Akira apparut accompagné de Harue et dit :

- Je vous avais prévenu, sensei !

- Eh oui ! Il faut toujours écouter Sakamoto-sama ! dit Harue d'un air sérieux.

- Je vois…excusez-moi…

Et il sortit avec les autres élèves.

Mikoto poussa un soupir de soulagement et courut vers la porte pour la fermer à clé.

- Juste au cas où… se justifia-t-il en se dirigeant vers l'armoire pour regarder ce que Natashô leur avait prévu comme vêtements pour aujourd'hui. (Oui car sur chacun des vêtements, il y avait un post-it sur lequel était marqué la date et l'heure à laquelle il fallait les porter.)

Tôru lança un coup d'œil vers la porte de la salle de bain et soupira :

- Yûjirô a l'air de mauvaise humeur aujourd'hui…

- Je suis sûr que ça va me retomber dessus… râla le rouquin, tout en sortant une jupe de l'armoire.

- Il y a de fortes chances, en effet, confirma Tôru.

- Rahh ! Tout ça c'est de la faute du prof !

- En plus, on aura sans doute pas droit à la salle de bain ce matin, ajouta le brun en lançant de nouveau un coup d'œil vers la porte.

Il se dirigea vers une coiffeuse qui se trouvait au fond de la chambre, en face de l'armoire, sur laquelle étaient posé le maquillage, une brosse à cheveux, une bassine et une cruche d'eau parfumée à la lavande.

- Bon… on va devoir se débrouiller avec ça… c'est mieux que rien…

- Tss… tout ça c'est de la faute du prof… répéta Mikoto.

Ils se changèrent en silence, se lavant chacun à son tour dans la bassine (les pauvres -_-' en plus l'eau était froide) et s'aidant pour mettre leur maquillage.

Tôru n'arrêtait pas de jeter des coups d'œil inquiets vers la salle de bain.

Une fois habillé et maquillé, Tôru frappa à la porte de la salle d'eau et cria :

- Yûjirô ? Nous, on est prêts ! On y va déjà, d'accord ?

Aucune réponse.

Le brun continua :

- Yûjirô ?

- Laisse tomber, Tôru ! Il boude que les autres l'aient vu sous son vrai jour…

Tôru se mordit les lèvres mais finit par suivre Mikoto dans le couloir.

Akira leur fit signe de venir s'asseoir à sa table pour prendre leur petit déjeuner ensemble.

- Tiens… Yûjirô n'est pas là ?

- Il est encore en train de se changer, murmura Tôru en prenant un bout de pain dans un panier.

Mikoto se retourna pour regarder le thème d'aujourd'hui qui était inscrit sur le tableau à côté du buffet tout en disant :

- Il boude ! A cause du prof et des autres élèves ! Oh… aujourd'hui c'est de la cuisine française !

Tôru leva les yeux au ciel.

- Evidement que c'est de la cuisine française puisqu'on a du pain ! Tu aurais pu deviné sans regarder. Y a que les français pour mettre du pain à chacun de leurs repas…

- Oh, ça va… je n'ai jamais été en France ! Je pouvais pas savoir !

- Moi non plus je n'ai jamais été en France mais tout le monde sait ça !

- Ben pas moi !

Tôru allait répliquer mais Akira stoppa court à la dispute.

- Toi aussi tu as l'air de mauvaise humeur Tôru… normalement, tu ne parles pas comme ça à Mikoto…

Tôru se tut et mangea en silence même si chacun des aliments lui donnait la nausée.

- Qu'est-ce que tu as ? continua Akira en voyant bien qu'il y avait un truc qui embêtait la princesse brune.

- Rien…

- Laisse tomber, Akira ! Il est juste énervé parce qu'il n'a pas assez dormi hier soir ! Ca vous apprendra à Yûjirô et toi de faire les cons jusqu'à deux heures du matin !

- C'est pas ça… je ne suis pas fatigué…

Mikoto renifla avec prudence une confiture à la fraise, se demandant quel goût ça pouvait avoir, et demanda :

- C'est quoi alors ?

- Je pense que c'est de ma faute si Yûjirô est de mauvaise humeur…

Akira haussa les sourcils, étonné.

-Ben… pourquoi ? C'est pas toi qui a demandé au prof de venir vous réveiller… non ?

- Ben oui… si l'autre râle c'est de la faute du prof, pas de la tienne, grogna Mikoto en étalant la confiture sur son pain après l'avoir goûtée.

Akira confirma d'un signe de tête.

- Non, vous n'y êtes pas… hier, j'ai demandé à Yûjirô de m'embrasser.

Mikoto, qui était sur le point de mordre dans son pain, le fit tomber dans son chocolat chaud sous l'effet de la surprise. Akira, lui, ouvrit de grands yeux, encore plus étonné.

- De quoi ?

- Pourquoi tu as fait ça ?

Tôru haussa les épaules et répondit :

- C'était pour un gage ou vérité…

- Et quoi ? Vous vous êtes embrassé ? demanda Akira, le rouge aux joues.

- Il a enfin avoué ses sentiments ? Ou alors, on avait tout faux et il t'a envoyé paître… mon pauvre Tôru…

Tôru fit non en fronçant les sourcils d'un air énervé.

- Non ! Il a encore fait semblant de rien, comme si ça ne le dérangeait pas de m'embrasser bien que je sentais sa gêne… alors, comme j'étais énervé qu'il n'a pas profité de l'instant pour avouer ses sentiments, j'ai fais semblant de m'endormir !

Oui, parce que Tôru était au courant de tout. Et depuis longtemps en plus. Il n'était pas assez débile pour ne pas remarquer les regards que lui lançait le blond et en plus, il n'était pas le seul à l'avoir remarqué… Akira et Mikoto, eux aussi, étaient au courant.

- Mais pourquoi tu as fait ça ? demanda ce dernier.

- C'est vrai… tu aurais pu en profiter…

Tôru et Mikoto lancèrent un coup d'œil étonné à Akira, lui qui était si chaste, qui rougit de plus belle.

- Ben quoi… c'est vrai, non ?

- En tout cas, continua Tôru, j'ai eu la confirmation qu'il était amoureux de quelqu'un même s'il n'a pas voulu dire son nom… enfin… c'est pas dur à deviner non plus…

- Moi je dirais plutôt qu'en tout cas, tu l'as sûrement mis de trèèèès mauvaise humeur et que du coup, ça va me retomber dessus d'une façon ou d'une autre ! bougonna le rouquin en essayant de reprendre son pain qui flottait dans sa tasse.

- C'est sûr… murmura Akira en regardant vers la porte. En plus, il n'est toujours pas là…

Tôru se mordit de nouveau les lèvres. Il se demandait pourquoi son ami mettait autant de temps. Akira rompit, de nouveau, le silence.

- En fait… je me demande pourquoi tu ne lui dis pas tout court que tu es au courant et que tu l'aimes aussi… ça irait plus vite, non ?

- Ben… c'est que… si ça se trouve, on a tout faux et j'aurais l'air malin si j'avoue mes sentiments et que ce n'est pas réciproque.

Mikoto haussa les épaules, la bouche pleine, avala et dit :

- Un homme doit savoir prendre des risques ! Si je n'étais resté qu'au point « Et si elle ne m'aimait pas, je fais quoi ? », je ne serais jamais sorti avec Megumi !

Tôru croisa les bras.

- Et pourquoi ce ne serait pas à Yûjirô de prendre des risques ? Ce serait plus simple pour moi que ce soit lui qui m'avoue ses sentiments en premier !

- Oui mais… vous n'irez nulle part avec ce genre de propos… tenta Akira, doucement.

Mikoto, lui, frappa des poings sur la table.

-C'est aux hommes de prendre les devants ! Tu te dois d'y aller en premier.

Tôru riposta direct :

- Aux dernières nouvelles, Yûjirô est aussi un homme ! Je ne vois pas pourquoi ce serait moi qui devrais prendre les devants !

- Parce que sinon ce sera toi qui sera considéré comme la « femme » du couple… répondit le roux d'un air sombre et terrifié. C'est-à-dire que tu joueras le rôle du uke et tu devras aussi faire tout les caprices de Yûjirô…

Mikoto frissonna. Rien que d'imaginer Yûjirô en tenue de dominatrice, un fouet en main, en train de faire subir il ne savait quelles horreurs au pauvre Tôru lui glaça le sang.

- Ca ne me dérange pas, si c'est pour Yûjirô, fit remarquer le brun.

- Tu es fou !

Mikoto se leva d'un bond et se mit à divaguer.

- Tu ne sais pas tout ce qu'un uke peut subir ! Je l'ai vu dans un manga à Makoto ! C'était horrible ! Le seme lui faisait ********, puis ******* et enfin ****** ! Sans parler de ******** et de ******** ! (2) Et le pire c'est que le uke y prenait plaisir !

Mikoto termina sa tirade en plaquant ses mains sur ses joues d'un air terrifié.

- Je n'ai jamais été aussi choqué de toute ma vie !

Akira et Tôru regardèrent le rouquin d'un air ahuri.

- Tu as quand même des lectures douteuses, Miko-chan… je ne te savais pas comme ça…

- Pauvre Mikoto…

Mikoto se rassit, en rougissant !

- Je n'y peux rien ! C'est ma sœur qui a laissé le livre traîner là où tout le monde pourrait tomber dessus !

- Oui mais tu as quand même feuilleté les pages pour savoir autant de trucs…

- C'était très voyant ! N'importe qui l'aurait remarqué !

- Mais bien sûr…

Mikoto voulut répliquer mais Akira, en bon arbitre, cessa la dispute en demandant :

- Vous ne trouvez pas que Yûjirô met vraiment beaucoup de temps… je veux bien croire que se maquiller prend longtemps mais ça va faire bientôt une heure et il n'est toujours pas là… ?

Tôru se tourna vers l'entrée de la salle, comme si Yûjirô allait faire son entrée, mais il ne vit personne.

- Oui… c'est bizarre… le matin, il ne prend jamais autant de temps… c'est le soir qu'il se lave les cheveux…

- J'espère qu'il ne lui est rien arrivé de grave… un accident est toujours vite arrivé…surtout dans une salle de bain…

Tôru se tordit les mains d'un air stressé.

- Ca ne peut quand même pas aller jusque là… hein ?

- Je sais pas… répondit Akira.

- Il s'est peut-être suicidé.

Mikoto venait de dire ça mais on voyait bien dans son regard qu'il déconnait.

- Mais oui, c'est ça… t'as pas meilleur comme argument ?

Tôru rigolait.

- Ben quoi… si ça se trouve, le vent que tu lui as fait hier l'a peut-être touché profondément dans son estime et il a décidé que la vie n'avait pas de sens si l'a personne qu'il aimait ne l'aimait pas en retour et après…

- Voyons, Mikoto… Il ne faut pas dire de telles choses… murmura Akira.

- De toute manière, le mot « suicide » n'existe pas dans le vocabulaire de Yûjirô ! Il s'aime trop pour ça ! (3)

Ils se mirent à rire tout les trois mais on pouvait sentir un léger trouble dans leurs voix.

- Ca me rappelle une histoire… commença à raconter Akira. Celle de mon oncle Kôtarô… comme Yûjirô, il était très narcissique… et puis un jour, la femme qu'il aimait l'a quitté sans même donner une seule explication… et mon oncle s'est suicidé en se coupant les veines…

Un silence pesant tomba sur la table et sans même se regarder, ils se levèrent en même temps et coururent jusqu'au hall de l'hôtel.

Ils passèrent devant Nakahara-sensei qui arrivait seulement dans la salle à manger.

- Ben voyons… qu'est-ce qu'il vous arrive ? On ne court pas comme ça dans les couloirs.

Les gamins ne l'écoutèrent pas et commencèrent à monter les escaliers quatre à quatre.

- N'oubliez pas que le car d'excursion arrive dans environ une heure ! Soyez prêt quand il arrivera ! continua à crier le professeur.

Ils arrivèrent à la chambre en quelques secondes et entrèrent en trombe dans celle-ci. Il n'y avait personne dans la chambre. Yûjirô devait encore être dans la salle de bain !

Tôru tapa contre le panneau de la porte et demanda, calmement :

- Yû ? Est-ce que ça va ? Tu en mets du temps…

Aucune réponse…

Un malaise s'abattit dans la chambre. Tôru se racla la gorge et toqua plus fort.

- Yûjirô ? Tu es là ?

Toujours rien. Il tenta d'ouvrir la porte mais celle-ci demeura fermée.

D'un seul mouvement, les trois garçons commencèrent à tambouriner à la porte.

- Yûjirô !

Et encore une fois, ce fut le silence radio.

Est-ce que Yûjirô s'était réellement ouvert les veines comme l'oncle d'Akira ? Non… ce n'était vraiment pas son genre de faire un truc pareil !

« Il a dû faire un malaise… » pensa le brun. « C'est plus plausible que la thèse du suicide… »

- Il faut que quelqu'un aille chercher une personne du personnel qui aurait un double des clés…

Mikoto se porta volontaire et partit en courant.

Tôru se mit à faire les cent pas dans la chambre, imaginant le pire des scénarios.

Plus Mikoto prenait du temps à venir, plus son angoisse augmentait et il finit par craquer.

- Mais qu'est-ce qu'il fout Mikoto ! Il en met du temps !

Akira était tout aussi anxieux et, lui aussi, finit par craquer.

- On a pas le temps d'attendre la clé ! Laisse-moi faire !

Le jeune homme prit une inspiration et, dans un « Yahh ! » assourdissant, donna un coup de pied latéral à la porte et le verrou se cassa sous le choc.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ! demanda le membre du personnel qu'avait amené Mikoto.

Tôru, qui n'en revenait toujours pas de ce qu'Akira venait de faire, se dirigea vers la porte en priant. Il se demanda sur quel genre de scène il allait tomber. Malaise ? Noyade ? Suicide ? Meurtre ? (Tôru a tendance à dramatiser un peu…)

Il ouvrit donc la porte d'un coup de pied et fit une entrée fracassante dans la salle de bain pour tomber sur… un Yûjirô, en parfaite santé, qui était en train d'enfiler sa jupe.

Celui-ci, qui était dos à la porte, avait des écouteurs d'ipod dans les oreilles et était en plein dans le geste « passer sa première jambe dans la jupe ».

L'entrée en trombe de Tôru et des autres le fit sursauter et il lâcha la jupe qui tomba au sol.

D'un mouvement, il se retourna, ses cheveux magnifiques, peignés à la perfection, retombant doucement sur ses épaules qui étaient, elles, recouvertes de simples petites bretelles d'une magnifique chemisette en dentelle rose, brodée avec les plus grands soins ainsi que la petite culotte assortie à l'ensemble.

D'un geste simple, il repoussa une mèche de cheveux derrière son oreille et mit ses mains, d'un air accusateur, sur ses hanches. Il ne manquait plus que l'arrière-plan à fleur et la scène aurait été perfect.

Il y eut un grand silence pendant lequel Tôru et le petit groupe contemplèrent, la bouche entre-ouverte, la Princesse de l'Est en sous-vêtements.

Tôru poussa un soupir de soulagement, Mikoto leva les yeux au ciel et Akira rougit de la plante des pieds à la racine des cheveux.

L'homme qu'on était venu chercher pour ouvrir la porte était entré à la suite du groupe et resta bouche bée devant le spectacle.

Yûjirô, toujours avec ce même air d'apollon, finit par briser le silence.

- C'est porte ouverte ou quoi ? J'peux savoir ce que vous foutez là ?

Le type se ressaisit en secouant la tête et avec un « Excusez-moi mad'moiselle ! » attrapa Akira de telle sorte à lui cacher la vue et sortit à reculons de la salle en laissant les deux présumées « filles » régler le problème. (C'est qu'il n'était pas au courant que c'était des mecs…)

- C'est quoi ce bordel ? demanda le blond d'un air trèèès furieux.

Mikoto se défendit au quart de tour.

- C'est plutôt à nous de te demander ça ! Pourquoi tu as pris autant de temps ? Et puis, pourquoi tu ne répondais pas quand on frappait à la porte ? On était inquiet nous ?

Yûjirô ouvrit de grands yeux.

- Vous avez frappé à la porte ? Je n'ai rien entendu… j'ai dû mettre la musique trop fort… mais si j'ai pris autant de temps, c'est parce que j'ai fais une séance épilatoire.

Effectivement, ces jambes brillaient tellement elles avaient l'air lisses et douces et aucun poil disgracieux ne pointait le bout du nez, que ce soit sous les aisselles du beau blond ou son maillot.

Tôru soupira de soulagement en mettant sa main sur sa poitrine.

- Ouff… tu n'es pas mort !

- Pourquoi je serais mort ?

Tôru se mordit les lèvres.

- Ben… tu mettais tellement de temps à descendre qu'on a commencé à s'inquiéter… Ca peut arriver vite, tu sais, les accidents…

Yûjirô haussa les sourcils d'un air étonné.

Tôru continua à se justifier, se tordant les doigts d'un air gêné.

- Imagine que tu aies glissé en sortant du bain et que tu te sois cogné la tête contre le bord de la baignoire… ou encore, que tu te sois endormi et noyé… ou que la chaudière de l'hôtel soit vétuste et que du monoxyde de carbone s'en échappe et que tu te sois asphyxié… ou alors…

- C'est bon ! J'ai compris ! La salle de bain est un endroit hostile ! coupa le blond.

Il sourit intérieurement, Tôru s'était inquiété pour lui !

Celui-ci se tut et contempla fixement le tapis de sol de la salle de bain, fuyant le regard de son ami. Il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir coupable de cette nuit…mais il finit tout de même par rajouter entre ses dents :

- C'est Mikoto qui a commencé avec ça !

Ce dernier, qui avait gardé le silence depuis le début, releva la tête brusquement en criant :

- Tôru ! Espèce de traître ! Tu essayes de me faire porter le chapeau ! C'est Akira qui nous a fait flipper avec l'histoire de son oncle Kôtarô ! Pas moi !

- L'oncle Kôtarô ?

- Ca n'a pas d'importance, répondit Tôru, qui trouvait que leur situation était déjà assez gênante comme ça pour oser parler de la thèse du suicide.

D'un geste, il fit demi-tour et se dirigea vers la sortie, les joues rouge tomate tellement il était embarrassé mais Yûjirô le retint par la main.

Les yeux fixés, à son tour, sur le tapis de sol, il murmura, les joues en feu :

- Merci… Tôru… de t'être inquiété pour moi…

Tôru ouvrit la bouche comme un poisson hors de l'eau.

Yûjirô était tellement mignon comme ça, en sous-vêtements de fille, la tête baissée, ses cheveux blonds encadrant son visage qui avait prit une légère teinte rose. Il aurait tellement voulu le serrer très fort dans ses bras mais il s'en abstint.

Ils restèrent ainsi durant une bonne dizaine de minutes. L'un ne pouvant pas détacher ses yeux de l'autre qui, lui, regardait obstinément ses pieds.

Finalement, Yûjirô sentit le malaise qu'il venait de causer et lâcha la main de Tôru comme-ci il venait d'avoir eu un choc électrique.

Mikoto leva les yeux au ciel et sortit de la salle de bain en murmurant entre ses dents un « Vous êtes vraiment pénibles, tout les deux ! »

- On va te laisser te changer…

Tôru se retourna, suivit le rouquin le plus rapidement possible et ferma la porte derrière lui.

Yûjirô suivit ce dernier du regard, les yeux dans le vide, attrapa sa jupe et se remit à l'enfiler. Il s'arrêta alors brusquement dans son geste, réalisant l'étendue de la situation.

Oh mon Dieu ! Qu'est-ce qu'il venait de faire ?

oOoOo

Tôru demeura silencieux quand Mikoto relata les faits à Akira qui avait été jeté à la porte.

- En tout cas, maintenant, on est sûr d'une chose ! Yûjirô doit vraiment être amoureux de toi, Tôru ! Tu devrais aller, sans plus attendre, lui faire part de tes sentiments !

Akira souriait et regardait son ami avec insistance, comme pour le pousser à aller déclarer sa flamme au blond.

Ne voulant pas parler de ça, Tôru changea de conversation.

- Moi, ce dont je suis surtout sûr, c'est que Sakamoto-sama est, en fait, un ninja… bien que je m'en doutais un peu… mais casser la porte d'un simple coup de pied ! On ne voit ça que dans les films d'action !

- C'est vrai ça ! commenta Mikoto. Comment tu as fais ça ? Tu as dû recevoir un entraînement spécial !

Akira rougit et tenta de se justifier :

- Mais non, voyons… C'est ma grande sœur qui fait du karaté et elle…

- Mouais… c'est ce qu'ils disent tous…

- Trop flippant…

- Mais arrêtez voyons ! Vous racontez n'importe quoi !

Tôru n'eut pas le temps de répliquer que Yûjirô, de sa démarche princière, fit son entrée dans la pièce sous le regard excité des autres élèves. Encore une fois, il avait l'air de celui qui ne pensait à rien, comme si les événements de la nuit dernière et de ce matin ne s'étaient jamais déroulés.

Ce fut comme lors de ces spectacles, quand le projecteur principal n'éclairait que la star qui venait d'entrer sur scène. En tout cas, ce fut l'impression qu'eux Tôru quand il constata que le silence était tombé dans toute la pièce et que tous les regards étaient tournés vers Yûjirô.

Celui-ci portait, à l'instar de ses collègues, une jupe à volant rose pâle descendant jusqu'au genou (Vous voyez ? Ce genre de jupe que, quand c'est toi qui la mets, tu as l'air d'un boudin…), un simple chemisier blanc qui, sur Yûjirô et les autres Princesses, donnait l'impression d'avoir été fabriqué avec un fil argenté (alors qu'en faite, c'était juste du synthétique), le tout accompagné de ballerine blanche à talons et de deux rubans, un recouvrant le cou et l'autre les cheveux, de la même couleur que la jupe.

C'était un ensemble plutôt simple mais Yûjirô portait ça avec tellement de grâce et d'élégance qu'on aurait dit qu'il était sortit tout droit d'un shôjo manga.

- Kyaah ! Princesse Yû est arrivée !

- Elles sont enfin toutes les trois !

- Quelle beauté !

Yûjirô fit un geste de la tête (style « L'Oréal ») et s'avança près de ses amis.

Le trio était enfin au grand complet.

Nakajima et Togano s'approchèrent d'un air honteux.

- On… on voulait s'excuser pour ce matin, Princesse Yû… On…on aurait pas dû entrer dans votre chambre…

Yûjirô les accueillit, un sourire colgate aux lèvres.

- Voyons ! Ce n'est pas à vous à vous excuser ! Mais plutôt à la Princesse Tôru !

Le cœur de Tôru fit un raté dans sa poitrine… alors Yûjirô lui en voulait au point de le rendre responsable de sa mauvaise humeur matinale devant tout le monde ?

Les élèves, eut aussi, parurent étonnés.

Mais Yûjirô sourit encore plus joliment et ajouta :

- Il n'a pas arrêté de me faire des câlins la nuit dernière, ne me laissant pas un seul moment de répit, si bien qu'au final, je n'ai pas beaucoup dormi de ma nuit.

Tous les regards étaient maintenant tournés vers Tôru qui, lui, était tellement soulagé de voir que Yûjirô ne lui en voulait pas qu'il se prêta aussi au jeu, refaisant un remake de la mode « Hitaachin » d'Host Club. (4)

- Voyons, Yû-chan ! Ne raconte pas ça à tout le monde ! Tu vas me faire rougir.

Yûjirô attrapa les mains de son meilleur ami.

- Oh, Tôru-chan ! Tu étais tellement beau à ce moment de la nuit que je n'ai pu m'empêcher d'en parler aux autres… excuse-moi…

- Oh ! Yû-chan ! Mon amour pour toi ne pourrait se résumer qu'à une seule nuit !

Mikoto tira la langue, dégoûté. Yûjirô ne put passer devant un tel affront.

- Ne sois pas jaloux, Miko-chan ! Le lit est assez grand pour nous y glisser tout les trois !

Le rouquin vira rouge brique.

-Mais j'ai rien demandé moi !

C'en fut de trop pour les élèves normaux, Princesses + Yuri + partie à trois = hémorragie nasale.

- Oh mon Dieu ! J'ai des images qui affluent dans ma tête !

- C'est trop beau !

- Kyaaah ! Vous êtes génial !

Nakahara-sensei fit alors son entrée, le regard sévère.

- Allez ! Finis vos délires ! Le car est arrivé !

Dans un bruissement de chaises, les élèves se levèrent et se dirigèrent vers la sortie. Yûjirô attrapa deux-trois croissants dans le buffet (ben oui, il avait pas eu le temps de déjeuner) et suivit ses amis à l'extérieur.

Tôru souriait. D'un des plus beaux sourires qu'ils avaient jamais vu sur son visage. C'était assez pour bien commencer la journée.


Voilà, qu'en pensez-vous ? Je trouve que ma fin est bizarre... j'aurais du peut-être finir autrement...

N'hésitez pas à donner votre avis avec une p'tite review ^^ ça fait toujours plaisir ^^

A la prochaine (et je promets de faire plus vite cette fois...)

Naru 3

1 : Nom japonais de Samara dans le film « Le Cercle » qui, au départ, est une œuvre japonaise.

2 : En fait, la phrase est auto-censurée par Mikoto lui-même.

3 : Dixit Watson dans Sherlock Holmes XD

4 : Pour ceux qui ne connaissent pas, honte sur eux ! Je vous conseille ardemment ce manga !

Chibi : Je squatte la fin de la fic pour passer une petite annonce…

Ma petite Naru, le mignon petit écureuil qui vous écrit cette jolie fic, là, eh ben elle a dix-huit ans aujourd'hui. ^w^ *sort le champagne*

Alors qu'est-ce qu'on dit ? Otanjôbi omedetô Naru-chan ! Bon annif' ! Happy birthday !

*amène un chibi Yûjirô dans la robe d'Alice in Wonderland, enveloppé d'un gros nœud, et l'envoie à Naru avec un Shinosuke en bonus*

Ca mérite bien une review, non ? ^^