Hello tout le monde,
Voici le chapitre 6 de « Il était une fois » ! Désolé pour le temps d'attente (cela dit c'est mieux qu'entre le chapitre 4 et le chapitre 5…)
Petite curiosité de ma part: Combien de personnes lisent encore ma fic ? Êtes-vous des ancien(ne)s lecteurs/lectrices ou des nouveaux/nouvelles ? Dites-moi tout en commentaires ;)
J'espère que ce chapitre vous plaira. Normalement le 7ème ne devrait pas tarder et je pense être dans la capacité de terminer cette fanfic pour cette année. N'est-ce pas une bonne nouvelle ? x)
Bonne lecture à tous !
Chapitre 6 : … des regrets de Princesse.
Tôru remontait l'allée qui menait à l'hôtel. Il avait appris des autres ce qu'il s'était passé et regrettait déjà d'avoir laissé son ami seul dans une situation pareille.
Il prit les escaliers et monta à leur étage. Il se demanda dans quel état il allait retrouver Yûjirô. Toujours aussi calme que d'habitude ? En colère ? C'était même sûr… En pleurs ? Peut-être… Ça lui ferait bizarre de le voir pleurer. Ce serait une première. Ou peut-être ferait-il semblant de rien, en jouant la comédie ?
Il avait à peine ouvert la porte de la chambre qu'il sut que Yûjirô était furieux. Une aura meurtrière s'échappait de la salle de bain où il se trouvait.
— Yûjirô… ?
Il y eut un bruit d'objets qui tombaient sur le carrelage.
Tôru ne prit même pas la peine de frapper et entra - la porte n'ayant toujours pas été réparée - et découvrit son ami accroupi en train de ramasser la trousse de maquillage qu'il venait de faire tomber de surprise.
— Tu m'as fait peur…
Il avait dit ça d'un air bougon.
Tôru se baissa pour l'aider et l'observa. Yûjirô avait remis les vêtements du matin et s'était démaquillé. Il avait les mains qui tremblaient légèrement et les lèvres pincées. Celle du bas était fendue du côté droit.
Yûjirô rangea ce qui était tombé sans aucune délicatesse, les jetant négligemment dans son sac. Il ne regarda pas une seule fois son ami. Tôru décida d'intervenir et attrapa le visage du blond de ses mains et le força à s'arrêter pour le regarder.
Il eut un long silence. Le cœur de Yûjirô rata un battement, le visage de Tôru étant hyper proche. Il rougit. Pendant un moment, il crut que son ami allait l'embrasser mais, à la place, Tôru lui tira les joues avec un "calme-toi!"
— Tôru ! Arrête ça ! Aïe !
Tôru le lâcha et ramassa les objets qui restaient.
— Ta trousse de toilette ne t'a rien fait. Pas la peine de s'en prendre à elle… et Akira non plus d'ailleurs !
Yûjirô allait répliquer que c'était ses affaires et qu'il en faisait ce qu'il voulait mais au nom d'Akira, il se retint et baissa la tête, honteux, comprenant où voulait en venir Tôru.
— Désolé…
Le silence retomba entre eux. Tôru n'était pas venu pour faire la morale à Yûjirô. Il aurait très certainement réagi de la même façon que lui. Et il trouvait que la punition était injuste. Il jeta un nouveau coup d'œil à son ami qui gardait les yeux obstinément baissés et remarqua qu'en plus de sa lèvre abîmée, son visage se colorait à certains endroits où il avait reçu un coup et sa joue droite avait enflé légèrement. Il se leva.
— Je vais aller chercher de la glace.
Sans attendre de réponse, il se retourna et sortit de la chambre, se rendant à l'accueil de l'hôtel pour demander ce dont il avait besoin. Une dame bien gentille lui apporta une poche de glace et il retourna dans sa chambre. En chemin, il croisa Akira et Mikoto qui lui demandèrent des nouvelles du blond.
— Ça va… je crois qu'il est surtout blessé dans son amour propre mais il s'en remettra. Je pense qu'il faut juste le laisser tranquille aujourd'hui.
Mikoto ne se le fit pas dire deux fois. Il ne voulait pas être le bouc émissaire de la mauvaise humeur de Shihôdani. Il décida donc de laisser Tôru se charger de lui et resta dans le salon de l'hôtel avec les autres élèves.
Tôru remonta dans leur chambre et retrouva Yûjirô à l'endroit où il l'avait laissé, ce qui le surprit grandement. Il avait toujours les yeux baissés, fixés sur sa trousse de maquillage, assis en plein milieu de la salle de bain.
— Hé ! Ça va ?!
C'était une question débile. Évidemment que ça n'allait pas. En guise de réponse, Yûjirô renifla bruyamment et se frotta le visage avec le bras. Tôru eut une pointe au cœur. Il n'avait jamais vu son ami avec un air aussi pitoyable et ça lui faisait mal. Il se baissa à sa hauteur et lui tendit la glace sans dire un mot. Yûjirô prit la poche et la mit sur son visage, le cachant au passage.
Les deux amis restèrent silencieux un moment, assis dans la salle de bain. Tôru ne savait pas quoi dire pour le réconforter et Yûjirô n'avait plus dit un mot depuis tout à l'heure. Il finit tout de même par se lever, le visage toujours enfoui dans la glace et sortit enfin de la salle de bain pour s'étaler dans son lit avant de tirer les rideaux du baldaquin. Tôru le suivit du regard et se leva à son tour. Le message était clair. Il ne voulait pas parler et voulait être seul. Le brun soupira et sortit de la chambre.
La soirée ne fut pas la plus joyeuse du séjour. Les garçons étaient toujours aussi furieux de ce qu'il s'était passé. Quand le prof était loin, ils ne se gênaient pas pour dire du mal des trois gars et que s'ils avaient pu, ils s'en seraient pas sortis aussi facilement. Ceux qui avaient été punis ne regrettaient pas leur geste, mais ils étaient furieux que leur Princesse bien aimée soit punie aussi. Ils avaient essayer de faire revenir le prof sur sa décision mais Nakahara-sensei n'avait rien voulu entendre. Akira se sentait mal. Il pensait avoir blessé Yûjirô et même si Tôru lui assurait le contraire, il continuait à se morfondre dans son coin. Mikoto, lui, était silencieux.
Après le repas, Tôru se redirigea vers le buffet et remplit une assiette de plein de choses. Yûjirô était resté dans la chambre et n'avait pas dîné. Il voulait donc lui apporter deux trois trucs histoire qu'il n'aille pas se coucher le ventre vide.
Quand il remonta avec Mikoto, la chambre était plongée dans le noir et les rideaux du baldaquin était toujours fermés. Il échangea un regard avec Mikoto qui haussa les épaules avant de s'enfermer dans la salle de bain pour prendre une douche avant d'aller se coucher.
Tôru se dirigea vers le lit et dit doucement :
— Yûjirô ? Tu as faim ? Je t'ai apporté à manger.
Il tira le rideau sans attendre la réponse de son ami et découvrit qu'il était profondément endormi. Il tenait toujours contre lui la poche de glace qui n'était plus qu'une poche d'eau tiède. Tôru déposa l'assiette de nourriture sur la table de nuit et lui prit doucement la poche qu'il posa également sur la table de nuit à côté de l'assiette. Il referma le rideau sans un bruit, alla prendre sa douche à son tour afin de retirer tout le sable qui était resté après sa baignade en mer et il alla se coucher une fois propre. Il espérait qu'une bonne nuit de sommeil ferait du bien à Yûjirô et qu'il retrouverait sa bonne humeur le lendemain.
Yûjirô dormit d'un sommeil de plomb. Les nuits blanches et l'incident sur la plage avaient eu raison de lui. Quand il se réveilla le lendemain, il avait mal partout - surtout au visage - ses yeux étaient secs et il avait une migraine. Il avait passé la soirée à pleurer de rage et de honte et il se sentait pitoyable. Il jeta un coup d'œil à côté de lui et constata que Tôru n'était pas là. Il regarda l'heure et découvrit qu'il était passé 10h. Il n'en revenait pas d'avoir autant dormi.
Il se leva et alla dans la salle de bain pour voir l'étendue des dégâts. La glace avait fait son boulot et il n'était plus gonflé nulle part et sa lèvre était déjà bien cicatrisée. Cependant, il avait quelques bleus au visage et il ne pourrait pas cacher ça aussi facilement qu'il l'espérait.
Il fouilla dans la garde robe et repéra bien vite les vêtements du jour parce qu'il n'en restait plus qu'un exemplaire.
La tenue du jour était plutôt chic. Rien à voir avec le gothic lolita habituel et Yûjirô l'aimait plutôt bien. S'il avait été une fille dans une autre vie, il se serait sans doute habillé comme ça à chaque fois.
C'était une jupe droite de couleur kaki, qui lui arrivait mi-cuisse. Le tissu était élastique. Sur le côté de la jupe, il y avait des bandes verticales cousue de couleur dorée. Pour le haut, c'était une blouse blanche ample sans manche avec un décolleté en V, la blouse était décorée de volants cousus au niveau des épaules. Pour les chaussures, c'était de simples converses au tissu de la même couleur que la jupe. Et au niveau des accessoires, un sac en bandoulière en cuir marron et une chaîne avec un pendentif en forme d'étoile plutôt discret.
Malgré son humeur maussade et son mal de tête, Yûjirô aimait toujours se montrer le plus à son avantage, il se coiffa donc joliment d'une queue de cheval tressée et se maquilla avec soin afin de masquer le plus possible les bleus qu'il avait au visage.
Une fois changé, coiffé et maquillé, Yûjirô prit une profonde inspiration et sortit de la chambre.
Le petit déjeuner n'était servi que de 6h à 9h30 et il était passé 10h depuis longtemps alors il ne pensait pas pouvoir déjeuner ce matin. De plus, il se dit que ses camarades de classe devaient déjà être partis en activité. Il n'avait pas écouté le prof hier mais il se doutait bien que leur punition était une assignation à résidence sinon Tôru et Mikoto l'auraient réveillé.
Il fit donc les différentes pièces communes de l'hôtel afin de retrouver les autres élèves punis. Il finit par les retrouver dans le restaurant qui était vide à cette heure. Ils étaient tous assis à une table en train de bosser sur quelque chose. Quand Yûjirô se rapprocha d'eux, ils levèrent la tête de leurs feuilles et lui sourirent, l'invitant à se joindre à eux.
— Yû-chan ! Ça va ?! On t'a gardé des choses à manger.
Ils lui firent une place et montrèrent une assiette d'onigiri. Yûjirô les gratifia d'un sourire de Princesse et les remercia en demandant des nouvelles. Il apprit donc que le reste du groupe était parti dans une ville un peu plus loin pour visiter un ancien navire de la marine japonaise qui avait servi lors de la guerre et qu'ils auraient très certainement une après-midi de libre là-bas pour faire les magasins. De leur côté, le prof leur avait demandé de faire une rédaction de 5 pages sur une des salles de leur choix du musée de la médecine qu'ils avaient visité. Ils avaient le droit d'utiliser internet fort heureusement. Ça allait très certainement leur prendre la journée complète.
Yûjirô fut soulagé qu'aucun d'entre eux ne fit de commentaire sur ce qu'il s'était passé. Et il était désolé de voir qu'eux aussi avait reçu quelques coups dans le combat. Il mangea ses onigiri et se mit au travail.
La journée fila à la vitesse de l'éclair, trop concentré sur leur dissertation, il n'avait pas vu le temps passer mais en réalité, il trouva cette journée plutôt agréable. Bien qu'il regrettait de pas être parti faire du shopping avec les autres, les navires de guerre c'était absolument pas son kiff et, en plus, il put faire plus ample connaissance avec ses camarades. Ils étaient tous d'une année supérieure, du coup il n'avait jamais vraiment échangé avec eux et c'était une occasion pour mieux les connaître. Et puis, ils faisaient quand même partie des 10 meilleurs élèves de l'école, résultat, leur aide ne fut pas de trop pour sa dissert' sur les techniques de chirurgie durant l'Ère Edo.
Quand le reste du groupe revint de leur excursion, peu avant l'heure du dîner, ils avaient tous fini leur travail qu'ils rendirent au professeur avec une excuse en bonne et due forme pour leur conduite de la veille. En réalité, ça le faisait grave chier de devoir s'excuser pour avoir été victime de harcèlement, mais comme il ne voulait pas de problème avec l'école, il suivit le mouvement histoire de repartir sur de bonnes bases pour le reste du séjour.
Il remercia ses « camarades de guerre » pour l'aide apportée que ce soit hier à la plage ou aujourd'hui avec la dissertation avant de rejoindre ses amis. Il avait encore des excuses à faire.
Tout d'abord, il s'excusa auprès d'Akira pour lui avoir crié dessus hier. Il n'était pas fier du tout de sa réaction et il voulait que son ami comprenne que sa rage sur le moment n'était pas dirigée contre lui. Akira lui sourit doucement en disant, d'un ton apaisant, qu'il n'y avait pas de mal et qu'il était content qu'il aille bien aujourd'hui.
Enfin, il se tourna vers Mikoto et prit une bonne inspiration avant de dire, à la surprise générale :
— Je suis désolé… pour tout.
Et sur ces mots, il fit demi-tour et se dirigea vers le buffet, la tête haute afin de masquer ses joues qui rougissaient de gêne. Ces mots furent durs à sortir mais il fallait bien admettre qu'avoir passé l'année à se moquer de Mikoto alors qu'il subissait une autre sorte de harcèlement n'était pas cool de sa part. Il se promit donc de ne plus se moquer de lui dans le futur.
Mikoto resta interdit, ne comprenant pas pourquoi Yûjirô venait de s'excuser auprès de lui, et lança un coup d'œil interrogateur à ses deux amis. Tôru sourit et haussa les épaules avant de suivre le blond vers le buffet où il s'amusa à le charrier.
— Pourquoi il s'est excusé ? » demanda le rouquin complètement paumé.
— Faut croire que Yûjirô a mûri » lui répondit Akira en suivant le mouvement.
Mikoto les rejoignit, toujours aussi perdu et boudant d'être le seul à ne pas comprendre ce qu'il venait de se passer.
