Cela fait bien longtemps que je n'ai rien posté. Voici la suite d'un précédent drabble de ce recueil.
16. AmerIta (Amérique/Italie)
Il y a quelque temps, Lovino lui a raconté sa petite aventure avec Jones. Comme quoi il avait couché avec lui, avait pris son pied, mais qu'il avait dû le forcer à le lâcher, le lendemain, lorsqu'il était reparti. Vraisemblablement, Alfred, durant cette nuit-là, s'était épris de son aîné. Cependant, Lovino n'avait pas voulu rester avec lui et lui avait clairement dit qu'il ne voulait pas de lui, que ce n'était qu'une aventure d'une nuit et rien de plus. De plus, l'Italien avait déjà un amant, qui n'était nul autre qu'Antonio, et qu'il ne voulait pas ruiner sa relation passionnelle avec le bel Espagnol rien que pour lui.
Ainsi, Feliciano en était persuadé, le jeune Américain devait sans aucun doute avoir le cœur brisé, c'est pourquoi il avait décidé d'aller le voir chez lui. Il ne savait pas s'il pouvait le consoler, mais pourrait toujours essayer.
Bientôt, il arriva devant la maison de l'Américain et toqua à la porte de ce dernier. Plusieurs minutes passèrent, mais personne ne vint lui ouvrir. Il posa sa main sur la poignée et l'actionna. A son grand étonnement, la porte s'ouvrit et il put donc entrer. L'intérieur semblait comme inhabité, les stores et les rideaux étaient tirés, une couche de poussière recouvrait le mobilier. Feliciano comprit qu'il y avait vraiment un problème. Il fouilla donc chaque pièce et finit par découvrir Jones, dans sa chambre, emmitouflé dans sa couverture. L'Italien s'approcha doucement, lorsqu'il fut à proximité, il put même entendre des sanglots.
- Alfred ? Est-ce que ça va ?
Mais il n'obtint aucune réponse. Il s'assit sur le bord du lit, à côté de l'Américain et posa une main sur la bosse que formait le drap.
- Alfred ? Je suis venu voir comment tu allais. Est-ce que… est-ce que c'est mon frère qui t'a mis dans cet état-là ?
Un couinement lui fit comprendre que oui, c'était bien lui. Il ne put s'empêcher de traiter mentalement son frère de tous les noms d'oiseaux qui lui venaient à l'esprit. Il aurait dû être plus gentil et ne pas jeter l'Américain comme un malpropre après leur aventure. Feli déposa sa main dans les cheveux blonds qui sortait de la couverture et les lui caressa.
- Ecoute ! Je suis sincèrement désolé pour ce qu'il t'a fait. Ce n'était franchement pas gentil ! Mais… tu devrais passer à autre chose ! Je ne sais pas, trouve quelqu'un d'autre ! Essaie d'avancer !
Ces mots, bien que dit avec maladresse, eurent tout de même le don de faire sortir le visage rougi et bouffi d'Alfred des draps.
- Tu penses ?
Sa voix faible et penaude brisa le cœur si sensible de Feliciano.
- Bien sûr ! Tu sais, dans ma vie de nation, j'ai appris beaucoup de choses. La plus importante est d'avancer, quoi qu'il advienne.
Alfred sembla réfléchir quelque instant. L'Italien ne comprit ce qu'il venait de lui arriver que lorsque les lèvres de l'Américain s'écrasèrent contre les siennes. Celui-ci s'écarta vite, mais resta à proximité de son visage.
- Pou… Pourquoi tu as fait ça ?
Feli était un peu largué. Qu'est-ce que c'était que ça ?
- Bah ! Tu viens de me dire d'avancer, de passer à autre chose. C'est exactement ce que je viens de faire, non ?
L'Italien rougit. Il ne s'attendait pas trop à ça.
- Oui, c'est… c'est une façon de voir les choses !
Alfred lui sourit et l'embrassa une nouvelle fois, l'allongeant sur le matelas. Finalement, Feli avait bien fait de venir le voir.
