Celui-ci aussi vient d'un autre recueil que j'ai commencé et jamais terminé donc je l'ai placé ici. Le but était de commencer un drabble avec le petit bout en gras. Et oui, c'est encore avec Russie, mais c'est mon personnage préféré donc bon...


23. RusHania (Russie x Lituanie)

A contrecœur, il tendit les clés vers la serrure de la porte d'entrée et l'inséra pour l'ouvrir. Il n'avait absolument aucune envie de rentrer. La raison se résumait en un mot son patron. Monsieur Braginski était le pire boss que l'on pouvait espérer avoir. Parrain de la mafia russe de Moscou, ce type était un vrai tortionnaire, particulièrement envers ses domestiques, qu'il adorait torturer, psychologiquement et… physiquement. Oui, il était arrivé des fois où il se retrouvait, sans trop savoir comment, dans le lit dans certain mafieux un peu trop possessif quant à ses « biens ». Enfin…

Toris rentrait, après avoir fait quelques courses à l'épicerie pour lui et ses camarades de galère. Un mauvais pressentiment ne le lâchait pourtant pas, comme une épée de Damoclès qui pendait au-dessus de sa tête, qu'il ne pouvait pas voir, mais qu'il pouvait sentir.

Il tenta de regagner rapidement les cuisines, au sous-sol, mais fut rapidement arrêté dans son élan par une voix malheureusement trop bien connu.

- Où étais-tu, Toris ?

Les nerfs du Lituanien se crispèrent imperceptiblement, mais assez pour que ses mains froissent davantage le papier cartonné des sacs de course.

- Je suis allé faire les courses, Monsieur Braginski ! Nous avons besoin d'aliments ! Répondit-il en se retournant vers son maître.

- Je t'ai cherché, tu sais ?

La voix du mafieux s'était faite terriblement suave, envoyant des frissons dans le corps de Toris.

- Et pour quelle raison, Monsieur Braginski ?

- Je m'ennuyais ! Et j'avais besoin de toi, mais… tu n'étais pas !

- Je m'excuse, Monsieur Braginski ! En quoi aviez-vous besoin de moi ? Demanda-t-il en serrant les dents.

Le grand Russe laissa échapper un rire autant amusé que sarcastique.

- A ton avis, Toris !

L'accent appuyé sur la dernière lettre de son prénom fit frissonner le Lituanien. Toris sentit son corps commençait à s'enflammer lorsque deux mains se posèrent sur ses hanches. La situation fut interrompue lorsque qu'Eduard, un autre domestique de la maison arriva dans le couloir. Le grand patron se recula rapidement.

- Monsieur, vos associés vous attendent dans la salle de réunion ! Affirma Eduard.

- Très bien, j'arrive !

Un dernier regard entre les deux protagonistes, désireux, et Monsieur Braginski s'en alla.