BON. J'ai du le reposter parce qu'il y eut des problèmes incompréhensibles, merci à ceux qui me l'ont fait remarqué, donc maintenant j'espère que hop voilà tout va bien. SINON comme je l'avais dit avant désolée d'avoir mis autant de temps mais cette fanfiction ne m'inspirait plus tout, j'avais perdu mes idées, je ne savais pas où j'allais, MAIS, j'ai retrouvé l'inspiration et peux continuer de vous l'écrire ! J'ai préféré la mettre en attente que la conclure de manière bâclée et mauvaise, ça m'aurait laissé un goût acide et à vous aussi je pense. Ce chapitre est carrément plus long, c'est pour me faire pardonner, mais en plus, c'est là que ça devient intéressant. bonne lecture et j'espère que ça vous plaira!

Chapitre 5

La journée du lendemain parut interminables à Eren, qui avait réussi à éviter Mikasa toute la journée et ce depuis le réveil. La jeune femme elle, avait pourtant tout fait pour croiser le jeune homme mais dès qu'elle l'appelait, il fuyait, et dès qu'elle croyait l'attraper dans un couloir, il disparaissait.

Elle avait fini tôt à la fac et avait espéré pouvoir parler à son frère en vain. C'est ainsi qu'elle finit fulminante à 16h devant la fac aux côtés d'un Armin gêné, incapable d'expliquer à Mikasa où était Eren, puisque lui-même n'en avait pas la moindre idée.

Le châtain lui, courrait sur la plage pour rejoindre le triton qui, il l'espérait, se trouvait toujours dans la grotte.

En arrivant, il eut d'abord la peur de ne voir personne. Malgré son essoufflement, sa respiration se coupa et son cœur accéléra encore plus qu'il ne pensait possible.

Il lâcha son sac et se précipita près du bord en appelant le triton :

« Levi ! Levi ! »

La surface de l'eau restait désespéramment plate et aucune forme ne vint noircir le fond. Eren ferma les yeux et serra les dents. À quoi s'attendait-il ? La créature avait déjà du mal à lui faire confiance il n'allait pas non plus l'attendre ici gentiment comme son chien. Et Eren se dit qu'il avait eut tord de résonner ainsi et qu'effectivement Levi l'avait remercié et ne lui devait plus rien.

Un bruit d'eau le fit soudain sortir de ses pensées et lorsqu'il ouvrit les yeux il tomba sur le visage sans émotion – ou presque, une certaine surprise était néanmoins présente – de Levi.

« Levi ! » s'écria Eren surprit qui sous la peur eut un mouvement de recul qui le fit tomber sur son derrière.

Le mouvement sembla déplaire à Levi qui se recula légèrement au fond de l'eau et plongea jusqu'à son nez.

« Non ne pars pas ! Tu m'as surpris, je ne t'ai pas vu et je pensais que tu étais partis. »

« Je n'allais pas rester à t'attendre toute la journée, je ne suis pas ton animal ou ta chose Eren. »

« Non tu as raison, » sourit le jeune homme sans tenter de cacher son soulagement.

Il jeta un œil au triton et vit que sa queue semblait bouger sans trop de problème compte tenu de sa blessure.

Eren remonta les jambes de son jean jusqu'à ses mollets et plongea ses pieds dans l'eau.

« Comment vas-tu ? Ta queue ne te fait plus souffrir ? »

Levi grimaça presque imperceptiblement, et resta silencieux quelques instants avant de répondre :

« Je sens bien que je ne suis pas tout à fait remis. Elle ne me répond pas comme d'habitude. Quand je veux forcer et passer à une nage plus rapide je n'arrive pas à aller aussi vite. »

« Laisse-lui le temps de se remettre correctement et ne force pas trop, tu risques de rouvrir la blessure et de l'empirer. D'ailleurs je voudrais y jeter un coup d'œil si ça ne te dérange pas ? »

Le doute et l'hésitation s'installaient clairement en Levi et sentant ça, Eren se leva et se dirigea vers son sac.

« Si tu ne veux pas je ne te forcerais pas. Je veux juste être sur que tout guéris comme il se doit mais si tu penses ne pas en avoir besoin je comprend. »

Levi sembla encore méfiant mais plus enclin à laisser Eren l'approcher.

« Je peux te joindre pour nager ? Ce sera plus sécurisé si on s'éloigne. » demanda celui-ci après avoir sortir ses affaires de plonger.

Sans réponse il se tourna vers l'autre qui ne lui portait pas vraiment attention, et le jeune homme en conclut que cela devait peu importer à Levi. Il se dépêcha de se changer, sans se mettre entièrement nu ; le triton était quand même là.

Quand il entra dans l'eau il eut la douloureuse mais agréable et familière morsure glacée qui le fit serrer des dents.

« Quelque chose ne va pas ? » demanda Levi en le voyant crispé.

« E-elle est froide, l'eau. Je dois juste m'habituer. »

Levi le regardait faire, aucune émotion visible mais clairement amusé, avant de faire le tour d'Eren, passant si proche de lui qu'il le déstabilisa des rochers sur lesquels il avait pied, lui faisant prendre le grand bain.

« Levi ! » cria Eren qui battait frottement des bras pour se réchauffer.

« Tu étais trop long gamin. »

« Gamin ? » s'outra Eren.

« Gamin, » répéta Levi.

« Mphf, » Eren fit une mine boudeuse que Levi se souvenait avoir vu sur sa petite sœur, qui plus il y pensait, plus il trouvait une ressemblance de mimique entre Eren et elle.

« Isabelle, » murmura-t-il.

Eren releva la tête d'un coup.

« Quoi ? »

Levi jura en mermédien d'avoir parler à voix haute et s'enfonça dans l'eau en bougonnant un rien.

« Non tu as clairement dit un prénom ! Isa-belle ? Isabelle c'est ça ! Qui est-ce ? »

Levi fronçait les sourcils, signalant à Eren qu'il ferait mieux d'arrêter mais le jeune homme était déjà ressortit de l'eau pour prendre de quoi soigner Levi et ne faisait pas attention au triton.

« C'est quelqu'un d'important ? Ta petite amie peut être- »

Dès qu'il remit pied dans l'eau, Eren fut plaqué contre la paroi rocheuse par Levi, et laissa échapper une plainte de douleur en sentant les rochers s'enfoncer dans son dos. Il s'apprêtait à protester mais quand il vit le regard de Levi, toute opposition mourut dans sa gorge. Les pupilles de la créature étaient telles celles d'un chat en position d'attaque, et il avait ouvert la bouche, donnant pleine vue sur les crocs qu'il possédait.

« Ne parles pas d'elle de cette façon. »

« N-non mais petite c'est une expression, ça ne veut pas dire qu'elle est vraiment petite, » bredouilla Eren effrayé.

Levi parut s'en rendre compte, écarquilla légèrement les yeux après avoir repris ses esprits, lâcha Eren et s'éloigna à l'autre bout du bassin.

Eren souffla de soulagement et plongea récupérer les algues qui lui étaient tombées des mains, pour revenir à la surface et voir un Levi mal à l'aise. Le triton marmonna quelque chose que l'humain n'entendit pas :

« Quoi ? »

« Désolé, » répéta Levi.

Eren soupira et fit signe à Levi de se positionner comme hier pour qu'il vérifie la blessure.

« C'est ma sœur. »

Eren sentit qu'il n'avait pas fini, alors il le laissa continuer :

« Pas biologique. Mais nous sommes trois œufs qui ont éclos à côtés les uns des autres, perdus au milieu des algues, et non dans un nid, dans un coquillage, dans une des nombreuses villes qui peuplent la mer. »

La curiosité d'Eren était à son maximum mais il mordit sa langue pour se maintenir silencieux :

« Il y avait elle, Isabelle, et mon frère, Farlan. Ils me considèrent aussi comme un frère, mais eux ne ce sont jamais considéré comme tel. »

Là, Levi marqua une longue pose, et son regard était fixé sur Eren, attendant que le jeune homme complète son récit.

« Ils sont ensemble ? »

« Nous sommes tous les trois ensemble. »

« Non mais, » Eren pouffa. « Désolé expression humaine, ils sont en couple ? Amoureux ? »

« Ah. Ils sont pairs, oui. »

Pairs. Intéressant. Eren se souvenait que Levi lui avait dit la veille qu'un triton et qu'une sirène ne pouvaient avoir qu'une créature dans leur vie, et que donc, étaient âmes sœurs. La Lune était la déesse de leur peuple, ils la vénèrent et la prient, et c'est elle qui pairs les créatures de la mer, ne faisant jamais d'erreur. Un triton ou une sirène peut reconnaître son ou sa paire par la marque qu'il possède sur la partie humaine de son corps, semblable à la sienne.

« Tu as un ou une paire Levi ? » osa demander Eren.

Le triton se crispa, et Eren pensa essuyer un refus, mais étonnement :

« Non. Je n'ai pas de marque. Je ne crois pas en avoir, même si je ne l'ai pas encore trouvé. »

Eren ne connaissait pas Levi depuis longtemps, mais il avait bien compris que faire une réflexion là-dessus risquait de lui attirer des problèmes. Levi n'accepterait ni pitié ni compassion. Il se contenta de hocher la tête.

« Vous vivez à trois depuis tout ce temps ? »

Eren sentit plus qu'il ne vit Levi secouer la tête négativement.

« Nous sommes des solitaires, mais nous avions aussi besoin de vivre. Nous étions nomades, donc parcourions les villes de tout les océans et toute les mers, volant et pillant ce que nous pouvions pour survivre. Mais quand nous sommes arrivés dans la mer intérieur du Japon, nous avons été arrêtés par une troupe de Poséïdon. »

« Le dieu de la mer ? » coupa Eren incapable de retenir cette question.

Levi plissa des yeux et siffla sur Eren.

« Il n'existe pas un dieu de la mer, je te l'ai dit, c'est une Déesse, la Lune ! Poséidon fut son premier serviteur, et c'est ainsi que nous appelons nos guerriers. »

L'équivalent de l'armée, pensa Eren.

« Le leader de cette troupe-ci nous a promis de ne pas nous dénoncer si nous intégrions ses troupes. Ce que nous avons fait. Mais nous avons été envoyés sur une mission il y 2 ans. Les missions des troupes de Poséidon sont souvent du sabotages de bateaux de pêche, libérer poissons, ou certains des nôtres qui auraient envoyé un signal de détresse par leur voix, empêchant ainsi la découverte de notre espèce. Cette mission avec Isabelle et Farlan, me paraissait piégée dès le début … Déjà, nous n'étions que tout les trois, et non une troupe entière. »

Levi se tut et plissa ses lèvres, les yeux fermés dans l'espoir de chasser le souvenir de ce jour.

« Tu n'as pas à me raconter si tu ne veux pas Levi. »

Levi ne répondit pas et laissa Eren s'éloigner. Il avait fini l'inspection et le soin de la queue du triton et déclara :

« Tout va bien ! Ta queue est encore un peu faible mais elle devrait s'en remettre rapidement avec ce que je t'ai donné. Tu devrais te reposer encore un peu, mais je comprend que tu veuilles retourner auprès de ton frère et ta sœur, ils doivent s'inquiéter en plus de ça- »

« Ils ont disparu. »

Eren – qui rangeait son sac – s'arrêta en plein mouvement et sa respiration se bloqua. Il se tourna lentement vers Levi.

« Quoi ? »

Levi lui faisait dos, et refusait de lui faire face, mais reprit la parole :

« Je leur avait dit de prendre un flanc du bateau et moi l'autre. Mais les pêcheurs avaient de drôles d'armes, et ils ont balancé dans l'eau quelque chose qui ressemblait à de l'encre. Aveuglé j'ai préféré me retirer et ai envoyé un signal sonore pour qu'ils fassent de même. Mais je n'ai eu aucune réponse. Pendant des heures j'ai tenté de les localiser mais l'encre ne partait pas. Quand enfin j'ai pu y voir claire, le bateau était parti, et eux aussi. »

Eren mit sa main sur sa bouche en horreur.

« Pendant des mois je les ai cherché, faute d'aide venant de la troupe je suis redevenu un solitaire et ai parcouru toute les mers. Celle dans laquelle je baigne était ma dernière chance de les trouver. »

Eren ne savait pas quoi dire. Il se doutait bien que le triton ne pouvait pas être solitaire, qu'il avait bien eut une vie. Mais il ne lui souhaitait pas celle-là.

« Levi je- »

« Ne dis pas que tu es désolé. » sa voix était redevenue froide et détachée. « Ça n'importe plus, ils sont sûrement mort de toute façon. »

Le triton s'était tourné vers Eren et la résignation douloureuse et forcée qu'il voyait dans le regard acier de son vis-à-vis lui perça le cœur.

« Tu n'en sais rien, ils ont juste disparu ! » tenta Eren.

Levi lui signala des yeux qu'il valait mieux qu'il se taise mais l'autre, comme d'habitude, n'en fit qu'à sa tête.

« Il y a toujours de l'espoir ! Je ne te dis pas de t'épuiser à les chercher seul tu l'as déjà fait, mais pourquoi ne pas demander d'aide aux autres de ton espèce ? »

« Tu ne sais rien des créatures de la mer Eren, elles sont aussi froides et solitaires que celle qu'ils habitent, » claqua Levi.

« Aucun ne t'aiderait ? »

« Nous sommes des créatures égoïstes, si ça n'a pas d'intérêt pour nous pourquoi perdre notre temps à nous y intéresser ? »

« Pour aider les autres ! » continua le jeune homme.

Levi eut un rire sans joie.

« Ce mot est clairement humain, aider n'existe pas là d'où je viens. »

Eren serrait les poings jusqu'à s'en faire pâlir les jointures. Son complexe du héros remontait en puissance et ne rien trouver pour le satisfaire le tuait. Puis il eut une idée :

« Si ce mot est humain alors c'est un humain qui t'aidera ! »

Levi bloqua quelques secondes avant de lâcher un soupir.

« Tu ne peux rien faire Eren. »

« Je peux les chercher ! »

« Comment ? »

« Nager ! »

« Oh pitié ... »

« Je suis étudiant en biologie et jamais mon prof ne refuserait un petit séjour en mer éducatif pour ses étudiants, sans parler de mes motifs personnels je pourrais- »

Levi en eut soudain assez et ses pupilles se rétrécirent de nouveau comme plus tôt, mais cette fois ses branchies – habituellement fermées quand il était hors de l'eau – s'ouvrirent pour lui permettent de produire le son le plus beau, terrifiant, et hypnotique qu'Eren eut jamais entendu.

Il fut paralysé de la tête aux pieds, que ce soit physiquement ou mentalement. Il n'arrivait plus à penser à rien, ni même à penser à bouger. Le son produit par le triton flottait encore autour de lui, et n'était plus qu'un son mais aussi une odeur et un goût, de sel, d'eau, et un toucher, rugueux, humide, ainsi qu'une vision, le plus pur des acier mélangé avec la plus bleue des mers. sa respiration s'était arrêtée, ses poumons ne se mouvèrent plus, seul son coeur battait, mais il ne le sentait ni ne l'entendait même pas. Il était comme une coquille vide qui attendait d'être remplie. Et ce fut la voix de Levi, distante et pourtant si proche, chantante et pourtant si plate, qui le rempli :

jamais tu ne parleras de moi, de mon espèce où de quoique ce soit en rapport avec le monde sous-marin dont tu as pris connaissance, JAMAIS

Puis, ce fut de nouveau le silence, et le choc fut si brutal pour Eren qu'il tomba sur le sol. Il réussit à reprendre le contrôle de son corps assez tôt pour tomber sur les genoux et les mains, mais il respirait très fort, inspirant l'air en grande goulée.

Levi tourna la tête, un air coupable encré dans ses traits. Eren était trop secoué pour comprendre ce qui venait de se passer, mais les mots résonnait encore en lui comme une promesse dangereuse.

« Qu'est-ce- pourquoi ? » réussit-il à dire au bout de quelques minutes.

« Ton enthousiasme m'a fait craindre pour ma sécurité. »

« C'était un chant ? »

« Non, si ça avait été un chant tu serais mort. Nous créatures de la mer avons un côté banshee. C'est ce côté qui ressort quand nous chantons. »

Eren toussa mais se mit en position assise. Il sentait comme une bulle dans sa poitrine.

« Qu'est-ce que tu m'as fait alors ? »

« Je t'ai fait jurer de ne rien dire sur moi où mon espèce. »

« Et si je parle ? »

« Tu mourras noyé de l'intérieur. »

Levi était si calme à propos de ça qu'Eren crut d'abord à une blague. Mais il était justement trop sérieux pour que ça en soit une.

« Quoi ? » rugit le jeune homme en se mettant debout. « Qu'est-ce qui te prend, t'es malade ? Tu te rends compte de ce que tu viens de me faire ?! Me mettre en sentence de mort ! »

Levi sembla blessé :

« Tu avais donc bien prévu de parler de moi ... »

« J'ai déjà parler de toi ! » avoua Eren encore en criant. « Mais je n'ai jamais dit que tu étais une sirène ! Tu crois qu'on me prendrait pour qui si je lâchais ça comme ça ?! Je ne suis pas stupide à ce point ! »

Levi n'en avait que faire des protestations d'Eren et se contenta de poser calmement :

« Tu as une sœur, et un ami que tu considères comme un frère ? »

« Où est le rapport ? »

« Tu ferais tout pour les protéger, tout ? »

« Pas tuer quelqu'un ! »

« Je ne t'ai pas tué. »

Eren souffla exaspéré. Levi ne dit rien, le laissa se calmer, puis défit quelque chose qui était noué autour de son poignet mais qu'Eren venait à peine de remarquer. Sa curiosité toujours plus forte, eut raison de son énervement et il demanda :

« C'est quoi ? »

Levi tenait dans ses mains une longue corde, au bout de laquelle pendait une clef donc le bout était un losange aux des coins arrondis. Elle ressemblait à une clef ancienne comme l'humain en avait déjà vu chez ses grands-parents.

« C'est le seul trésor d'Isabelle. Le premier et le plus joli objet humain qu'elle est trouvée. C'est la seule chose que j'ai retrouvé, ce jour-là. »

Comment la créature pouvait donner des pulsions meurtrières à Eren une seconde et lui faire sentir une bouffée d'empathie celle d'après était incompréhensible pour le jeune homme. Levi tendit la corde à Eren :

« Tu m'as sauvé la vie. Je sais que c'est indigne de moi de risquer la tienne. Mais elle aurait voulu que tu l'ai, après ça. Je le sais. »

« Non Levi. » Eren était de nouveau calme et réfléchit. « C'est la seule chose qu'il te reste d'elle, d'eux, je ne vais pas t'en priver. »

« Je m'en prive seul. Je ne veux vraiment pas de ton aide Eren. Et m'en débarrasser … peut m'aider à tourner la page. »

Eren déglutit difficilement. Il ne voulait pas abandonner, lui.

« Je te dis au revoir. »

Les émeraudes de l'humain s'écarquillèrent :

« Quoi ? Mais où vas-tu ? »

« Tu m'as soigné, je t'ai remercié, maintenant je m'en vais. Où ne te regarde pas. Alors s'il te plaît prend-le. »

Levi continuait de secouer le pendentif, et à contre cœur, le jeune homme finit par s'en saisir et le nouer autour de son cou.

« Merci, Eren, » le prénom fut dit dans la langue mérmedienne, le r légèrement roulé et le n comme étouffé, et l'humain jura ne rien avoir entendu d'aussi beau de sa vie.

Levi le regarda une dernière fois, échangeant un long regard, acier contre émeraude, avant de finalement plonger, pour ne pas revenir.

Eren s'enferma directement dans sa chambre en rentrant quelques heures plus tard. Il avait – malgré le départ du triton – fait son tour habituel de ramassage des ordures dans la mer et était seulement rentré quand le soleil commençait à se coucher.

Mikasa pensait qu'il la boudait encore, Armin aussi, donc aucun n'alla le déranger.

Seulement une heure plus tard.

« Oh mon dieu Eren ! Viens voir ça ! Viens vite voir ça ! C'est une avancée majeure ! Oh mon dieu Erwin et Hange vont être fous d'apprendre ça ! EREN ! » cria la voix d'Armin depuis le salon.

Le châtain débarqua paniqué dans le salon pour trouver son meilleur ami surexcité, sautant sur la canapé, et montrer frénétiquement la télé du doigt. Quand Eren fixa son regard dessus, plus aucun son ne lui parvint, ni aucune autre image que celle qu'il regardait : deux créatures mi-humaines mi-poissons, une sirène et un triton, dans ce qui ressemblait être un aquarium sur-mesure. Elle, avait une queue aux écailles semblablent à un coucher de soleil, et des yeux aussi verts que la forêt, mais à l'apparence agressive. Ses cheveux rouges étaient attachés en deux queues basses, comme une enfant. Lui avait des cheveux blonds comme le sable, et une queue au écaille aussi brillante que le soleil, avec des yeux diamants eux aussi furieux.

Les deux paires d'yeux étaient croisés par des pupilles fendues, telles des chats. Elles ne reflétaient que douleur, tristesse, et même fatigue. Ils tentaient, inutilement, de briser les verres qui les maintenaient loin l'un de l'autre. Une marque, semblable à des ailes, marquaient leurs flancs à tous les deux, et on aurait pu croire à de fausses créatures si ce n'était les écailles qui parcouraient la peau, même humaine, et les branchies qui s'agitaient, exactement comme celle d'un poisson.

Eren avait cessé de respirer.

L'ouïe lui revint juste attend pour entendre la journaliste dire :

'D'après les scientifiques, ces créatures découvertes il y a deux ans seraient la preuve d'une vie sous-marine plus développée que ce que tout nos chercheurs pensaient jusqu'à aujourd'hui. Tout un système de ville et même, un langage, se tiendrait dans nos océans et mers ! Après avoir mis des mois à comprendre le langage des ces créatures, les scientifiques auraient réussi à découvrir qu'elles sont capables de parler, lire et écrire toutes les langues mortes et vivantes, des civilisations passées et présentes, d'aussi loin que le remonte les premiers écrits. Ils utiliseraient également un système de noms, qui, après de longues traduction, donnerait Isabelle pour la créature au torse féminin, et Farlan pour la créature au torse masculin.'

Isabelle et Farlan