Merci beaucoup pour vos reviews, en tant qu'auteure, ça fait toujours plaisir !

Voici le dernier chapitre.

Une fic AU est en cours d'écriture avec du Tris/Four comme on aime où ils seront bien vivants tous les deux cette fois-ci !

Encore merci


4 ans et 3 mois plus tard

Evelyn et sa petite fille étaient au cimetière de Chicago. Elle était à genoux en train de poser un bouquet de fleurs sur la tombe qu'elle venait de dépoussiérer. La petite fille ne disait pas un mot, attendant patiemment que sa grand-mère ait terminé.

- Voilà, c'est tout de même mieux maintenant. Tu sais quel jour nous sommes aujourd'hui, mon cœur ?

- Oui mamie, c'est l'anniversaire de la fin des factions.

- C'est bien !

- Tu es prête ?

- Oui !

- Alors allons-y.

La petite fille fit un baiser sur sa main et la posa sur la pierre tombale puis elle regarda sa grand-mère et elles prirent la direction de la sortie du cimetière. Au même moment, une voiture s'arrêta non loin d'elles. Le chauffeur descendit et ouvrit la porte à l'occupant du siège arrière. Un homme en uniforme de police en sortit et se dirigea vers elles. Quand la petite fille l'aperçut, elle lâcha la main de sa grand-mère et partie en courant vers lui. Il lui sourit et la prit dans ses bras :

- Bonjour mon ange, tu es allée rendre visite à maman ? demanda-t-il.

- Oui papa, on lui a apporté de belles fleurs avec mamie !

- C'est bien, je suis fière de toi Grace Prior Eaton ! répondit-il en l'embrassant alors qu'Evelyn les rejoignit. Bonjour maman, lui dit-il en lui baisant la joue. Tu vas bien ?

- Moi oui mais toi, tu n'as pas trop le trac ? C'est aujourd'hui que tu deviens le chef de la police de Chicago, ce n'est pas rien !

- Je ne comprends encore pas pourquoi c'est moi qu'on ait nommé pour ce boulot.

- Tu l'as mérité, ce poste te revient de droit !

- Si tu le dis.

- Papa, on va rejoindre tata Christina, tonton Lucas et mon cousin Neal ?

- Oui, après la cérémonie. On y va ?

- Oui ! dit-elle enjouée.

Tous les trois montèrent dans la voiture qui les escorta jusque devant le QG de la police en centre-ville. Une grande estrade avait été installée devant des tribunes puis des policiers étaient postés en retrait, prêt à servir leur nouveau chef. Lorsqu'ils arrivèrent sur place, Tobias embrassa sa fille, prit sa mère dans ses bras puis se dirigea vers l'estrade. Avant de monter, il pensa un instant au chemin parcouru avant d'en arriver là : peu de temps après la naissance de sa fille, Tobias était revenu sur Chicago, accompagné de sa mère afin qu'elle puisse l'aider pour l'éducation de Grace. Ils avaient enterré Tris peu de temps après leur retour dans le grand cimetière de la ville. Cet endroit était rempli d'arbres, de cours d'eau et un sentiment de plénitude régnait en ces lieux, ce qui aurait plu à Tris. Tobias avait ensuite décidé de jongler entre son métier de policier et de père attentionné. De son côté, Christina avait fini par sortir avec Lucas, un de ses collègues et ils avaient eu un petit garçon, Neal. Grace avait rapidement décidé qu'il serait son cousin, ce qui fit sourire Tobias, constatant ainsi que la petite fille avait le caractère ferme et décidé de sa mère. Avec l'aide d'Evelyn et de ses amis pour Grace, Tobias avait ainsi pu gravir les échelons rapidement dans son travail et c'était ainsi qu'il avait obtenu ce poste à responsabilités.

Tobias monta sur l'estrade où le maire de Chicago lui donna ses galons puis il se plaça devant le pupitre, l'obligeant à faire un discours bien qu'il ait horreur de cela.

- C'est un immense honneur pour moi que d'accepter cette fonction. Vous n'êtes pas sans savoir qu'aujourd'hui est le cinquième anniversaire de la chute des factions et de notre nouveau gouvernement. Nombre de personnes se sont sacrifiés pour qu'on ait le droit d'être libres. Je pense tout particulièrement à Tris, l'amour de ma vie et la mère de notre adorable fille. Elle a donné sa vie pour nous tous. C'est donc de notre devoir de les honorer, bien plus que ma nomination à ce poste car les vrais héros, ce sont eux, nos sauveurs.

Le clairon joua alors un air tandis que tous les policiers se mirent au garde à vous puis après ces instants de respect envers leur nouveau chef, ils prirent tous leur casquette et les firent voler en l'air.


Une heure plus tard, Tobias et tous ses amis, qui étaient d'ailleurs presque tous mariés et parents, se retrouvèrent au parc pour un grand barbecue. Grace jouait avec tous ses copains tandis que Tobias faisait le tour des tables pour voir si tout le monde allait bien. Il finit par se poser à la table de Christina, Lucas, Amar et Georges.

- Alors, tu arrives à t'arrêter deux minutes au même endroit, monsieur le chef de la police ? dit Amar.

- Très drôle Amar, répondit Tobias. Oh mais attends un peu, je suis ton patron maintenant, alors un peu de respect ! ajouta-t-il en rigolant.

- Blague à part, Amar a raison, tu n'as pas arrêté une seconde ! rétorqua Christina. Comment vas-tu ?

- Tout va bien, la cérémonie s'est bien déroulée, Grace a l'air heureuse, tout comme ma mère…

- Et toi ? insista Christina. Tu es heureux ?

- Presque, avoua-t-il. Disons que je suis nostalgique, en particulier aujourd'hui.

- Ca se comprend, répondit Amar.

- Et cette journaliste dont tu m'as parlé ? Vous vous êtes revus ? interrogea la jeune femme.

- Oh, euh, je lui ai dit que je la rappellerais.

- Ah. Elle ne te plait pas ?

- Christina ! Tu en poses de ces questions ! fit remarquer Lucas.

- Ce n'est rien, j'ai l'habitude, répondit Tobias en souriant. Elle me plait beaucoup mais… je ne sais pas si c'est le bon moment, je n'ai pas envie de perturber Grace.

- Tobias, tu es sûr que ce n'est pas plutôt toi qui es perturbé par une relation amoureuse et non ta fille ? Tu sais, l'autre jour j'écoutais Grace qui parlait à Neal et elle lui disait qu'elle l'enviait car lui, il avait une maman.

Tobias perdit immédiatement son sourire et baissa la tête. Christina comprit que son ami souffrait toujours de la perte de Tris puis elle se rapprocha de lui et lui prit les mains dans les siennes.

- Je suis fière de toi d'avoir obtenu ce poste et d'être un père merveilleux pour ma nièce mais il est temps que tu prennes soin de toi et que tu vives enfin ta vie. Tu sais que c'est ce qu'aurait voulu Tris.

- Tu as raison, admit-il.

- J'ai toujours raison !

- Ca, je ne te le fais pas dire ! ajouta Amar.

Tous rigolèrent après cette remarque et la journée se termina dans la joie et la bonne humeur. En fin de journée, Grace avait supplié son père d'aller dormir chez Evelyn, ce qu'il accepta sans peine. La journée avait été longue et il avait pensé toute la journée à l'endroit où il allait se rendre à présent. Il alla voir la femme de sa vie. Lorsqu'il se gara devant le cimetière, il sortit de la voiture, retira sa veste et se dirigea vers sa tombe. Le soleil était en train de se coucher et les oiseaux chantaient encore en cette fin d'été. Lorsqu'il arriva devant la tombe de Tris, il remarqua immédiatement le bouquet que sa mère avait apporté le matin même. Il se mit alors à genoux :

- Bonsoir mon amour. Je n'ai pas eu le temps de venir te voir cette semaine et j'en suis désolé… Voilà, je suis chef de la police depuis aujourd'hui, j'ai réussi ma carrière professionnelle, nous avons une fille magnifique et qui te ressemble tellement ! J'ai l'impression de te voir à chaque fois que je la prends dans mes bras. Je l'aime tellement mon amour ! Je ne te remercierais jamais assez de m'avoir laissé un petit morceau de bonheur venant de toi… Aujourd'hui, Christina m'a dit qu'il était temps que je prenne soin de moi mais je me demande si je serais un jour prêt à aimer à nouveau. Lorsque je t'ai perdu, ça m'a fait tellement mal que je me suis persuadé que je ne pourrais plus aimer quelqu'un comme je tenais à toi… Je ne sais pas, j'ai l'impression de te laisser tomber si… Tu ne pourrais pas m'envoyer un signe ?

Juste après avoir dit ces paroles, Tobias reçut un message sur son téléphone. Il s'agissait de la journaliste qui lui plaisait, elle le félicitait pour sa nomination de chef de la police et elle lui demandait s'ils pourraient fêter cela ensemble. Le jeune homme sourit alors :

- J'ai bien reçu le message, mon amour. Je t'aimerais toujours.

Tobias se leva, fit un baiser sur la pierre tombale puis il quitta le cimetière et conduisit jusque chez sa mère. Lorsqu'il entra, il la trouva sur le canapé, en train de lire.

- Que se passe-t-il ? demanda-t-elle, inquiète.

- Rien, ne t'inquiète pas. Je voulais juste voir ma fille avant de rentrer.

- Elle te manque déjà ?

- Toujours, ajouta-t-il, mélancolique.

- Elle dort dans sa chambre.

- Merci maman.

Tobias lui sourit puis il se dirigea vers la chambre de sa fille. Il resta appuyé sur le chambranle de la porte quelques instants puis il s'approcha et se mit accroupi devant elle. Il passa une mèche de ses cheveux derrière son oreille ce qui eut pour effet de la réveiller.

- Excuse-moi mon ange, je ne voulais pas te réveiller.

- C'est pas grave papa. Tu es allé voir maman ?

- Comment tu le sais ?

- Je le sais, c'est tout, dit-elle un sourire au coin de la bouche.

- Tu es bien trop maligne pour ton âge. Tu ressembles tellement à ta mère. J'aurais tellement voulu que tu la connaisses.

- Je sais.

- Mais tu dois savoir que tu es ce qu'elle m'a laissé de plus précieux au monde. Je t'aime mon ange.

- Moi aussi papa.

- Tout ce que je veux, c'est que tu sois heureuse. Rendors-toi, je viendrais te chercher à l'école demain, comme ça, tu pourras voir mon nouveau bureau !

- Bonne nuit papa.

- Bonne nuit mon ange.

Tobias embrassa sa fille sur le front, se leva et s'apprêta à sortir :

- Papa ? demanda la petite fille.

- Oui.

- Moi aussi je veux que tu sois heureux.

Tobias resta un instant à l'observer, ébahit qu'une petite fille de quatre ans lui dise cela. Il lui sourit, lui envoya un baiser avec sa main puis il repartit chez lui. Sur la route, il appela la journaliste qui lui plaisait car sa fille avait raison, il avait le droit au bonheur lui aussi après tout.