Quand je me suis réveillée j'étais dans une chambre blanche et la lumière aveuglante qui filtrait à travers les grandes fenêtres me firent grogner.

« - Isa-chan, comment te sens tu mon bébé ?

Je reconnu immédiatement l'étreinte réconfortante de ma mère et je plongeai mon nez dans son cou en reniflant son odeur de jasmin. J'ai pris ma voix la plus innocente et boudeuse pour lui répondre.

- Mmh, 'suis fati'é Kaa-chan.

- Oui mon bébé je sais, murmura elle en me massant le cuir chevelu.

Je ronronnais presque de plaisir, je resterais bien un bébé toute ma vie pour pouvoir me faire dorloter comme ça. Quelle dommage qu'en temps normal on oublis tout ces petit moments de pur plaisir.

- Le docteur à dit que tu t'es évanoui à cause d'un trop grand stress.

Je pris mon air le plus confus.

- 'suis malade kaa-chan ?

- Non, non tu vas très bien, dit elle en m'embrassant tendrement le front, mais dis moi est ce que il y a quelque chose qui te tracasse ? Est-ce que les autres enfants ont été méchants avec toi ?

Qu'est ce que je pouvais répondre à ça, hum ?

Naaaaan maman, t'inquiète, les gosses je m'y connais ! Par contre le fait que toi et tes potes vous permettez de fumer des substances illicites et hautement hallucinogènes à MON anniversaire, vous croyant ainsi entouré de ninjas à Konoha dans un putain de mangas écrit par un putain de génie de mangaka ! J'ai un peu plus de mal avec ce concept, en effet.

Oui mais bon, je ne pouvais décemment pas lui répondre ça. Alors j'ai juste ignorer sa question et je me suis tourner vers la fenêtre. Je n'aurais pas dû. Mes yeux se sont écarquillés, ma bouche a formé un « O » parfait et j'ai retint une exclamation de surprise.

Au loin sur une montagne se dessinaient des visages sculptés dans la pierre.

« C'est la montagne des Hokage, ça ma chérie »

Non, non. NONNONNONNONNONNOOOOOOOOOOOOOOOON ! C'est pas possible !

« Un Hokage est le shinobi le plus fort du village ! »

Ce n'est pas réelle !

Pitié, faite que ce soit pas réel!

« De nos jour c'est Sandaime qui a repris les commandes depuis un an environs, tu vois c'est le troisième visage, là. »

Tout est faux ! Je suis dans le coma ! Le camion m'a écrasé mais ne m'a pas tué, je vis encore et mon cerveau pour passer le temps à inventer toute cette deuxième vie mixé avec le manga préféré de mon frère.

Nolwenn réveilles toi !

« Tu sais Isa-chan, si tu veux devenir shinobi tu pourra devenir très forte ! Et si tu ne veux pas ce n'est pas grave, kaa-chan t'aimera toujours autant mon bébé. Toujours. »

Je plongea mon regard que je savait paniquée dans celui inquiet de ma mère. Ce n'est que lorsque je vis la familière émotion de pure terreur apparaitre sur son visage à l'idée que je ne retombe dans l'état chaotique dans lequel j'étais il n'y a pas si longtemps que je repris mes esprits, m'interdisant de lui faire subir ça de nouveau.

Alors malgré le cœur tambourinant contre mes côtes et l'envie ardente de hurler mon incompréhension, je me contenta de lui offrir un faible sourire et de plonger ma tête dans son cou.

« Allez on va rentrer à la maison Isa-chan, je te raconterai l'histoire de Konoha et ses shinobis pour t'endormir d'accord ? »

Je ne pus que hocher faiblement la tête, incapable de dire un mot. La seule pensé cohérente qui résonnait dans mon esprit me terrifiait bien trop pour ça.

Je suis dans naruto, je suis dans naruto, je suis dans naruto, je suis dans naruto.

Je ne me rappelle plus très bien ce qui c'est passé ensuite, mon cerveau a probablement surchauffé encore une fois.


Après cette réalisation, j'ai été beaucoup plus attentive à mon environnement, aux histoires que racontait ma mère et j'étais infiniment bien plus stressé même si j'essayais de ne pas le laisser transparaître pour ne pas inquiéter ma mère.

Si dans ma première vie j'étais fan de manga cela aurait pu laisser penser que j'allais sauter de joie et me mettre en quête de tout les personnage de la serie devenir meilleure amie avec Naruto, essayer de voler la place de Sakura dans l'équipe sept, puis conquérir le cœur d'un des beau ténébreux qui peuplent ce village.

Que nenni.

Dès que j'ai compris que j'étais réellement dans Naruto la première chose que j'ai faite c'est me faire un premier commandement primordiale : « Loin d'eux tu resteras ! ».

Et je compte bien m'y tenir.

Ça veut pas dire que je réfutais l'idée de devenir ninja, ça non.

Ben quoi ?

J'ai la possibilité de pouvoir marcher sur l'eau, cracher du feu et devenir un mini Bruce Lee. Vous pensez bien que je pouvais pas résister.

Puis accessoirement avoir les bases suffisantes pour ne pas mourir dans ce monde où on apprend a des petits de cinq ans comment assassiner un homme de trois fois sa taille, ça me semblait être intelligent. C'est aussi pour ça que j'ai décidé de me méfier de tout les gosses, sait on jamais je me moque de l'un d'entre eux, bébé ninja, et il me plante dans la carotide avec son légo.

Bref, devenir ninja m'à l'air d'être une plutôt bonne idée.

Surtout que maintenant je savais que ce flux que je ressentais en moi n'était autre que le chakra et je n'arrêtai pas de jouer avec comme une débile malgré le fait que j'aurais pu me faire du mal à moi même sans le savoir.

Donc voilà le plan était simple. Je n'interfère pas avec la série et à côté je mène ma vie comme je le sens. Bien évidement il était possible que je sois à l'académie en même temps que les célèbres Rookie 9 mais franchement il me suffisais de ne pas leur parler et de faire amis avec les autres enfants.

Mon but étais de devenir une kunoichi assez compétente pour ne pas crever lors de toutes les attaques qu'essuieraient Konoha et de pouvoir protéger maman.

Forte de mes nouvelles résolutions je prenais plaisirs à accompagner ma mère quand elle sortais faire les courses, je dévisageais avec curiosité et admiration ce village que je ne connaissais qu'à travers les images en noir et blanc du mangas.

Et je me suis rendue compte un beau jour en voyant ma voisine pleurer sur le pas de sa porte en face d'un ninja qui lui annonçait la mort de son mari au combat, que je ne pouvais plus penser ce monde comme étant fictif, je ne pouvais pas considérer tout ces gens comme des personnages, des pions pour me divertir.

C'était des humains aussi vrai et réel que moi, qui pouvait rire et pleurer. Et pour la première je me suis sentie coupable. Coupable de savoir qui allait souffrir, qui allait mourir, qui allait pleurer.

J'ai compris que même si je voulais intervenir je ne ferrais certainement pas une grande différence, et que en parler à d'autre plus capable d'intervenir n'était définitivement pas une bonne idée. J'ai compris que rester loin de ceux qui étaient les personnages principaux du mangas, était nécessaire non seulement pour que l'histoire se passe comme elle devait se passer mais aussi pour me préserver. Je ne pense pas pouvoir porter le poids de la culpabilité si je devais être triste parce que je me serais attaché à eux.

C'était purement égoiste.

Mais je n'étais pas un héro.


Quand j'ai eu deux ans j'ai compris pourquoi je n'avais pas de père.

Une fois que la fête organisé en mon honneur ai eu lieu ( où ma principale occupation étaient de monter les enfants les uns contre les autres pour me divertir un peu), j'ai rencontrer la mère de ma mère pour la première fois.

C'était une femme qui devait avoir la cinquantaine tout juste, le port digne dans son kimono classe, j'avais reconnu quelques traits en communs avec ma mère et moi. Mais cette dame était glaciale.

Je n'ai jamais vu ma mère aussi tendue et sur la défensive.

La dame m'a regardé, longtemps. Et je n'ai pas détourné les yeux, étrangement fasciné par cet air hautain et distingué.

« - Miwaku, avait elle silencieusement salué ma mère.

- Oka- sama, avait répondu ma mère en s'inclinant légèrement.

- Tu sais pourquoi je suis ici, n'est ce pas ?

- Je le saurais une fois que tu me l'aura clairement spécifié.

Un silence s'était installé, pesant et plein de tension dans l'air. Ma grand-mère s'est avancé élégamment pour s'assoir sur une chaise invitant implicitement ma mère à lui faire du thé. Maman a fait le thé en silence puis posa la théière en face de sa mère refusant de la servir. J'ai frissonné devant la guerre froide qui se déroulait devant moi. Grand-mère pas vexé pour un sous entreprit de verser le thé dans les verres d'une manière tellement élégante que je me serai prosterné si elle n'était pas l'ennemi public numéro un de maman. Maman m'a ensuite regardé et à indiqué la sortie du salon d'un coup d'œil. J'ai compris qu'elle voulait que je les laisse seul alors petite fille bien élevé que je suis, je me suis incliné le plus gracieusement possible devant ma grand-mère et ma mère avant de me retirer. J'aurais juré voir une lueur appréciative passer dans le regard de ma grand-mère.

Tiens ça mamie !

Vous vous doutez bien qu'une fois la porte refermé je m'y suis collé comme une moule à son rocher.

- Tu sais que chez nous les petites filles commencent leur éducation très tôt, avait résonné la voix de ma grand-mère.

- Oui, Oka-sama, je n'ai pas oublié mon enfance en quittant la maison, tu sais.

Je n'aurais jamais cru ma mère capable d'une telle insolence dans sa manière de parler.

- Je viens pour Isanami, elle a le droit d'accéder à cette éducation malgré ton départ de la maison. Elle n'a pas à payé pour les erreurs de sa mère.

J'ai été stupéfaite par deux choses : déjà le fait que mon prénom en entier sois Isanami. Puis par le fait que ma mère et éclater du rire le plus flippant que j'ai pu entendre de toute ma courte vie.

- Dois-je te rappeler ma très chère mère que si j'ai déserté la maison familiale c'est parce que tu voulais tuer Isa-chan alors qu'elle était encore dans mon ventre ! Explosa ma mère avant de reprendre glaciale: Et tu reviens après deux ans où j'ai dû me reconstruire toute seule, la bouche en cœur pour me reprendre cette même fille

- Tout ce que j'ai fait je l'ai fait pour toi, s'indigna la femme, un enfant à cet âge sans mariage c'était abréger ton avenir ! Je voulais te protéger !

- Arrêtes d'agir comme si j'avais fait une erreur ! J'ai été violée, Oka-sama...termina-t-elle la voix brisée.

Un silence de mort s'installa et je me glaçais, le coeur battant dans mes oreilles, ne voulant pas croire à ce que j'enttendais.

- J'ai été violée, reprit elle avec plus de voix, et j'avais besoin de toi ! J'avais besoin de ma mère à mes côté et toi tu…

Un sanglot lui échappa malgré elle et j'eux envie d'ouvrir la porte et courir dans ses bras. mais je resta immobile.

Je l'entendit prendre une grande inspiration, dans une tentative vaine de regagner confiance en elle.

- Toi tu ne te préoccupais que du qu'en dira on alors que ta fille agonisait.

- C'est de toi dont je me préoccupais Miwaku ! répondit ma grand mère la gorge visiblement nouée par plus que des non dit , tu étais à l'article de la mort quand nous t'avons enfin récupérer, tu n'étais plus que l'ombre de toi même j'ai tout fais pour te rendre ta vie, finit elle dans un murmure à peine audible. Je voulais te débarrasser de cette honte qui te rongeait de l'intérieur...

J'entendis un violent coup porté sur la table, faisant renverser les verres qui se brisèrent sur le sol.

- Tu peux m'insulter, me traîner dans la boue et me prendre pour une moins que rien. Mais je t'interdis de dire du mal d'Isanami ! Elle n'est pas une honte, elle est ma fierté. Pendant que toi tu essayais de me cacher aux yeux de tous et que tu ne me regardais pas toi-même, Isanami était là. Et cette vie qui grandissait en moi à été la seule chose qui me poussait à continuer la mienne. Elle m'a sauvé quand tous m'avez tourné le dos en refusant mes décisions, tout mes choix je les ai assumer seule, alors je t'interdis à toi et tout les autre membres de cette famille de vouloir entrer dans ma vie et celle de ma fille.

Il eu un silence une fois de plus, et je ne m'étais pas rendue compte que j'hyperventillais mais cela devait être aussi le cas des deux femme de l'autre côté de la porte.

- Ca ne te fais pas mal, d'avoir ces gens qui te reconnaissent dans la rue et qui te pointe du doigt, toi et ta fille ? demanda grand-mère la voix cassé.

- Il y en a qui me soutiennent et me respectent pour ce que j'ai accompli malgré tout, cela sont mes amis. Les autres je ne m'en soucierais que s'ils font du mal à Isanami. »

Je les ai entendu se lever alors je me suis levé et je suis parti dans ma chambre me coucher en vitesse, repensant à tout ce que j'avais découvert.

Maman était une femme extraordinaire. Et à ce moment là aucun Shinobi ne me paraissait plus brave ou plus fort que ma mère. La dernière pensée que j'ai eu avant de m'endormir fut que je serais une kunoichi hors pair que je protégerais ma mère comme elle m'a protégé du monde hostile alors que je n'étais même pas née, et que je la rendrais fière. Je me suis mise à jouer distraitement avec mon chakra pour m'endormir. Cette nuit là maman est venu dormir avec moi.

Depuis ce soir là, les semaines ont passés à l'identique si ce n'est ma détermination qui se renforçait à chaque sourire que maman me donnait. C'est dire à quel point j'était motivé. Cela se traduisait par de long moment à malaxer mon chakra et essayer de le sentir dans les moindres recoins de mon corps, je faisais aussi beaucoup d'exercice de flexibilité et d'assouplissement et dieu merci mon corps d'enfant de deux ans s'adaptait super bien.

Quand j'ai eu trois ans maman a du reprendre le travail, d'après ce qu'elle m'a expliqué elle travaillait en tant que couturière dans une boutique de kimono super côté. Maman me savait douée et mature pour mon âge alors elle n'a pas objecté quand je lui ai dis que ce n'était pas la peine d'engager une baby sitter. Cependant elle s'est mise d'accord avec une amie pour que sa fille qui tient la boulangerie juste à côté de chez nous accepte ma présence tout les matin.

C'est ainsi que à partir de mes trois ans j'avais la maison pour moi toute seule quelques heures l'après midi avant que maman ne rentre. Mes journée se résumaient donc à aider dans la petite boulangerie le matin et faire mes exercices de chakra et de flexibilité en toute liberté dans l'arrière cour attenante à notre maison où maman met à sécher les vêtements. Ce n'est pas très grand environ la taille d'un petit terrain de tennis mais c'étais suffisant pour ce que je voulais faire. A cela donc j'avais ajouté à ma liste d'exercices de l'endurance où je courrais autour de la cour jusqu'à l'épuisement. Autant dire qu'au début je finissais dans un état proche d'une loutre asthmatique en moins de dix minutes. Mais les jours passaient et je n'avais rien d'autre à faire à part m'entraîner alors évidement je progressais même si je savais que ce n'était probablement rien devant l'entrainement supervisé des enfants des clans.

Un matin alors que je déjeunais avec ma mère je lui ai demandé pourquoi elle tenait tellement à ce que je devienne shinobi. Elle m'a regardé longtemps semblant se demander si elle devait me dire la vérité puis avec l'air le plus sérieux que je ne lui ai jamais vu elle m'a dit :

« Parce que je ne veux pas que tu sois un jour vulnérable devant qui que ce soit. »

Puis elle m'a sourit et est parti travailler.

J'avais compris qu'elle faisait allusion à son agression. Elle ne voulait pas que je sois dans la même situation qu'elle, incapable de me défendre si un homme ou une femme me voulait du mal d'une quelconque manière.

C'est là que j'ai réalisé que ni ma mère ni moi ne voulions que je sois shinobi pour le bien du village. Ou du moins ce n'était la priorité première. C'était pour des raisons plus individuelles, plus égoïstes. Ma mère voulait que je sois shinobi pour mon propre bien, et moi je voulais être shinobi pour survivre ce qui allait indéniablement venir.

Nous n'étions pas comme tout ces gens « pro-village à la vie à la mort ! ». Je ne saurais pas dire si c'était bien ou mal.

Les mois défilèrent et toujours la même routine en additionnant que j'avais eu l'autorisation de maman afin de pouvoir aller à la bibliothèque de Konoha toute seule. Alors je me ménageais des temps où je passais à la bibliothèque et je passais de long moment à lire. J'essayais de me faire la plus discrète possible parce que un enfant de quatre ans lisant Les techniques Futon les plus mortelles en aurait fait flipper plus d'un.

D'ailleurs je ne sais pas quelle était mon affinité. J'espères que c'est quelque chose de stylé genre feu ! J'ai toujours eu un penchant pyromane.

Puis le temps ainsi faisait son chemin et arriva ma cinquième année. Et qui dit cinquième année diiiiiiiiiiit …. Académie !

J'avoue que quand ma mère est revenu du travail avec mon dossier d'inscription j'ai pas pu m'empêcher de la rejoindre dans sa petit dance de la célébration.

Le soir précédent ma rentré à l'académie je n'ai pas réussi à fermer l'œil de la nuit. Ma mère adorable et attentive qu'elle est, est venu dans ma chambre avec du lait chaud au miel pour m'aider à me détendre. Je ne l'avouerai jamais mais c'est sa présence qui fais que j'ai enfin réussi à trouver le sommeil. Et dire qu'en réalité j'ai vingt ans.

Evidement qui dit coucher tard dit, lever tard. J'ai cru mon pauvre petit cœur aller céder à la panique. C'est ma mère qui s'est réveillé la première.

« - Mmmh, HO ! MINCE ! ISA-CHAN TU ES EN RETARD !

- Je suis en retard ?

- Tu es en retard.

- JE SUIS EN RETARD !

- Vite vas te laver !

- JE VAIS ME LAVER !

- Et viens manger !

- JE VAIS MANGER !

- Isa- chan ?

- OKA-CHAN?! »

Me rendant compte que j'agissais comme une parfaite débile j'ignorais le regard amusé de ma mère qui essayait tant bien que mal de retenir un rire pendant que je faisais mon chemin dans la salle de bain. Une fois prête je fusais dans la cuisine en maudissant l'heure qui allait anormalement vite. J'avais déjà raté le discours de l'Hokage, quelle honte. Alors que j'engouffrais les crêpes au chocolat ma mère entrepris de me natter mes denses cheveux noir ondulé qui m'arrivait maintenant un peu en dessous des omoplates.

« - Ah, ma petite Isa-chan est tellement jolie !

J'avalais le reste du lait d'un coup, attrapa mon bento et me dirigea vers la sortie.

- J'y vais maman.

- Ne brise pas trop de cœur !

- T'inquiète je vais là bas pour apprendre à briser des os !

- Excellent mon bébé ! »

Je me mis alors à courir comme si j'avais le diable aux fesse, en espérant que la classe n'ai pas encore commencé.

Quand j'arrivais enfin devant l'académie en effet la place était déjà déserte. Je me suis rué sur le tableau d'affichage avec pour résultat de me cogner la tête dessus. Lorsque j'ai trouvé mon nom je me suis remis à courir comme une possédée. Devant la porte de la classe j'espérais de tout mon cœur que la classe n'ai pas encore commencé.

Faitesqueçan'estpascommencéfaitesqueçan'estpascommencéfaitesqueçan'estpascommencé…

Je fis coulisser la porte…

…faitesqueçan'estpascommencéfaitesqueçan'estpascommencéfaitesqueçan'estpascommencé…

Toutes les paires de yeux se tournèrent vers moi dans un silence de mort.

…Ca a commencé.

J'avais la désagréable sensation que je devais dire quelque chose.

« Je crois que je suis en retard, hum. »

Un autre silence où je restais debout sous le regard accusateur et dédaigneux de la majorité des étudiants. Accusateurs et dédeigneux ?! Nan mais je rêves ! Mais vous êtes que des gamin bordel, vous devriez être content qu'il y ai une distraction en plein cour ennuyant !

Baisses les yeux tout de suite toi ou je te met ton crayon dans le fond du-

« Isanami Kagami, je supposes ? »

J'hochai simplement la tête devant Umino Iruka. De toute manière je n'aurais pas put parler. Enfin vous vous rendez compte j'étais devant Umino Iruka.

Beau gosse.

« Vas prendre une place et c'est la première et dernière fois que tu arrives en retard. »

J'hochai encore la tête, en m'inclinant légèrement.

Beau gosse.

Sans vraiment faire attention à mes camarades, je me précipitai sur la place vide la plus en hauteur près du mur où je m'affalais à côté d'un élève avachi sur son bureau. Enfin un gamin normal.

Le cour continua.

Et j'ai failli me mettre à pleurer.

Oui, parce que j'ai réalisé que l'académie des ninja c'était une école. Oui je sais, c'est logique.

Mais merde, c'est une école ! En d'autre termes je devais affronter une nouvelle fois l'école élémentaire, avec ses cours de math élémentaire, avec ses cours de lectures élémentaires, tout ce qui devait être appris à des petit humain avant de leur apprendre comment tuer quelqu'un de sang froid. Je me suis ratatiné sur ma chaise en poussant un gémissement de désespoir.

Mon voisin n'a pas daigné relever la tête de ses bras quand il m'a dit :

« - C'est galère, mais si tu dors ça passera plus vite.

Yep, moi aussi j'ai reconnu immédiatement le petit gars qui était assis à côté de moi.

- On a pas tous l'option veille automatique, veinard.

Il a fait un son étouffé que j'ai interpréter comme un bruit amusé. Puis il a relevé sa tête d'entre ses bras.

- Nara Shikamaru.

- Kagami Isanami . »

C'était ma première conversation avec Shikamaru. Je me suis immédiatement rappelé de ma promesse quand à mes résolution de ne pas m'approcher des rookie 9. Mais il faut croire que j'avais sous estimé le facteur hasard. Etre amie avec un seul d'entre eux c'est pas grand-chose non ?

Quoi qu'il en soit maintenant qu'ont a été plus ou moins sympathique l'un envers l'autre cela aurait parût suspect si je me mettais à l'éviter comme la peste.

Il faut croire que je m'inquiétais pour rien. Parce qu'au fur et à mesure du temps j'ai appris que Shikamaru n'était pas le genre de gamin qui s'investissait corps et âme dans une amitié à tout prix. On s'asseyait souvent à côté, on parlait souvent ensemble, pour ma part parce que le gamin étant plus intelligent que la moyenne donc les conversations étaient relativement intéressante, et pour sa part parce que je cite je suis « une fille étrangement pas galère ».

J'ai pris ça comme un compliment.

Cependant il n'y avait pas ce sentiment d'obligation et de responsabilité qu'une amitié engage. Si on avait pas envie de s'assoir à côté on ne le faisait pas si on ne voulait pas se parler on le faisait pas et ça sans que l'autre se sente vexé.

Ce gamin était pratique.

Puis un jour il y a eu le transfert de Chouji Akimitchi dans notre classe. C'est à partir de là qu'on s'est de moins en moins parlé sans pour autant s'ignorer, cela restait toujours agréable de discuter. Dans ma classe Shikamaru et Chouji étaient les seul des rookie 9 présent. Les autre devaient être dans d'autre classe.

C'est quelques mois plus tard que j'ai vu Naruto pour la première fois. Je sortais de ma classe pour manger mon déjeuner sous le même arbre où j'avais l'habitude de manger. Je me suis figé quand j'ai vu un gamin blond, frêle, avec de grand yeux bleu pétillant à la vue d'enfants qui jouait aux ninjas non loin. Je me suis fait la plus silencieuse possible et j'ai continué à observer son air enfantin qui laissait transparaître cette envie d'aller les rejoindre. Mais vu la manière qu'il avait de rester recroqueviller contre le tronc d'arbre, j'ai compris qu'il savait qu'il se ferait rejeter. Et j'ai fais le truc le plus lâche que j'ai jamais fait. J'ai tourné les talons et je l'ai ignoré.

Je me sens un monstre d'avoir fait ça. Ayant l'âme d'une adulte, ignorer la détresse d'un enfant de six ans me semble inhumain. Le soir venu je me sentais vraiment mal, j'avais sous estimer le poids de la culpabilité. Et dire que ce n'était encore rien face à ce que je devrai affronter quand Sasuke aura perdu son clan et son précieux frère, quand Sandaime mourra, puis Asuma, puis Jiraya, puis Neji…

Quand ma mère m'a demandé ce qui n'allait pas j'ai littéralement fondue en larme. Elle n'a pas vraiment compris pourquoi mais elle m'a câliner et ma réconforter comme elle sait si bien le faire. Puis elle a insister pour savoir ce qui n'allait pas. J'imagine qu'en tant que parent c'est insupportable de voir son enfant mal en point sans savoir pourquoi. J'étais cruelle de lui infliger ça. J'ai seulement vaguement expliqué que j'avais peur de décevoir ceux qui croyaient en mon potentiel de prodige, parce que je ne serais jamais capable de pouvoir tous les satisfaire et protéger tout le monde. Et même si elle n'était pas consciente de tout l'enjeu que laissait suggérer mes mots ce qu'elle m'a dit m'a fait le plus grand bien.

« Isa-chan, si tu fais de ton mieux personne ne sera jamais décu et je serai toujours, toujours fière de toi. Tu n'a pas à t'inquiéter de comment tu devrais être, Isa-chan. Soit celle que tu veux être. Tu as le droit comme n'importe quel être humain de vivre ta vie pleinement sans aucune restriction, prodige ou pas. »

Ces mots en tourner en boucle dans ma tête longtemps encore après qu'elle me les a dit. Et j'ai réalisé que ce qu'elle m'avait dit était totalement vrai et j'ai senti une vague de colère se déverser en moi.

Pourquoi est ce que je devrais toujours me sacrifier pour les autres ? J'avais assez donner dans ma première vie et voilà qu'encore une fois je courbais l'échine afin de préserver une chronologie qui ne me concerne pas ! C'est vrai, ce monde n'est pas une fiction, si ça se trouve les choses ne vont pas se passer comme l'auteur l'a décrit et si ça se trouve Kishimoto ne l'a pas inventé mais n'a fait que décrire ce qu'il à vu ! Que ces hypothèses soient vrai ou fausse je m'en fous. Je n'ai rien demandé à personne et pourtant je suis là et ce n'est pas parce que Kishimoto n'a rien dit à propos de moi dans son histoire que je vais m'écraser et m'empêcher de vivre. J'ai le droit à un avenir brillant, j'ai le droit de choisir mes amis, j'ai le droit de vivre.

Je refuse d'être la même fille docile qu'avant.

Je ne laisserais plus aucun facteur extérieur à moi diriger ma propre vie et mes choix.

Ça sera mon nindo, tiens !


Voila voila, le deuxième chapitre notamment pour remercier joyeuseenfant de sa r'viou plaisante et constructive, j'espère que je ne te déçois pas ! Sinon j'attend avec impatience vos impressions, vos remarques, vos critiques je suis ouverte à tout venant de vous, TOUT, si c'est pas mignon ça ! Evidemment je ne mettrais la suite qu'après que j'ai réçu d'abord des r'viou en échange, Hé c'est un peu pour ça qu'on publie hein ! Donc motivez moi mes amis, motivez moi !

Schuss !