Avant de vous livrer ce modeste chapitre en pâture mes amis j'aimerais vous remercier pour votre patience et tout vos encouragements que j'ai pris immense plaisir à lire r'viou après r'viou. Ces derniers mois furent long et difficiles et on sous estime souvent toute l'aide que l'écriture apporte pendant ces moment là. Plusieurs fois je suis revenu lire vos gentils messages et même si je ne répond pas individuellement cette fois ci sachez que chacun de vos message a été consciencieusement pris en compte et que je vous remercie encore pour vos remarques avisées et vos critiques constructives. Je vous kiff sa mère ! Enjoyez la suite camarades et j'attends vos retour avec patience ^^ !


Quelques rayons de lumières matinales réussissaient péniblement à filtrer à travers la pesante obscurité de la tour. Et je ne dormais toujours pas. Les yeux rivés sur le plafond j'attendais patiemment que mes camarades se réveillent ou que d'autres équipes arrivent. Il y avait sûrement d'autre personnes éveillés mais elles ne se faisaient pas entendre. Alors j'attendais, simplement.

Je me demandai un instant ce que ma mère faisait en ce moment et cette pensée me procura une drôle d'impression. Ça faisait un moment que ce genre de pensées simple ne m'avaient pas traverser l'esprit. Alors je laissais mon esprit imaginer maman se réveiller heureuse au côté de Takeshi, le fait qu'ils devaient quand même pas mal profiter de mon absence me fit sourire. Puis elle se serait attelé en cuisine pour lui préparer un des ses copieux petits déjeuné dont elle a le secret. Bien sûre elle n'aurait pas put s'empêcher de pousser la chansonnette, elle était toujours heureuse de cuisiner pour ceux qu'elle aimait. Je crois que c'est le gros point commun entre mes deux mères. J'eus un pincement au cœur comme à chaque fois que je pensais à ma famille d'origine. D'habitude quand je sentais la douleur familière des souvenirs passés je m'empressais de penser à autre choses ou d'aller m'entraîner. Mais cette fois ci, dans l'obscurité du petit matin et la sécurité de mon équipe qui faisait barrage autour de moi, je me permis de regarder plus longtemps ma vie antérieur.

A cette heure ci, j'aurais entendu vaguement l'alarme de mon téléphone hurler les paroles d'une musique de boite de nuit. Mais il se trouve que j'avais un talent pour ignorer toute sorte de bruit et me réfugier dans un sommeil profond. J'avais un véritable sommeil de plomb. Alors à cause de ça mon alarme aurait réveillé toute la maisonnée sauf moi. Mon frère serait rentrer comme un fou en marmonnant je ne sais quelle menace contre moi avant d'éteindre mon alarme pour enfin rétablir le calme. En passant il m'aurait arracher la couette et mis à l'autre bout de la chambre, me laissant frigorifié mais toujours endormie.

Oui j'étais à ce point une bûche.

La seule chose qui m'aurait réveillé, aussi stupide qu'il soit, ben c'était mon estomac. J'avais toujours une faim de loup le matin. Ça n'a pas beaucoup changé remarque. Alors je me serais levé comme une fleur mise de bonne humeur par la bonnes odeur de crêpes, pancake et autre sucreries matinale que ma mère était en train de préparer. Bien sure, bonne humeur oblige, j'aurais salué tout le monde sans vraiment comprendre pourquoi tous me fusillaient du regard à cause de mon alarme qui réveillait tout le monde sauf moi.

Après m'être gavé de crêpes j'aurais profité de la demie heure qui me restait pour aller me préparer, me faire la plus jolie possible pour la journée devant moi. Et pour mon copain, bien évidement. Contrairement à ce que vous pensez son souvenir ne m'émeus pas plus que ça. Ce gars était un lâche. Je pense que vous avez bien compris à mon ton aigris que je n'étais déjà plus avec lui quand je suis morte. Le petit con m'avait largué. Soit disant je méritais mieux que lui. La tapette avait juste eut les pétoches quand moi, amoureuse et dévouée, je lui ai proposé de rencontrer ma famille et mes amis.

J'avoue que c'est un des échecs de ma vie le plus cuisant. J'étais pas une fille qui se faisait largué, j'étais la fille qui larguait. Mais bon, pas cette fois là. J'étais dans un état pathétique en y repensant.

Si, si !

Moi confiante et victorieuse jeune femme que j'étais, suis tombé dans une spirale de dépression à me demander en quoi je n'étais pas assez bien. Ma famille, adorable qu'ils sont ne m'ont jamais laissé tombé. Chacun à leur manière m'avait soutenu. Mes parent m'ont juste rappelé à chaque fois par leurs simple manière d'être combien j'étais aimé, me donnant tant d'amour qu'il n'était plus possible que je reste plus longtemps à me poser des questions morbides.

Solène, ma sœur, avec toute sa folie des mondanité m'avait plongé tête la première dans les boites de nuits, virées shopping et petites soirée entre amis. J'ai jamais eu autant de numéro de gars inconnu qu'a cette époque. Et c'était une putain de thérapie ! Rien de mieux pour un égo blessé que de se rendre compte que d'autre vous trouve désirable et digne d'être apprécié pour ce que vous êtes.

Thibault lui a cassé la gueule. Purement et simplement. Straight to the point, c'est tout lui. Et je ne suis pas belliqueuse, mais voir mon ex se promener pendant trois semaine avec un coquard a été un facteur non négligeable à mon bien être.

Je fus arracher à mes rêveries par les portes de bois qui s'ouvrirent lentement. Curieuse je m'extirpait tant bien que mal de la mêlé de corps et je me pencha dangereusement par dessus la barrière.

C'était l'équipe à Asuma. J'essayais de réprimer une grimace d'angoisse. Ils étaient pas censé arrivé en même temps que l'équipe sept ?

Je me frottais pensivement la nuque essayant de rappeler à moi des bribes de souvenirs.

« Tu attendais quelqu'un d'autre peut être ? »

Je retint un mouvement de sursaut avant de reconnaître la voix grave de Kakashi. Je me tournais légèrement vers lui un sourcil haussé en guise de réponse.

Qu'est ce qu'il veut lui ?

J'ai comme l'impression que ce mec va me poser pas mal de soucis dans un future plus ou moins proche.

D'accord peut être que mon Poker Face n'était pas très aboutit parce que le jounin resta nonchalamment appuyé aux barrière, son œil visible fixant mes mouvement dans les moindre détails.

Je ne savais pas vraiment quoi lui répondre. Sa présence m'intriguait. Pourquoi avais je l'impression qu'il me surveillait, moi plus que les autres ? En plus ce gars, c'est genre la crème des shinobis de Konoha. Je suis sûre qu'il hésitera pas à m'envoyer au fond d'une cellule crasseuse s'il le jugeait nécessaire.

Alors je me contentai d'hausser les épaules sans lui dire un mot. Je crois que j'ai pas put m'empêcher de lui jeter un regard plein de méfiance parce qu'il ajouta :

« Je ne suis pas ton ennemi Kagami-san. »

Je ne répondis pas.

Mon instinct me criait qu'il y avait un piège quelque part alors je restais super méfiante. Avec un ninja de son calibre j'étais persuadé qu'il pourrait, d'une manière ou d'une autre, retourner chaque mot qui franchirait la barrière de mes lèvres contre moi. Le silence me semblait donc être la meilleurs solution pour le moment.

J'entendis Kakashi soupirer sous son masque en se grattant le haut du crâne d'un air embêté. Je réprimai au maximum le petit sourire moqueur qui menaçait de fleurir sur mes lèvres.

« - Izaya m'a informé que ton équipe et toi avez croisé la mienne pendant l'épreuve.

- Ah bon ?

Je n'avais pas pût empêcher les mots de sortir de ma bouche. Pourquoi Izaya irait en parler à Kakashi ? Devant la petite lumière amusé que je vis dans son regard je me sentis forcé d'expliquer mon étonnement.

- Je n'ai pourtant pas vu Izaya sensei vous confier quoique se soit, à vous son grand ami.

Autrement dit t'es un gros mytho, toi et Izaya vous pouvez pas vous sentir en vrai, vas y barres toi.

Je crois qu'il a bien compris cet énorme sous entendu parce qu'il se tourna complètement vers moi.

J'eus un frisson quand je me retrouva face son visage durci par l'autorité qu'il dégageait soudainement et l'obscurité de son regard.

- Ça ne m'étonnes pas, quand nous parlions tu dormais comme une bienheureuse en bavant sur Sawa-san.

Je devais être toute rouge si je me fiais à la chaleur dans mon visage et son regard où s'alluma une petite lumière sadique.

- De plus, continua-t-il, les affectes entre deux shinobi n'entre pas en compte lorsqu'il s'agit de la sécurité du village.

Putain c'était la deuxième fois en moins de vingt quatre heures qu'on me faisait passer pour une salope égoïste. Mon corps se tendit immédiatement et je ne pus empêché l'agacement de suinter de mes paroles quand je parlai.

- Votre petite session de confessions intimes avec Izaya-sensei suffit alors, pas besoin que j'en rajoute.

Il ne dit rien mais je sentis que je l'agaçait énormément alors fière de moi je continuais.

- A moins que vous laissiez vos affects entrer en jeu et que du coup vous ne fassiez pas confiance à Izaya-sensei, on ne sait jamais peut être qu'il complote quelque chose de louche. Alors au cas où, on va demander à la petite écervelé pour voir si les récits concordent et enfin savoir si on peut vraiment lui faire confiance ? »

Je réussi à garder une voix stable et basse pendant tout mon petit monologue, mais je me rendis compte seulement à la fin que mon ton débordait d'agressivité.

J'avais beau vénéré Kakashi Hatake dans ma vie passé, là j'avais juste envie lui donné un coup de boule. Le fait qu'il vienne ouvertement m'exposer sa méfiance envers mon professeur en me prenant pour une fille assez débile pour ne pas s'en rendre compte me hérissait le poil.

Je l'entendis soupirer et la barrière grincer sous son poids.

« Comment vas mon équipe ? »

J'ouvris la bouche. Puis la referma.

Et juste comme ça toute ma colère s'évapora.

Il était inquiet.

Certes venir en mode shinobi activé en essayant de me piéger n'était pas la bonne solution mais il était juste inquiet.

Et moi aussi. Parce que si il arrivait quoi que se soit à son équipe se serais ma faute.

« - Je ne sais pas, répondis je honnêtement.

Il y eu un petit silence. Puis je me décidai enfin à parler.

- On était vraiment en position délicate, murmurai je en désignant Gaara d'un mouvement de la tête, il nous fallait une distraction alors quand j'ai vu le grabuge j'ai pas hésité.

Le jounin ne dit rien, j'étais consciente de sa présence à quelque centimètres de moi et de ses yeux qui ne me lâchaient pas du regard.

- On est arrivé en plein dans leur combat contre un homme qui invoquait des serpents, ça a distrait Gaara alors j'ai pas cherché plus loin. J'ai déguerpis avec mon équipe.

- Dans quel état étaient ils ?

Sa vois était calme et posé, je ne trouvais pas le ton accusatoire auquel je m'attendais.

- Sakura était évanouie. Sasuke était terrifié mais physiquement il allait bien et Naruto était... lui même je suppose, je sais pas si c'est une bonne chose d'ailleurs. »

Je fus surprise de l'entendre ricaner à mes dernières paroles.

Puis il eu encore un silence et je ne savais pas quoi ajouter. Y'avait rien de rassurant, ils avaient été pris dans un combat entre Gaara et Orochimaru. Et c'était ma faute.

« Je suis désolée »

Je n'avais pas pût empêcher les mots de quitter ma bouche. C'était sortie tout seul.

Je pense qu'il ne s'y attendait pas parce qu'il ne répondit pas tout de suite. Puis il soupira en s'appuyant sur la rambarde et je n'osais toujours pas le regarder.

« Tu as fait ce que tu pensais de meilleurs pour garder ton équipe en vie, tu ne pouvais pas savoir que c'était tes camarade de Konoha qui allaient te servir de distraction. Et puis ne les enterres pas si vite, mon équipe est pleine de surprises. Je suis sûre qu'ils vont te donner plein de fils à retordre dans la suite des épreuves. »

Je ne dis rien et me contentais de lui offrir un petit sourire. Parce que je ne me faisais pas confiance pour ne pas éclater en sanglots si je parlais.

Tu ne pouvais pas savoir que c'était tes camarade de konoha qui te serviraient de distraction.

Si.

Si je le savais.

Et je l'ai fait quand même.

J'avais qu'une seule envie, c'est que Kakashi se barre, qu'il arrête de me regarder avec cette indulgence et cet air compréhensif.

Soudain dans une explosion de fumé les portes s'ouvrirent dans un grand fracas. Toutes les équipes qui dormaient encore furent sur pied en une fraction de seconde. Kakashi descendit aussitôt prêt à charger au moindre truc suspect. Kazuki et Tsuna vinrent se planter à mes côtés et je dégainai mes kunai.

Puis une voix ultra aigu et étrangement familière hurla derrière le nuage de fumé.

« Naruto, abrutis ! T'as failli nous faire exploser aussi ! »

Ma tête devait être hilarante parce que je vis Kakashi sensei me jeter un coup d'oeil d'en bas et faire un bruit amusé derrière son masque.

Je n'eus même pas l'envie de me vexer, le soulagement se déversant dans mon esprit comme un bon verre d'eau frais vous fait du bien en plein été. Je souriais tellement que mes joues commençaient à me faire mal. Je vis Kazuki, donner un coup de coude à Tsuna en me désignant et ils éclatèrent de rire mais je m'en foutais.

J'avais pas tué l'équipe sept putain !

« - Moi aussi je me sentais coupable qu'ils essuient les plâtres de notre stratégie, me confia à l'oreille Kazuki avec un ton soulagé.

- C'est pas pour autant qu'on va leur faire une fleur, cette épreuve est à nous, lui dis je incapable de me morfondre plus longtemps. »

Le sourire de requin qu'il me renvoya fut une assez bonne réponse.

« Je suis désolé, mais vous n'avez pas le rouleau de la terre, vous ne pouvez pas continuer. »

Un énorme silence s'installa dans tout l'arène suite aux paroles strict de l'examinateur.

L'air perplexe je lançai un coup d'oeil aux portes et c'est en les voyants complètement explosés que je compris que l'équipe sept avaient purement et simplement forcé l'entrée.

Encore une fois je serrai les dents devant la migraine qui s'annonçait en essayant de me rappeler les événements du mangas. Il me semblait bien que Kabuto leur avait donné le rouleau manquant, un truc comme ça. Alors pourquoi ils débarquaient les mains vides ?

Soudain, le souvenir de deux corps broyés dans le sable rouge me revint en tête et j'eus hoquet de surprise.

Mais oui !

J'avais un deuxième rouleau de la terre qui ne nous servait à rien !

Sans aucune gêne je me mis à fouiller dans les poches arrières de Kazuki.

« Euh, tu veux pas qu'on ai un premier rendez vous avant Namie ? »

Je vis à son regard moqueur qu'il avait compris ce que je faisais et qu'il ne faisait que me taquiner.

J'esquissais un sourire amusé et une fois la main mise sur le rouleau je sautais par dessus l'estrade en atterrissant juste entre l'examinateur et Naruto. Celui ci écarquilla les yeux.

« - Oh, Isanami-chan !

- Hey Naruto tiens, bredouillais je en lui tendant le rouleau de la terre j'étais incapable de regarder dans ses grand yeux bleu innocents, on en avait un en plus et il nous sert à rien, expliquais-je devant son regard interrogateur. »

L'équipe sept se tourna d'un même mouvement vers l'examinateur qui se tourna vers un autre examinateur qui hocha la tête lentement. Naruto me sauta au cou tellement vite que je n'eus pas le temps de me stabiliser et nous tombâmes dans un grand pèle mêle de jambes et de bras.

« Naruto ! Débile ! Tu lui fais mal ! »

Sakura souleva Naruto comme s'il ne pesait rien pour le lancer un peu plus loin avant de me tendre une main que j'attrapai bien volontiers. Avant de me retrouver dans une étreinte à m'en briser les côtes.

Ugh, Sakura a déjà une force phénoménale.

« Kakashi-kun je serais reconnaissant si tu empêchais tes élèves de tuer ma princesse ! »

Je me sentais devenir toute rouge. On était le centre d'attention, et en plus Izaya m'appelait Princesse devant tout le monde avec cet air vicieux qui lui est propre.

Pourquoi se sentait il toujours obligé de m'enfoncer ?!

En plus en m'appelant comme ça les gens qui ne connaissent pas Izaya vont aller s'imaginer je ne sais quelle histoire entre mon sensei et moi.

J'aurais voulu disparaître. Très loin.

Du coin de l'œil, alors que Sakura me relâchait enfin, je vis Sasuke me faire un bref signe de la tête avant de se diriger vers Narto, prendre le rouleau et le donner à l'examinateur. Celui ci hocha la tête avant de nous ordonner de monter dans l'estrade. Pas besoin de me le dire deux fois, je déguerpis en vitesse me réfugier auprès de Tsuna et Kazuki.

Je n'entendis pas ce qu'expliqua l'examinateur à l'assemblé puisque j'étais trop occupé à observer Kakashi et Izaya parler à l'abri des oreilles indiscrètes. Je ne pouvais rien entendre de là où j'étais mais je scrutais Izaya afin de pouvoir lire sur son visage ou dans son comportement un quelconque signe de ce qu'ils pouvaient bien se raconter. A un moment Izaya eut un tic qu'il faisait souvent quand il était dans une réflexion particulièrement complexe , il plissait légèrement son nez et sa main gauche vint distraitement tripoter sa boucle d'oreille. Puis il jeta un coup d'œil à l'équipe sept et je ne l'entendit pas mais je vis ses lèvres former rapidement un mot. Ou plutôt un nom.

Orochimaru.

Kakashi ne dit rien pendant un moment avant de soupirer en se massant la nuque, et alors que je ne m'y attendais pas il tourna sèchement sa tête vers moi et son regard se planta directement dans le mien.

Merde, prise en plein flag'.

Alors l'air de rien je me tournais vers Tsuna et je sursauta presque quand je vis que celui ci me regardait déjà.

Ok, deux crises cardiaques à moins de deux secondes d'intervalles ça peut pas être bon pour moi.

Maintenant il devait croire que j'étais en train de mâter les deux sensei en bas. Je m'apprêtait à plaider ma cause quand il me coupa la parole dans un murmure.

« Orochimaru c'est bien ce qu'avait crié la fille avant que ses camarade la balance dans la rivière ? »

Je fut surprise un moment de voir que je n'étais pas la seule à épier la conversation des deux professeur mais je fini par hocher la tête.

Tsuna regarda un moment l'équipe de Kakashi avant de me demander :

« Pourquoi quelqu'un d'aussi dangereux, d'après la tête que tirent Izaya et Kakashi sensei, en aurait après l'équipe sept ? »

Je ne savais pas quoi lui répondre. Évidemment que je connaissais la raison de tout ça mais qu'est ce que je pouvais lui dire exactement ?

Oh, bah tu sais Orochimaru en a juste après le corps de Sasuke, une histoire d'immortalité.En parlant d'immortalité tu savais que j'suis un zombie ?

Ouai, nan.

Je me contentais d'hausser mes épaules.

« Il en avait après l'Uchiha, j'vois pas ce qu'il y a d'intéressant dans cette équipe a part d'évident problèmes capillaires »

J'eus deux réactions face à l'intervention de Kazuki. D'abord je me suis dis que décidément on était tout les trois des putain de petites fouines à espionner notre sensei comme ça. Puis j'ai étouffé un rire devant les « problèmes capillaires » mentionné par Kazuki.

J'avoue, Kakashi à des cheveux argenté, Sasuke a une chevelure schizophrène qui n'arrive pas à se décider entre le bleu nuit et le noir, Naruto a des moustaches et Sakura ça se passe de commentaires.

Ne voyez rien de méchant la dedans, hein, il va sans dire que je trouve le physique de chacun des membre de l'équipe sept tout a fait charmant. C'est juste que la manière dont kazuki a lâché son commentaire nous a rendu hilare avec Tsuna.

Ce n'est que lorsque Kazuki me mit un violent coup de coude dans les côtes que je remarquais qu'un silence nous entourait et que l'examinateur nous observait avec un regard las.

« Oh, pardon »

Je vis Izaya en bas qui secouait la tête d'un air désabusé.

L'examinateur s'apprêtait a reprendre ses explication avant d'être pris par une quinte de toux.

Je ne pus m'empêcher d'avoir cette petite voix dans ma tête qui lui criait d'aller prendre du Toplexil.

Il souffla un bon coup avant de finalement reprendre ses explications :

« Le premier match commence donc maintenant et opposeras les deux genins dont les noms s'afficheront sur le tableau. »

D'un coup l'atmosphère devint sérieuse et je n'avais soudainement plus envie de rire. Je sentis un rush d'adrénaline faire battre mon cœur plus vite et je ne sus si c'était de l'excitation ou de la peur. Sûrement les deux. Je regardais fixement ce tableau électrique où tournaient les nom de tout les candidats et je le vis ralentir lentement avant de se stopper sur deux nom.

Kotaro Haru VS Kagami Isanami

Mon cœur s'arrêta un moment avant de reprendre avec une telle force que je n'entendais plus que lui. Je sentis Kazuki et Tsuna se tourner vers moi d'un même mouvement. Mon regard se posa sur l'adolescent aux cheveux turquoises et aux yeux d'un noir d'encre qui me faisait des avances pendant l'épreuve écrite. Ouai, c'est bien le mec qui me semblait super louche. Alors qu'il était de l'autre côté de l'arène je vis tout de même le petit sourire satisfait qu'il arborait alors que sa co-équipière lui disait quelque chose d'apparemment très amusant.

Je croisai le regard de sensei l'espace d'un instant et il m'offrit un petit sourire goguenard en s'appuyant nonchalamment contre le mur semblant se préparer à regarder un film. Ça ne m'aurait pas plus étonné que ça si il sortait du pop-corn de je ne sais où.

Je n'entendis que d'une oreille les encouragements de Tsuna et Kazuki ( je crois avoir discerné les mots « tue le » et « mords le ») parce que l'examinateur nous invitait à descendre.

Kotaro Haru m'attendais déjà en bas et j'avoue avoir été mise un peu mal à l'aise devant son regard insistant. Je veux dire, c'était pas juste l'usuelle ado, shinobi ou non, pleins d'hormones devant une fille qu'il voulait avoir dans son lit. Non, le mec n'était pas normal, j'vous jure.

Est ce qu'il vient vraiment de se mordre la lèvre ?!

C'est quoi ce gars ?!

Je tournais vivement une tête que j'espérais pas trop paniqué vers mon sensei et je vis son regard suspicieux fixé sur mon adversaire. Ok, donc c'est pas moi qui psychote le mec est vraiment pas normal.

C'était comme si il voulait me manger. Et pas dans un sens sexuelle, genre vraiment me bouffer comme on croquerait dans une cuisse de poulet à pleine dent.

Voila c'est ça, j'avais l'impression d'être du KFC.

« Je suis positivement surpris de te retrouver à ce stade de l'aventure kagami-chan »

Je fus arraché à mes cauchemars culinaire par sa voie pleine de moquerie.

Et voilà maintenant j'étais énervé. Pourquoi, ô grand pourquoi il fallait toujours qu'on ne me prenne jamais au sérieux ?! Je sais que c'est un avantage d'être considéré faible par ses ennemis avec l'effet de surprise toussa toussa mais à chaque fois je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir comme une gamine qui jouait au ninja et qui retourne jouer à la poupée quand elle salit sa robe !

A ce stade de l'aventure, pfff, il s'est crut dans Koh-lanta en plus.

« Tu as perdu ta langue Kagami-chan ? »

J'entendis sa partenaire éclater de rire dans l'estrade, et je vis du coin de l'oeil Kazuki la fusiller du regard.

« C'est juste que je ne pensais pas que tes paroles méritaient une quelconque réponse de ma part, Hotaru-san. »

Il ne sembla pas plus vexé que ça par ma réponse et il se contentait d'afficher un sourire moqueur.

Il faisait bien une bonne tête de plus que moi, et bien évidemment il était bien bâti. Ses muscles longilignes semblaient solide comme de l'acier.

Et non je ne suis pas en train de le mâter mais observer le physique d'un shinobi en dit déjà beaucoup sur ses capacité. Sa musculature fine mais solide suggère un entraînement particulier en taijutsu. Et même si c'est mon point fort aussi je devais doublement me méfier parce que je ne me fait pas d'illusion sur un côté purement physique je ne faisait pas le poids face à un mec de son calibre. Je devais d'abord jouer sur ma rapidité et renforcer ma force avec du chakra pour les coup décisifs seulement.

L'examinateur toussa tellement que je ne l'entendis presque pas lorsqu'il nous indiqua que le match commençait.

Et pourtant personne ne bougeait, ni lui ni moi.

Il eu un petit rire.

« Oh, je vois que tu n'est pas non plus du genre à attaquer en premier. Bon, puisqu'il le faut. »

Je me retrouvais soudainement à éviter une flopée de kunai utilisé comme distraction grâce à ma flexibilité dont je n'étais pas peu fière et je visais à droite quand je le sentis arriver par là. Un bruit de lames qui s'entrechoquait se fit entendre m'indiquant que j'avais vu juste. J'eus juste le temps de prendre un autre kunai dans ma sacoche pour contrer son attaque qui visait directement ma gorge.

Ok, le mec ne plaisantait pas.

L'adrénaline montait encore dans mon système mettant tout mes sens en alerte alors que j'évitais contrais et attaquais dans un ballet rapide et vifs. Je n'entendais que le bruit des kunais qui s'entrechoquait et l'air fendu par la vitesse des lames. Dans ces moment là ma pensé se figeait et mon corps obéissait seulement aux ordres logiques et belliqueux que faisait mon esprit de ninja surentraîné. C'était plus facile comme ça.

Son coup de pied retourné fut arrêté par mon bras mais la puissance de coup me fit grimacer et je faillit lâcher mon kunai. Réagissant au quart de tour je me retrouvais à fendre l'air à ras du sol avant même qu'il eu le temps d'y reposer le pied. Cela eut pour effet de le faucher violemment et alors qu'il était encore dans les airs je fonçais sur lui pour enchaîner sur ma lancé mais il me surpris en tournant son torse vers moi les mains croisé dans un signe.

« Suiton : Pluie transperçante »

Dans un bond chargé de chakra j'essayais d'éviter les fines gouttelettes d'eau qui s'abattaient sur moi. Je retins une exclamation étouffé quand je sentis quelque chose me transpercer le bras gauche.

Je compris en voyant les quatre petit trou minuscules qui me transperçaient le bras que l'eau avait été utilisé à une pression tellement haute qu'elle en était brûlante et plus coupante qu'un kunai.

Putain, ça fait un mal de chien !

J'avais jamais expérimenté ce genre de douleurs, l'os avait du être traversé et putain ça faisait mal !

J'osais même pas imaginé se que ça aurait donné si je n'avais pas réussi à éviter la majorité de son attaque, je serais probablement une passoire à l'heure qu'il est.

Je serrais les dents et attrapai un bandage dans ma sacoche en la nouant aussi fort que je pouvais autour de mon bras pour calmer la douleur.

J'entendis l'autre obsédé rigoler.

« Ça fait mal, hein, quand l'eau traverse les os. »

Je ne répondis pas. Rien que l'idée de mon humérus trouée me donnait des vertiges.

Je gardais mes yeux rivé sur Kotaro, son sourire narquois me donnant des envies de meurtres mais je ne bougeai pas.

Il eu un petit soupir devant mon manque de réaction. Puis dans un bond vif il se jeta sur moi.

« Suiton : la brume toxique »

Et je ne vis plus rien.

Un épais brouillard se forma autour de moi et le pire ce n'était pas le fait que je ne voyait pas plus loin que le bout de mon nez, c'était le fait que l'épaisse vapeur me rentrais dans les poumons m'empêchant de respirer correctement.

Je me concentrais sur mon environnement et je parais les coups qu'il m'assénait du mieux que je pouvais. Je ne pus retenir un cri quand le bâtard m'attrapa violemment mon bras troué. Et moi qui pensais que ça pouvait pas être pire. Je me trompais lourdement.

Kotaro ne m'asséna aucun coup il resta là à me regarder dans les yeux, chaque main encerclant un de mes bras en serrant tellement fort que je cru qu'il allait les briser.

Et là vous vous dîtes sûrement : mais qu'est ce qu'elle fout ? Elle a des pieds et des mains qu'elle nous fasse du Taijutsu, c'est sa spécialité bordel !

Oui bah moi aussi je me demandais ce qu'il m'arrivais. J'avais beau élaborer dans ma tête toute sortes de techniques pour me libérer, elles auraient sûrement marché si je pouvais bouger.

Mais je ne pouvais pas bouger !

Je restais figé mes yeux planté dans les siens à regarder cette lumière perverse au fond de ses yeux alors que je me sentais me vider de mon chakra.

C'était ça.

Je n'arrivais pas à bouger parce que je me vidais de mon chakra. Je le sentais quitter mon corps, je le sentais bouger sans que je ne lui demande rien, il convergeait tout seul vers les zones où ses mains accrochaient solidement mes bras.

Et c'est là que je compris.

Il absorbait mon chakra.

J'aurais voulu être en colère mais j'étais déjà trop fatigué pour ça. La brume autour de nous se dissipait peu à peu et je voyais par dessus sa tête l'estrade où tous nous observaient se demandant sûrement ce que je foutais immobile alors qu'il ne faisait que me tenir les bras.

Je commençais à trembler. Et à paniquer aussi. Le mec était carrément en train de mon prendre mon énergie vitale façon Dracula.

J'eus une grimace de dégoût quand je le vis rouler des yeux dans une expression de plaisir intense.

Si seulement je pouvais utiliser mes mains pour faire une technique raiton et l'électrocuter à l'en faire hurler.

Puis j'eus un déclic.

Je n'avais pas besoin de faire des sceaux avec mes mains pour faire de l'électricité !

Mon chakra avait une affinité électrique !

Sans plus attendre je commençais à essayer de stopper le flux de mon chakra qui allait vers lui. Il ouvrit les yeux, l'air agacé que j'essaie d'interrompre son dîner.

« J'avoue que tu as un bon contrôle de ton chakra mais ça ne sert à rien, d'essayer d'arrêter le flux, tu n'y arriveras pas. »

Je serrais les dents, essayant de me concentrer au maximum, mes molécules de chakra commençaient à s'aligner comme je le voulais.

J'ai besoin d'une concentration de chakra plus grande dans un plus petit espace.

Difficilement je faisait en sorte que mon chakra qui se transformerait en électricité se concentre dans mes pieds. Je n'avais pas d'autre choix, je ne pouvais pas faire arriver mon chakra dans mes mains puisque ses mains à lui feraient barrage.

« J'ai un Kekkai Genkai, particulier tu vois. Je peux absorber toute sorte de chakra. Mon systèmes de circulation de chakra est fait de telle sorte qu'il s'adapte à n'importe quelle chakra. »

Oui, oui c'est bon j'ai compris t'es un un peu comme l'épée de Kisame, ferme ta gueule.

« Je peux aspirer ton chakra, n'importe où sur ton corps avec n'importe quel partie du miens. »

J'essayais d'ignorer ses allusions perverses, ainsi que les protestations de mes camarades qui le traitaient de pervers.

Allez encore un peu, tu as presque la quantité qu'il faut.

Je sentais mes pieds picoter sous la tension électrique que j'y accumulais, et je suais des litres.

Avec horreur je le vis s'approcher dangereusement de mon visage. Il s'arrêta à un centimètre de mon visage pour me lancer un sourire moqueur.

Et le petit con posa ses lèvres sur les miennes.

Concentres toi Isanami, concentres toi !

J'entendis Kazuki et Naruto hurler comme des possédé tandis que Sakura et Ino poussèrent des cris de banshee. Et moi je sentais mon chakra quitter mon corps deux fois plus vite.

J'entendis l'air autour de mes pied craquer.

Ça y'est.

Dans un effort colossal je réussit à soulever mon pied assez haut pour pouvoir le déplacer et le placer sur le sien.

Je le sentis sourire contre mes lèvres s'amusant de cette tentative ridicule à ses yeux pour me défendre.

Attends mon grand t'a rien vu.

D'un coup je relâchais l'électricité et je vis avec un plaisir sadique la foudre passer de mon pied au sien pour remonter le long de son corps.

Par réflexe il me lâcha enfin, son visage contorsionné dans un cri de douleur.

Je ne réfléchis même pas. Dans un mouvement vif j'assénai un violent coup sur son foie avec mon autre pied chargé de chakra et son cri se stoppa net, sa respiration coupé.

Je n'avais plus beaucoup de temps avant que je ne m'effondre par manque de chakra alors je ne pris pas le temps d'avoir pitié de lui en pensant que je lui avait sûrement explosé le foie.

Un coup rapide vint lui briser le nez et je le vis essayer de former un sceau mais je fus plus rapide.

« Futon : Le souffle sacrée ! »

Je sentis mes dernières réserves de chakra me quitter en même temps que le souffle de vent quittait ma bouche. Je vis avec un plaisir non dissimulé Kotaro se faire littéralement projeté par le vent violent contre le mur dix mètre plus loin dans un craquement sonore.

J'ignorais quelle os il s'était brisé mais j'espérais que se soit l'humérus.

J'attendais les muscles bandé et la respiration haletante, je voyais des petits points noirs devant moi, la sueur dégoulinant sur mon corps faisait coller mes vêtement à ma peau.

L'examinateur atterrit devant le corps de Kotaro et attendit. Mais il ne se releva pas.

Je jetais un coup d'œil sur l'estrade. La première chose que je vis fût mon équipe, ainsi que Naruto, penchés comme des demeuré par dessus la rambarde, presque le tête en bas, essayant de voir au plus près le corps de Kotaru. En fait tous essayaient d'avoir une idée de quel état était mon adversaire. Pourtant je sentis un regard posé sur moi. Un peu plus à droite, appuyé sur le mur se trouvait Kakashi, toute son attention rivé sur moi. Et je n'eus pas la force de m'en sentir agacée.

J'étais épuisée.

Une équipe médical fit son entré et l'examinateur se tourna vers moi, s'éclaircit la gorge et annonça :

« Victoire attribuée à Kagami Isanami. »

Je relâchais un souffle dont je n'avais aucune idée que je retenais alors que j'entendais Tsuna, Kazuki, Naruto, Sakura et Ino m'acclamer. Je vis du coin de l'oeil Izaya lancer un petit regard fier à Kakashi qui leva les yeux au ciel. J'eus presque la force de rire. Presque.

Un medic-nin fit son chemin jusque moi et s'attela aussitôt à mon bras qui irradiait d'une douleur aiguë dans toute la partie gauche de mon corps. L'adrénaline avait anesthésie la douleur jusque là mais a présent que le calme était revenu, mon os troué se rappelait à moi douloureusement. Je serrais les dents et si je n'étais pas entouré par autant de shinobi je crois que j'aurais laissé les larmes de douleurs qui s'accumulaient dans mes yeux couler. Mais fierté oblige je fermai les yeux et aspirai par le nez autant d'air que je pouvais. J'avais l'impression d'être plongé dans une bulle de douleurs, je ne savais pas combien de temps le médecin travaillait sur mon bras mais soudainement la douleurs s'atténuait et je ne fis aucun effort pour retenir le soupir de soulagement qui s'échappait de ma bouche. Toujours un peu étourdie j'entendis vaguement le médecin me dire quelque chose avant qu'il ne parte. Et moi je restais assise, une main enserrant mon bras, les yeux écarquillés dans l'espoir de voire autre choses que ces putains de petits point noir.

Me voyant toujours dans l'arène l'examinateur me lança un regard me suggérant fortement de remonter là haut.

Comment lui dire que j'ai plus de chakra pour bouger.

« - Kagami-san vous devez quitter les lieux.

Mais tu crois quoi ?! Que je reste là parce que je veux voir tes cernes de près ?

- Euh, si je bouge je tombe. »

L'examinateur me regarda. Je regardai l'examinateur.

Les point noirs devint de plus en plus gros.

Il soupira.

Je m'évanouis.


3 ^0^ yoloooooooo !